Démarches systémiques & géographie humaine








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II Diversité de l’apport du systémisme en géographie humaine

A Les systèmes dans la réflexion théorique sur l’espace

Le travail de Peter Haggett dans L’analyse spatiale en géographie humaine est fondateur : dès 1965, il associait « système » et « région polarisée » et mettait en place les bases d’une importation conceptuelle. Les lecteurs français ont eu ce texte sous les yeux dès 1973, mais il s’est passé plus de quinze ans avant qu’on en retrouve des échos directs dans la production nationale... Je vous l’ai reproduit ci-dessous in extenso.

La nature des systèmes

Qu'est-ce qu'un système? Selon une définition peu précise citée par Chorley, c'est « un ensemble d'objets, assorti de relations entre ces objets et leurs attributs » (Hall et Fagen, 1956). Dans le langage de tous les jours, on parle, en plomberie, d'un « système d'eau chaude » dans lequel l'ensemble des objets (chaudières, tuyaux, cylindres, etc.) est lié par l'intermédiaire de la circulation de l'eau, avec un apport d'énergie sous forme de chaleur. En géomorphologie, on peut parler d'un « système d'érosion » dans lequel l'ensemble des objets (lignes de partage des eaux, versants, cours d'eau) est lié, par l'intermédiaire de la circulation de l'eau et des sédiments, avec un apport d'énergie sous forme d'averses.

En géographie humaine, l'équivalent le plus proche est sans doute la région polarisée, dans laquelle l'ensemble des objets (villes, villages, exploitations agricoles, etc.) est lié par des mouvements ou flux (d'argent, de migrants, de marchandises, etc.), et où les apports d'énergie résultent des besoins biologiques et sociaux de la communauté. Cette idée existe implicitement dans la plus grande partie de la théorie des places centrales, bien que quelques auteurs seulement [...] se soient référés au concept de « système » pour en faire la description.

Il est donc clair que les systèmes sont des portions, arbitrairement délimitées, du monde réel, qui possèdent des connexions fonctionnelles. Von Bertalanffy (1951) distingue les systèmes fermés et les systèmes ouverts. Les systèmes fermés possèdent des limites définissables à travers lesquelles aucun échange d'énergie n'a lieu, mais, comme on n'a guère de chances, de par leur définition, d'en rencontrer au cours d'études géographiques (sauf dans le cas limite où l'on étudie le monde entier), il n'en sera pas question ici.

Les régions polarisées (ou nodales) en tant que systèmes ouverts

Dans la première partie de ce livre, nous adoptons le point de vue selon lequel il est possible de considérer les régions polarisées comme des systèmes ouverts [...] : l'étude des mouvements (chap. 2) conduit à l'examen des canaux le long desquels les mouvements se produisent, et qui forment le réseau (chap. 3), à l'examen des noeuds de ce réseau (chap. 4) et de leur organisation selon une hiérarchie (chap. 5) ; finalement sont intégrées au système les zones interstitielles considérées comme des surfaces (chap. 6). On peut se représenter plus clairement cette progression, qui va des flux d'énergie aux formes topographiques identifiables, grâce à la figure 1.5, où l'on peut, à la place de leurs équivalents géométriques abstraits, mettre des formes géographiques plus familières : routes, habitat, hiérarchie urbaine, zones d'utilisation du sol. Des sceptiques considèrent encore la région polarisée comme une pure construction de l'esprit ; pourtant, Dickinson [1964] a examiné en détail les régions urbaines existant aux États-Unis et en Europe occidentale, et Caesar [1955, 1964] a montré la force de la polarisation à l'intérieur de régions aussi dissemblables par la taille que le bloc communiste d'Europe orientale et le Nord-Est de l'Angleterre.



