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Le présent rapport est présenté en quatre chapitres :





  1. Le premier chapitre rappelle les hypothèses, la problématique de la recherche. Il indique les objectifs ajustés, et précise la méthodologie qui a été mise en œuvre pour cette recherche.

  2. Le deuxième chapitre présente la situation de l’assainissement en Afrique en Afrique et plus particulièrement au Cameroun, et au Tchad ;

  3. Le troisième présente les résultats issus de l’analyse des dysfonctionnements en matière d’assainissement et d’en étudier les impacts sanitaires ;  

  4. Le quatrième permet de comprendre ce qui s’est réellement passé à travers une analyse des procédures des usages et du jeu des acteurs ;

  5. le chapitre cinq présente les conclusions et les perspectives de cette recherche



Chapitre I : Problématique générale, hypothèses et méthodologie


Ce chapitre présente la problématique de la recherche, les hypothèses émises au début de la recherche et validées sur le terrain et enfin la méthodologie adoptée pour la conduite du travail sur le terrain.
I.1/ PROBLEMATIQUE
Le choix du mode d’assainissement des eaux usées est influencé entre autres par la typologie de l’habitat et les conditions socioéconomiques de l’usager. Cette influence est très marquée dans les grandes villes africaines qui présentent généralement des quartiers spontanés jouxtant des villes planifiées. Ce choix dépend aussi de la disponibilité en eau courante, particulièrement pour l’évacuation des excrétas. Au Cameroun en 1998, seulement 6,8% de la population globale disposaient d’une chasse d’eau, 81,2% utilisaient soit des latrines sommaires soit des latrines améliorées, tandis que près de 12% n’avaient pas de système défini. En 1999, le taux de latrines améliorées était plus important en milieu urbain (42,3%) qu’en milieu rural (13,9%) (Minefi, 1999). Les techniques d’assainissement individuel constituent alors le mode le plus sollicité aussi bien par les ménages les plus riches qui utilisent des fosses septiques que par les plus pauvres. Cependant, les connaissances scientifiques locales sont très insuffisantes tant en ce qui concerne le pouvoir auto-épurateur des sols altéritiques (sur gneiss à Yaoundé, argileux sablo à Djaména), le devenir des excrétas dans les latrines, que leur capacité à entraîner ou non un risque sanitaire pour les points d’eau situés à quelques mètres de là.

L’amélioration de la situation actuelle demande à la fois le renforcement du développement institutionnel, des progrès techniques, la prise en compte des pratiques des populations suivant leur culture, et la mise en œuvre de nouveaux modes de financement pour l’assainissement et l’habitat (Minuh 1999). Dans certains quartiers de Yaoundé, il y a un service amélioré de gestion des eaux usées (collecte, entretien et vidange systématique des puisards, campagne d’hygiène etc.) ; il est nécessaire d’étendre ce « service amélioré » à l’ensemble des zones résidentielles d’une part, et d’autre part, étudier les variantes de ce service qui peuvent être étendues aux zones d’habitat traditionnels voisins.

Sur le plan technique, en ce qui concerne les grands ensembles habités, tels que les lotissements privés ou publics ou encore les quartiers à habitat planifié où l’on peut envisager un assainissement semi-collectif, les problèmes sont beaucoup plus complexes. Dans ces secteurs, les promoteurs immobiliers (SIC, MAETUR et CFC) et les municipalités se rejettent mutuellement la responsabilité de l’assainissement des eaux usées alors que dans le même espace, les déchets solides sont collectés régulièrement par les pouvoirs publics. 

Les solutions techniques expérimentées sur le terrain sont peu variées. Le schéma directeur d’assainissement de la ville de Yaoundé qui date de mai 1993 (la mise en application n’a toujours pas commencé en septembre 2002), propose trois alternatives à savoir : les stations d’épuration par boues activées, les fosses septiques et les stations sanitaires qui sont en fait des unités sanitaires de base comprenant des toilettes, des douches, des lavoirs (SOGREAH, 1993). L’évaluation des coûts que présente ce schéma est réduit aux aspects de génie civil, et on ne voit pas bien la méthodologie de choix des options proposées.

Aujourd’hui, les usagers interviennent de diverses manières sur les systèmes d’assainissement sans prévenir le maître d’ouvrage. Ce phénomène mérité d’être décodé et expliqué.

