LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi








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Je prends soin de ceux que j’aime et de notre relation. Et si ça n’est pas réciproque, cela me blesse.
L’amour est présence. La négligence est une forme de dédain et la muflerie, de la maltraitance. Que vaut une relation in-confortable ? (Qui n’apporte pas de ré-confort).
Je savais prendre soin des autres mais qu’en était-il de moi ? Je compris à cette étape qu’il fallait commencer par là. Comment attendre de quelqu’un d’autre ce que l’on ne se donne pas à soi ? Et j’ai du coup pris conscience du nombre de gens qui se négligent et constaté l’étendue des dégâts.
LA RECIPROCITE
Quelle qu’en soit la nature, (professionnelle, amicale, familiale, amoureuse, …), toute relation réussie est fondée sur la réciprocité, avec une règle essentielle pourtant : sur le long terme, ne pas donner plus que tu reçois.
J’ai été attirée par des hommes intelligents, charismatiques et brillants. C’était en général par un contact professionnel que se faisait la rencontre : ils avaient un projet, je les accompagnais, les admirais et la relation évoluait. Puis je découvrais que derrière le masque d’adulte qui réussit professionnellement se cachait un petit garçon blessé et rancunier, doutant profondément de lui, terrorisé par la peur de décevoir, d’être abandonné.
L’EFFET MIROIR
Et surtout, très narcissique, sans aucun intérêt pour moi si ce n’est celui que je lui portais moi-même. Je me suis vue dans ce miroir-là et une question s’est imposée : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
J’ai fini par comprendre ce qui se jouait. Tant que j’étais dans mon rôle professionnel de « parent symbolique » donnant à l’autre ce dont il avait besoin pour grandir, tout allait bien, je nourrissais ses besoins de maternage. C’est quand je devenais « moi » que les choses se gâtaient : je devenais une femme, avec des besoins, des idées, des projets, des limites aussi, avec des attentes de plaisir et de réciprocité, et qui voulait créer du lien. Mais une personne narcissique ne s’intéresse qu’à elle et n’a rien à donner. J’ai dû souvent passer mon chemin, le cœur gros d’avoir constaté combien j’avais été transparente.
Toute relation est un effet miroir, tout est projection. Si j’étais avec des hommes narcissiques, c’est que je l’étais moi-même. La prise de conscience fut rude mais je compris alors que leur projet, leur rêve, était plus séduisants pour moi que leur personne. Je n’avais pas envie de partager le quotidien de ces hommes-là.
Je n’avais rien à faire avec eux, mais ils étaient stimulants, pour un moment. Et en fait, avais-je vraiment besoin de faire couple ? Qu’attendais-je d’une vie de couple ? Poser la question, c’était y répondre : rien. J’avais besoin d’être construite, de devenir libre et autonome et je devais le faire seule.
Mes amies aussi étaient narcissiques. Je m’occupais d’elles, les écoutaient pendant des heures, mais elles, ne donnaient rien. Et comme je suis fidèle, certaines de ces amitiés masochistes ont duré longtemps.
J’ai fini par passer mon chemin, convaincue que, décidément je n’étais pas conforme aux modèles de l’époque. J’attendais autre chose. Avec le temps, j’étais devenue une femme « androgyne » au sens où le décrit Paule SALOMON, (Les hommes se transforment).
« Qu’est-ce qu’un androgyne ? Ce n’est pas un genre flou, indéterminé, unisexe. Ce n’est pas quelqu’un qui serait à la fois masculin et féminin comme deux moitiés mises côte à côte. C’est quelqu’un qui peut ancrer le masculin et le féminin selon les moments et les partenaires. Il joue de la distance et de la fusion, il intègre la présence ou l’absence de l’autre parce qu’il s’est trouvé lui-même…
Il y a des androgynes de sexe féminin, c’est-à-dire lunaire-solaire, et des androgynes de sexe masculin, solaire-lunaire. L’un et l’autre jouent de leur bisexualité créatrice.
Dans le domaine de l’être, tous sont des artistes d’eux-mêmes car la connaissance de soi est un lent polissage. Les hommes androgynes incarnent une nouvelle masculinité faite d’engagement et de distance intérieure, de gravité et d’humour, d’efficacité et de poésie, une force tranquille, une audace mesurée. 
