Cours de medecine sociale








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La fréquentation hospitalière

Si dans une aire de santé, on rapporte le nombre des personnes hospitalisées dans le cours d’une année à la population totale, on obtient le coefficient de fréquentation hospitalière.



Ce taux mesure, en quelque sorte l’utilisation du système hospitalier par la population.

  1. L’indice lit/population

L’indice lit/population sert à définir le nombre de lits nécessaires à chaque province et à chaque établissement hospitalier. Si dans une aire géographique desservie par des hôpitaux de diverses catégories, on divise le nombre total des lits par la population, on obtient l’indice lit/population qui représente le nombre moyen de lits pour 1000 habitants.



  1. Le malade

En statistique hospitalière, on définit le malade comme une personne admise à l’hôpital et y occupant un lit pour y être mise en observation, y subir des soins, un diagnostic ou un traitement. Cette définition exclut les malades externes.

  1. Les journées d’hospitalisation

Une journée d’hospitalisation est une journée vécue par un malade occupant un lit dans l’hôpital. Ex : si le 14/01/2011, il y a 258 malades dans l’hôpital, le soin du 14/01/2011, on aura enregistré 253 journées d’hospitalisation. On peut calculez ces chiffres pour tout l’hôpital ou par service.

  1. Le coefficient d’occupation moyenne

Il est obtenu à la formule suivante 



Ce coefficient est donc calculé pour une année et exprimée en % (pourcentage). On peut calculer l’occupation moyenne pour chaque service ou une autre période qu’une année.

  1. Le séjour moyen

Il concerne

Séjour moyen =

Le séjour moyen est exprimé en jour.

28. La rotation moyenne annuelle des lits

C’est le nombre des malades différents qu’un même lit a reçu en une année
Rotation des lits=x100

Il s’exprime en malades. C’est donc une relation entre le nombre de lits, les durées de séjour et le nombre d’entrants annuels.

Exercice

Etant donné une population de 1 500 000 habitants ayant à sa disposition 3000 lits dans lesquels pour une année donnée, ont été hospitalisés 100 000 malades qui ont totalisés 950 000 journées d’hospitalisation.

Calculez :

1.L’occupation moyenne

2.Le séjour moyen

3.La rotation moyenne annuelle des lits

4.L’indice lits/population

5.Les fréquentations hospitalières

29. Le problème de santé

Selon certains auteurs, le problème de santé est un état non satisfaisant de la santé d’une communauté et les difficultés qu’il y a pour l’amélioration.

Les problèmes de santé peuvent être classifiés en 3 groupes :

a) Les problèmes inhérents à la santé : malade=choléra

b) Les problèmes inhérents aux services de santé : manque des médicaments, manque d’un personnel qualifié,…

c) Les problèmes de la communauté : manque de l’eau potable, éloignement de centre de santé, hôpital de référence.
CHAPITRE II. NOTION DE PARTICIPATION COMMUNAUTAIRE

Dix ans après Alma Ata les ministres africains de la santé réunis à Bamako constatent déjà une dégradation rapide de leur système de santé. L’initiative de Bamako se donne alors pour principes : la relativisation et l’extension des services de santé périphériques, le financement communautaire et le contrôle communautaire. C’est de là qu’est né le concept participation communautaire dans les résolutions dénommées initiative de Bamako. C’est le processus par lequel la population s’engage activement et volontairement par ses propres initiatives, à mener des actions visant à l’amélioration de son niveau de vie. C’est de cela qu’il est surtout question dans notre thème sur le partenariat.

La participation communautaire à la santé signifie que les communautés assument à la fois des responsabilités de leur propre santé par :

  • L’adoption d’un comportement pour prévenir et traiter la maladie

  • La participation effective aux activités de lutte contre les maladies

  • La contribution à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des programmes de santé (COSA)

  • La fourniture des ressources pour la santé.

La participation communautaire à la santé exige que les communautés participent aux efforts pour atteindre les buts et les objectifs des programmes de santé. La participation communautaire à la santé a été le pivot des soins de santé primaire tel que conçu à Alma Ata en 1978 ainsi que dans l’initiative de Bamako.

La participation communautaire est l’un des principes qui déterminent la légitimité de l’action publique ou tout au moins son processus de légitimation. Sa mise en œuvre part de la valeur de chaque acteur de l’espace commun en lui octroyant non seulement les possibilités mais aussi les capacités nécessaires pour gérer les affaires publiques ou influer sur les décisions publiques par les moyens politiques et juridiques. Les services étatiques au niveau des communautés doivent s’associer à des groupements à caractère communautaire pour la réalisation des projets de développement économique, éducatif, social et culturel. Il est clairement énoncé que toute personne physique ou morale peut faire part aux autorités de tutelle toute proposition relative à l’impulsion du développement économique et social en vue de participer à l’amélioration du fonctionnement des institutions.

