Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy)








télécharger 0.55 Mb.
titreRapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy)
page5/10
date de publication18.11.2017
taille0.55 Mb.
typeRapport
b.21-bal.com > documents > Rapport
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

Tableau I : voies de la régulation de la clairance liquidienne alvéolaire.

Stimulation

Inhibition

Catécholamines et agonistes -adrénergiques

Dopamine

Corticostéroïdes et minéralocorticoïdes

Hormones thyroïdiennes

Tumor necrosis factor-

Keratinocyte growth factor

Transforming growth factor-

Epidermal growth factor

Leukotriène D4

Dérivés oxydatifs de l’O2 et du NO

Anesthésiques halogénés

Lidocaïne

Hypoxie

Facteur natriurétique

Transforming growth factor-

3.1.5) Effet de la stimulation pharmacologique de la clairance liquidienne alvéolaire sur les modèles expérimentaux d’agression pulmonaire aiguë :

Certains mécanismes peuvent stimuler les capacités de résorption de l’épithélium alvéolaire distal. Cependant, cette stimulation peut être insuffisante pour contre balancer l’inondation alvéolaire. Les capacités de résorption de l’œdème pulmonaire sont indissociables de la sévérité de la lésion de la barrière alvéolo-capillaire. Il apparait donc que les traitements visant à stimuler les capacités de résorption de l’épithélium alvéolaire sont aussi importants que ceux visant à limiter l’agression endothéliale pulmonaire et épithéliale alvéolaire.

Les β2-agonistes constituent une thérapeutique intéressante car ils sont couramment utilisés en pratique clinique et ils présentent peu d’effets indésirables, même chez les patients hospitalisés en réanimation.

Ils stimulent la clairance liquidienne alvéolaire, peuvent réduire le trouble de perméabilité vasculaire pulmonaire sur le modèle de poumons isolés de rats et ont également un effet sur la sécrétion de surfactant et un effet anti-inflammatoire (227). De nombreuses données expérimentales sont disponibles sur la stimulation de clairance liquidienne alvéolaire sur des modèles d’œdème pulmonaire cardiogénique et lésionnel. Les β2-agonistes peuvent favoriser la résolution de l’œdème pulmonaire et améliorer l’oxygénation au cours de l’œdème pulmonaire hydrostatique chez le rat et le mouton (228). Les β2-agonistes augmentent la clairance liquidienne alvéolaire sur de nombreux modèles expérimentaux d’agression pulmonaire, comme l’exposition à l’hyperoxie, ils restaurent les capacités de résorption de l’œdème pulmonaire au cours de l’agression induite par la ventilation mécanique. La colchicine, en modifiant le trafic intracellulaire des microtubulles inhibe cet effet (163). Au cours de l’œdème pulmonaire lésionnel induit par l’instillation d’acide chlorhydrique chez le rat, l’administration intra-alvéolaire de salmétérol (10-6 M) diminue l’œdème pulmonaire en réduisant à la fois le trouble de perméabilité endothéliale pulmonaire et en stimulant la clairance liquidienne alvéolaire (74). La surexpression génique de récepteurs β2 sur des souris transgéniques augmente la clairance liquidienne alvéolaire de 40% (229). Le transfert de β2 récepteurs par un adénovirus sur l’épithélium alvéolaire sur des rats et des souris normales augmente la clairance liquidienne alvéolaire en stimulant l’expression et l’activité du canal ENaC et de la pompe Na+,K+-ATPase sur le poumon distal (182).

Puisque l’agression pulmonaire aiguë peut être responsable de la mise à nu de l’épithélium alvéolaire, une autre approche pharmacologique est de favoriser la réparation de la barrière alvéolaire. L’instillation intratrachéale de facteur de croissance comme le KGF chez le rat avant l’agression pulmonaire par les radiations, la bléomycine, l’ANTU, l’hyperoxie et l’instillation d’acide chlorhydrique diminue la sévérité de l’agression pulmonaire et la mortalité. L’effet maximal apparait 48 ou 72 heures après l’administration et la stimulation de la clairance liquidienne alvéolaire persiste plusieurs jours. La combinaison du KGF et des β2-agonistes a un effet additif sur la stimulation des capacités de résorption de l’œdème alvéolaire (163).

3.1.6) La thérapie génique 

Différentes études ont montré que la clairance liquidienne alvéolaire était corrélée à l’activité de la pompe Na+,K+-ATPase à la fois sur les poumons normaux et lésés. La surexpression de la sous unité β1 ou α2 par transfection de gène par un adénovirus augmente l’expression et la fonction de la pompe à Na+ sur le poumon de rat adulte. L’utilisation de cette technique en prétraitement augmente la survie des rats exposés à l’hyperoxie et à l’ANTU. Le transfert de gènes et la surexpression génique sur des animaux transgéniques ont été aussi réalisés pour les récepteurs β2-adrénergiques. Cette technique a montré une stimulation de la clairance liquidienne alvéolaire en augmentant la sensibilité aux catécholamines sur des poumons normaux de rats et de souris (230).

