I. Le but de la rÉforme : passer du lycÉe conçu exclusivement comme une fin en soi au lycÉe préparant ses ÉlÈves À l’enseignement supÉrieur 11








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IV.- L’orientation : donner À l’ÉlÈve les informations lui permettant d’Être un acteur À part entiÈre


« Notre pays est malade de son orientation » (1). Ce commentaire du délégué interministériel à l’orientation, M. Bernard Saint-Girons, illustre le caractère chronique des dysfonctionnements du système français d’orientation. Ceux-ci ayant été analysés par de multiples rapports, on se contentera de les rappeler brièvement.

Les dispositifs actuels d’orientation – orientation scolaire, découverte des métiers, orientation vers l’enseignement supérieur et orientation tout au long de la vie – sont émiettés et peu ou pas pilotés. Cette « balkanisation » suscite l’insatisfaction des usagers, à savoir les élèves et leurs familles. Ces derniers ont en particulier le sentiment d’être les victimes d’un processus subi, car ils sont désarmés faute d’une vision claire, qu’aucun acteur ne leur offre, des métiers et des formations qui y conduisent et d’une mauvaise articulation entre l’orientation scolaire et l’orientation tout au long de la vie.

C’est la raison pour laquelle des parents d’élèves peuvent déclarer que « l’orientation est un stress permanent » (2).

Au lycée, la préparation de l’orientation apparaît souvent comme étant tardive, cloisonnée dans une logique de filières hiérarchisées et prenant très peu en compte la perspective de l’insertion professionnelle et de la formation tout au long de la vie.

Ainsi, les élèves entrant au lycée « ne sont actuellement pas informés de la réalité des sections dans lesquelles ils sont affectés (générale, technique, professionnelle), ni des métiers auxquels ils peuvent accéder ou du marché de l’emploi. Des filières entières sont laissées pour compte alors que les débouchés professionnels sont assurés, comme c’est le cas pour les STI [sciences et technologies de l’information ] » (3). Bref, on choisit souvent des études, sur la base de représentations approximatives, plus qu’un métier ou un champ d’activité professionnelle. Au final, « l’élève choisit souvent son orientation en idéalisant un train de vie » (4).

C’est contre cette culture de la désorientation, à laquelle échappent, bien entendu, les fils d’enseignants et de cadres, qu’il faut lutter. Ce combat doit être accompagné d’un autre, porté en amont du lycée et concernant l’accès des bacheliers aux formations du supérieur, qui doit être rendu plus équitable et plus cohérent. Enfin, le présent rapport présentera, en guise de conclusion, quelques réflexions concernant les contours d’un service public de l’orientation pour les jeunes.

A. au lycÉe : Une orientation inscrite au cœur du projet d’Établissement


Toute orientation choisie présuppose le respect d’une règle de bon sens : « Le choix des filières doit répondre à un projet professionnel » (1).

Les développements qui suivent formuleront plusieurs recommandations susceptibles d’améliorer le processus d’orientation au lycée. Mais avant de les présenter il convient de rappeler que la réforme des parcours et du temps scolaires, telle qu’elle a été esquissée au début du présent rapport, devrait aussi favoriser le développement de la culture de l’orientation.

En effet, l’organisation modulaire des enseignements en Seconde et la spécialisation progressive des cursus du nouveau lycée rendrait enfin possible l’éducation à l’orientation prévue par la loi du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation, en contribuant à développer chez le futur adulte la capacité d’être acteur de ses choix professionnels. De plus, ainsi que cela a déjà été souligné, les trois heures d’accompagnement, dont tout lycéen bénéficiera, pendant sa scolarité, permettraient aux élèves, qui le souhaitent, de profiter de ce temps encadré pour s’informer sur les métiers et les formations, avec l’aide des enseignants.

Cependant, le nouveau lycée ne guérirait pas, de façon magique, tous les maux dont souffre actuellement le processus d’orientation. D’autres mesures devraient être prises, en commençant par celles qui permettraient d’inscrire l’orientation dans la durée et de l’organiser autour de la découverte des métiers.

