Démarches systémiques & géographie humaine








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analogie dont on escompte un intérêt de connaissance. C’est en ce sens qu’il s’agit d’une métaphore.

44 Il ne s’agirait pas pour autant de considérer la totalité des géographes classiques comme pré-systémistes. Emmanuel de Martonne, Jules Sion (pour d’autres raisons), la quasi-totalité des auteurs de l’après deuxième guerre mondiale, etc., s’inscrivent dans divers schèmes de pensée déterministe : géologico-climatique chez E. De Martonne, climatique ou patrimoniale chez J. Sion, techniciste chez Pierre George et ses nombreux émules. La rituelle (et bien vaine) référence à la « complexité » des « faits géographiques » est largement une clause de style, qui légitime le recours intensif au « plan à tiroirs » ; elle s’auto-dissout bien souvent lorsqu’il s’agit réellement de mettre à jour un lien causal. On retrouve alors, prégnant, le schème explicatif mono-causal.

45 P. Vidal de la Blache, « Régions françaises », dans Revue de Paris, 1910, décembre, p. 821-849.

46 P. Vidal de la Blache, « La relativité des divisions régionales », Athéna (conférence à l’École des hautes études sociales), 1911, repris dans Les divisions régionales de la France, Paris, Félix Alcan, 1913.

47 A. Cholley, Guide de l’étudiant en géographie, Paris, PUF, 1942.

48 A. Cholley, La géographie (Guide de l’étudiant), Paris, PUF, 1951.

49 Cette terminologie est encore très répandue : Roger Brunet, notamment, ne cesse de l’employer dans ses abondants écrits théoriques. Cf. supra.

50 C’est notamment clair dans son « classique » traduit en français : B. J. L. Berry, Géographie des marchés et du commerce de détail, Paris, Armand Colin, 1971, notamment pages 138-140.

51 Cf. P. Haggett, L’analyse spatiale en géographie humaine (trad. fr.), Paris, Armand Colin, 1973, notamment pages 27-30.

52 Cf. R. Abler, J. S. Adams & P. Gould, Spatial Organization. The Geographer’s View of the World, London, Prentice Hall, 1972.

53 Cf. A. Pred, City Systems in Advanced Societies, London, Hutchison, 1977.

54 Ou plus exactement : par certaines branches de ces champs. Ce n’est pas toute la sociologie qui est systémique, mais certains de ses courants (autour d’Yves Barel ou d’Edgar Morin notamment...)

55 Et bon nombre d’identités ne sont guère attachées à des lieux (il en va ainsi des identités religieuses, sociales, voire de certaines identités ethniques, notamment en Afrique...).

56 Quartier aisé de Moscou.

57 Mais pendant longtemps, les géographes ont considéré que le « fait régional » était évident et s’imposait à eux, car il était fondé presque naturellement... (cf. infra). D’où l’implicite dénoncé par les Nouveaux géographes : si chaque région existait en soi, alors il s’agissait de se mettre en quête de son identité et pas du tout de définir des hypothèses préalables...

58 P. Haggett, L’analyse spatiale en géographie humaine (trad. fr.), Paris, Armand Colin, 1973, p. 27-30.

59 Une telle conceptualisation n’est pas neutre et se ressent de ses origines anglo-saxonnes : dans tout cela on retrouve une conception de l’évolution des sociétés reposant sur des dynamiques « spontanées », initiées par des acteurs micro-géographiques, conception libérale dans laquelle on ne trouve pas trace d’un quelconque volontarisme politique. Le « spontanéisme » de cette théorie est également illustré par l’idée que les flux sont préexistants — ou au moins prégnants dans l’analyse — par rapport aux noeuds, qui apparaissent dès lors initialement déterminés par les propriétés des réseaux. On a là une conception extrêmement discutée et au cœur de nombreux débats aujourd’hui : ce que l’on appelle la théorie des effets structurants. Cf. J.-M. Offner, « La théorie des effets structurants : mythe politique, mystification scientifique », L’Espace géographique, 1993, n° 3, p. 233-242. Le propos critique de Jean-Marc Offner est un bel exemple de pensée complexe appliquée à la réflexion sur les relations réseaux/développement territorial.

60 Cette dérive me semble fort significative et en quelque sorte prémonitoire de l’évolution de l’usage de la TSG en géographie : on a dans un premier temps (au début des années 1980) voulu considérer les régions polarisées comme des systèmes, mais, progressivement, c’est surtout à propos des villes (et des systèmes de villes) que le concept a trouvé un intérêt heuristique...

61 C’est nous qui soulignons.

62 Cf. la troisième partie de cette section de cours et l’article de Franck Auriac et François Durand-Dastès (1981), mentionné dans la bibliographie.

63 Id. : cf. F. Auriac et F. Durand-Dastès, 1981, op. cit.

64 Cf. l’article de Guy Baudelle, « L’héritage spatial, agent d’inertie : l’exemple des bassins miniers », 1990, cité dans la bibliographie.

65 Jean-Pierre Marchand, « Catastrophes et accidents climatiques », chap. iv de Contraintes climatiques et espace géographique : le cas irlandais, Caen, Paradigme, 1985, p. 241-252 notamment.