3.2) Etudes cliniques

Deux propriétés de la barrière épithéliale peuvent être évaluées cliniquement. Premièrement, la barrière épithéliale étant normalement imperméable aux protéines, le rapport de la concentration protéique entre le liquide d’œdème alvéolaire et le secteur plasmatique est un bon index de perméabilité épithéliale (231). Deuxièmement, les mesures séquentielles de concentration protéique dans le liquide d’œdème alvéolaire permettent d’évaluer les capacités de résorption de l’épithélium alvéolaire. Les études cliniques évaluant la clairance liquidienne alvéolaire ont été réalisées sur des patients intubés, bénéficiant d’une ventilation mécanique, en mesurant sur des prélèvements séquentiels la concentration totale en protéines sur le liquide non dilué d’œdème pulmonaire. Cette procédure clinique a été validée chez les patients en démontrant la relation entre la clairance liquidienne et l’amélioration de l’oxygénation et de la radiographie de thorax (231, 232). Cette méthode a également montré que la résorption du liquide alvéolaire survenait très tôt, dans les premières heures suivant l’intubation et l’initiation de la ventilation mécanique chez les patients présentant un œdème pulmonaire hydrostatique ou lésionnel (232, 233).

3.2.1) Résolution de l’œdème pulmonaire hydrostatique

Sur 65 patients présentant un œdème pulmonaire hydrostatique associé à une dysfonction ventriculaire gauche, 75 % avaient une clairance liquidienne alvéolaire intacte. Le taux de résorption de l’œdème alvéolaire était maximal (> 14%/h) pour 38% des patients et submaximal (3-14%/h) pour 37%. Les patients ayant des capacités de résorption de l’œdème pulmonaire préservées ont l’amélioration la plus importante de l’oxygénation à la 24ème heure, la durée de ventilation mécanique a tendance à être plus courte et la mortalité hospitalière plus basse (232). Le groupe de patients avec un œdème pulmonaire hydrostatique constitue aussi un groupe contrôle utile pour les études cliniques en comparaison avec les patients présentant un œdème lésionnel.

3.2.2) Résolution de l’œdème pulmonaire lésionnel

La phase aigue du syndrome de détresse respiratoire aigue est marquée par une augmentation de la perméabilité de la barrière alvéolo-capillaire et par l’afflux d’un liquide d’œdème riche en protéines dans les espaces aériens (234). La majorité des patients ayant une agression pulmonaire aiguë et un œdème lésionnel présentent une altération du transport de fluide de l’épithélium alvéolaire. Sur 79 patients présentant un œdème pulmonaire lésionnel, seulement 13 % ont un taux de clairance liquidienne alvéolaire maximal et plus de 50% ont une altération des capacités de résorption de l’œdème. Pour ces patients, l’altération du transport de fluide est associée à une détresse respiratoire plus prolongée et une mortalité plus élevée. A l’inverse, les patients ayant conservé leurs capacités de résorption de l’œdème pulmonaire ont un taux de survie plus important (231-233). La mortalité hospitalière était de 20% pour les patients présentant une stimulation maximale de clairance liquidienne alvéolaire contre 62% pour les patients présentant une altération des capacités de résorption. Ces résultats suggèrent qu’un épithélium alvéolaire fonctionnel est associé à un meilleur pronostic pour les patients présentant une agression pulmonaire aiguë. De la même manière, ces résultats supportent l’hypothèse que le degré de l’agression de l’épithélium alvéolaire est un déterminant majeur sur l’évolution des patients présentant un œdème lésionnel consécutif à une agression pulmonaire aiguë.

Les capacités de résorption de l’épithélium alvéolaire peuvent être conservées chez les patients présentant un œdème pulmonaire secondaire à l’ischémie reperfusion après transplantation pulmonaire, confirmant une nouvelle fois que l’épithélium alvéolaire peut être intact et fonctionnel même en présence d’une agression pulmonaire cliniquement sévère. L’existence d’une clairance liquidienne alvéolaire normale était corrélée à des lésions histologiques moins sévères, une résolution plus rapide de l’hypoxémie et des infiltrats pulmonaires à la radiographie de thorax et une tendance plus courte par la durée de ventilation mécanique et de séjour en réanimation (235).

3.2.3) Stimulation pharmacologique de la clairance liquidienne alvéolaire

Peu d’études cliniques sont disponibles sur la stimulation du transport transépithélial, comme traitement de l’œdème pulmonaire. Sartori et al ont montré dans une étude randomisée en double aveugle contre placebo que l’inhalation prophylactique de salmétérol (125 µg/12 heures) diminue l’incidence de l’œdème pulmonaire de haute altitude de plus de 50 % chez les patients à risque de développer cette pathologie (83). L’administration d’albutérol par aérosol aux posologies habituelles chez des patients présentant une détresse respiratoire aiguë et bénéficiant d’une intubation et d’une ventilation mécanique permet d’obtenir des concentrations thérapeutiques de β2-agonistes dans le liquide d’œdème pulmonaire (236). Une étude récente randomisée et monocentrique contre placebo réalisée sur 40 patients présentant une agression pulmonaire aiguë a montré que l’administration intraveineuse de salbutamol (15 µg/kg/h) diminuait l’eau extravasculaire pulmonaire en comparaison avec le groupe de patients traité par placebo (237). Cette étude n’avait cependant pas la puissance nécessaire pour mettre en évidence un effet bénéfique sur la mortalité.

Les β2-agonistes semblent donc être une thérapeutique efficace chez les patients présentant un œdème pulmonaire lésionnel, cependant il existe plusieurs limites. D’une part, les lésions de l’épithélium alvéolaire peuvent être trop sévères chez certains patients pour répondre à la stimulation β2-adrénergique. D’autre part, certaines conditions pathologiques peuvent également limiter leur action. Lors d’une augmentation de pression dans les cavités cardiaques gauches, le facteur natriurétique peut inhiber la stimulation β2-adrénergique sur la clairance liquidienne alvéolaire (238).