Source : P. Haggett (1973)

Si on veut considérer les régions polarisées comme des systèmes ouverts, il faut d'abord définir les critères qui permettent d'identifier de tels systèmes, puis vérifier s'ils existent dans le système régional. Selon Chorley [...], les systèmes ouverts possèdent certaines des six caractéristiques suivantes : 1° leur entretien et leur conservation nécessitent un apport d'énergie. En même temps, ils ont la capacité : 2° d'atteindre un « état stable » dans lequel des ajustements de forme répondent aux entrées et aux sorties d'énergie et de matière ; 3° de se régler eux-mêmes, par des ajustements homéostatiques ; 4° de conserver des grandeurs optimales pendant un certain temps ; 5° de conserver leur organisation et leur forme dans le temps au lieu de tendre (comme font les systèmes fermés) vers l'entropie maximale ; 6° d'avoir un comportement « équifinal », en ce sens que des conditions initiales différentes peuvent conduire à des résultats finaux identiques.

Il est certain que les géographes rencontrent dans leurs systèmes régionaux certaines de ces six caractéristiques. L'organisation régionale a besoin d'être entretenue par des flux constants d'hommes, de marchandises, d'argent, d'informations ; à un excès de flux vers l'intérieur du système peuvent répondre des changements de forme (développement des villes ou expansion urbaine), de même qu'une diminution des mouvements peut entraîner des contractions, faire mourir des villes. Il est clair que les deux premières conditions sont satisfaites. Il en est de même pour la troisième condition : la région urbaine se conforme au principe de Le Châtelier, en ce sens que la zone d'attraction de la ville peut s'étendre ou se contracter, en réponse à une augmentation ou à une diminution des flux. Selon Berry et Garrison, la région urbaine satisferait la quatrième et la cinquième condition, en ce sens que la forme des relations entre le rang et la taille des villes [...] tend à être relativement constante, dans le temps comme dans l'espace. Enfin, le fait que les grandes villes visent de plus en plus à acquérir la même forme, d'un continent à l'autre, donne à penser que le système ouvert urbain est capable d'avoir un comportement « équifinal ».

Considérer la région comme un système ouvert présente l'avantage d'attirer l'attention sur les liens entre forme et processus, et de mettre la géographie au rang d'autres sciences, biologiques et sociales, dont la réflexion s'organise de cette manière. Des échanges entre spécialistes qui étudient les « écosystèmes » à tous les niveaux devraient s'avérer profitables [...].58

Peter HAGGETT

Ce passage, extrêmement riche et fondamental, mérite commentaire. Parmi toutes les « entrées » de la pensée systémique, il est notable de constater que c’est l’entrée « interdépendance » ou solidarité qui est privilégiée dans la définition liminaire ; solidarité entre ce qu’Haggett appelle les « objets géographiques », dont il est essentiel ici de souligner la matérialité. Il est question d’objets à la fois matériels et localisables, qui sont les éléments de base des « systèmes régionaux ». On peut les abstraire avec le formalisme point/ligne/surface, on peut les articuler génétiquement, mais à la base ils sont fondamentalement concrets. Cette matérialité initiale allait être la source de nombreuses polémiques, car elle pose le problème de l’espace : le système est ici exprimé par des objets tout à la fois matériels et spatiaux (par leur localisation).

Le concept de « région polarisée » précise celui de « région » au sens large, qui se prête à toutes les utilisations — puisqu’à la limite, toute portion d’espace est « région » au sens de « surface considérée ». La région polarisée, au contraire, a quelque chose d’organique : elle présuppose des centres hiérarchisés qui la dominent et lui donnent des limites. L’idée (implicite) d’une région-organisme, finalement assez ancienne, a favorisé l’importation du concept de système, très en vogue dans le monde anglo-saxon au moment de la rédaction du livre de P. Haggett. Ce postulat établi, l’auteur construit une assez fascinante théorie génétique de ces régions polarisées, dans laquelle on voit émerger (mais non exclusivement) des éléments structurels (points, lignes et surfaces). La conceptualisation de Peter Haggett est doublement génétique, en ce sens qu’elle peut faire office d’hypothèse sur la genèse de certaines régions polarisées et qu’elle propose en même temps une progression méthodologique de l’analyse régionale (l’auteur parle d’« étapes »). Du point de vue structurel, la théorie haggettienne, fondamentalement dynamique, postule la préexistence des lignes (« canaux » des mouvements), dont l’entrecroisement génère des points remarquables (noeuds) qui se hiérarchisent du fait de leur positionnement comme noeuds. Les surfaces apparaissent en dernier dans l’analyse : elles sont « interstitielles », et pour tout dire un peu périphériques...59