Je ne cherche à être ni homme ni femme, dit l’androgyne, je veux être tout simplement. »
J’avais développé un très bon cerveau gauche, j’étais capable de tenir debout toute seule et n’avais plus besoin de personne. Je me sentais riche, libre et courageuse.
Je sublimais ma sexualité et faisais faire aux hommes, mes clients, des choses formidables, la plus jouissive étant sans doute de leur redonner leur puissance et de les réconcilier avec eux-mêmes. J’avais une sensation de pouvoir extraordinaire, je me sentais utile et ça m’amusait énormément.
L’amour demande de l’attention et du temps et les hommes qui m’avaient plu à cette époque, n’avaient pas ce temps, trop occupés qu’ils étaient à se construire une image sociale valorisante qui leur permette de croire qu’ils réussissaient leur vie. Moi, je voyais des petits garçons, émerveillés de leur pouvoir, en compétition avec d’autres petits garçons criant et gesticulant dans leur bac à sable, éblouis devant leur miroir, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez.
J’avais dépassé le stade du « besoin d’avoir » quelqu’un d’autre dans ma vie, tel que l’exprimaient tant de mes amies et découvrais « l’envie d’être » avec cet autre.
Je commençais à rêver d’un nouveau modèle plus adulte, un partenaire de jeu, un ami, pour continuer le chemin, avec de la complicité, du plaisir, de la confiance et de la séparation.
Et je nous imaginais, main dans la main, libres et légers, retrouver l’innocence et les rires de l’enfance.

DEVENIR AUTONOME

Leçon n° 14 : Méfie-toi de tes croyances.
LA DESCENTE AUX ENFERS
La peur, l’angoisse, la culpabilité, sont des manifestations de la dépendance. Tu te crois dépendant d’un contexte ou des autres mais ce sont tes croyances qui te manipulent. J’avais beau le savoir, les années 2014 à 2016 furent pour moi, de ce point de vue, une expérience des plus difficiles.
J’ai perdu en deux ans tout ce à quoi je tenais : mon appartement spacieux et lumineux qui venait d’être vendu, mes terrasses et mes fleurs, si précieuses, mes derniers amis, mes revenus, mon rôle social, ma famille, sauf ma fille, qui, elle, a toujours été là. Et surtout, ce qui donnait du sens à mon action : mes valeurs, mes croyances de fonds. Tout y est passé, jusqu’à mes ancêtres !
Ma fille s’était prise de passion pour la généalogie et avait reconstitué patiemment l’arbre généalogique de notre famille sur plus de 10 générations. Ma mère, relayant la mémoire orale de la famille, racontait depuis toujours que nos ancêtres étaient africains. Elle le tenait de sa grand-mère antillaise. Je m’étais construite avec l’idée que j’avais du sang noir dans les veines, j’avais rêvé à la négritude et à ces pays que je ne connaitrais peut-être jamais. J’avais grandi avec la Case de l’Oncle Tom, « Racines », le célèbre roman d’Alex HALEY qui raconte l’épopée d’un petit africain, son ancêtre, qui partira d’Afrique pour fonder une famille aux Etats Unis. J’étais profondément attachée aux valeurs de respect des peuples, persuadée qu’une partie de moi faisait encore partie d’eux.
Et bien non. Ça n’était pas possible. Les dates ne correspondaient pas, les preuves étaient formelles.
Cet ancêtre, roi du Dahomey, Béhanzin, dont ma mère m’avait parlé toute mon enfance, ne pouvait pas avoir été mon ancêtre. La réalité était nettement moins glamour : J’avais cru être une princesse et j’étais une fille de gueux. En réalité, j’étais la descendante d’un négociant nantais, un certain Marcorèle, un négrier peut-être. Il semble qu’il ait été pourtant le premier blanc à avoir épousé une noire d’où vient ma lignée. Mais elle venait de St-Domingue, pas d’Afrique ni de Martinique comme on me l’avait raconté.
Et c’est ainsi que je dû faire le deuil de mon rêve africain et antillais, et perdre définitivement confiance en ma mère. Adieu le soleil, la chaleur, les tam-tam, les baobabs, la biguine et le punch coco. J’étais dépitée. Mes nouveaux ancêtres étaient des gens bien plus ordinaires dans lesquels je ne me reconnaissais pas, ils ne me plaisaient pas et je n’avais pas envie de les adopter. Peut-on répudier ses ancêtres ?