Sur le plan de la gestion locale, la décentralisation annoncée par l’Etat peut aboutir au transfert de la responsabilité des services urbains aux collectivités publiques locales. Cependant, dans les démarches en cours, on ne pense pas assez à la professionnalisation des acteurs locaux qui travaillent déjà dans les quartiers. La complémentarité entre les acteurs locaux et les entreprises privées peut être mobilisée dans le cadre d’une privatisation globale à condition que cela soit pris en compte dans les cahiers de charge.

Notre recherche vise à élucider ces différents problèmes et à analyser les démarches aboutissant au choix des équipements d’assainissement, ainsi qu’à valider la faisabilité de la valorisation énergétique par méthanisation des déchets liquides dans les grands ensembles habités de Yaoundé et Djaména.

I.2/ HYPOTHESES ET OBJECTIFS

I.2.1/ Les hypothèses de départ

Les hypothèses de départ portent sur le développement de l’habitat urbain, la gouvernance locale, la réglementation, le mode de gestion des eaux usées, et la charge polluante des eaux usées.

Hypothèses de développement de l’habitat urbain

  • La Société Immobilière du Cameroun (SIC) va construire plusieurs quartiers à habitat collectif dans les grandes villes du Cameroun et dans des villes moyennes ; la Mission d’Aménagement des Terrains Urbains et Ruraux (MAETUR) va accélérer l’équipement des parcelles en infrastructures de base pour de nouveaux acquéreurs ; la Communauté Urbaine de Yaoundé va lancer l’aménagement de lotissements communaux ; (le quartier résidentiel de Mfandena 2 est en cours de densification, il en est de même pour l’habitat haut et moyen standing de la zone sud de Mendong : 400 nouvelles parcelles) ; Ces zones d’habitat vont générer autour d’elles, d’autres types d’habitat qu’il est nécessaire de protéger contre la concentration des effluents issus des zones d’habitat planifié. Hypothèse validée en cours des recherches puisque la MAETUR continue à aménager des lotissements et que le Crédit Foncier du Cameroun s’est mis lui aussi à produire des logements en location-vente.

Hypothèses sur la gouvernance locale :

  • Le processus de décentralisation sera effectif, les municipalités auront alors la responsabilité de la gestion de l’assainissement urbain entre autres. En 2002, Le Ministère de l’Administration Territoriale a été transformé en Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation avec un Ministre Délégué chargé de la Décentralisation.

  • La privatisation du service des déchets solides va s’étendre aux eaux usées, et des privées (rémunérés par les pouvoirs publics ou directement par les populations) vont être intéressés par le recyclage des déchets.

  • La démocratie locale va continuer de progresser pour donner la possibilité à l’usager citoyen de participer plus efficacement à la gestion des « affaires locales ». Les Elections Municipales de juillet et septembre 2002 ont conduit à plus de 50% de primo-élus (élus pour la première fois).

Hypothèse sur la mise en application d’une nouvelle réglementation en matière d’assainissement des eaux usées : 

Les décrets d’application de la nouvelle loi (n°098/005 du 14 avril 1998) sur l’eau ont été publiés depuis le 08 mai 2001. Hypothèse validée puisque les décrets d’application de cette loi ont été effectivement rendus public en 2001 : elles précisent des conditions de rejet des eaux usées.

Hypothèse sur la qualité des eaux issues des grands ensembles habités et de leur périphérie :

La charge carbonée des eaux est suffisante pour que l’on puisse envisager une valorisation énergétique des effluents.

I.2.2/ Objectifs réajustés

Objectif général du projet : élaborer les conditions pour une meilleure gestion de l’assainissement des eaux usées dans les zones d’habitat planifiée et leur périphérie, et pour leur valorisation (énergétique et agricole) par méthanisation.

Objectifs spécifiques ajustés :

Objectif spécifique n°1 : identifier les causes technico-économiques des échecs et des réussites des systèmes d’assainissement collectif des grands ensembles habités;

Objectif spécifique n°2 : déterminer en quoi les usages de ces dispositifs techniques nuisent au fonctionnement et à l’intégrité des dispositifs et identifier les paramètres d’une meilleure adaptation des techniques d’une part, des usages d’autre part;

Objectif spécifique n°3 : comprendre les logiques d’acteurs qui ont prévalu dans les choix, la conception, la réalisation et la maintenance des dispositifs, de façon à repérer les opportunités et les obstacles qu’elles peuvent constituer, et à interroger leur compatibilité;

Objectif spécifique n°4 :  proposer quelques scénarios permettant d’envisager le développement des systèmes d’assainissement à Yaoundé prenant en compte les acquis des questionnements précédents;

Objectif spécifique n°5 : mener des réflexions sur la faisabilité de valorisation énergétique des eaux usées domestiques par la méthanisation des effluents et sur la durabilité des installations susceptibles d’être mises en place à cet effet.

