Pedagogie sportive








télécharger 141.02 Kb.
titrePedagogie sportive
page1/5
date de publication22.01.2018
taille141.02 Kb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3   4   5
A LEROY

J. VIVES
PEDAGOGIE SPORTIVE

ET ATHLETISME

(extraits)
Éditions Bourrelier

1949
Table des matières
Préface

Introduction

PEDAGOGIE SPORTIVE

- Elaboration d’une méthode d’enseignement

I - Sport et athlétisme

II - L’initiation sportive

III - La leçon d’initiation à l’athlétisme

- Elaboration rationnelle des techniques

Introduction

I - La machine humaine

II - Les lois de la mécanique dans les spécialités athlétiques

III - Utilisation des possibilités humaines

ATHLETISME

- Les spécialités de l’athlétisme

Introduction

I - Les courses

II - Les courses de haies

III - Le saut en longueur

IV - Le triple saut

V - Le saut en hauteur

VI - Le saut à la perche

VII - Le lancer du poids

VIII - Le lancer du disque

IX - Le lancer de javelot

COMPLEMENTS

- Directives pédagogiques générales


INTRODUCTION

Pressés par de nombreux élèves des écoles de cadres d’écrire un livre, sur l’athlétisme, qui serait à la fois un ouvrage d’étude et un instrument de travail, nous avons cédé à leurs sollicitations et essayé de répondre à leur attente, sans autre ambition que d’être utile à tous ceux qu’attire l’enseignement de l’Éducation Physique et des Sports, en facilitant leur préparation aux examens, leur formation professionnelle, leurs débuts dans la carrière.

Que trouveront les jeunes dans ce livre ?

D’abord, après quelques vues générales sur le Sport et son rôle en tant que moyen d’éducation, une méthode d’enseignement collectif et individuel du geste sportif et plus particulièrement des gestes de l’athlétisme, fondée sur les principes de l’École active, qui sera l’École de demain.

Ensuite, les bases générales rationnelles des spécialités athlétiques. L’élaboration de ces bases nous a conduits à des considérations théoriques parfois abstraites que d’aucuns pourront estimer superflues, voire déplacées. En montrant à quel point les questions touchant à l’athlétisme sont étroitement liées à la connaissance de la machine humaine, des lois de la mécanique et de la physiologie et combien il serait vain de vouloir les résoudre uniquement par des méthodes empiriques, il nous a paru que les jeunes apercevront mieux l’utilité des acquisitions faites en classe et que sanctionnent les diplômes universitaires exigés d’eux ; qu’ils sentiront mieux aussi la nécessité de développer et de compléter leur culture afin d’être plus à même de pénétrer les véritables raisons des choses et d’aborder les problèmes les plus difficiles.

Ils trouveront enfin, dans la deuxième partie, d’une part, l’application aux diverses spécialités athlétiques des enseignements tirés de la première tant en ce qui concerne l’initiation à chaque spécialité que l’établissement des bases rationnelles de sa technique propre, d’autre part et pour chaque geste athlétique, la description des principales techniques employées en France ou à l’étranger. Dans les compléments, nous leur donnons, en outre, des « Directives pédagogiques », fruit de l’expérience du stade, où ils pourront glaner quelques conseils pratiques concernant l’initiation collective.

Malgré l’ampleur de ses développements et la diversité des questions dont il traite, cet ouvrage n’est que l’image imparfaite de ce que nous voudrions qu’il fût. S’agissant, en effet, d’un sujet qui touche à bien des domaines et en particulier à celui de la vie même, nous ne saurions ni embrasser tous ses moindres aspects, ni résoudre tous les problèmes que soulève son étude, pas davantage apporter de solutions définitives aux questions envisagées.

Pour y prétendre - encore que toute méthode et toute technique demeurent perfectibles en fonction des connaissances et des individus - il nous eût fallu pouvoir mettre en oeuvre des moyens d’investigation, de recherche, de contrôle, dépassant singulièrement nos possibilités et par certains côtés aussi notre compétence.

C’est pourquoi cet ouvrage, quelque dense qu’il soit, comporte seulement l’essentiel d’un sujet aussi complexe que vaste.

Nous nous en excusons auprès des lecteurs, ainsi que des autres imperfections qui pourront leur apparaître et leur saurons gré des observations et suggestions qu’ils voudront bien nous apporter.

En terminant, il nous plaît de rendre hommage à tous ceux qui, par leurs conseils ou leur aide plus effective, ont bien voulu faciliter notre tâche ingrate et difficile.