Au cours du choc hémorragique prolongé, la production de dérivés oxydatifs inhibe la réponse de l’épithélium alvéolaire aux β2-agonistes et l’AMPc ne stimule plus la clairance liquidienne alvéolaire (207). Dans les situations pathologiques impliquant une altération de la clairance liquidienne alvéolaire dépendante des dérivés oxydatifs, un traitement visant à inhiber l’oxyde nitrique synthase inductible et anti-oxydant par N-acétylcystéine pourrait être utilisé afin de restaurer le transport actif de Na+ sensible aux β-agonistes. Par ailleurs, les changements dans l’activité et dans l’expression des mécanismes de transport ionique peuvent modifier les effets de la β2-stimulation, notamment du fait de l’interdépendance entre le canal CFTR et des récepteurs β-adrénergiques dans la régulation du transport actif alvéolaire de Na+. La transfection du gène du canal CFTR par un adénovirus recombinant augmente le transport actif de Na+ et la clairance liquidienne alvéolaire de 92% par rapport aux animaux contrôles (239). Cependant, il est possible qu’en modifiant l’expression des canaux ioniques, la réponse à la β2-stimulation puisse être restaurée. Par exemple, un traitement par glucocorticoïdes peut inhiber les effets du TNF-α sur l’expression du canal ENaC et restaurer un transport de fluide normal à travers l’épithélium alvéolaire (240). Une autre limite potentielle théorique des β2-agonistes est la désensibilisation des récepteurs. L’administration continue de β2-agonistes peut altérer la stimulation de la clairance liquidienne alvéolaire seulement si un β-agoniste non spécifique (isoprotérénol) ou lorsque des doses élevées de β2-agonistes sont utilisées. Cette désensibilisation est liée à la réduction de la densité des récepteurs membranaires et des modifications intracellulaires dans la transmission du signal (163).

Le but de ce travail était de moduler l’équilibre hydrique pulmonaire au cours de l’agression pulmonaire aiguë induite par des agents infectieux. Les moyens mis en œuvre ont été les suivants :

        1. Etude de la balance hydrique pulmonaire au cours de l’administration de la protéine C activée sur un modèle d’agression pulmonaire aiguë induite par P. aeruginosa



        1. Modulation β-adrénergique et équilibre hydrique pulmonaire au cours de l’agression pulmonaire aiguë infectieuse

2.1) Validation d’un modèle de pneumopathie infectieuse aiguë à E. coli

2.2) Effets du tonus β-adrénergique endogène sur l’équilibre hydrique pulmonaire au cours de la pneumonie aiguë à E. coli

2.3) Effets de la stimulation β2-adrénergique exogène au cours de la pneumonie aiguë à P. aeruginosa

TRAVAUX PERSONNELS

A) Matériel et méthodes

1) Animaux

Des rats Sprague Dawley pesant 250 à 280 grammes (Elevage Charles Rivers, France) ont été utilisés. L’hébergement a été assuré au sein de l’animalerie de la faculté de Médecine de Lille. Durant leur séjour dans l’animalerie, les animaux avaient un accès libre à l’eau et à la nourriture. Le protocole avait reçu l’approbation du comité d’éthique animal de la faculté de Médecine de Lille.

Des souris CD1 (pesant entre 25 et 35 g) ont également été utilisées. L’hébergement était réalisé au sein de l’animalerie du centre médical et universitaire de San Francisco, USA. Les animaux avaient libre accès à l’eau et à la nourriture et la température de l’animalerie était contrôlée à 20 ± 2°C. Le comité éthique de recherche expérimentale sur animaux de l’Université de San Francisco avait approuvé le protocole.

2) Traceurs radioactifs

L’albumine marquée à l’iode 125 (Alb-I125) était fournie par CIS International (Gif-sur Yvette, France) et conservée à +4°C. L’albumine marquée à l’indium 111 (Alb-In111) était fabriquée par le service de Médecine Nucléaire du CHRU de Lille selon la méthode décrite par Hunter et al et conservée à -20°C (241). La stabilité de la liaison de l’iode à l’albumine était analysée par chromatographie d’affinité. Un taux de dissociation supérieur ou égal à 5% était éliminé.

3) Agents chimiques et réactifs

Le propranolol, l’amiloride et la terbutaline étaient fournis par Sigma (St Louis, MO). Ils étaient dissous dans du sérum salé physiologique avant chaque expérimentation.

4) Souches bactériennes et conditions de culture

4.1) P. aeruginosa

La souche PAO1 était utilisée. La souche était aliquotée en milieux felix à -80°C. La souche bactérienne était mise en culture dans un bouillon de culture de trypticase soja (laboratoire Mérieux, France) à 37°C sur un agitateur rotatif pendant 12 heures. La culture bactérienne obtenue était centrifugée à 1000 x g pendant 15 minutes, lavée 2 fois et le culot bactérien était mis en suspension dans du sérum salé physiologique. L’inoculum était ajusté à 109 CFU/ml par spectrophotométrie (mesure de la densité optique à 440 nm).

4.2) E. coli

Le sérotype K1 était initialement isolé du sang d’un patient ayant présenté un sepsis biliaire. Les bactéries étaient mises en culture dans un bouillon de culture LB à 37°C sur un agitateur rotatif pendant 12-16 heures. Le bouillon de culture contenant les bactéries était secondairement dilué dans une solution de glycérol 30% puis aliquoté et stocké à -70°C. A chaque expérience, un prélévement était décongelé, puis dilué au 1/100 dans un bouillon LB et incubé pendant 12-16 heures à 37°C sur un agitateur rotatif. Le bouillon bactérien était ensuite centrifugé (3500 x g pendant 20 min) et lavé 2 fois dans une solution tampon phosphate salin. La quantification des bactéries était mesurée par spectrophotométrie (lecture de la densité optique à 600 nm) pour ajuster un inoculum à 107 CFU/mL.

