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Les mesures dans la première station ont été impossibles, à cause de son état de délabrement suite à son abandon depuis 1998. Cependant, les études antérieures des débits dans cette station ont permis d’avoir un débit de l’ordre de 45 m3/j (Agendia, 1987 ; Simo et al., 1988).

Bien que le réseau de drainage des eaux usées vers la station de traitement soit vétuste et colmatée en permanence par les déchets solides rejetés par les usagers, les ménages situés au sommet des pentes restent toujours connectés à ce réseau et y évacuent donc leurs eaux usées ; par contre, ceux qui sont localisés dans les zones basses situées à la limite du marécage dans lequel la station de traitement est située ont délibérément orienté leurs eaux usées vers le bas-fond, ceci pour éviter les remontées des eaux vannes dans leurs domiciles dès que les débits de transits sont importants ou alors lorsque les canalisations sont obstruées en aval de leurs domiciles.

b) Composition physico-chimique et bactériologique des eaux

Les tableaux n°13 et n°14 présentent les résultats obtenus dans la littérature en ce qui concerne les mesures effectuées entre 1997 et 1999 et les tableaux 15 et 16 ceux acquis dans le cadre de cette recherche sur les sites de prélèvement de la station de Biyemassi, et sur quelques points spécifiques le long du cours d’eau Biyeme qui draine en aval les eaux.

Les performances épuratoires pour différents paramètres, calculées à partir des concentrations des eaux à l’entrée et à la sortie de la deuxième station de lagunage sont résumées sur les figures de l’annexe n°9. Elles correspondent aux tests des différentes filières du lagunage. Bien que les écarts soient faibles entre les filières, le lagunage à macrophytes (LM) apparaît comme la filière la plus apte à éliminer la pollution carbonée et particulaire (DBO, DCO et MES). En effet, il présente les meilleures moyennes d’abattement (92, 95 et 87 % respectivement pour la DCO, les MES et la DBO5). Il est suivi de la filière à microphytes (Lm) pour la DCO et les MES (89 % en moyenne pour ces deux paramètres), car la combinaison de ces deux filières (LM+ Lm) ne permet d’obtenir en moyenne que 87 et 83 % respectivement. En revanche cette association de filière permet avec un abattement de 84 % d’être plus performante dans l’élimination de la DBO5 que la filière à microphytes seule (79 %). Cette relative supériorité du LM dans l’élimination de la pollution carbonée et des particules en suspension serait probablement due d’une part, à la présence des plantes dont le système racinaire piège les particules en suspension et réduit la vitesse d’écoulement de l’eau, favorisant ainsi une plus grande sédimentation des particules, et d’autre part au développement d’une biomasse algale importante dans les autres filières que l’on retrouve en sortie. Brix (1997) mentionne en effet que l’utilisation des macrophytes empêche la prolifération des algues (bloom algal).

La filière à microphytes est beaucoup plus efficace dans l’élimination des bactéries. Les performances bactériologiques moyennes du Lm sont légèrement supérieures à celles du LM et (LM + Lm) notamment pour ce qui est des coliformes fécaux. En effet, l’abattement moyen a été de l’ordre 3,8 u.log. CF/100 ml contre 2 pour LM et 2,2 pour (LM + Lm), soit une différence de près de 1 unité logarithmique. Pour les SF, les performances du Lm sont à peu près équivalentes à celles du LM (3,3 et 3, u.log/100 ml respectivement), mais supérieures à celles de la combinaison des filières (2.79 u.log/100 ml).

La station réduit donc significativement les germes témoins de la contamination fécale (coliformes fécaux et streptocoques fécaux), même si les valeurs enregistrées à la sortie demeurent encore légèrement élevées pour l’objet d’une réutilisation non restrictive des eaux (OMS, 1989).

.

Tableau n°13 : Concentrations moyennes des paramètres physico-chimiques et bactériologiques dans la station et dans quelques points le long de la Biyeme entre 1997 et 1998 (Kengne Noumsi, 2000)

Points

Paramètres


Période d’analyse

Débit m3/j

pH

DCO mg/l

DBO5 mg/l

MES mg/l

CF

UFC/100 ml

SF

UFC/100 ml

Entrée 2e station de lagunage de Biyemassi

44 ± 9

7.63 ± 0,39

1628 ± 726

709 ± 139

835 ± 572

(1-160) × 106

(1-160) × 106

Nov. 97 à oct. 98, à raison de 5 prélèvements/mois pour la physico-chimie, 2 /mois pour la bactériologie

Sortie de la 2e station de lagunage

15,5 ± 2,7

7,6±0,39

139 ±72

83 ± 17

30 ± 13

(3-160) ×104

(0,7-24) × 104

Biyeme (50 m à l’amont des stations )

-

7,3 ± 0,3

40 ± 3

26 ± 5

60 ± 5

4 ×104

1 ×104

Nov. 97 à août 98, à raison d’un prélèvement trimestriel pour la physico-chimie et 1 seul pour la bactériologie en mars 98

Au niveau du pont Niki (10 m après rejet 1ère station)

-

7,25 ± 0,5

22 ± 5

15 ± 1

35 ± 3

8 ×105

3 ×104

150 à 200 m après le dernier rejet de la 1ère station

-

7,40 ± 0,4

78 ± 7

38 ± 4

49 ±

2 ×105

3 × 105
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