LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi








télécharger 442.83 Kb.
titreLEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi
page7/10
date de publication20.11.2017
taille442.83 Kb.
typeLeçon
b.21-bal.com > documents > Leçon
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10
dans le moment présent. Demain est un autre jour.
L’individu négatif vit dans la dépendance à son imaginaire. Cet imaginaire valorise des personnes ou des situations qui, soit n’existent pas, soit ne sont pas telles qu’il les imagine. Si tu es dans l’idéal, le déni ou l’illusion, tu vois tout en rose ou tout en noir. Tu passes de l’idéalisation à la déprime, de l’espoir au découragement. Ni l’un ni l’autre n’est réel. Dans cet imaginaire, tu ne te sens pas à la hauteur, tu te crois impuissant. Tu es dépendant d’un système de croyance négatif, d’un idéal ou d’injonctions parentales qui te condamnent à l’impuissance.
L'individu positif est celui qui agit. En toutes circonstances, il cherche à adapter ses réactions à la poursuite d’un objectif réaliste. Il reconnait sa puissance à changer ce qui peut l’être, et aussi les limites de son pouvoir. Il croit au possible, non à tous les possibles.
La prière des perfectionnistes (Marc Aurèle)
« … donne-moi la force de changer les choses que je peux changer, le courage d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de faire la différence entre les deux ».
Les groupes en formation au management témoignent de combats entre des individus positifs et des négatifs. Et ce ne sont pas toujours les premiers qui gagnent. Ils relatent la peur qui est la leur, de se confronter à des personnes qui bloquent les décisions, empêchent les choses d’avancer, cherchent à tout contrôler, déniant tout progrès possible, paralysant toute motivation et toute innovation, empêchant tout plaisir.
Il m’était facile maintenant de discerner les personnes positives et les autres. Mais il m’apparut alors que les gens positifs se faisaient de plus en plus rares. Les clients enthousiastes et humains qui m’employaient pour accompagner la modernisation de leur entreprise avaient peu à peu disparu. Ils avaient vendu leur entreprise aux filières qui se constituaient. L’économie réelle disparaissait au profit de la financiarisation. J’avais de moins en moins de travail. Le management humain tel que nous le pratiquions autrefois ne semblait plus intéresser personne, le respect de soi, la capacité à penser, non plus.
Nous étions en train de changer d’époque. Le marketing commençait à remplacer le commercial, les médias cherchaient à faire du buzz et dédaignaient l’information et les plateformes numériques allaient bientôt permettre de vendre des produits sans intermédiaire, directement depuis un ordinateur. Le plus angoissant pour moi était que j’allais devoir renoncer à mes valeurs et à mon idéal car on était en train de tout marchandiser.
Ce qui me faisait le plus peur, c’était de constater que la réflexion, l’analyse et la pensée, qui avaient de tout temps permis le développement de l’intelligence et du progrès humains, étaient négligées au profit de l’action sans réflexion et de l’émotion, avec, surtout le retour de la morale, avec son lot de jugements, de clivages, de peurs et d’exclusions. Il existait de moins en moins de personnes capables d’exposer leur pensée avec intelligence, de mettre en lien les causes et les conséquences, de proposer des raisonnements construits avec du contenu et des arguments.
J’étais convaincue que ce phénomène était dû à la généralisation de l’informatique et du numérique et à un fort recul de l’éducation. Si j’en avais eu les moyens, j’aurai su mesurer la perte des compétences cérébrales et des capacités cognitives des personnes en formation. Depuis 30 ans, on ne développait que les compétences du cerveau gauche, faciles à transmettre, et formions des élites incapables d’utiliser tout leur cerveau, de penser (panser) de poser un diagnostic pertinent, d’anticiper, de réfléchir collectivement. On avait choisi le temps court et l’action rapide, pour satisfaire des pulsions individuelles immédiatement profitables, et négligé d’investir dans l’effort, la culture et l’éducation.
Et surtout, l’égoïsme, l’individualisme remplaçaient les valeurs humaines et la recherche du bien commun. Nous avions troqué notre pouvoir de décision, de citoyen, contre un hypothétique pouvoir d’achat qui, loin de nous enrichir, bousillait la planète et nous appauvrissait de plus en plus visiblement. J’étais persuadée que nous n’allions pas tarder à payer l’addition.
J’ai alors compris la 15è loi de la vie : rien n’est permanent. Le temps de ma jeunesse était fini, une autre époque s’annonçait dans laquelle je n’avais plus ma place. C’était trop tard. Je ne retrouverai jamais les plaisirs d’antan. Fini les rires. J’allais devoir renoncer au confort et à la sécurité. Et finir seule.
Je touchais le fonds et dû me confronter alors à mon pire ennemi : le désespoir.
J’avais toujours été cyclothymique, alternant des hauts et des bas, mais cette fois, le combat contre le désespoir allait s’avérer des plus difficile. Autour de moi, la morosité se généralisait, les gens se taisaient, doutant de l’époque et d’eux-mêmes. Nous perdions notre innocence et nos illusions quant aux chances de retrouver les joies passées et ne savions par quoi les remplacer. Consommer ne nous amusait plus. L’automne arrivait.
Le plus sage était encore d’attendre et de faire le gros dos.