Qu’ils veuillent bien trouver ici l’expression de notre reconnaissance.

ÉLABORATION D’UNE MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT
PÉDAGOGIE SPORTIVE
I
SPORT ET ATHLÉTISME

LE SPORT
« Le sport est, comme les langues d’Ésope, la meilleure et la pire des choses. »

On a donné du sport de nombreuses définitions ; même les plus connues ne nous semblent pas entièrement satisfaisantes. Pour bien saisir ce qu’il est, ce qu’il peut être, il convient de le considérer des deux points de vue essentiels suivants :

- celui de l’athlète, qui vit le sport,

- celui de l’éducateur, qui doit l’utiliser.

Or, la plupart des études ayant trait au sport n’ont envisagé qu’un seul de ces aspects, ou qu’une partie de chacun d’eux ; c’est ce qui ressort nettement des définitions devenues classiques.
Pour HEBERT, le sport s’entend de :

« Tout genre d’exercice ou d’activité physique ayant pour but la réalisation d’une performance et dont l’exécution repose sur l’idée de lutte contre un élément défini, une distance, une durée, un animal, un adversaire et, par extension, contre soi-même. »
D’après COUBERTIN, c’est le :

« Culte volontaire et habituel de l’exercice musculaire intensif, appuyé sur le désir de progrès et pouvant aller jusqu’au risque. »
Quant au LAROUSSE, qui traduit l’opinion courante, il le définit :

« Exercice physique, jeux, appliqués méthodiquement et non plus seulement en vue du perfectionnement du corps humain, mais aussi de l’éducation de l’esprit dont ils tendent surtout à développer les qualités énergie, de persévérance, de décision. »
Soulignons les termes importants de chacune d’elles.

HEBERT insiste sur l’action physique, la lutte, la performance. Plus complet, COUBERTIN mentionne la persévérance dans le travail le désir de progrès, le risque. Le LAROUSSE, en omettant l’idée de lutte, de performance, ne semble faire aucune différence entre sport et éducation physique ; il insiste, par contre, sur l’action méthodique, le perfectionnement du corps, l’éducation de l’esprit et, par là, nous fait entrevoir les possibilités du sport comme moyen d’éducation générale.
La définition de COUBERTIN nous paraît être celle qui reflète le mieux la conception de l’athlète, lequel recherche, dans la pratique de sa spécialité, son plaisir personnel. Celle du LAROUSSE est plus conforme à la conception de l’éducateur, encore qu’elle ne soit pas complète. Certes, développer les qualités physiques, techniques, les qualités de caractère, c’est donner l’aptitude à l’action ; mais cette aptitude peut servir à des fins différentes. Le sujet préparé sur le plan physique, technique et possédant cran, persévérance et maîtrise de soi, n’est pas nécessairement enclin à utiliser ses qualités selon les lois de l’honnêteté ; la présence, en lui, d’une loi morale et l’habitude de s’y conformer peuvent seules l’y obliger.
Or, toute activité sportive privée de direction morale, c’est-à-dire exercée hors de l’honnêteté, de la loyauté, du franc jeu n’est qu’une caricature du sport. A quoi sert, en effet, d’édicter des règles de jeu si on ne les respecte pas ; pourquoi donner la direction à un arbitre si on n’accepte pas ses décisions (quand on ne le couvre pas d’injures) ? La notion d’honneur est pourtant inhérente au sport véritable ; nous en voulons seulement pour preuve le besoin que l’on a éprouvé d’ouvrir quelquefois les grandes manifestations sportives par un serment des athlètes.

C’est à cette conception là du sport qu’on doit se rallier.

Nous avons fait grief aux définitions classiques d’être incomplètes parce qu’elles ne font pas mention des lois morales qui doivent présider à l’activité de l’athlète sur le stade. A combien plus forte raison cette critique s’adresse-t-elle au sport, tel qu’il est trop souvent pratiqué.

D’ailleurs, depuis longtemps déjà des auteurs autorisés ont adressé aux jeux du stade des reproches qui, pour être d’un autre ordre, n’en sont pas moins très importants.

Il nous semble utile que l’éducateur connaisse les principaux d’entre eux, afin qu’il en apprécie lui-même le bien-fondé, les ramène s’il y a lieu à de justes proportions et en tienne compte éventuellement dans son enseignement.

- Le sport est inutile.

