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Equipements de la Cité de Grand Messa

Dès l'origine, il fut mis en place un réseau d’assainissement, station d’épuration et deux stations de relevage. Cette station d’épuration située en contrebas sur les berges de la rivière Mingoa est en panne depuis plus de 10 ans. Elle n’a marché que pendant 7 années. Les conséquences de ce dysfonctionnement sont ressenties surtout au nouveau du lac municipal de Yaoundé. Les eaux sont déviées en amont et dirigées sans traitement dans la Mingoa.

D’après les habitants, l’on note la remontée des eaux usées vers les bâtiments, cela est dû au bouchage de certains regards et à la défectuosité des canalisations. Ces eaux vannes qui s’écoulent à l’air libre dégagent une odeur très désagréable et constituent un grave problème d’hygiène, de santé publique et de pollution de l’environnement urbain.

Habitat à la périphérie de la Cité SIC de Grand-messa

De part et d’autre de la cité SIC de Grand-messa, tout au long de l’Abiergueu et de la Mingoa, s’est développé un habitat précaire et très malsain. Il s’agit des habitations édifiées en poto-poto revêtues d’un enduit de ciment, en planche ou en matériaux de récupération. Généralement, une cuisine, un puits d’eau et une latrine très peu distants l’un de l’autre jouxtent la maison principale. Ces quartiers (Briquetterie, Messa, Elig Effa), offrent aux passants, le paysage d’un paquet de maisons desservies uniquement par des ruelles qui délimitent les différentes propriétés. Ces quartiers spontanés, nés d’une volonté populaire qui espérait tirer profit de la proximité des équipements de la cité SIC, reçoivent les effluents qui s’échappent des canalisations défectueuses et se déversent soit dans l’Abiergueu soit dans la Mingoa.
Cité SIC de Biyemassi

Ce quartier, localisé dans la partie sud-ouest de la ville, fut créé en 1982 par la MAETUR, organisme mis en place en 1977 par les pouvoirs publics pour résorber le problème de logement. Ce quartier est la résultante du premier programme national d'envergure de trames d'accueil qui a permis à une frange de la population de construire son propre logement sur des parcelles viabilisées. Il a également donné l’occasion à la SIC de mettre sur le marché des logements clés en main et d'expérimenter des habitations à loyer modéré.

Biyemassi, dans ses différentes extensions, devrait couvrir 300 hectares et abriter environ 250.000 habitants. Ce quartier nouveau de la capitale, dispose d’un système d’assainissement (réseau d’assainissement, décanteur digesteur, lagunage) qui tombent progressivement en ruine.

Evolution du lotissement de Biyemassi.

Le lotissement de Biyemassi fut réalisé par la MAETUR, sur un terrain mis à sa disposition par l'Etat à la suite d'une déclaration d’utilité publique (DUP). Il a été mis en place un important maillage des voies, un système d'adduction d'eau potable, un réseau d’assainissement des eaux usées (excrétas et eaux ménagères), un réseau de distribution d'électricité. Des parcelles avaient été réservées pour la construction d’équipements (écoles, centres de santé, marchés, aires de jeu).

La MAETUR avait aussi pour rôle de commercialiser les parcelles et d'assister les acquéreurs dans l'obtention des permis de bâtir, du titre foncier et d'un prêt à la construction auprès du Crédit Foncier du Cameroun (CFC). Elle conçut et mit à la disposition de la population des plans types de constructions modifiables à souhait, avec raccordement au réseau d’assainissement. C’était donc à elle d’assister les acquéreurs dans le respect du cahier des charges (coefficient d’emprise au sol, recul par rapport à la voirie, etc.). Cette tâche n’a pas été remplie convenablement parce que face à la réticence des acquéreurs, à respecter le cahier de charge, la MAETUR n’a pas réussi à mobiliser tous les outils qui pouvaient les contraindre (intervention de la mairie, suspension du prêt par le CFC, etc. Dans la partie mise à sa disposition, la SIC construisit des logements clés en main, destinés soit à la vente, soit à la location. Ces logements, furent raccordés aux réseaux divers construits par la MAETUR.. La SIC installa sur place une antenne de son service de gestion pour veiller au maintien des équipements et assurer une gestion efficace du parc. Elle y existe toujours, mais ses moyens d’intervention sont limités. (compléter avec les infos sur les antennes SIC).

Les acquéreurs.

Les parcelles assainies et les logements SIC de Biyemassi ont suscité à l’époque, beaucoup d'engouement. En raison du nombre élevé de candidatures par rapport à celui des parcelles et des logements à attribuer. Chaque candidat à une parcelle devait remplir les conditions suivantes :

  1. avoir des revenus mensuels ne dépassant pas 146250 fcfa en 1982 pour une personne seule, 177666 fcfa pour un couple avec 11750 fcfa par personne supplémentaire dans le ménage.

  2. s’engager à mettre le lot en valeur en trois ans au plus.