Selon l’UNESCO « la participation communautaire n’est pas le seul élément clé de la réussite des projets à base communautaire. L’engagement de la communauté dès la phase d’élaboration et de planification est aussi une condition essentielle pour qu’elle s’approprie le projet, se mobilise et participe pleinement à la réalisation des objectifs poursuivis ». Pour répondre aux différents besoins des communautés, une approche globale et à multiples facettes est généralement nécessaire. Elle doit être sensible aux problèmes de genre, adapté au contexte et faire face au plan individuel, prévoir une diversité d’interventions aux compétences nécessaires dans la vie courante, en fonction des domaines d’action retenus.

L’engagement communautaire est d’autant plus indispensable en ce sens qu’il est à la croisée de plusieurs problèmes liés au développement et nécessitant plus que l’expertise mais et surtout l’audit de ce problème de la part de ceux qui en sont affectés. Donc c’est en s’efforçant activement et systématiquement d’améliorer le niveau de participation aux différents stades d’un projet que l’on peut s’assurer que les résultats obtenus correspondent aux circonstances locales, garantissent l’appropriation communautaire et favorisent la durabilité du projet. En raison de certains enjeux de différents acteurs ou intervenants, des conflits d’intérêts et/ou de leadership peuvent naître ; dès lors il est question d’anticiper ces problèmes. Il n’est cependant pas aisé d’obtenir et maintenir la participation de la communauté, diverses stratégies et solutions seront nécessaires à cette fin en fonction du contexte.

II.1. caractéristiques de la participation communautaire

Activiste : les comportements d’un individu le placent en état de solidarité et de dévouement pour d’autres individus

Intégrative : c’est un ajustement de comportement d’une population qui adhère facilement à un groupe aux normes préétablies (adhésive)

Mobilisatrice : les participants suivent les directives émises par un ou plusieurs leaders

Consultative : les membres sont consultés dans le projet de développement

Décisionnelle : les participants décident de leur propre développement

Exemple : adduction d’eau à Keshero, Katindo

II.2. Importance de la participation communautaire

  • Soutien du public aux services sanitaires et connexes

  •  Mobilisation des ressources financières

  • La participation revêt une valeur intrinsèque pour la communauté quand celle-ci a joué un rôle actif au processus gestionnaire (analyse de situation, planification, mise en œuvre, suivi et évaluation)

  • Joue le rôle catalyseur pour les nouveaux efforts de développement

  • Favorise le sens de responsabilité à l’égard du projet (la communauté le considère comme sien)

  • La participation garantit le besoin réel donc favorise l’utilisation des services fournis

  • Permet l’utilisation des connaissances et compétences locales

  • Permet à la communauté de mieux comprendre la nature des contraintes qui l’empêchent de se développer

  • La participation communautaire réveille le sentiment d’appartenance à une communauté donnée ou à un groupe (on se sent considéré)

II.3. Structures de la participation communautaire

  • Le relais communautaire : un relais communautaire est une personne volontaire s’occupant des problèmes de santé d’une rue, avenue ou village. Donc il est l’intermédiaire entre sa rue et la cellule d’animation communautaire.

  • Cellule d’animation communautaire : l’ensemble de deux ou trois rues communautaires pour la résolution commune des problèmes de santé d’un groupe, des rues, des villages

  • Le comité de développement : se charge de l’animation sanitaire, de l’étude des problèmes relatifs au développement de la communauté et assure la cogestion de ces problèmes, assure le dialogue avec le CS

  • Le comité communal de développement : comprend à son des représentants des autres secteurs clés de la vie communautaire (éducation, environnement, agriculture, administration du territoire)



CHAP. III. LA LUTTE CONTRE LE TABAGISME

Définition :

Le tabac renvoie à un produit à fumer, à priser (inhaler) et à mâcher fabriqué à partir des feuilles diversement préparées de la famille des solanacées.