Ce processus doit en effet être envisagé comme un continuum, avançant par paliers réguliers : commençant au collège, la découverte des métiers et des formations se prolonge au lycée et conduit naturellement aux formations post-bac. C’est pourquoi il faut apporter très tôt aux élèves les éléments d’information qui leur permettront de nourrir un projet personnel. Et c’est dans ce but qu’il faut veiller à l’application de la « découverte des métiers » au lycée, qui, à l’heure actuelle, n’est pas autant formalisée qu’au collège.

On rappellera ici que la découverte professionnelle de trois heures, proposée à titre optionnel aux élèves de cinquième depuis la rentrée 2005, va être généralisée à tous les collèges à partir de la rentrée 2009 au niveau de cette classe et l’est depuis la rentrée 2008 au niveau de la quatrième. Il existe aussi des « parcours de découverte des métiers », toujours en collège, qui ne bénéficient pas d’heures fléchées et se font à partir de la cinquième, à l’initiative des équipes pédagogiques.

Au lycée, en revanche, il n’y a que les entretiens d’orientation, les forums ou journées de présentation des métiers, éventuellement organisés par tel ou tel établissement, notamment en partenariat avec les organismes consulaires.

À partir de ces activités, il convient donc d’organiser une véritable « instruction » autour des métiers, qui ne doit pas être périphérique par rapport aux enseignements disciplinaires. Dans ce but, il faut s’assurer que les entretiens d’orientation conduits avec les élèves par les conseillers d’orientation-psychologues et les enseignants sont centrés sur les métiers sur lesquels les formations peuvent déboucher. Autrement dit, les lycéens doivent bénéficier d’informations fiables sur les emplois auxquels ils pourront postuler en suivant telle ou telle formation.

Dans le même temps, l’orientation doit être désenclavée, ce qui suppose d’établir des partenariats forts entre les lycées et les entreprises. Cette collaboration entre deux univers qui, aujourd’hui encore, peuvent s’ignorer – même si c’est moins souvent le cas dans les filières technologiques que dans les filières générales – est indispensable. En effet, orienter, ce n’est pas « théoriser » sur tel ou tel métier, mais c’est bénéficier de présentations concrètes de ces métiers par ceux qui les exercent.

1. L’établissement, lieu géométrique de l’orientation


Le « lieu géométrique » de l’orientation, pour reprendre les termes du délégué interministériel à l’orientation, M. Bernard Saint-Girons, doit être le collège ou le lycée, dont le projet d’établissement doit impérativement comporter un volet spécifiquement consacré à ce sujet (1).

Plusieurs mesures doivent être prises pour s’en assurer.

● Des conseillers d’orientation affectés dans les établissements et au recrutement élargi

Les conseillers d’orientation-psychologues (COP) devraient être rapatriés dans les établissements scolaires. Il s’agit d’une préconisation essentielle, se déclinant en plusieurs mesures et visant à mettre fin à une situation où les parents d’élèves « regrettent l’incapacité des COP » (2).

Actuellement, les 3 784 conseillers COP n’interviennent que pour 60 % de leur temps dans les établissements scolaires, car, le reste du temps, ils travaillent dans les 574 centres d’information et d’orientation et leurs annexes où ils accueillent les jeunes en entretien individuel ou les aident à établir leur projet professionnel en recourant à des logiciels informatiques spécialisés. Ils y exercent leurs activités de conseil sous l’autorité purement fonctionnelle des directeurs de centres d’information et d’orientation, qui ne disposent d’aucun pouvoir hiérarchique sur eux.

Cette situation n’est pas satisfaisante, car les conseillers d’orientation-psychologues devraient, en toute logique, être affectés dans les établissements pour former l’équipe pédagogique à l’orientation et aider les collèges et les lycées à définir leur politique dans ce domaine.