LA FIN DES FINS
Les affaires étaient de plus en plus difficiles. Je n’avais cessé de me battre pour maintenir mon activité professionnelle dans un contexte de transformation du marché très rude, mais vint un moment où je compris que le combat était inutile, j’avais perdu. J’étais mal, mal, mal, de plus en plus mal. J’avais l’impression de mourir.
Ma maigre pension de retraite ne me permettait pas de vivre et je ne pouvais plus travailler : j’étais trop fatiguée, déprimée, je n’y croyais plus et, de toute façon, les projets n’avançaient pas. Le numérique commençait à envahir le marché, le marketing et la communication remplaçaient la compétence. Les stagiaires couraient après des diplômes pour des motivations sans gloire et j’avais l’impression de fabriquer de futurs chômeurs diplômés.
Je redoutais de ne plus avoir les moyens de vivre, de ne plus pouvoir travailler suffisamment : le marché avait changé et j’étais dans l’incapacité de m’y adapter. Je me sentais has-been et décalée. Je mesurais mon impuissance et je ne savais que faire pour me sortir de cette situation bloquée. Pour la première fois de ma vie, j’étais à court d’idée.
L’EXPERIENCE DES LIMITES
Après quelques mois de panique et de dépression totale, je décidais de cesser le combat et d’essayer de survivre. Simplement survivre.
J’entrepris alors d’ajuster mes dépenses à mes ressources. Je n’avais plus de travail mais j’avais du temps. Au lieu de chercher comment travailler plus, l’idée m’est (enfin) venue, de dépenser moins.
J’ai repensé mon mode de vie et ma consommation, redéménagé, pour 8è fois, supprimé toutes les dépenses non indispensables, changé d’assurance et de banque, réduit mon budget téléphone, vendu mes quelques bijoux et tout ce qui était vendable. Je me suis mise à acheter différemment, à acheter au jour le jour, à ne plus rien stocker, à cuisiner, à faire des conserves, à ne plus utiliser ma voiture et quand je l’utilisais, y mettre juste la quantité d’essence nécessaire au déplacement que je projetais. J’ai remplacé les produits d’entretien par du bicarbonate, bien moins couteux, et en ai découvert à cette occasion les bienfaits. J’étais heureuse de protéger l’environnement en plus d’alléger mon budget.
J’expérimentais ce qui s’appelle « vivre de rien ». Mais ça ne suffisait pas. J’allais très mal et je crevais de peur. Ma fille et mon gendre, à cette époque m’ont soutenue. Ils étaient là et je leur en suis très reconnaissante.
L’ACCEPTATION
2015 fut l’année la plus dure. Je me sentais tellement coupable, je me jugeais responsable de ma situation et m’infligeais la double peine : Je souffrais parce que j’étais mal et je me reprochais de m’être mise dans cette situation. Finalement, comme à chaque fois, j’ai finis par comprendre ce qui se jouait : j’étais terrorisée et la peur engendrait l’aveuglement, qui engendrait la peur, qui engendrait… Mais qu’est-ce qui me terrifiait tant ?
Je vivais totalement isolée, en grande insécurité, je crevais de trouille, non dans la peur de manquer mais dans la peur panique de dépendre.
LE REVE D’UN MONDE MEILLEUR
J’avais 20 ans en 68 et nous avions tout : la paix, la sécurité, la connaissance, la liberté, une planète magnifique qui portait des espèces et des fruits fabuleux. Un des slogans de 68 était « sous les pavés, la plage ». J’avais rêvé de faire un monde meilleur, en tous cas, d’y participer et de permettre à tous d’en profiter. 50 ans après, des espèces ont disparu, la planète est en danger, la pauvreté s’est développée, l’idéal s’est envolé. Et qu’en est-il de la beauté ? De l’humanité ?
J’avais fait tout ce chemin pour comprendre que mes efforts n’avaient servi à rien. J’avais vécu soutenue par mes valeurs et mes valeurs n’avaient plus court.
Je m’étais promise de contribuer à faire un monde meilleur. L’entreprise m’avait semblé à l’époque le bon endroit pour ça. J’étais devenue expert en management, j’avais travaillé, acquis une réelle compétence, ça m’avait pris des années, et maintenant, tout le monde s’en foutait. Je m’étais identifiée à une époque, à ma mission, et j’avais échoué.