III.1. Les composées de la fumée du tabac

Des plantes du tabac génétiquement modifié (TGM) sont utilisées car elles permettent de multiplier par deux la dose de nicotine. Les principaux composés de la fumée du tabac parmi les 3000 identifiés sont :

  • Les goudrons : (ex. le 3-4 Benzopyrene) sont cancérogènes et irritants. Ils agissent principalement sur les voies respiratoires mais ils passent dans le sang et sont éliminés par les reins vers la vessie où ils sont stockés entre les mictions

  • La nicotine : est un alcaloïde qui atteint le cerveau très rapidement (7 secondes). Elle est le principal facteur de dépendance chimique. Elle est éliminée dans le sang. Elle est responsable d’effets cardio-vasculaires et neurologiques. C’est un facteur essentiel de la dépendance. L’association avec l’ammoniac accélère la présomption et l’effet central. La cigarette est une « seringue à nicotine »

  • Le monoxyde de carbone (CO) est produit présent lors de la combustion en déficit de l’oxygène. Il passe rapidement dans le sang, se fixe mieux vingt fois plus que l’oxygène sur l’hémoglobine du sang. Il a une demi-heure de six heures dans le sang. Le CO se fixe également sur la myoglobine du muscle. Il peut être utilisé comme marqueur du tabagisme récent par dosage dans le sang ou dans l’air expiré. Sa fixation sur l’hémoglobine est responsable de la baisse de transport de l’oxygène, d’une polyglobulie réactionnelle. Le CO se fixe sur la myoglobine du muscle qu’il prive de l’oxygène.

  • Les aldéhydes : l’acroléine et les phénols qui sont des irritants de la fumée du tabac

III.2. Les modes d’action de la fumée du tabac

L’action néfaste du tabagisme sur l’organisme est liée à :

  • L’effet direct de la chaleur

  • L’effet direct du tabac sur les voies respiratoires

  • L’effet direct des produits du tabac passant dans le sang

  • La chaleur

  • La température de combustion du tabac est de l’ordre supérieur à 100°c

  • La fumée est refroidie par le passage à travers le mégot non consumé

  • Chez les fumeurs de pipe, la fumée reste très chaude

  • Le tabac provoque les brulures chroniques

  • Ces brulures détériorent le goût et favorisent la survenue de cancer

  • L’action directe de la fumée sur les voies respiratoires est liée

  • Au contact direct de la fumée avec les muqueuses du respiratoires

  • Au dépôt des particules en suspension qui peuvent y exercer des effets durables sur les voies respiratoires hautes et le tabac est responsable d’un excès de cancer de la bouche, du larynx et du pharynx souvent en association avec l’alcool.

Sur les bronches et les poumons, le tabac :

  • Altère l’escalator muco-ciliaire bronchique

  • Détériore les macrophages alvéolaires et altère l’épuration

  • Favorise les bronchites chroniques et l’emphysème Centro-lobulaire

  • Favorise les métaplasies de la muqueuse qui font le lit au cancer bronchique

  • La pipe et le cigare sont-ils moins nocifs ?

Le « véritable » fumeur de la pipe ou cigare absorbe la nicotine de la fumée de la pipe et du cigare par les muqueuses de la bouche et n’inhale pas la fumée ou très peu. Dès lors ses risques de contracter un cancer de poumons sont moins élevés que pour le fumeur de la cigarette. Toutefois les gros fumeurs de la pipe et du cigare sont plus sensibles au cancer de la bouche, du pharynx et du larynx. Le passage de la cigarette à la pipe ou au cigare peut être dangereux. En effet le fumeur continue par habitude et par inadvertance, à inhaler la fumée qui et encore plus forte que celle de la cigarette.

  • Le passage des produits toxiques dans le sang

  • Se fait principalement à travers la membrane alvéole-capillaire

  • Les substances toxiques sont chassées vers tous les organes, ces composés de la fumée passent dans le sang et agissent par voie systémique sur les vaisseaux et tous les organes.

  • Sur les vaisseaux

Le tabac :

  • Favorise l’artériosclérose

  • Provoque des spasmes vasculaires

  • Favorise les thromboses périphériques, coronariennes et cervicales

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  • Cœur (anatomie)

  • La forme générale du cœur (ici vu en coupe, de face) est celle d'une pyramide inversée, dont la pointe est tournée vers le bas, la gauche, et l'avant. Le sang apporté par les veines arrive dans deux petites cavités, les oreillettes, franchit deux dispositifs « anti-reflux » (les valvules mitrale et tricuspide), et atteint deux grandes cavités, les ventricules, qui l'éjectent dans les artères, également munies de valvules. Une cloison médiane, le septum, sépare complètement les cavités droites des cavités gauches.

III.3.Leffets de la fumée du tabac

Les effets de la fumée du tabac sur le système respiratoire

  • Action du tabac sur le revêtement bronchique

  • Action du tabac sur la fonction respiratoire

  • Action du tabac sur les macrophages alvéolaires

Les fumeurs de cigarette suite aux pathologies décrites ci-dessus et au cancer de poumon meurent en moyenne 10 ans plus jeune que les non-fumeurs.
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