Peter Haggett parle indifféremment de « région polarisée » ou de « système régional », tissant une étroite relation entre l’objet « région polarisée » et le concept qu’il importe ici. Il faut insister brièvement sur la définition qu’il propose des systèmes comme « portions, arbitrairement délimitées, du monde réel, qui possèdent des connexions fonctionnelles » : le principe de délimitation arbitraire permet d’évacuer le problème de l’homogénéité absolue de l’objet, au profit d’une homogénéité relative, définie par les « connexions fonctionnelles », c’est-à-dire les relations spécifiques qui articulent les éléments spatiaux en système. Le fameux modèle à cinq étapes qu’il propose permet justement de fonder en théorie ces connexions fonctionnelles. Cela ne suffit pas en revanche à légitimer l’importation du concept de système, aussi est-il amené à proposer une définition normative des systèmes géographiques (basée sur six critères) et à valider ceux-ci (c’est ce qu’il opère dans les trois derniers paragraphes). Les contraintes que pose Peter Haggett sont assez souples : il faut respecter « certaines » caractéristiques (et non la totalité...), même si, finalement, les « régions urbaines » les respectent toutes. Sa « validation » des six principes (avant-dernier paragraphe) est elle-même très souple (en matière d’administration de la preuve...) et présente une sorte de dérive : on glisse insensiblement d’un objet « système régional » à un objet « système urbain ».60 En somme, le transfert conceptuel s’opère, mais sa légitimation est ténue et relativement imprécise. Ce qu’il y a de plus solide dans la pensée de Haggett n’est peut-être pas l’acclimatation du concept de système mais sa réflexion sur ce qu’il désigne comme « l'attention sur les liens entre forme et processus » (via la théorie des cinq étapes, décrite dans le texte et matérialisée par le schéma) ; à notre sens, l’apport proprement géographique l’emporte sur la référence systémique. Le dernier paragraphe montre de surcroît à quel point, même chez Haggett, l’importation conceptuelle vise à légitimer la géographie, puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, que de « mettre la géographie au rang d'autres sciences61, biologiques et sociales... ». On a le sentiment qu’il s’agit là d’un plaidoyer à destination d’autres géographes, afin de généraliser la référence à la théorie systémique pour ce qu’elle aurait de revalorisant pour la géographie humaine...