5) Charges bactériennes pulmonaires

Chez le rat, après sacrifice de l’animal, les poumons étaient récupérés de façon aseptique puis homogénéisés dans un milieu trypticase soja. L’homogénat pulmonaire était étalé sur des boites d’Agar par dilutions successives au dixième, et les bactéries viables numérées après 24 heures d’incubation à 37°C.

Chez la souris, les poumons étaient extraits de façon aseptique de la cage thoracique puis homogénéisés avec de l’eau stérile. 0,1 ml d’homogénat pulmonaire était inoculé sur des boites d’Agar Luria-Bertani avec des dilutions séquentielles. Après 24 heures d’incubation à 37°C, les colonies d’E. coli étaient comptées.

6) Instillation intratrachéale

6.1) Instillation intratrachéale chez le rat :

La face ventrale du cou était badigeonnée à l’alcool à 70° et la partie médiane incisée sur deux centimètres, la trachée exposée était injectée à l’aide d’une aiguille 25 gauge montée sur une seringue de 1 ml contenant l’inoculum bactérien suivi de 0,5 ml d’air pour favoriser le dépôt pulmonaire distal. L’incision était fermée par un point de suture (Ethicon, Jonshon, Bruxelles, Belgique).

6.2) Instillation intratrachéale chez la souris

L’anesthésie des animaux était réalisée par une injection intrapéritonéale de kétamine (90 mg/kg) et d’hydralazyne (10 mg/kg). Une méthode d’instillation par visualisation directe développée dans le laboratoire a été utilisée. Une source de lumière froide (Industrie Dolan-Jenner, Lawrence, MA) avec deux fibres optiques articulées permettait une illumination cervicale transcutanée et la visualisation de la glotte et des cordes vocales de la souris pour délivrer sous contrôle de la vue 30 µL de solution d’E. coli via un cathéter en polyéthylène (PE-10).

7) Administration intraveineuse de la rhPCa chez le rat

La protéine C recombinante humaine (rhPCa) était généreusement fournie par le laboratoire Lilly (Saint-Cloud, France). Les animaux étaient anesthésiés par un mélange de kétamine (60 mg/kg) et chlorhydrate de chlorpromazine (1 mg/kg) par voie intramusculaire. Un cathéter élastique était inséré dans la veine cave supérieure via la veine jugulaire externe droite. Le cathéter était tunnélisé par voie sous-cutanée dans la région interscapulaire. La rhPCa était administrée par voie intraveineuse en continue à la posologie de 300 µg/kg/h pendant 4 heures. La concentration était choisie selon les recommandations du fabricant, en prenant compte des spécificités d’espèces pour la rhPCa.

8) Préparation chirurgicale

8.1) Modèle expérimental chez le rat

Les rats étaient anesthésiés par une injection intrapéritonéale de 0,5 mL/kg de phénobarbital (Sanofi-Winthrop, Gentilly, France). Après une incision sur la face ventrale du cou, la trachée était exposée puis canulée par un cathéter (PE-240, intramedic, Clay Adams, Sparks, MD, USA) et reliée à un ventilateur pour petits animaux (Harvard, apparatus, South Natick, MA, USA). Les paramètres de ventilation étaient adaptés pour obtenir un volume courant de 10 ml/kg, avec une FiO2 à 100%, une fréquence respiratoire à 60 cycles par minute et une pression expiratoire positive de 3 cm H2O. Les pressions aériennes étaient mesurées pendant toute la durée de l’expérimentation (BIOPAC Systems, Santa Barbara, CA, USA). Un cathétérisme sélectif de l’artère carotide gauche par un cathéter polyéthylène 50 (PE-50, Intramedic, Clay Adams, Sparks, MD, USA), permettait une surveillance constante de la pression artérielle de l’animal et un abord vasculaire pour prélèvements sanguins et un remplissage vasculaire éventuel. L’animal était curarisé par du bromure de pancronium (0,3 mg/kg) en période basale et avant l’instillation pulmonaire à la trentième minute. Un traitement par héparine de bas poids moléculaire était administré par le cathéter (100 UI/kg). Des gaz du sang étaient effectués en période basale afin de stabiliser la PaCO2 entre 30 et 40 mmHg (ABL 520, Radiometer, Copenhaguen).

Une période d’équilibration de 15 minutes initiait le protocole afin de stabiliser la pression artérielle et d’optimiser la ventilation mécanique. Puis l’animal était mis en décubitus latéral gauche jusqu’à la fin de l’expérience. Au terme de la période d’équilibration, 1 µCi d’albumine marquée à l’iode 125 (Alb-I125) était injecté par voie intra-vasculaire. Trente minutes après cette injection, un prélèvement sanguin et une mesure des gaz du sang étaient effectués. Puis un cathéter de type PE-50 était introduit par la canule de trachéotomie et embolisé dans le poumon gauche sur une longueur fixe de 10 cm par rapport à l’orifice d’introduction. Par ce cathéter était instillé 1 ml d’une solution d’albumine bovine à 5% diluée dans du ringer isotonique à laquelle était ajouté 1 µCi d’albumine marquée à l’indium 111 (Alb-In111). Un échantillon de l’instillât était conservé afin de quantifier la radioactivité et le taux de protides. Une heure après le début de l’instillation, une mesure des gaz du sang, des prélèvements sanguins pour mesure de l’hémoglobine et des protides totaux étaient effectués.