ETRE DANS L’AMOUR

Leçon n° 11 : Etre dans l’amour est un parti pris.

Ces années de déprime furent aussi traversées par des moments de joie et quelques rencontres. Même si je n’y croyais plus vraiment, et surtout, si j’en avais de moins en moins besoin, je ne désespérais pas de retrouver un compagnon. Mais, passés les premiers moments fusionnels, il faut construire la relation et rester dans l’amour. Ça n’est pas si facile.
CHOISIR D’AIMER
J’avais compris il y a quelques années que je ne faisais, que je n’avais jamais rien fait pour personne, que j’avais toujours tout fait pour moi : pour me faire plaisir, parce que je m’y croyais obligée, ou pour satisfaire ma vision du monde, être en accord avec mes valeurs et parce que je pensais que j’avais raison. Pour mon égo. Mon idéal aussi, ce qui revient au même. Et parce que je n’avais pu faire autrement.
J’avais compris que j’étais profondément narcissique et l’unique centre de mon monde. Mais le sachant, je sus aussi par là-même, que j’étais sauvée : L’ayant compris, j’allais pouvoir faire de la place aux autres. Et peut-être, enfin, faire couple. Mais ce fut pour ma fille que je fis les efforts les plus importants et que je décidais de changer, vraiment.
Etre dans l’amour, c’est choisir entre l’amour de l’autre et l’amour de toi. C’est choisir entre ton amour et ton égo, entre aimer et avoir raison. L’amour est dans le cœur tandis que l’égo est dans la tête et j’ai longtemps vécu l’un sans l’autre. Ça m’avait pris 2 ans avant de ressentir la différence entre le cœur et le mental, avant de sentir dans mon corps cette chaleur, cette sensation si particulière qui émane du cœur. Mon ostéopathe dit que j’ai un cœur énorme… et plus si affinités ?
Je n’ai plus jamais perdu cette chaleur et cette sensation et c’est ce qui me guide maintenant, définitivement. Dans ma bataille contre l’égo, j’avais compris que mon bonheur n’était pas d’avoir raison dans ma tête. Je voulais vivre à partir de mon cœur, devenir une mère et une femme aimante.
Choisir ton égo, c’est fermer ton cœur et rester en compétition. Toi, toi, toi.
Choisir d’aimer, c’est choisir de vivre dans l’altérité, c’est accepter de ne pas avoir raison, et même si tu as raison, accepter que l’autre a une autre vision, ses besoins propres, ses failles et ses imperfections, ses fragilités, ses limites aussi. Et penser que nous n’avançons pas tous à la même vitesse : ce qui est évident pour toi ne l’est peut-être que pour toi ?
Aimer l’autre, c’est apprendre à te taire et remplacer la vindicte par un sourire bienveillant. Ceux qui ont un fort égo me comprennent. C’est quoi que l’autre te dise ou fasse, t’appliquer à « ne pas en faire une affaire personnelle » (Don Miguel RUIZ. La maîtrise de l’amour). Pour moi, ce fut la chose la plus difficile, et ça l’est encore.
L’égo nourrit l’image extérieure et l’action et appauvrit le cœur. L’amour nourrit le cœur et l’être et enrichit la vie.
L’amour ne se gère pas avec la tête, ne se décide pas, ne se contrôle pas : il se ressent et s’accepte. L’amour oblige à lâcher prise, à baisser sa garde, et ça peut faire très peur car, tandis que les expériences antérieures ont été douloureuses, tu dois faire confiance, renoncer au contrôle, sans aucune garantie pour l’avenir.
Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques. (DALAI LAMA).
AMOUR OU BESOIN ?
« Ce n’est pas parce que l’homme est assoiffé d’amour qu’il doit se jeter sur n’importe quelle gourde ». (Pierre DESPROGES. Poète et humoriste français du XXe siècle).
Tous, nous recherchons l’amour. L’amour est absolument nécessaire à notre survie. Il fait du bien, nourrit, rassure, protège et permet d’affronter les épreuves de la vie. Pourtant, l’amour vrai ne peut exister que si tu es un individu conscient et donnant. Si ce n’est pas le cas, tu es dans le besoin de quelque chose ou de quelqu’un, ou dans la dépendance, mais ce n’est pas de l’amour. Cela ne peut produire aucun bienfait, et à terme, conduit à souffrir.
Citons Pierre DACO. (Psychologue. XXe siècle). Les merveilleuses victoires de la psychologie.
« L’amour exige d’être une personne « complète » et non pas divisée en de multiples fragments bourrés de peurs et de complexes. Beaucoup d’êtres humains sentent qu’il leur manque quelque chose pour être eux-mêmes. La plupart des maladies psychologiques viennent de la recherche -mal dirigée- de ce « quelque chose ».