Cela aurait pour conséquence de soumettre ces conseillers à l’autorité hiérarchique des proviseurs de lycées ou des principaux de collège. Comme le fait observer notre collègue par M. Frédéric Reiss, dans son avis sur le projet de loi de finances pour 2008, les chefs d’établissement pourraient ainsi définir précisément le service hebdomadaire des COP, afin de mettre un terme à la véritable anomalie que constitue leur emploi du temps « pour le moins libéral » (1). Treize heures et dix minutes de leur temps de travail hebdomadaire, fixé à quarante heures et quarante minutes, sont en effet laissées à leur libre appréciation notamment pour leur permettre de se documenter et de se former.

Par ailleurs, ainsi que le préconise le même avis budgétaire, leur formation initiale et continue aux métiers, laquelle est notoirement insuffisante, devrait être renforcée.

Enfin, la licence de psychologie ne devrait plus être, comme c’est le cas depuis l’adoption du statut de 1991, un préalable au recrutement des COP. Le concours externe doit s’ouvrir à tous les titulaires de licence de l’enseignement supérieur, tandis que le concours interne doit être ouvert, sans condition de diplôme, aux agents des trois fonctions publiques. De telles dispositions permettraient ainsi de mettre fin à un état d’esprit qui conduit certains conseillers à se sentir parfois plus « psychologues » que spécialistes de l’orientation et de trouver une solution au problème soulevé par le tarissement des effectifs recrutés par le concours (une cinquantaine de postes pourvus lors des dernières sessions alors que les départs à la retraite s’élèvent à deux cents par an).

● Un cahier des charges de l’orientation établi par chaque établissement

Chaque établissement devrait élaborer un cahier des charges de l’orientation, assorti d’indicateurs et inscrit au projet d’établissement. En effet, si l’on veut mettre en place une véritable politique publique de l’orientation, dont les établissements scolaires constituent l’un des piliers, le recours à des indices, comme par exemple des indices de satisfaction ou de réduction du taux de décrochage scolaire, s’impose. De plus, en adossant la politique d’orientation des lycées à des indicateurs chiffrés, publics et donnant lieu à une évaluation, les proviseurs seraient incités à en faire une priorité de leur projet d’établissement.

● Des enseignants recevant une formation adaptée

Quant aux enseignants, notamment les professeurs principaux qui sont les plus proches des élèves, ils devraient être eux aussi des pivots de l’orientation.

Le travail d’écoute, d’entretien et de conseil ne peut reposer entièrement sur les COP. Comme le fait observer un compte rendu envoyé à la mission, « il n’y a pas réellement de pivot [de l’orientation]. L’orientation est avant tout un travail d’équipe, coordonné et complémentaire, entre le lycéen, ses parents, les enseignants, les conseillers d’orientation, les assistants d’éducation, les CPE, les partenaires extérieurs » (1).

Il reste qu’au sein de ce travail d’équipe, les enseignants sont appelés à être « en première ligne », puisque c’est vers eux que les lycéens se tournent le plus souvent. C’est pourquoi la connaissance effective des métiers doit constituer un véritable socle de la formation initiale et continue des enseignants, reconnu comme tel par le cahier des charges de la formation des maîtres.

L’actuel cahier des charges, publié en décembre 2006, prévoit qu’un stage en entreprise « d’au moins trois semaines, éventuellement une expérience directe du travail en entreprise, deviendra obligatoire pour obtenir la titularisation » (2). À l’heure actuelle, la direction des ressources humaines du ministère de l’éducation nationale est incapable de produire des statistiques permettant de vérifier la traduction dans les faits de cette norme, figurant dans un arrêté publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale. Le ministère doit donc veiller au respect de cette obligation, qui doit permettre aux futurs enseignants de toucher du doigt la diversité des métiers, laquelle ne se résume pas à la connaissance des emplois auxquels les concours de la fonction publique permettent d’accéder… En outre, la formation permanente à l’orientation des professeurs principaux devrait être développée.