Ce plaidoyer a, en quelque sorte, été plus qu’entendu par les géographes français durant les années 1980. Il serait toutefois illusoire de penser qu’il a été fait un usage normatif du concept de système. Déjà, il ne faut pas oublier la nature fondamentalement théorique du texte de Peter Haggett : on ne parle pas de la même façon des systèmes dans un ouvrage de théorie géographique et dans un travail sur un objet particulier que l’on construira comme système. Ceci pourrait illustrer une dualité d’usage que l’on peut repérer dans la production géographique française : dans un premier temps, un certain nombre d’auteurs (comme Henri Reymond, Franck Auriac, François Durand-Dastès, et bien d’autres...) se sont essayés à utiliser la théorie du système général comme un outil d’interprétation, valorisant les aspects algorithmiques (H. Reymond, H. Chamussy, A. Dauphiné, F. Durand-Dastès, etc.) ou les aspects heuristiques (F. Auriac, F. Durand-Dastès, G. Baudelle, etc.) pour reconstruire tel ou tel objet géographique : ce sont les travaux de F. Auriac sur le vignoble du Languedoc62, de F. Auriac et F. Durand-Dastès sur le ghetto noir central63, de G. Baudelle sur le « système minier »64, de J.-P. Marchand sur l’Irlande65. Ultérieurement, à travers les travaux des théoriciens-quantitativistes spécialisés en géographie urbaine, l’approche algorithmique s’est fortement développée (notamment via les travaux de Denise Pumain, Thérèse Saint-Julien et Léna Sanders), alors que la démarche heuristique a perdu de sa spécificité, noyée au milieu d’une foule de formes de schématisation vaguement systémiques... Les entreprises de géographie théorique ont fait un tout autre usage de notion de système. Il est à noter qu’elles sont peu nombreuses et sont apparues tardivement, en regard de l’introduction de l’approche systémique dans la géographie française. Qu’il s’agisse de La Face de la terre de Philippe et Geneviève Pinchemel (1988) ou de Le déchiffrement du monde de Roger Brunet (1990, livre premier de Mondes nouveaux), la parution est postérieure d’une décennie au moins à la grande vague systémiste. Dans un cas comme dans l’autre, force est de constater qu’il n’y a pas un transfert des idées systémistes mais chez l’un et l’autre une réappropriation très personnelle de l’idée de système. Afin que vous puissiez vous faire une idée de cette réappropriation, je vous ai reproduit des passages significatifs de l’un et l’autre ouvrage.

1° Chez Roger Brunet :

Ayant affaire à des espaces, il n'est vraiment pas suffisant de se contenter d’en décrire des éléments, en un ordre convenu, ou dans un ordre inversé sans autre raison que de contredire une pratique courante. Si l’on a l’ambition d'essayer de comprendre la production et le fonctionnement d'espaces géographiques, il faut bien s'en donner les moyens. À cette fin, il y a lieu de réfléchir aux actions et aux relations d'ordre général, même de nature apparemment a-spatiale, qui sont susceptibles de déterminer les différences dans l'espace, et de faire système — tout en gardant à l'esprit leurs implications spatiales possibles. La compréhension des espaces ne peut venir du seul examen de mécanismes purement « spatiaux », mais de la relation entre ceux-ci et la spatialisation de mécanismes généraux. C'est pourquoi il nous faut maintenant explorer, de l'intérieur, mais d'une façon générale, ce qui peut se constituer en systèmes spatiaux. Il ne s'agit en rien de proposer des solutions techniques dans un esprit positiviste désuet, mais de pousser aussi loin que possible du côté de l'analyse, en en sachant les limites, afin d'éviter les abus et les facilités du discours irréfutable et entièrement subjectif : d'où cette praxéologie (H. Reymond), la recherche des forces en présence, des systèmes de forces, des stratégies et des valeurs des acteurs, observées dans leurs actions mêmes. Ce n'est en rien une analyse économique, ou sociologique, ou politologique : il s'agit de comprendre ce qui fait les espaces, en ayant à l'esprit tout ce que l'on sait d'eux.

Les forces qui font l'espace

L’hypothèse fondatrice est qu'il existe des espaces distincts, dotés d'une structure spatiale particulière, et que cette différence est produite et entretenue par un système d'actions régulé, nanti de boucles de rétroaction suffisantes pour en maintenir la structure, ou la développer. Le géographe ne peut prétendre connaître un espace que lorsqu'il en analyse non seulement l'organisation spatiale [...] mais encore le système des acteurs et des actions, le mode de production même.

La question vaut pour toutes les sortes d'espaces : nous les spécifierons ensuite. Il va de soi que nous n'avons affaire qu'à des systèmes ouverts : imaginerait-on l'isolat le plus complètement fermé, il recevrait pourtant l'essentiel de son énergie du Soleil ; comment subsisterait-il autrement, de quoi vivrait Robinson et que serait son territoire ? Il est non moins évident que tout système spatial n’est jamais qu'un sous-système ; le système Monde lui même n'est après tout qu'un sous-système de l'Univers. Le problème fondamental est d'apprécier le degré d'autonomie des sous-systèmes. Ce degré varie certainement selon le niveau spatial auquel se situe l'espace observé. On ne saurait en rester là.

