LEÇon n° 1 L’enfer existe, le paradis aussi








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je voulais continuer.
J’avais payé pour apprendre ce que signifie vivre à partir de mon cœur. J’avais passé des années à tenter de refouler mes besoins, mes émotions, mes valeurs. J’avais empêché mon cerveau droit de faire ce pour quoi il est prévu : préserver la vie. Vivre, c’est être, et être c’est ressentir, mais j’avais tellement peur de me faire envahir par ce que je percevais comme dangereux : mon inconscient, ma colère, mon chagrin, mon humiliation. Qu’allait-il se produire si j’ouvrais la boîte de Pandore ?
LES SOMATISATIONS
Lasse des examens médicaux en tous genres, convaincue qu’au fond, j’allais bien et que je creusais à moi toute seule le trou de la sécu, je me suis intéressée aux ouvrages qui traitaient des somatisations. J’ai découvert le langage des oiseaux, vieille technique de guérison qui détourne le sens des mots pour leur donner une autre signification, symbolique et guérisseuse. La plus amusante fut la compréhension de ce que je vivais quand je fis une chute et me fis une entorse. J’étais attirée par un homme et je savais plus ou moins que ça n’était pas une bonne idée. Je m’étais emballée, j’étais tombée et le ligament s’était rompu. (Le lingam-ment).
Peu à peu, j’ai cessé d’avoir mal. C’était comme si la compréhension de la symbolique du corps, en attirant mon attention sur tel ou tel organe ou partie du corps, en précisant les raisons du malaise, en facilitait la guérison. Incroyable !
Il fallait prendre soin de moi, me rétablir et pour y parvenir, ancrer à l’intérieur de moi cette mère bienveillante et douce qui me manquait tellement. J’allais devoir apprendre à prendre soin de moi et d’abord, commencer par prendre des bains.
Gérer tes contradictions internes consomme beaucoup d’énergie psychique et physique et conduit à l’épuisement. Les somatisations se développent alors comme un premier avertissement. Si tu ne prends pas soin de toi, elles se renforcent et constituent un terrain favorable au développement de maladies plus graves.
Bien des gens cherchent à compenser ces désagréments, par la recherche de produits ou d’activités visant à les dénier, des dérivatifs permettant de supporter la situation : L’alcool, les drogues, les jeux, internet, la consommation, mais aussi l’hyper activité, l’hyper sociabilité, l’hyper sexualité, etc. Tant d’hommes surinvestissent la sexualité tandis qu’ils vivent dans un vide affectif profond.
Ma dernière somatisation est toute récente et m’a bien
amusée : j’ai déjeuné avec un ami qui s’est blessé à la jambe. J’avoue que sa blessure me tracassait car elle ne guérit pas malgré le temps. Je sais qu’il souffre et ça m’attriste. En sortant du restaurant dans lequel nous déjeunions, j’ai failli rater la marche.
Sur le moment je n’y ai pas porté attention et suis rentrée chez moi. Mais dans l’heure qui suivit, je me suis retrouvée avec la même blessure que lui, au même endroit, sur le même côté du corps. J’ai pris connaissance de la symbolique du mal et je ne savais plus si le livre parlait de lui ou de moi. Justement, je lui disais en partant que, parfois, il m’arrivait de me perdre car j’étais encore mal centrée.
Quelques moments après, la douleur était partie. Mon corps me rappelle à l’ordre ainsi, de temps en temps, il me fait des clins d’œil dont je perçois clairement le sens et qui me font sourire dans une sorte de complicité entre moi et moi.
LA DECOUVERTE DU CORPS
Trouver les réponses et changer allait me prendre plusieurs années et c’est grâce à la kinésiologie que j’y suis arrivée. J’ai découvert cette technique, ces techniques devrais-je dire, en 2004.