Par ailleurs, les résultats des enquêtes prospectives sur les métiers devraient être mis à la disposition des équipes éducatives. Réalisées au niveau national, régional ou des branches, ces études sont aujourd’hui plutôt destinées aux experts et aux professionnels chargés de réfléchir à l’évolution de la carte des formations. Compte tenu de leur intérêt évident, elles mériteraient d’être diffusées auprès des enseignants, sous une forme accessible et pédagogique (1).

● Des moyens horaires dédiés à l’orientation

Enfin, les lycées doivent disposer de temps pour pouvoir mener une politique d’orientation active. Il faudrait dégager, à cet effet, dans les grilles horaires des établissements une plage dédiée à l’orientation, au cours de laquelle des entreprises, des représentants des chambres consulaires et des fédérations professionnelles, des « anciens » du lycée, devenus salariés, ainsi que des parents, pourraient parler métiers.

Les trois heures d’accompagnement auxquelles aurait droit chaque élève au titre du soutien personnalisé ne peuvent, à elles seules, suffire à dégager du temps pour l’orientation, car si celles-ci peuvent être consacrées à ce sujet, elles peuvent être aussi, comme on l’a déjà vu, mobilisées pour assurer d’autres activités : travaux dirigés, appui méthodologique, activités pluridisciplinaires, etc.

Certaines personnes auditionnées par la mission estiment cependant que l’organisation de stages serait plus profitable aux lycéens que la pratique de quelques heures de découverte, au motif qu’une expérience professionnelle, même limitée à quelques jours, serait toujours plus riche en enseignements que des présentations orales, aussi brillantes soient-elles.

Or la solution du stage apparaît comme une « fausse bonne idée », ainsi que l’a souligné le secrétaire général du portail Centre-INFFO, M. Philippe Lacroix. Selon cet interlocuteur, les entreprises en France ne peuvent pas accueillir plus de 100 à 150 000 jeunes par an (2). L’équation souhaitée est de toute évidence insoluble, car, ainsi que le fait remarquer un compte rendu de table ronde transmis à la mission : « 700 000 élèves par classe d’âge = 700 000 lieux de stage » (3).

En outre, l’accès aux stages se révèle discriminant. Les stages se trouvent ainsi « souvent par relation, favorisant à nouveau des choix par défaut » (4). Or comment peut-on accepter de développer de telles pratiques quand l’une des priorités du nouveau lycée doit être de combattre, sans relâche, tout ce qui ressemble de près ou de loin à des choix par défaut ?

Dans ces conditions, la solution la plus simple consisterait à inscrire un volant d’heures « découverte des métiers » dans la dotation globale horaire affectée aux établissements scolaires. Ceux-ci pourraient ainsi disposer d’une entière liberté d’organisation de ces heures, ce qui leur permettrait de recourir à des formules variées de présentation des aspects du monde du travail. Par ailleurs, ces temps de découverte devraient être conçus avec l’aide des fédérations, celles des services et de l’industrie, et des chambres des métiers.

2. Des centres d’information et d’orientation confiés à terme aux régions


Les centres d’information et d’orientation (CIO), qui détiennent d’utiles ressources documentaires et sont des lieux où les jeunes peuvent bénéficier d’une écoute et d’une aide dispensées en dehors des murs du lycée, devraient être l’une des chevilles ouvrières du futur service public de l’orientation.

Or ces structures ne bénéficient pas, pour des raisons historiques, d’une assise territoriale clairement établie. En effet, plus de la moitié des 574 centres relèvent de l’État pour leurs frais de fonctionnement et d’investissement, le reste relevant des conseils généraux. Cette dichotomie conduit à une grande disparité dans l’engagement des départements auprès de « leurs » CIO, l’intérêt de l’État pour « ses » CIO s’avérant, quant à lui, de plus en plus anecdotique au vu de l’état matériel dans lequel certains centres sont laissés.