Une chose m’avait échappé : le but de l’entreprise n’est pas de faire un monde meilleur mais de faire du profit. Chacun y cherche à gagner sa vie. Et moi ? Qu’est-ce que j’avais gagné ? Pendant des années j’avais tenté de m’adapter au système de valeurs de l’industrie, dans lequel je travaillais : la subordination, le contrôle, l’argent, la technique, le monde matériel. Et ce respect inconditionnel de la hiérarchie aussi malhonnête soit-elle, juste parce que tu crois qu’elle est le garant de ta sécurité.
J’avais passé tout ce temps à m’occuper des besoins des autres et je m’étais oubliée. J’avais oublié de me voir, moi, telle que j’étais et non telle que je voulais être ou que je croyais devoir être. Et je ne pouvais contrôler le monde : Il était en train de changer, je n’y pouvais rien, et, sans doute, c’était bien ainsi. Mais je suis une intellectuelle, sentimentale et rêveuse et dans un contexte où penser (panser) est devenu si rare, j’étais en train de crever.
Peu à peu, mes erreurs me sont apparues. J’avais été dépendante de mon rêve et n’avais pu faire autrement que de le vivre. Mais j’avais surtout été dépendante d’un terrible manque de confiance : en moi, dans les autres, en la vie. Je vivais dans un monde imaginaire hostile où j’étais totalement seule. Ignorante et aveugle aussi. Le secteur professionnel avait changé et je ne l’avais pas vu.
Je ne m’estimais pas suffisamment, doutais de ma force, de mes choix. Tant d’efforts et de savoirs accumulés pour rien ! Ou bien était-ce moi qui ne voulais plus rien donner ? J’étais épuisée, amère et en colère, terrifie à l’idée de perdre le contrôle de ma vie. Je me sentais si impuissante.
Je fus bien obligée alors de constater que j’étais restée cette enfant timide et seule que j’avais toujours été, incapable de dire ce dont elle a besoin, terrifiée à l’idée d’avoir à dépendre et à demander.
Au fonds, le contexte, les entreprises, les autres n’étaient pas responsables de mes difficultés. Je le savais maintenant.
MOURIR A SOI-MEME
J’étais devenue pauvre et même si je ne pouvais plus m’acheter de fleurs, je pouvais manger 3 fois par jour, j’avais un toit, du chauffage et je pouvais parfois donner cinquante centimes d’euro à la petite roumaine assise devant la porte du supermarché, avec son bébé, dans le vent glacé.
J’étais pauvre, mais une partie de moi commençait à s’en amuser. Je m’étais toujours sentie riche à l’intérieur et vivais cette étape de dé-consommation (dé/con/sommation) comme un nettoyage, j’avais d’ailleurs commencé depuis quelques temps, à me séparer, je dirais même à me libérer de nombreux objets que j’avais accumulés au fil des ans, que j’avais aimés, et qui me semblaient maintenant inutiles. Je me rêvais en jeans et basquets, parcourant le monde en ne possédant rien d’autre que mon corps en pleine santé. Enfant, même sur une ile déserte, j’aurais trouvé à m’occuper.
Je savais que la situation présente ne durerait pas, rien n’est permanent, il suffisait d’attendre et je commençais à trouver un intérêt à cette expérience et à la vivre comme un nouveau challenge. Puisque je ne pouvais plus performer en « hyper », j’allais performer en « hypo ». L’essentiel était de continuer à performer. Je m’étais lancé un nouveau défi : Une fois mon loyer payé, réussir à vivre avec 400 € par mois. J’y suis presque arrivée.
Je me réjouissais de mon incroyable capacité d’adaptation et de ce besoin profond en moi, de m’amuser, une fois dépassées les crises de larmes et de dépression.
Je me connaissais bien, je connaissais ma capacité à rebondir, et même si cette fois, je n’y croyais plus, je savais que mon goût pour les défis n’était pas mort. Je ne trouvais plus de bataille à mener, c’est tout.  Plus de compagnon de jeu non plus. Plus rien ni personne ne m’attirait, ne m’intéressait. Les objectifs de croissance économique me donnaient envie de vomir.
Moi qui avait travaillé toute ma vie pour changer le réel j’étais acculée à l’accepter. Il ne me restait plus qu’une chose à faire : je devais mourir à mon ancien moi, accepter la réalité, attendre et lâcher prise, complètement.
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