I.3/ METHODOLOGIE
La méthodologie mise en œuvre pour cette recherche a comporté plusieurs étapes ;

  • Des enquêtes et des interviews réalisés auprès des ménages et des personnes ressources des Ministères techniques et organismes chargés des problèmes d’assainissement ;

  • Des analyses cartographiques à partir des documents disponibles (cartes, bases de données statistiques, etc.)

  • Des mesures des débits des effluents liquides par la méthode de la capacité jaugée qui utilise un vase de contenance connue et un chronomètre pour la mesure du temps de remplissage de ce vase. Sur chaque site et pour chaque mesure, 5 essais successifs sont réalisés et la valeur du débit retenue est la moyenne arithmétique de ces cinq valeurs.

  • Des analyses des paramètres physico chimiques des effluents suivant les méthodes présentées dans l’annexe n°2.

  • La recherche et le dénombrement des germes témoins de la contamination fécale dans les effluents par la technique des membranes filtrantes. Pour les coliformes fécaux, c’est la gélose lactosée au TTC et au tergitol qui a été utilisée comme milieu de culture tandis que la gélose à la bile, à l’esculine et à l’acide de sodium a été utilisée pour les streptocoques fécaux.

  • L’évaluation des risques sanitaires des impacts environnementaux a été réalisée à travers :

  • la recherche et le dénombrement des germes témoin de la contamination fécale (coliformes et streptocoques fécaux) à l’entrée et à la sortie de la station de lagunage de Biyem Assi ainsi que sur d’autres sites particuliers des cours d’eau superficiels et des effluents liquides de quelques industries de la ville de Yaoundé.

  • des enquêtes et interviews pour l’inventaire et la caractérisation des principales activités exercées dans les cours d’eau ;

  • l’évaluation de la couverture végétale des différents plans d’eau et étangs pour l’appréciation de leurs degrés d’eutrophisation


Chapitre II : L’assainissement des eaux usées en Afrique, au Cameroun et au Tchad
II.1/ L’ASSAINISSEMENT DANS LES VILLES AFRICAINES
Du fait du développement accéléré et incontrôlé des villes africaines, 65% à 100% des habitations ne sont pas raccordées à un réseau d’assainissement. Il arrive que quelques zones de la ville soient munies d’un réseau d’évacuation des eaux usées. L’assainissement urbain par fosse septique ou d’autres systèmes décentralisés atteint difficilement 15-20% des ménages, et correspond aux quartiers de moyen et haut standing. Plus de la moitié de la population urbaine d’Afrique utilise les latrines simples à fond perdu ou latrines améliorées (Montangero et al, 2000). Bien qu’il y ait eu quelques projets de construction de latrines individuelles ou issus des efforts des habitants, la mauvaise qualité du service d’assainissement est largement déplorée par la population et l'épuration des effluents est rarement assurée.

Les services publics sont incapables de faire face à la demande de vidange des fosses. L’enlèvement des boues et autres matières de vidange s'effectue généralement sans aucun contrôle ni des lieux, ni des conditions de manutention. Le plus souvent ces déchets sont déversés dans les marigots, les caniveaux ou sur des terrains vagues. Il en résulte un état de pollution grave des nappes phréatiques qui sont par ailleurs encore très sollicitées pour l’approvisionnement en eau de consommation. Ceci est particulièrement visible dans les quartiers populaires, où les densités parfois très élevées s’accommodent de plus en plus difficilement des pratiques traditionnelles du milieu rural, et où les moyens financiers des ménages rendent difficile l'accès de ces derniers à un réseau d’assainissement ou même à des équipements individuels.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF indiquent que la couverture de l’assainissement urbain en Afrique ne concerne que moins 84% de la population (Figure 1), ce qui ne veut pas dire que 84% des populations urbaines en Afrique a accès à un assainissement correct. Il y a encore près de 16% de la population des villes qui ne dispose d’aucun dispositif d’assainissement des excrétas.

Figure 1 : Taux de couverture de l’assainissement en Afrique, 1999 et 2000.



Source : OMS, 2000
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