Cette situation bancale des CIO est d’autant moins satisfaisante que les régions, au vu de leurs compétences en matière de formation professionnelle, devraient tout naturellement, ainsi que le suggérait l’avis de M. Frédéric Reiss sur le projet de loi de finances pour 2008 (1), s’imposer comme les collectivités de rattachement des structures chargées de fournir des informations pertinentes sur les parcours de formation et les métiers. De surcroît, l’information sur les métiers devant logiquement tenir compte des bassins d’emploi, il serait d’autant plus opportun de confier les CIO aux régions après une expérimentation dans deux ou trois régions. Si l’essai était concluant, la régionalisation des CIO devrait également conduire à décentraliser la gestion des conseillers d’orientation-psychologues.

3. Un droit à l’erreur reconnu : le recours à des sas de réorientation


Il ne doit jamais être trop tard pour effectuer un choix : telle doit être la règle d’or qui doit guider le déroulement des parcours scolaires au lycée.

En effet, une des demandes récurrentes entendues par la mission est le développement de passerelles entre les filières de formation du lycée, afin que les élèves, qui s’aperçoivent que la voie qu’ils ont choisie ne leur convient pas, puissent se réorienter.

Des mesures ont été prises dans ce sens, pour ce qui est des réorientations entre toutes les voies de formation des lycées, les plus importantes concernant, bien entendu, l’accès des élèves de l’enseignement professionnel à l’enseignement général et technologique. Sur ce dernier point, on rappellera que l’accès de la classe de Première technologique est ouvert aux élèves titulaires d’un diplôme de niveau V (CAP ou BEP). Le cas échéant, ils peuvent bénéficier d’un soutien dans les matières fondamentales, ce passage étant soumis à l’avis du conseil de classe. Un élève peut par ailleurs être admis en Terminale technologique ou générale s’il bénéficie d’un avis favorable du conseil de classe (1).

Des passerelles mériteraient d’être également instituées au sein même des lycées généraux et technologiques, afin que le droit à l’erreur joue également en faveur des élèves qui, engagés dans un parcours à caractère général ou technologique, se rendent compte de leur plus grande appétence pour l’un ou l’autre des modes d’apprentissage (déductif ou hypothético-déductif).

Ces éléments de souplesse devraient constituer l’un des piliers de l’organisation du nouveau lycée : à partir du moment où celui-ci ambitionne de donner aux souhaits des lycéens un poids déterminant dans leur orientation, il doit leur permettre de retenter leur chance. Ces dispositifs modifieraient ainsi en profondeur la philosophie du système d’orientation actuel, qui repose sur la logique du « tout ou rien ».

Aussi dans le nouveau lycée où la spécialisation des parcours se construirait progressivement lors de deux années du cycle terminal l’élève devrait-il pouvoir changer de filière (générale ou technologique) à mi-chemin de la Première et à la fin de cette année.

Mais si cette mesure est nécessaire, elle n’est pas suffisante pour concrétiser le droit à l’erreur : celui-ci ne deviendra effectif que s’il donne à l’élève, qui souhaite se réorienter, les savoirs et les savoir-faire qui lui permettront de s’engager dans un nouveau parcours de formation. Ainsi que le souligne un compte rendu de table ronde transmis à la mission : il faut « mettre en place des outils de remise à niveau pour les élèves permettant leur réorientation »  (2)

Dans cette perspective, il convient de prévoir un sas de réorientation et de remise à niveau, animé par des enseignants volontaires, pour les élèves souhaitant changer de filière :

– pour les élèves souhaitant changer de filière à mi-parcours de la Première, ce sas durerait deux semaines et serait organisé pendant les vacances de février ;

– pour les élèves souhaitant changer de filière à la fin de l’année de Première, ce sas durerait un mois et serait organisé pendant les vacances d’été.

Enfin, le recours à ces sas devrait être, d’une manière ou d’une autre, encadré, afin que les parcours soient souples mais pas erratiques. On pourrait ainsi demander à l’élève de motiver sa demande de réorientation, qui serait ensuite examinée par le conseil de classe.

Au total, ce système devrait permettre de répondre à l’un des objectifs que toute réforme du lycée, selon le Haut commissaire à la jeunesse, M. Martin Hirsch, devrait poursuivre : à savoir « dédramatiser les choix d’orientation proposés aux élèves » (1).
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