  3. Occuper personnellement le lot et ne pas revendre la parcelle avant 5 ans.

  4. Ne pas posséder d'autres terrains à Yaoundé.

La maintenance des équipements publics à Biyemassi : un problème réel

Dès sa création, Biyemassi portait déjà des germes de faiblesse. Les équipements que la MAETUR réalisa dans le cadre de la viabilisation de ce lotissement, relevaient d'une gestion vague, le cahier des charges ne permettant pas de déterminer « qui doit faire quoi ? Quand et comment ? »

La MAETUR ayant cédé tous les lots soit à la population, soit à la SIC, estime sa mission bien accomplie et que la maintenance n'est plus de son ressort de compétence en dépit des clauses du décret n°82/599 modifiant et complétant les dispositions du décret n°77/193 du 23 juin 1977 portant création de la MAETUR qui stipule que cet organisme est chargé de l'entretien de certains réseaux et de certains équipements lorsqu'ils ne sont pas confiés à des concessionnaires ou à des collectivités. Par ailleurs, l'alinéa g, de l'article 2 du décret n°81/185 du 4 mai 1981 réglementant la réalisation des lotissements sociaux par la MAETUR affirme que cet organisme doit remettre à l'Etat ou à ses ayants droit, (concessionnaires, municipalités, etc.), après exécution des travaux, les installations qui doivent rester la propriété publique.

On constate qu'entre les textes et la pratique, il y a un fossé qui se creuse davantage au fil des ans. Chaque acteur devant intervenir dans la maintenance des équipements a ses logiques et se cramponne à ses positions, et rejette les responsabilités de l'échec sur les autres.

Photo 6  : état de délabrement de l’un des décanteurs digesteurs de Biyemassi

Cité SIC de Mendong

Localisé dans le prolongement NW du lotissement de Biyemassi, le lotissement de Mendong fut créé en 1992 par la SIC sous l'impulsion de l'Etat dans le cadre d’un programme triennal consacré à l’habitat social. Des habitations à loyer modéré ont été construites et mises à la disposition des populations sous forme de location-vente et de location simple. Sur des parcelles viabilisées par la MAETUR, la SIC a construit à Mendong 994 logements collectifs et individuels.

Tous les logements individuels ont été vendus à des acquéreurs. Ils connaissent des transformations (démolition, rajout des chambres, création des terrasses, construction des palissades, construction de fosses septiques, etc.). Certains immeubles collectifs ont été cédés à l’Etat, et sont aujourd’hui gérés par le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat (MINUH).

Equipements collectifs et maintenance.

Dans la cité SIC de Mendong, on trouve quelques équipements collectifs tels que Ecole, commissariat, marché, espaces verts, etc. Le réseau d’assainissement des eaux usées a été réalisé et réceptionné par la MAETUR qui en fut le maître d'ouvrage. Il connaît par endroits des problèmes de contre-pente. Dans ce réseau, on dénombre des canalisations cassées qui laissent échapper des eaux fétides (Photo 7 et 8). Certains regards sont soit bouchés, soit enterrés par les riverains. La construction du système d’assainissement est inachevée, puisque la station d’épuration n’a pas été construite. Les eaux usées sont déversées directement dans le cours d’eau situé en contrebas (Etoug Ebé village ou Etoug-Ebé II) et sont réutilisées par des ménages à faibles revenus pour arroser les cultures maraîchères (légumes, choux, laitues), et d’autres usages domestiques notamment le lavage des vaisselles et des vêtements.

Photo 7 : Les eaux usées qui s’échappent derrière le Lycée de Mendong

Photo 8 : Eaux usées de Mendong déversées dans le bas fond
III.2/ QUALITES ET INCIDENCES DES DECHETS LIQUIDES DANS LA VILLE DE YAOUNDE

III.2.1/ Qualité des cours d’eau superficiels de la ville de Yaoundé

Les paramètres suivants ont été mesurés directement sur le terrain : le débit, le pH, l’oxygène dissous, la conductivité et la température. Ensuite, des échantillons ont été transportés au Laboratoire pour la détermination des paramètres suivants : DCO, DBO5, MES, Azote total, Phosphore total, coliformes et streptocoques totaux. Les métaux lourds tels que le Cd, Pb, Cu et le Zn ont été déterminés uniquement dans le cas de quelques échantillons des déchets liquides des hôpitaux qui comportent des stations d’épuration (CHU, Hôpital général et Université de Yaoundé I) et ceux de quelques industries de fabrication de vins et de jus qui rejettent directement leurs effluents dans les cours d’eau situés en aval des stations de traitement des eaux usées. Il en est ainsi des échantillons du Mfoundi qui est le plus important cours d’eau de la ville et des eaux du Lac municipal.

Les différents points de prélèvement des eaux sont donnés par la figure n°5.