Après exsanguination de l’animal, une sternotomie médiane permettait un clampage du tronc souche droit et l’extraction du bloc cœur poumon. Un examen macroscopique permettait de vérifier la bonne localisation de l’instillât dans le poumon gauche. Un nouveau cathéter de type PE-50 était descendu dans l’arbre bronchique gauche permettant l’aspiration du liquide intra-alvéolaire résiduel représentant l’aspirât final. Le liquide ainsi obtenu était centrifugé (Sigma 2K15, Bioblock Scientific, Osterodeam Harz, Allemagne), la concentration protidique et la radioactivité étaient mesurées. Les deux poumons étaient pesés, broyés et homogénéisés dans 2 mL d’eau stérile puis centrifugés à 3500 tours/min pendant 8 minutes. Un comptage de la radioactivité en Alb-I125 et en Alb-In111 (LKB 1282, Wallach, France) était réalisé sur les échantillons des deux homogénats pulmonaires, les deux surnageants obtenus après centrifugation et sur les prélèvements sanguins.

8.2) Modèle expérimental chez la souris

Quinze minutes avant la fin de l’expérimentation, les souris étaient anesthésiées. A l’aide d’un microscope binoculaire, un cathéter (PE-10) imprégné d’héparine était inséré dans l’artère carotidienne droite et connecté à un moniteur de surveillance continue (BIOPAC Systems, Santa Barbara, CA, USA) via un capteur de pression pour mesurer la pression artérielle. 50 µL de sang artériel était prélevé pour mesurer la gazométrie artérielle avec un analyseur de gaz du sang (Diamond Diagnostics, Holliston, MA). Pour mesurer la pression dans l’oreillette droite, la veine jugulaire droite était isolée, pour permettre l’introduction d’un cathéter (PE-50) enfoncé sur 1-1,5 cm, puis raccordé au système de recueil des données BIOPAC grâce à un capteur de pression. Un point de suture 3/0 à la peau sécurisait les cathéters en position. Le capteur de pression était au même niveau que l’oreillette droite de la souris.

9) Paramètres physiologiques mesurés 

9.1) Evaluation des modifications de perméabilité de la barrière alvéolo-capillaire

9.1.1) Mesure de l’eau extravasculaire pulmonaire

Chez le rat, l’eau extravasculaire était déterminée par le calcul du rapport du poids de poumon mouillé sur le poids de poumon sec exsangue (ratio M/S), évalué par gravimétrie. Dans ce but, des échantillons pulmonaires étaient pesés (poids de poumon mouillé), puis placés en étuve à 37°C pendant une période de 7 jours afin d’obtenir le poids de poumon sec. La fraction sanguine du poumon est calculée à partir du contenu en hémoglobine du surnageant. Le ratio M/S est évalué pour le poumon instillé et pour le poumon non instillé dans chaque groupe d’animaux. Seule la valeur obtenue par le poumon non instillé de chaque animal est prise en compte pour l’analyse.

Chez la souris, les animaux étaient sacrifiés par une inhalation létale d’halothane. Les poumons étaient extraits de la cavité thoracique, pesés puis homogénéisés (avec 1 mL d’eau distillée). Un prélèvement sanguin était collecté par ponction du ventricule droit. Le poumon homogénéisé était pesé et une partie était centrifugée (12 000 tpm pendant 8 minutes) pour la mesure de la concentration en hémoglobine dans le surnageant de l’homogénat (Hbs). Une autre partie de l’homogénat (FWH), le surnageant (FWS) et le sang (FWB) étaient pesés, puis placés en étuve (60°C pendant 24 heures) pour la mesure par gravimétrie de l’eau extravasculaire pulmonaire.

L’eau extravasculaire pulmonaire était calculée par l’équation suivante :

Eau extravasculaire pulmonaire = QH x FWH – QB x FWB – Qeau

QB = 1.039 x (QH x FWH x HbS) / (FWS x HbB)

1,039 est la densité du sang, QH le poids de l’homogénat pulmonaire, QB est le volume sanguin dans le poumon.

9.1.2) Mesure de la fuite protéique bidirectionnelle chez le modèle de rat

Un système de double marquage de l’albumine par de l’iode et de l’indium radioactif permettait de suivre le sens de passage des protéines à travers la membrane alvéolo-capillaire. L’intégrité des barrières épithéliale et endothéliale peut être altérée indépendamment ou conjointement.

Le flux bidirectionnel d’albumine était estimé de la manière suivante : du secteur vasculaire vers le secteur alvéolaire, quantifié par la fuite du traceur vasculaire l’alb-In111 ; de l’alvéole vers le secteur vasculaire, évalué par la quantification sérique du traceur alvéolaire, l’alb-I125.

9.1.2.1) la fuite du marqueur alvéolaire

Afin de mesurer la perméabilité de l’épithélium alvéolaire à l’albumine, l’accumulation plasmatique de ce marqueur a été mesurée. La clairance du traceur alvéolaire est calculée à partir de la radioactivité totale instillée et donc exprimée en pourcentage de la radioactivité totale.

9.1.2.2) la fuite du traceur vasculaire

Le rapport aspirât/plasma d’alb-In111 est défini comme le rapport de la radioactivité en indium 111 du liquide aspiré en fin d’expérience, sur la moyenne de la radioactivité en iode 125 sur deux prélèvements sanguins effectués en milieu et en fin d’expérimentation.