« Etre un individu conscient exige l’harmonie de la totalité de l’être. L’harmonie vient de la cohérence.


Et la cohérence vient de l’équilibre. Toute maladie coupe donc la possibilité de conscience parce qu’elle divise l’homme et empêche son harmonie. Sans cohérence, il n’y a pas d’action authentique, c’est-à-dire qui corresponde harmonieusement aux tendances profondes de l’individu. L’homme alors, sent la contradiction profonde entre ce qu’il fait et ce qu’il est et il souffre. »
« Sans cohérence, il n’y a ni amour, ni amitié possibles. L’amour consiste à donner. Donner signifie posséder quelque chose. Et posséder quelque chose signifie que l’on est psychologiquement fort. Aucune force réelle n’est possible sans équilibre. Sinon, nous tombons dans le « faux amour » qui ne fait que recevoir et prendre, sans pouvoir jamais donner. »
« La plupart des maladies psychologiques ont leurs racines dans le milieu familial. L’éducation est un rôle d’amour mais nous savons qu’il n’y a pas d’amour authentique sans équilibre harmonieux. L’amour authentique est celui qui donne de façon permanente. Sinon, l’amour est souvent basé sur l’émotivité ou l’impulsion du moment.


Si un parent est atteint de déficience psychologique (dépression, angoisse, etc.), il va évidemment chercher à combler cette déficience. Pourquoi ? Pour trouver la sécurité. A qui va-t-il s’adresser ? A son enfant. Il va s’accrocher à lui parce que cet enfant représente sa sécurité et comble sa faiblesse. Dans ce cas très fréquent, le parent croit donner, mais il ne fait que recevoir. »
Etre dans l’amour ne peut se faire si tu es encore dans la guerre contre tes parents, tes amours précédentes, si tu n’as pas réglé tous tes comptes. Tu ne peux être à la fois au paradis et en enfer. Tant que tu n’es pas libéré, tu ne peux aimer. L’amour a besoin de permanence.
Etre dans l’amour dès la naissance est une chance. Si tu n’as pas eu cette chance, il t’est possible de le décider et d’apprendre. C’est un choix. Etre dans l’amour se décide, c’est un parti pris. Et c’est le plus beau des cadeaux que tu puisses te faire à toi-même.
LE BESOIN DE STIMULATIONS
Alors si l’amour est indispensable, pourquoi vivons-nous des relations masochistes, toxiques ou insatisfaisantes ? Parce que nous avons besoin de stimulations, de signes de reconnaissance et que vivre sans est, de fait, impossible.
L’analyse transactionnelle identifie 4 sortes de signes de reconnaissance, qu’elle nomme des « strockes ». Il existe des signes de reconnaissance (des strockes) inconditionnels, centrés sur la personne, sur ce qu’elle est, et des signes conditionnels, relatifs à ce qu’elle fait, possède, ou paraît. Chaque strocke peut-être positif ou négatif.
Si ta femme te dit « Tu es merveilleux et je t’aime » il s’agit d’un signe de reconnaissance inconditionnel positif. C’est le plus nourrissant de tous. Celui que tu redemandes, encore, encore. Si elle te dit que tu lui casses les pieds, évidemment, c’est moins agréable à entendre. Mais dans les deux cas, elle te reconnaît, te prends en compte. Et c’est ça qui nourrit. Si ta mère te dit : « Je suis fière de toi mon fils, tu viens d’obtenir ce diplôme… » elle sous-entend qu’elle t’aime parce que tu as eu le diplôme, donc, que si tu ne l’avais pas eu, elle ne t’aimerait pas. Elle conditionne son amour à ta réussite. C’est flatteur pour l’égo mais ne nourrit pas ta personnalité.