Je venais de faire un burn-out assez grave : un matin, je me suis réveillée ne pouvant plus rien faire d’autre que pleurer et dormir. Tout le reste m’était impossible tellement j’étais épuisée. Je restais prostrée des heures, assise par terre, incapable de m’assoir sur une chaise.
Ma situation professionnelle s’était brusquement aggravée suite à la première réforme de la formation professionnelle de 2004. Le nouveau dispositif offrait des avantages aux grandes entreprises et privilégiait les gros organismes de formation, faisant disparaître de ce fait, les petits. C’était le début d’une évolution qui n’allait plus cesser et connaître son apogée dix ans après. J’avais tenté de compenser le manque de chiffre d’affaires par un surcroit de développement commercial. Rien à faire. La nouvelle loi bloquait tous les projets dans l’attente des nouvelles orientations. En quelques mois, j’étais devenue incapable de travailler. Je n’avais plus aucune commande ni aucun revenu. C’était la panique chez les consultants : certains m’appelaient pour savoir si moi, j’avais du travail ou s’ils étaient les seuls à souffrir de la situation.
Mes maigres économies ne me permettant pas de tenir longtemps, je me suis retrouvée en quelques semaines, sans travail et sans un sou.
J’ai déménagé pour un logement plus petit et moins couteux que celui que j’habitais et j’ai bientôt découvert le formidable système social français. Je garde de cette époque le souvenir de la rencontre avec de vrais professionnels de l’aide : discrets, efficaces et bienveillants. Jamais dans le jugement. J’ai encore aujourd’hui une pensée reconnaissante pour ces personnes. Merci.
J’étais bénéficiaire du RSA et chaque semaine, j’allais chercher à la CCAS les 50 € qui me permettaient de manger. En faisant la queue, je regardais les personnes bénéficiaires de l’aide sociale. Qu’avais-je de commun avec ces personnes-là, visiblement bien plus démunies que moi. Qu’est-ce que je foutais là ? J’avais tellement honte ! Moi, si brillante et si intelligente, comment avais-je pu en arriver-là ! Mais je ne comprenais pas encore ce qui se jouait.
Je rentrais chez moi à pieds et croisais des SDF en me demandant si j’irai jusque-là. Et derrière mes lunettes de soleil, je pleurais dans la rue.
LES REPONSES SONT DANS LE CORPS
Une kinésiologue habitait dans mon immeuble. Recommandée par mon médecin, j’allais la voir. En quelques séances, la kinésiologie me fit sortir de la dépression et remit en cause ma vision de la psychologie, de l’éducation, du fonctionnement de l’être humain.
Pour la première fois, je ressentais dans mon corps, combien mon système de croyances et ma vision du monde étaient fausses, mentales, toxiques et tellement illusoires. De séance en séance, j’allais visiblement mieux et je voulais, évidemment, savoir pourquoi. Mon besoin de comprendre était encore très vif. En 2007 j’entrepris une formation à la kinésiologie qui allait durer 3 ans et me permettre de changer profondément.
Je ne suis pas devenue kinésiologue comme je l’avais d’abord projeté car accompagner les souffrances des autres est un métier et une vocation. Mais je n’ai jamais cessé de pratiquer.
La kinésiologie m’a appris 2 choses fondamentales : pour aller bien, il faut associer la compréhension de ce que tu vis à l’intérieur de toi avec l’action pour changer ce que tu vis à l’extérieur. Si tu fais l’un sans l’autre, ça ne marche pas. Et tôt ou tard, les problèmes reviennent : les mêmes causes produisent les mêmes effets.
AGIR SANS COMPRENDRE OU COMPRENDRE SANS AGIR
Le propre de l’angoisse est de nous faire confondre nos peurs avec la réalité. Sous stress, ta vision d’une situation peut être si prégnante que tu la confonds avec la réalité et qu’elle s’impose à toi comme si elle était la réalité.
Tenter alors de changer cette réalité ne sert à rien d’autre qu’à t’épuiser et te désespérer. C’est ce que font les personnes qui s’engagent trop vite dans l’action. Ne changeant pas leur système de croyance interne, n’ayant pas compris ce qui motive leurs difficultés, elles revivent éternellement le même type d’expériences et finissent par s’épuiser.
Inversement, il ne sert à rien de changer ta vision des choses si tu n’agis pas sur la réalité. Autrement dit, savoir sans agir ne sert à rien non plus. C’est ce que font ceux qui réfléchissent trop et n’agissent pas. J’appartenais à cette catégorie et j’avais la tête farcie !
Mais ce que m’a surtout appris la kinésiologie, c’est que le rôle des parents est finalement assez mineur dans notre construction, leur responsabilité dans nos malheurs aussi. Cette vision nouvelle m’a permis de me réapproprier mon pouvoir personnel, de cesser de culpabiliser et d’avancer.
UNE VISION NOUVELLE DU CERVEAU ET DU CORPS
Bien des gens croient aux vertus de l’éducation. Les neurosciences nous apprennent qu’en réalité, bien plus que nos parents, ce sont nos perceptions qui nous construisent : elles transmettent des informations au corps et au cerveau qui les enregistrent, les organisent, les associent aux évènements, à l’interprétation que nous en faisons, et aux émotions que cela suscite.
Ces informations sont confrontées aux informations déjà présentes dans le cerveau, s’organisent en réseaux neuronaux qui communiquent entre eux et constituent peu à peu notre individualité, notre système de croyances personnel, nos valeurs, notre vision du monde. Ces informations sont inconscientes, d’où leur immense pouvoir puisque nous n’en n’avons pas connaissance. Nos expériences étant uniques, c’est ce qui fait que nous sommes si différents.