Alb-In111 Aspirât/plasma = Alb-In111asp/((Alb-I125pl + Alb-I125plf)/2)

Alb-In111asp : nombre de coups par minutes (cpm) d’indium 111 par gramme d’aspirât

Alb-I125pl : nombre de cpm d’iode 125 par gramme de plasma prélevé en milieu d’expérience

Alb-I125plf : nombre de cpm d’iode 125 par gramme de plasma prélevé en fin d’expérience

L’accumulation du traceur vasculaire dans l’espace pulmonaire extravasculaire était déterminée par le comptage total extravasculaire en cpm de la radioactivité de l’Alb-In111 dans le poumon divisé par la moyenne des comptages en cpm de la radioactivité de l’Alb-In111 dans le plasma et correspondait aux équivalents plasmatiques extravasculaires (EPEV), exprimés en µL (242).

9.1.3) Mesure de la perméabilité vasculaire pulmonaire chez la souris

Une injection de 0,05 µCi d’Alb-I125 était administrée par voie intrapéritonéale après l’instillation intratrachéale de bactéries. Au sacrifice des animaux, les poumons étaient extraits de la cavité thoracique et la radioactivité pulmonaire et sanguine était mesurée (Packard, Meriden, CT). Les équivalents plasmatiques extravasculaires (EPEV) pulmonaires (correspondant à un index de perméabilité vasculaire pulmonaire) étaient calculés et correspondaient au comptage en cpm de la radioactivité en Alb-I125 dans le tissu pulmonaire divisée par le comptage en cpm de la radioactivité en Alb-I125 dans le plasma (35).

9.2) Evaluation du mouvement liquidien alvéolaire et pulmonaire

9.2.1) mouvements liquidiens alvéolaires : clairance liquidienne alvéolaire in vivo

La vitesse de résorption de la fraction liquidienne de l’œdème alvéolaire reflète la clairance liquidienne alvéolaire (CLA). Durant les 60 minutes de l’expérimentation elle est définie par le pourcentage de liquide instillé ayant quitté l’alvéole vers le secteur interstiel et/ou vasculaire. Deux méthodes ont été utilisées.

  • Le rapport final/initial en albumine native (F/I prot)

L’instillât est une solution contenant de l’albumine radiomarquée et libre en suspension. La contraction liquidienne due à la clairance alvéolaire implique une augmentation de sa concentration. Ce rapport est calculé en divisant la concentration finale des protéines natives de l’aspirât (F) par la concentration initiale de ces protéines dans l’instillât (I).

  • Le rapport final/initial de l’alb-In111 (F/I In111)

Ce rapport est obtenu en divisant la radioactivité de l’in111 mesurée en cpm par gramme d’aspirât sur les cpm d’In111 par gramme d’instillât.

Ces deux paramètres permettent d’évaluer la clairance liquidienne alvéolaire (CLA) par la formule suivante :

CLA = (Vi x Fwi – Vf x fwf) / (Vi x fwi) x 100

Fw est la fraction aqueuse du liquide initial instillé (i) et du liquide final total restant dans les alvéoles (f), dont le liquide aspiré en fin d’expérimentation est un échantillon.

Fw = (poids de la solution mouillée – poids de la solution sèche) / poids de la solution mouillée

V est le volume initial instillé (i) et le volume final alvéolaire (f).

Vf a été calculé de deux façons :

- A partir des concentrations de protéines non marquées

Vf = (Vi x TPasp étant les concentrations de protides mesurées respectivement dans le liquide initial instillé (i) et final aspiré (asp)

La clairance alvéolaire évaluée par cette méthode est la CLA Prot

- A partir des changements de concentration d’111In-Alb

Vf = (Vi x 111Ini x P111In) / 111Inasp

111Ini et 111Inasp sont les cpm/g en Indium 111 du liquide instillé (i) et du liquide aspiré (asp) et P111In le pourcentage d’indium 111 instillé restant dans le poumon en fin d’expérimentation

La clairance alvéolaire évaluée par cette méthode est la CLA 111

En cas de lésion pulmonaire :

Cette formule de clairance alvéolaire, valable sur poumon sain, est modifiée en cas de lésion pulmonaire de par la fuite bidirectionnelle des protéines marquées et non marquées.

CLA = (Vi x Fwi) + (Fw(PEalv) – (Vf x Fwi) / (Vi x Fwi) + Fw(PEalv) x 100

Fw(PEalv) est la fraction en eau de l’équivalent plasma alvéolaire (PEalv), qui correspond à la part de liquide alvéolaire issue du secteur vasculaire estimée par la concentration de l’Alb-I125 mesurée dans l’aspirât.

9.2.2) Mouvements liquidiens pulmonaires

La clairance liquidienne pulmonaire (CLP) correspond à la fraction de liquide instillé ayant quitté le poumon, par rapport à la totalité du liquide instillé.

CLP = Vi x Fwi – E / Vi x Fwi x 100

E est l’excès d’eau du poumon instillé par rapport au poumon contrôle. E est calculé selon la formule suivante :

E = (Qwi / (Qdi – P) – Qwc/Qdc)) x (Qdi – P)

Qwi : poids du poumon mouillé

Qdi : poids du poumon sec

Qwc / Qdc : ratio M/S du poumon contrôle

P : masse des protéines instillées dans le poumon, c'est-à-dire poids sec de la solution instillée multipliée par la fraction de l’Alb-In111 restant dans le poumon en fin d’expérience.

De même que pour la clairance alvéolaire, en cas de lésion pulmonaire la CLP devient :

CLP = Vi x Fwi + Fw (PEEVE) – E / (Vi x Fwi + Fw (PEEVE)) x 100

Fw (PEEVE) étant la fraction en eau de l’équivalent plasma extra-vasculaire.

9.2.3) Mesure de la clairance liquidienne alvéolaire in situ

Selon une méthodologie précédemment décrite, Les souris étaient anesthésiées par injection de phénobarbital (200 mg/kg par voie intrapéritonéale) puis bénéficiaient d’une exsanguination par section de l’aorte abdominale (243).

