Dossier de presse








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§ Le champ scientifique

L’imagerie médicale : les autochromes de la collection Letulle, Archives de l’Assistance publique
Ces clichés sont extraits de la collection photographique constituée sous la direction du professeur Maurice Letulle (1853-1929). Riche de 4 000 documents environ, cette collection comporte une très grande majorité d’autochromes. Ce spécialiste d’anatomie pathologique renommé fit saisir en couleurs tous les aspects de la médecine humaine dès la commercialisation de la plaque autochrome : tissus (lames histologiques prises à travers un microscope), organes malades, patients atteints de pathologies diverses, matériel expérimental, autopsies, tous bien plus réalistes en couleurs. C’est son fidèle assistant en cette tâche, Eugène Normand, qui préparait les coupes histologiques (entre autres sujets) et prenait les clichés. Le professeur Letulle se servait de ces documents réalistes pour des publications et son enseignement (des photographies en couleurs soignées pouvaient se révéler plus démonstratives que des « organes frais »).
En 1926, il crée un musée-laboratoire à l’hôpital Boucicaut, afin de réunir et de pérenniser ses collections tout en les offrant à la consultation des chercheurs. Les lames histologiques ont disparu, mais les Archives de l’Assistance publique conservent les ouvrages et photographies rassemblés par le Professeur Letulle.

 La préhistoire : les autochromes de l’abbé Breuil, Institut de Paléontologie humaine



Sélectionnées parmi une centaine, ces autochromes représentant des peintures rupestres ont été prises dans le sud de l’Espagne entre 1912 et 1919, au cours de relevés effectués par le préhistorien Henri Breuil (1877-1961). On ne sait si les clichés sont de lui-même ou si certains sont dus à ses assistants espagnols (au premier rang desquels Juan Cabré Aguilo), mais Breuil pilotait de toute façon cet inventaire photographique, en noir et blanc et en couleurs, destiné à prouver l’existence d’écoles artistiques sur plusieurs continents dès les temps paléolithiques. Datant de plusieurs milliers d’années, ces peintures se trouvent non dans des grottes mais sur des parois d’abris : beaucoup ont souffert des intempéries ou de déprédations. Les représentations humaines, animales ou végétales y sont étonnamment simplifiées, stylisées.
Au cours de sa longue et prolifique carrière, Henri Breuil, ecclésiastique libéré de ses obligations pastorales, occupe principalement la chaire d’ethnographie préhistorique à l’Institut de Paléontologie humaine – Fondation Albert 1er de Monaco, à partir de 1910, et la chaire de préhistoire du Collège de France de 1929 à 1947.
L’Institut, sis à Paris et propriétaire de ces documents, a été fondé en 1910 par le prince Albert 1er de Monaco, qui soutenait depuis longtemps les préhistoriens, l’abbé Breuil entre autres. Il devint le premier centre permanent de recherches entièrement dédié à la préhistoire et est aujourd’hui intégré au département des Sciences préhistoriques du Museum national d’histoire naturelle.

 La géologie : les autochromes de lames de roche, Université Pierre et Marie Curie



Les images sélectionnées font partie d’un ensemble de 18 autochromes prises, vraisemblablement entre 1910 et 1920, par Henri Ragot, responsable des travaux photographiques à l’Université de Paris, attaché au laboratoire de géologie de la Faculté des sciences.
Les lames de roche, d’une épaisseur standard de 30 microns (permettant la transparence) étaient photographiées à travers un microscope vissé sur la chambre, soit en lumière naturelle, soit en lumière polarisée. Il s’agit de roches magmatiques (péridotite, dolérite) ou sédimentaires (calcaire oolithique). Ces plaques étaient sans doute projetées ou regardées sur visionneuses par des professeurs et des étudiants de la Sorbonne. Elles pouvaient aussi sortir de l’Université : on sait par exemple qu’elles furent projetées à la Société photographique de Dunkerque le 7 juillet 1928.

La microphotographie, discipline scientifique, fut aussi utilisée à des fins esthétiques : en témoigne la collaboration de Ragot et de l’artiste réputée Laure Albin-Guillot, avec laquelle il fixe sur autochrome des matières animales et végétales qui « peuvent fournir aux décorateurs l’infinie variété de motifs nouveaux ». Leurs clichés paraissent dans L’Illustration en mars 1931, accompagnés d’un article détaillant le procédé microphotographique, qu’il concerne les images reproduites ou celles de lames de roche présentées ici.
En 1969, le laboratoire de géologie de la Sorbonne est transféré à la toute récente université Pierre-et-Marie-Curie (« Jussieu ») et la collection de plaques autochromes intègre le laboratoire de pétrographie de l’Unité de formation et de recherche des Sciences de la Terre. Le banc de microphotographie qui a servi aux prises de vue a été déposé au musée des Arts et Métiers du CNAM.
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