III.2.1.1/ Concentration des polluants dans les effluents liquides de la ville de Yaoundé

Des analyses de la qualité bactériologique et physico chimique de cinq cours d’eau (Abiergué Est, Ekozoa, Olézoa, Biyémé et Mfoudi) du réseau du Mfoundi à Yaoundé ont permis de montrer que dans les différents cours d’eau de la ville les pollutions sont fortes mais sont essentiellement organiques. Dans l’ensemble, la pollution évolue de manière graduelle de l’amont vers l’aval : la minéralisation faible dans les cours d’eau supérieurs (de l’ordre de 40 à 65 μS/cm) prend des valeurs très fortes au niveau des zones à forte densité de populations ; il en est ainsi pour les cas de l’Abiergué Est au quartier Briqueterie (figure n°5) où des valeurs de 632 μS/cm de conductivité, 150 mg/l de DBO5 et 18,1 mg/l pour l’oxydabilité ont été obtenues. Pour le cas du cours d’eau Mfoundi, Il a été établi que « l’état de pollution de ce cours d’eau s’aggrave particulièrement au niveau de l’échangeur n°1 sur l’axe lourd Douala – Yaoundé après qu’il ait reçu les eaux usées en provenance de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun et de la Société de Fabrication de Vin [SOFAVIN] (Figure n°5). Les concentrations des paramètres indicateurs de la pollution organique (ammoniac, orthophosphates, DBO5, etc.) ainsi que les indicateurs de minéralisation (conductivité électrique, ions chlorures…) et les matières en suspension y subissent en effet une augmentation très importante, ce qui montre que les eaux résiduaires des usines contribuent dans une proportion spécialement importante, à augmenter la charge polluante de ce cours d’eau. De plus, l’oxygénation est presque nulle en ce point, les teneurs les plus fréquentes étant inférieures à 0,7 mg/l, soit un taux de saturation inférieur à 9 % » (Tableau n°7).

Dans le cadre de cette recherche, la bibliographique nous a conduit à sélectionner d’une part d’autres points d’estimation de la charge polluante des cours d’eau de la ville de Yaoundé, et, d’autre part d’analyser les effluents liquides produits par quelques industries de la ville. Dans cette perspective et en fonction des moyens financiers disponibles, ce sont les effluents des industries considérées à priori comme les plus polluantes qui ont été retenus ; il en est ainsi des brasseries, des industries de fabrication du papier, des abattoirs et des pressings.

Les valeurs des paramètres de qualité obtenues pour les différents échantillons prélevés dans les effluents des industries considérées à priori comme les plus polluantes (brasseries, industries de fabrication du papier, abattoirs et pressings) sont données par les tableaux n°8 et n°9. Le premier donne les résultats des analyses des cours d’eau superficiels et le second les résultats des analyses des rejets liquides de quelques industries de la ville.
Tableau n°7 : Synthèse des résultats des paramètres physico-chimiques étudiés aux différentes stations de cinq cours d’eau de la ville de Yaoundé (Djuikom, 1997).







T °C

pH

MES (mg/l)

C

(S/cm)

O2 dissous

(mg/l)

DBO5

(mg/l O2)

PO43-

(mg/l)

Azote total

(mg/l)

Cours d’eau

Sites*

Max

min

Max

min

Max

min

Max

min

Max

min

Max

min

Max

min

Max

min

Abiergué Est

A1

25,1

22,5

7,2

5,8

50

3

65

40

6,6

4,4

35

5

3,9

0,5

21,8

0,7




A2

25,4

20,9

7,4

5,9

112

5

508

124

5,8

1,7

66

15

53,9

11,4

37,6

2,7




A3

26,1

21,8

7,5

6,5

280

5

632

389

3,6

0,2

150

50

58,6

35,4

42,1

13

Ekozoa

E1

24,9

21,7

7,4

6,3

84

6

245

169

4,9

0,6

50

8

14,6

7

15

1,7




E2

24,7

20,8

7,5

6,4

112

5

302

218

4,6

0,7

70

10

25,5

15,4

31

1,7

Olézoa

O1

26,1

23,5

6,9

5,6

118

3

195

93

4,5

0,3

79

10

12

5,4

37,5

2,5




O2

24

20,8

6,8

5,5

154

3

160

107

1

0,0

50

10

15,6

5,5

22

1,7




O3

25

21,3

6,9

5,9

106

6

218

155

1,5

0,0

55

10

19,8

9,3

30

2,7

Mfoudi

M1

24,9

20,5

7,7

5,3

140

3

79

42

6,8

3,7

35

5

7,1

1,4

12,9

2,2




M2

25,9

22,3

7,7

5,7

445

6

275

188

3,8

1

54

15

22,4

12

34,2

4,3




M3

26,3

22,2

7,9

5,8

830

8

376

171

3,3

0,1

100

40

26,1

12,9

25,7

5,4

Biyémé

B1

25,5

22

7,5

6

588

11

271

172

2,1

0,1

65

20

18

10,2

31

7,5




B2

26,2

22,1

7,8

6,2

193

11

260

155

3

0,7

80

20

18,8

9,6

25,7

4




B3

24,1

20

7,7

6,2

227

3

205

116

4,4

2

40

8

18,6

6,1

10,7

2,2
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