Ces mécanismes se mettent en place dès la naissance et, même, semble-t-il, déjà, pendant la gestation. A cet âge l’enfant ne comprend pas les mots et est incapable d’analyser ce qu’il ressent mais il engramme en lui ce qui deviendra sa vérité, définitivement.
J’espère que, comme dans d’autres pays où elles font l’objet d’études universitaires, (Etats Unis, Canada, Belgique, Australie), le monde médical s’appropriera ces techniques car elles sont d’une efficacité remarquable.
Alors que je m’étais blindée pour ne pas ressentir, j’allais pouvoir renouer avec mes sensations, les prendre en compte et commencer à rajeunir.
L’année 2004, emportant son lot de souffrances, finit par laisser place à 2005. Les affaires sont reparties comme avant, mais moi, j’avais changé. J’avais fini par percevoir la cause objective de mes difficultés professionnelles : trop impliquée dans l’action, j’avais négligé de m’intéresser au marché. Et c’était le marché, maintenant, qui décidait.
Je voulais survivre et je devais me battre pour ça. J’allais faire de cette faiblesse une force et acquérir en quelques mois une vraie connaissance marketing du secteur.
J’avais cru qu’il était possible de contrôler ma vie émotionnelle et je m’étais trompée du tout au tout. J’avais refoulé ma colère, mon chagrin, mon sentiment d’abandon, pensant pouvoir devenir cette personne lisse que je voulais être, mais je m’étais maltraitée et perdue gravement.
J’avais découvert l’importance du cerveau droit et compris que vivre mon féminin intérieur était la condition pour accéder à la paix. J’allais m’y consacrer dès à présent. Devenir mon autorité intérieure allait devenir mon projet.
C’est alors que je découvris que la vie était simple. Il existait des règles et des lois qu’il me fallait apprendre : le travail pouvait commencer. J’étais prête à recevoir les leçons de la vie.

LES LOIS DE LA VIE

Leçon n° 5 : Respecte les lois de la vie.
Il est assez simple au fond d’être heureux, ceux qui ont appris cela dans l’enfance vous le diront : on leur a enseigné à respecter les règles et les lois de la vie. Pour moi, ce fut une reprogrammation complète.
LEÇON DE VIE DU DALAÏ LAMA


  1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.