Un abord cervical par voie chirurgicale permettait la mise en place d’une canule de trachéotomie de diamètre 20 Gauge et l’administration intratrachéale d’O2. L’instillât (10-13 mL/kg d’une solution de Ringer lactate contenant l’albumine bovine à 5% et 0,1 µCi d’Alb-I131 à 37°C, osmolarité 304 mosm /L) était administré par voie intratrachéale. Une pression positive continue de 7 cmH2O était maintenue pendant 30 minutes avec une FiO2 de 100%. 3 à 5 minutes après l’instillation, un prélèvement de base (50-100 µL) était aspiré des voies aériennes distales en utilisant un cathéter (PE-10). Ce prélèvement correspondait au temps 0. 30 minutes plus tard, un second prélèvement était aspiré des voies aériennes distales. La température corporelle était maintenue à 37°C durant toute la durée de l’expérimentation à l’aide d’une lampe chauffante externe et surveillée en utilisant un thermomètre digital (Fisher Scientific, Pittsburgh, PA) placé dans la cavité abdominale. La clairance liquidienne alvéolaire était exprimée comme le pourcentage du volume du liquide alvéolaire absorbé durant 30 minutes.

La clairance liquidienne alvéolaire était calculée en utilisant l’équation :

CLA = 1 – (Pi / Pf) x 100%

Pi : activité initiale en cpm en Alb-I131 au temps 0

Pf : activité finale en cpm en Alb-I131 à 30 minutes

10) Recueil du liquide de lavage broncho-alvéolaire (LBA) et cytologie

Le LBA était recueilli sur des rats sacrifiés (injection intrapéritonéale de 200 mg/kg de sodium pentobarbital). La trachée était disséquée et canulée, puis l’abdomen et le diaphragme ouverts. Le LBA était réalisé par trois lavages de 5 ml de sérum salé physiologique.

Le LBA était centrifugé à 4°C pendant 10 minutes à 2500 x g. Le surnageant obtenu était congelé à -80°C pour le dosage des cytokines. Le culot était remis en suspension dans 1 mL de sérum salé physiologique et le nombre de globules blancs était déterminé dans une cellule de Malassez au microscope optique. Les différentes sous-populations de globules blancs étaient évaluées par cytocentrifugation suivi d’une coloration de May-Grünwald-Giemsa.

Le pourcentage des sous populations était obtenu en comptant 200 cellules par échantillon au microscope optique et en exprimant chaque type cellulaire en pourcentage du nombre total de cellules comptées.

11) Mesures des paramètres de la coagulation

Les paramètres suivants étaient mesurés quatre heures après l’instillation de bactéries, sur des prélèvements sanguins et obtenus par ponction directe de l’aorte des animaux anesthésiés : compte leucocytaire et plaquettaire, temps de prothrombine, fibrinogène et concentration en complexe thrombine-antithrombine (TAT). Les mesures des TAT étaient utilisées comme marqueurs de la formation de thrombine. Les TAT étaient également mesurés dans le liquide des LBA. Les comptes leucocytaires et plaquettaires étaient obtenus sur sang traité par anticoagulant, EDTA. Pour le dosage de la coagulation, le sang (4 parts) était collecté dans du sodium citrate (une part). Le plasma était séparé des plaquettes par centrifugation (15°C à 2500 g pendant 15 minutes). Le temps de prothrombine et la concentration en fibrinogène étaient mesurés immédiatement par des procédures standards. Les complexes TAT étaient mesurés sur des prélèvements citrates par méthode enzymatique immunabsorbant (Enzygnost TAT, Behringwerke AG, Marburg, Allemagne). Les concentrations étaient mesurées dans le sérum et le liquide de LBA des animaux 4 heures après l’instillation intratrachéale des bactéries.

12) Mesure des cytokines

Chez les rats, les concentrations en TNF-α et IL-6 étaient déterminées par une technique ELISA quantitative d’immuno-dosage enzymatique (Quantikine Murine rat TNF-α et IL-6, R&D systems, USA). Les résultats ont été analysés par spectrophotométrie à l’aide d’un lecteur de micro-plaques (Packard Instrument Compagny, Meriden CT USA). Les concentrations des échantillons ont été déterminées à l’aide de la courbe d’étalonnage construite à partir des échantillons standards fournis dans le Kit.

Chez les souris, le dosage plasmatique du macrophage inflammatory protein-2 (MIP-2) chez la souris était réalisé par un kit de dosage immuno-enzymatique ELISA (Quantikine MIP-2, B&D systems, USA).

13) Mesure des catécholamines plasmatiques

Chez les rats, le dosage des catécholamines plasmatiques (épinéphrine et norépinéphrine) était réalisé par chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC). Les résultats étaient exprimés en µg/L.

Les dosages des catécholamines plasmatiques chez la souris étaient réalisés par un kit de dosage immuno-enzymatique par technique ELISA, issu d’un laboratoire immunobiologique (Hambourg, Allemagne). La sensibilité était de 12 pg/ml avec une variabilité intra et inter dosage de 5 et 10% respectivement.

14) Histologie

Les souris étaient euthanasiées par inhalation létale d’halothane. Le thorax et l’abdomen étaient ouverts et la base du cœur était clampée pour éviter la perte du volume sanguin pulmonaire. Les organes intra thoraciques étaient extraits en bloc et une solution de formol 10% était instillée par voie intratrachéale à une pression de 25 cm H20. Après 72 heures de fixation, les poumons étaient incorporés dans la paraffine, et des sections de 5 µm d’épaisseur étaient coupées et colorées à l’hématoxyline-éosine.