S’ils sont répétés trop souvent, les strockes conditionnels négatifs sont destructeurs. Pire, à terme, tu t’identifies à ce que tu dois faire et tu oublies ce que tu as envie d’être. « Sois gentil, viens aider maman. »
Nous sommes élevés avec des signes de reconnaissance conditionnels, ce qui nous habitue à nous sentir aimés pour ce que nous faisons et non pour ce que nous sommes.
C’est ainsi que la plupart des hommes et de plus en plus de femmes s’identifient à métier, à leur statut social ou à leur carrière. Et quand ils le perdent, ils se perdent aussi. C’est aussi ce que vivent bien des artistes. Ils sont aimés par un public pour ce qu’ils font et, le spectacle fini, désespèrent et sont seuls car personne ne les aime pour ce qu’ils sont.
D’où l’importance de la compétition, chacun s’efforçant de faire mieux que les autres dans l’optique d’être aimé davantage. Le besoin de reconnaissance se substitue au besoin d’amour.
Faire, toujours faire. « Peut mieux faire » pouvait-on lire sur mes bulletins scolaires. A cette époque, j’étais une pauvre chose vide qui doutait de son droit à vivre. Et l’on aurait voulu que je fasse mieux ? Mais j’étais déjà à mon maximum !
Parfois, nous sommes aussi conditionnés à recevoir des coups et à les accueillir comme des stimulations normales, dont on minimise la brutalité. A chacun de mes anniversaires que l’on fêtait chez mes parents, mon père me disait avec cette candeur qui le caractérisait parfois « Ah, si la pilule avait existé, c’est sûr que tu ne serais pas née ! » J’ai mis des années à me rendre compte de la monstruosité du propos, à avaler la pilule justement, en ne comprenant pas pourquoi j’avais tout le temps envie de pleurer.
PASSER SON CHEMIN
Ceux qui vivent au paradis sont entourés de gens positifs et sains, ils évitent naturellement des gens toxiques ou malsains.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

similaire:

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 21 05 Juin 1963 Leçon 22 12 Juin 1963 Leçon 23 19 Juin 1963...

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 21 17 Mai 1961 Paul Claudel : Trilogie Leçon 22 24 Mai 1961...
«De l’amour». Trad. Léon robin ( texte grec et trad. Fr.) Notice pp 13–129, texte pp 130–313

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconAnnale terminale l/ES/s philosophie
«je pense, donc je suis». Quand bien même tout ce en quoi je crois n'aurait pas plus de vérité que le contenu de mes songes, une...

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconPlus question d'appeler cela le purgatoire, à présent c'était carrément...
«i». Plus personne ne pouvait s'aventurer à dire que je manquais à mon devoir désormais

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi icon1. 1 La linguistique cognitive existe-t-elle ?

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconDe l’amour et de l’ambiguïtÉ
«verbalisées», «admises», «réelles» en raison de la position sociale des femmes3; mais aussi les autres, «refoulées ou non dites»,...

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 1A Ça va?

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 1A Ça va?

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 10

LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi iconLeçon 1A Ça va?








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com