  2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

  3. Suivez les 3 R : Respect de soi-même, Respect des autres et Responsabilité de tous vos actes.

  4. Souvenez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.

  5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

  6. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.

  7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

  8. Passez un peu de temps seul(e) chaque jour.

  9. Ouvrez vos bras au changement mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

  10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.

  11. Vivez votre vie de façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.

  12. Un foyer aimant est la fondation de votre vie.

  13. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.

  14. Partagez votre savoir, c’est une manière d’atteindre l’immortalité.

  15. Soyez tendre avec la terre.

  16. Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé(e) auparavant.

  17. Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l’amour que chacun porte à l’autre dépasse le besoin que vous avez de l’autre.

  18. Jugez vos succès d’après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.

  19. Approchez l’amour et la cuisine avec un abandon insouciant.



J’avais fait assez de chemin pour comprendre que les règles sont faites pour nous protéger et nous aider à vivre en société. Et les lois pour rester vivant.
Et surtout, j’avais compris que tout n’était pas de ma faute, j’avais ma part peut-être, mais pas si importante. La preuve, c’est que la vie semblait m’avoir pardonné.
J’allais apprendre à désapprendre et accepter mon ignorance avec humilité.


LE RESPECT DE SOI

Leçon n° 6 : Connais-toi et respecte-toi

Une des lois fondamentales de la vie concerne notre sécurité et la sécurité s’obtient par le respect et la responsabilité : respect de soi, des autres, responsabilité de ses actes. Chaque fois que tu manques de respect à quelque chose ou à quelqu’un, tu entres dans un processus de blessure et de mort : mort d’une partie de toi, mort de la relation, mort d’une situation. (Si tu ne respectes pas ton amie, tu la blesseras, et, à terme, tu la perdras, si nous ne respectons pas l’environnement, la biodiversité mourra, etc…)
Une attitude, une intention, un geste négatif, sont toujours destructeurs. Même déguisée sous le masque de l’humour, la moquerie fait mal. Ce n’est pas un jeu et ce qui fait mal à l’autre te fait ou te fera un jour, mal à toi.
LE RESPECT DE SOI
Te respecter, c’est respecter tes besoins. L’affirmer ainsi me semble aujourd’hui évident, pourtant, il me fallut du temps pour y parvenir. J’étais dans un déni profond de mes besoins, conditionnée pour ne pas me respecter : je ne voyais pas où était le problème, je ne ressentais rien, j’étais habituée, c’était normal.
Pour THOMAS D’ASSEMBOURG, l’un des précurseurs de la communication non violente (Cessez d’être gentil, soyez vrai), bien communiquer avec l’autre, c’est d’abord être en sécurité en soi-même. Et qu’est-ce qui nous indique que nous ne le sommes pas ? Ce sont nos sensations et nos émotions. Le non-respect de tes besoins génère des émotions : la peur, la colère, le chagrin, la honte. Leur rôle est de t’avertir que quelque chose en toi « ne va pas bien » et qu’il faut y être attentif. Etymologiquement, « émotion » vient de « motion » qui signifie « mouvoir », bouger. Cette racine a donné moteur, motivation, motif. Le rôle de l’e-motion est littéralement de nous « priver de moteur », de nous contraindre à nous arrêter afin d’être attentif à quelque chose qui dysfonctionne entre nous et l’extérieur. Un équilibre a été rompu qu’il va falloir rétablir.
Ne pas écouter l’émotion est malsain. La répétition de ces mauvais traitements finira par créer un malaise (mal-aise), par développer un sentiment d’insécurité chronique qui peut devenir grave, entraîner des somatisations puis des maladies.
Les êtres humains luttent pour satisfaire leurs besoins et se sentir en sécurité. Mais pour des raisons éducatives, nous cherchons à
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