B) Les protocoles expérimentaux

1) Protocole expérimental d’évaluation de la PCa humaine recombinante (rhPCa) sur l’équilibre hydrique pulmonaire au cours de l’agression pulmonaire aiguë induite par P. aeruginosa

Les animaux étaient randomisés dans un des 4 groupes suivants pour un nombre de 5 animaux par groupe expérimental

  • Groupe contrôle (CTR) : recevant 0,5 mL/kg de sérum salé isotonique (SSI) par voie intratrachéale

  • Groupe avec une pneumonie à Pa (PNP) : recevant par voie intratrachéale 0,5 mL/kg d’un inoculum bactérien à 1 x 109 CFU

  • Groupe rhPCa recevant une instillation intratrachéale de sérum salé isotonique (0,5 mL/kg) associée à l’administration par voie intraveineuse de la rhPCa à la concentration de 300 µg/kg/h

  • Groupe rhPCa avec une pneumonie à Pa : (A-PNP) : recevant par voie intratrachéale 0,5 mL/kg d’un inoculum bactérien à 1 x 109 CFU et de façon concomitante l’administration par voie intraveineuse de la rhPCa à la concentration de 300 µg/kg/h.

2) Evaluation du tonus adrénergique

    1. Inhibition du tonus adrénergique endogène

Quatre groupes expérimentaux étaient constitués pour l’étude de l’inhibition du tonus β- adrénergique endogène :

  • Groupe contrôle (SSI + SSI) : les souris recevaient une injection intrapéritonéale de 100 µL de SSI et une instillation intratrachéale de 50 µL de SSI et 15 minutes après une nouvelle instillation de 30 µL de SSI

  • Groupe propranolol + SSI : les souris recevaient une injection intrapéritonéale de 100 µL de propranolol (3 mg/kg de poids corporel) et une instillation intratrachéale de 50 µL d’une solution de SSI contenant 10-4 M de propranolol et 15 minutes après une nouvelle instillation de 30 µL de SSI

  • Groupe SSI + E. coli : les souris recevaient une injection intrapéritonéale de 100 µL de SSI et une instillation intratrachéale de 50 µL de SSI et 15 minutes après une instillation de 107 CFU d’E. coli dans 30 µL de SSI

  • Groupe propranolol + E. coli : les souris recevaient une injection intrapéritonéale de 100 µL de propranolol (3 mg/kg de poids corporel) et une instillation intratrachéale de 50 µL d’une solution de SSI contenant 10-4 M de propranolol et 15 minutes après une instillation de 107 cfu d’E. coli dans 30 µL de SSI

Trois groupes additionnels ont été constitués afin d’étudier l’inhibition du canal apical à sodium :

  • Groupe SSI + SSI : les souris recevaient une instillation intratrachéale de 50 µL de SSI puis ensuite une nouvelle instillation intratrachéale de 30 µL de SSI

  • Groupe SSI + E. coli : les souris recevaient une instillation intratrachéale de 50 µL de SSI puis ensuite une nouvelle instillation de 107 CFU d’E. coli dans 30 µL de SSI

  • Groupe amiloride + E. coli : les souris recevaient une instillation intratrachéale de 50 µL d’une solution de SSI contenant 10-4 M d’amiloride puis ensuite une nouvelle instillation de 107 CFU d’E. coli dans 30 µL de SSI



    1. Evaluation de l’équilibre hydrique pulmonaire au cours de la stimulation β2-adrénergique exogène

Les animaux étaient randomisés dans l’un des 5 groupes suivants :


  • Groupe contrôle SSI + SSI : les rats recevaient une instillation intratrachéale de 0,5 mL/kg de SSI et 30 minutes après une instillation intratrachéale de 1 mL de SSI

  • Groupe avec une pneumopathie à Pa  + SSI : les rats recevaient une instillation intratrachéale de 0,5 mL/kg d’une solution de 0,5 x 109 CFU de Pa dans du SSI et 30 minutes après une instillation intratrachéale de 1 mL de SSI

  • Groupe Pa + terbutaline : les rats recevaient une instillation intratrachéale de 0,5 mL/kg d’une solution de 0,5 x 109 CFU de Pa dans du SSI et 30 minutes après une instillation intratrachéale de 1 mL de SSI contenant 10-4 M de terbutaline

  • Groupe Pa + terbutaline + propranolol : les rats recevaient une instillation intratrachéale de 0,5 mL/kg d’une solution de 0,5 x 109 CFU de Pa dans du SSI et 30 minutes après une instillation intratrachéale de 1 mL de SSI contenant 10-4 M de terbutaline et 10-4 M de propranolol

  • Groupe Pa + propranolol : les rats recevaient une instillation intratrachéale de 0,5 mL/kg d’une solution de 0,5 x 109 CFU de Pa dans du SSI et 30 minutes après une instillation intratrachéale de 1 mL de SSI contenant 10-4 M de propranolol

1   2   3   4   5   6   7   8   9   10

similaire:

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs
«kmp girls» qui se reconnaitront ici et à Bruno Delépine qui me fait l’honneur de participer au jury de la thèse

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconAdresse générique
«Université de Lorraine» qui a été créé par fusion des universités de Nancy 1, Nancy 2, Metz et de l’inpl (Institut national polytechnique...

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconTHÈse présentée à Nancy

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconAdam bruno / chiss robert / kaiser andré 4 micholet isabelle

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconUniversite paris XI- aix-marseille II – lyon I nancy I

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs

Rapporteurs : Professeur Bruno levy (Nancy) iconRapporteurs : Pr Lysiane Richert








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com