- Le sport, contrairement au slogan bien connu, est un danger pour la santé ; « le record est un principe de mort pour la machine humaine qu’il détériore, qu’il détruit » (Dr Tissié : L’Education Physique et la race, page 281). Le sport est dangereux, au point de vue physique, par les accidents mécaniques qu’il peut déterminer : entorses, luxations, déchirures, fractures, déformations, etc..., au point de vue physiologique par suite d’une fâcheuse tendance à pousser le sportif vers un continuel travail « à puissance maximum » dont les résultats les plus évidents sont des lésions du système vasculaire, le claquage du cœur, des troubles du système digestif - particulièrement du foie - et surtout le dérèglement du système nerveux. Le sport, pour employer le jargon en usage, « vide » ses adeptes. La fatigue vient d’abord, on la néglige, elle s’installe et, par suite de circonstances diverses, telles que les exigences de l’entraînement intensif, les compétitions fréquentes et le manque de temps nécessaire à une récupération suffisante, cette fatigue passe à l’état de surmenage chronique, difficilement guérissable.

- La déficience organique générale qui en résulte produit nécessairement une diminution des facultés intellectuelles et même des qualités de caractère.

- Si, malgré tout, le sport peut être abordé par quelques sujets exceptionnellement résistants, leur exemple excite l’amour-propre des autres, moins robustes, et les entraîne à la pratique d’efforts disproportionnés à leurs possibilités organiques.

- Il n’y a pas de place, dans le sport, pour les faibles et les moyens. Trop limités pour parvenir au succès, ils essayent de gagner en trichant ou - solution radicale autant qu’inélégante - d’éliminer brutalement l’adversaire en usant de procédés déloyaux.

- Le champion et ses quelques suivants immédiats se croient « le nombril du monde », pour peu que leur éducation de base soit insuffisante. Ils deviennent alors bien vite cabotins, exhibitionnistes, amateurs marrons et entrent assez volontiers dans certaines combinaisons plus ou moins louches.

- Le sport pousse au culte du corps. Il devient même pour certains une sorte de religion à laquelle ils sacrifient le meilleur d’eux-mêmes.
Le tableau est sombre. Rarement, cependant, tous ces maux imputés au sport s’accumulent sur une même tête avec semblable intensité. Parmi les victimes, tel athlète sera davantage sujet aux accidents physiques ou organiques, alors que tel autre succombera plutôt aux dangers d’ordre moral. C’est une question de résistance foncière, ou de personnalité.

Sans nier la réalité et l’importance des dangers du sport, on peut cependant affirmer qu’il ne présente pas seulement la face peu engageante que lui voient ses détracteurs. Il serait en effet facile de donner le sport pour recette de santé, de force, de joie de vivre, de moralité. Cela s’est fait, naguère ; cela continue à se faire (Affiches officielles : « Faites du sport » ; « Le sport c’est la santé », etc., etc). Une mise au point s’impose, que nous n’avons pas été les premiers à estimer nécessaire.

Dangers et avantages sont inhérents au sport. C’est dire que, selon l’esprit et la mesure apportés à le pratiquer, on augmente l’importance des uns et on diminue celle des autres, ou inversement.

Gardons-nous, cependant, de vouloir trop réduire l’importance des dangers organiques. Éliminer tous les risques de cet ordre que comporte le sport, c’est s’attaquer à son essence même, c’est le dénaturer ; il devient alors, simplement, du jeu ou de l’exercice physique.

Pour conserver son caractère au sport, le danger est nécessaire parce qu’il est un attrait pour le pratiquant et un moyen d’éducation et de contrôle pour l’éducateur. Celui-ci devra toutefois le doser soigneusement pour les jeunes athlètes en raison de leur manque de discernement, et le problème est particulièrement délicat.

La jeunesse est dynamique, mais elle manque de mesure. Le jeune fait du sport pour le plaisir et les joies que lui procure le stade, grâce à son ambiance d’efforts, de lutte et de records, grâce à « sa poésie » dont parle Montherlant, mais on ne saurait encore demander au jeune de connaître ses limites et de n’entreprendre aucun exercice dépassant ses possibilités et susceptible de l’exposer au pire (« La meilleure preuve de ce que j’avance, c’est que, parmi les champions olympiques, à peine en trouverait-on deux ou trois qui aient remporté une victoire dans les deux catégories junior et senior ; les plus jeunes, en se surentraînant, s’épuisent ». – Aristote : politique VIII 3 et 4). C’est l’éducateur qui doit le conseiller, le guider, lui apprendre petit à petit à se juger et à se connaître. Conscient à chaque instant de l’importance de son rôle, il s’attachera à donner à la jeunesse un enseignement dûment contrôlé, tant au point de vue organique que nerveux et moral, en prenant soin de le conduire en progression pédagogique.