66 R. Brunet, « La dynamique des systèmes », chapitre IX du livre premier, « Le déchiffrement du monde » de R. Brunet & O. Dolfuss, Mondes nouveaux, Géo. universelle, vol. 1, Belin-Reclus, 1990, p. 129-131.

67 Philippe et Geneviève Pinchemel, « Les systèmes spatiaux », chapitre IX de La Face de la terre. éléments de géographie, Paris, Armand Colin, 1988, p. 185-190.

68 Cette dernière assertion n’est pas à prendre de façon péjorative : je ne porte pas de jugement de valeur en la formulant.

69 ... que j’ai évoquée et explicitée dans l’introduction de ce cours sur les systèmes.

70 Le mot « géonomique », d’usage fort peu banal, est emprunté à l’urbaniste Maurice-François Rouge (1899-1980), qui dans les années 1940-1950 avait tenté sans succès de fonder une nouvelle discipline, la géonomie ou science de l’organisation de l’espace, dans la lignée de l’aménagement du territoire naissant et des « grands travaux » prométhéens (soviétiques, américains, etc.), caractéristiques de l’après-guerre.

71 Plusieurs exemples de résilience apparaissent dans le chapitre ix de La Face de la terre : ainsi la rémanence du vieux parcellaire agricole médiéval dans la structure des îlots urbains du quartier du marais (fig. 45, p. 191) ou la pérennisation de voies romaines devenues des axes majeurs de la France contemporaine. Précisons toutefois que, si l’idée de résilience est intuitivement développée par P. & G. Pinchemel, le mot leur est absolument étranger... Il est en revanche au centre de l’article de C. Aschan-Leygonie mentionné dans la bibliographie.

72 Pour des éclaircissements supplémentaires, on renverra à P. Frankhauser, La fractalité des structures urbaines, Paris, éds Anthropos, coll. « Villes », 1993.

73 Franck Auriac & François Durand-Dastès, « Réflexions sur quelques développements récents de l'analyse de systèmes dans la géographie française » dans Brouillons Dupont, n° 7, 1981, p. 71-80.

74 Franck Auriac & François Durand-Dastès, op. cit, p. 76.

75 Idem, p. 79.

76 Ce pouvoir de rétroaction est évoqué en détail dans la troisième partie de ce cours.

77 H. Reymond, communication orale, Strasbourg, 1976. Cité dans M. Berger, D. Pumain, M.-C. Robic, « Les géographes et l’espace : quelques réflexions », Cahiers de Fontenay, n° 4, géographie, École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, sept. 1976.

78 Guy Baudelle & Philippe Pinchemel, « De l’analyse systémique de l’espace au système spatial en géographie », dans F. Auriac & R. Brunet (dir.), Espaces, jeux et enjeux, Paris, Fayard-Fondation Diderot, 1986, p. 83-94.

79 C’est nous qui soulignons.

80 Cf., outre l’article sus-cité, une contribution ultérieure : Guy Baudelle, « L’héritage spatial, agent d’inertie : l’exemple des bassins miniers », dans Groupe Dupont, Géopoint 1990, Histoire, Temps et Espace, Avignon, 1990, p. 57-62.

81 Franck Auriac & François Durand-Dastès, op. cit, p. 78.

82 Idem, p. 75.

83 Roger Brunet, « Systèmes et approche systémique en géographie », BAGF, 1979, n° 465, p. 401-403.

84 Idiographique, du grec idios, « qui appartient en propre à », « particulier », « séparé », « distinct », ... (adjectif dont dérive aussi le mot « idiot »). Une démarche idiographique vise à spécifier le(s) particularisme(s) inaliénable(s) d’un objet de connaissance. Ce qui pose le problème (préjudiciel) de la norme (ou loi) en fonction de quoi l’on affirme que l’objet est original...

85 Système économique et espace, Paris, Économica, 1983, p. 8.

86 F. Auriac, « Pertinence de certains concepts de l’analyse de système en géographie », dans Yves Guermond, dir., Analyse de système en géographie, Presses universitaires de Lyon, 1984, p. 312.

87 Je ne développerai pas ici cette caractérisation : ce serait ouvrir un abîme de questions nouvelles, bien souvent irréductibles à la perspective de ce compte-rendu. Le thème de la contradiction socio-économique et la référence aux rapports de classe, comme perspective de l'analyse sociale, renvoient à un horizon marxiste, même si les thèses développées par Franck Auriac sont parfois hétérodoxes, au regard d'une vulgate rigide et stéréotypée.

88 Extrait de Franck Auriac & François Durand-Dastès, « Réflexions sur quelques développements récents de l'analyse de systèmes dans la géographie française », 1981, op. cit., p. 72 et 74.

89 Dans l'article : « Sur quelques rapports entre causalité et analyse de système » dans Analyse de système en géographie, P.U. de Lyon, 1984.

90 « On ne peut assigner à [l’espace] un rôle premier, car ce sont les relations d’ordre économico-social qui, dans leur combinaison systémique, provoque son émergence » [p. 7].

91 Dans le premier chapitre, l'auteur met en évidence le maintien de la vigne aux abords des villes où, « friche sociale parfaite », la vigne est la meilleure solution d'immobilisation de la terre en attendant une revente spéculative.

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