S'il y a système, il y a des éléments en interaction, une structure du système et une énergie du système ; et un « pilote », qui peut être un sous-système de régulation interne ou un régulateur externe, ou les deux ; plaçons-nous ici d'un point de vue général, sans référence à des machines particulières ni à des analogies mécaniques ou robotiques. L'énergie du système ne peut guère être que le travail des hommes et des femmes, sous toutes ses formes. Encore faut-il examiner en quoi et comment il fait la différence.

La suggestion que nous avancerons à ce point est que quatre grandes forces composent ensemble le travail pris au sens large, font l'énergie du système, et que leurs relations décrivent la structure de celui ci : ce sont les travailleurs, l'information, les ressources et le capital (R. Brunet, 1975). On peut les définir autrement, et en plus grand nombre : il semble y avoir là un noyau dur et irréductible. Celso Furtado (1980), distinguant quatre « facteurs stratégiques » (finances, marchés, ressources non renouvelables, main-d'oeuvre) et un « facteur privilégié », la créativité technologique, est proche de ce point de vue. [...]

Parce qu'il est intéressant de raisonner sur des systèmes, il semble préférable d'envisager la question en termes d'acteurs et d'actions, d'énergies et de forces, y compris pour un système de nature sociale. Ce n'est d'ailleurs pas d'aujourd'hui que l'on parle des « forces de production ». Ces « éléments » du système territorial agissent ensemble, et les uns sur les autres : ils sont à la fois produits et agents, chacun à sa façon. Ils interagissent directement, et par l’intermédiaire des moyens de production. L’ensemble est régulé par une « commande » qui maîtrise et répartit les flux entre les éléments. Ce sont ces six éléments, et leurs relations, qu’il faut connaître pour apprécier l'énergie d'un système local, et sa dynamique.

La structure du système général est représentée par la figure [ci-dessous]. D'autres représentations sont possibles. Par expérience, celle-ci parait simplement être la plus commode, ou la plus efficace. Convenons, pour économiser des périphrases, d'appeler P la population concernée, I l'information dont elle dispose, R les ressources qu'elle met en œuvre, K le capital qu’elle produit et utilise, M les moyens de sa production, et C sa « commande ». L'ensemble {P, I, R, K} est l'ensemble des forces productives. Il y a lieu de définir chacune d'elles, ses relations externes et ses relations internes : aucune n'existe sans les autres. Le schéma choisi montre clairement qu'aucune hiérarchie de principe n'est établie entre elles. S'il existe quelque part des premières ou dernières instances et des déterminants absolus, c'est ailleurs ou plus tard qu'il faudra les chercher.

Un espace n'est pas connu si ne sont pas connues, dans leurs masses, leurs qualités et leurs relations, ces quatre formes d'énergie et ce qui les met en oeuvre. Elles doivent se lire comme toujours spatialisées, en ayant à l'esprit des cas concrets [...]. Sans en spécifier pour le moment les niveaux, imaginons ce qu'ici ou là peut être l'état des forces de travail et de leur partage, de l'information, des ressources, des capitaux, et évaluons la dynamique que nourrit leur composition. Il va de soi qu'une telle mise en ordre n'est ni une approbation — décrire un système n'est en rien le justifier —, ni une démonstration que tout est en ordre — ces systèmes sont pleins de contradictions et de désordres. En arrière plan est une idée simple, et chaque jour un peu oubliée par des décideurs. On ne peut pas faire n’importe quoi n'importe où. Et d'ailleurs, on ne le fait pas.66



R. Brunet, « Le déchiffrement du monde », Mondes nouveaux, Géo. universelle, vol. 1, Belin-Reclus, 1990, p. 130.

Roger BRUNET
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