Ainsi, c’est surtout la valeur de l’éducateur qui fait la valeur du sport. Améliorer la technique, les qualités foncières, les qualités de caractère du sportif c’est bien ; mais, utiliser son goût de l’action et l’intérêt qu’il porte au sport pour l’habituer à agir sur le stade - et hors du stade - en honnête homme, à « se dépasser » en vue d’un idéal toujours altruiste est mieux encore.

L’un ne doit pas aller sans l’autre et à cette condition seulement le sport peut être un excellent moyen d’éducation générale.

« Humainement le sport ne vaut rien en soi. Il ne vaut que parce qu’il devient le moyen de devenir plus homme. » (R. P. Doncoeur)

« Le sport a des vertus, mais des vertus qui s’enseignent. » (M. Baquet : L’Education sportive, page 13)

S’il est une fin pour l’athlète, il est un moyen pour l’éducateur.

LE SPORT, FIN POUR L’ATHLÈTE
L’athlète recherche avant tout le résultat tangible.

Il doit donc développer sans cesse le rendement de son geste et de ses moyens athlétiques en vue de l’efficacité maximum. Ce perfectionnement qui nécessite évidemment l’intégrité du système organo-moteur et plus particulièrement du système nerveux, demande un travail soutenu et se présente sous deux aspects :

- le Perfectionnement foncier qui est l’amélioration de toutes les grandes fonctions du moteur humain et résulte de l’entraînement corporel tant général que spécial ;

- le Perfectionnement technique ou apprentissage du geste réglementé le plus efficace, établi d’après les lois de la mécanique humaine, les données de l’expérience et adapté aux diverses qualités de l’athlète.

Par exemple, pour lancer le poids réglementairement, c’est-à-dire de devant l’épaule, on peut procéder de différentes manières :

1° Arrêté, avec simple détente du bras ;

2° Arrêté, avec détente complète du corps (jambes + tronc + bras) ;

3° Avec élan et détente complète du corps.

Un athlète qui adopté la troisième manière obtient de meilleurs résultats qu’avec les deux précédentes et l’étude des différentes positions des pieds, du bassin, des épaules, des bras et de l’ordre de mise en action de ces segments lui permet d’augmenter encore son rendement : il réalise son perfectionnement technique. Un autre athlète adoptant la deuxième façon de lancer peut améliorer ses performances par le seul travail foncier, c’est-à-dire par le développement de ses qualités neuro-musculaires et de sa résistance organique. Il n’en reste pas moins que l’un et l’autre de ces athlètes pèchent par insuffisance. Aucun d’eux n’atteindra son maximum : le premier sera limité par des moyens trop faibles, le second par une technique trop rudimentaire. On parvient, certes, du fait de la répétition, à l’amélioration foncière par le seul travail technique ; de même, par le travail foncier seul, on arrive à se mieux adapter à un geste dont la technique reste rudimentaire. Ce n’est qu’en alliant rationnellement le travail technique avec le travail foncier qu’on parvient à mettre en oeuvre toutes les ressources de l’athlète et qu’il est possible d’atteindre aux meilleures performances.
  1   2   3   4   5

similaire:

Pedagogie sportive iconEn Section Sportive Scolaire

Pedagogie sportive iconRapport final oecd org/pdf/M00025000/M00025632. pdf Juillet 2001...
«Synthèse des questions liées à la façon dont les adultes apprennent pédagogie et motivations»

Pedagogie sportive iconQU’est ce que la pedagogie?

Pedagogie sportive iconLes fondements théoriques de la pédagogie de projet

Pedagogie sportive iconLa pedagogie, les autres matieres scientifiques et la didactique

Pedagogie sportive iconSi l’on analyse une performance sportive, on se trouve dans un premier...

Pedagogie sportive iconQuestionnaire a remplir I structure
«performance sportive» mention cyclisme traditionnel (Contrat de travail Obligatoire) : Du bf3 route (obligatoire)

Pedagogie sportive iconRapport au savoir des professeurs IV. Approche par compétences et pédagogie différenciée

Pedagogie sportive iconStyles d'enseignement, styles d'apprentissage et pédagogie différenciée en sciences

Pedagogie sportive iconCalendrier de l’alternance
«alternance» dans les études d’ingénieur, entend participer à l’effort national de développement des formations par apprentissage...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com