Le rapport canonique de recherche








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Le rapport canonique de recherche :

Banque d’extraits de texte tirés d’articles scientifiques

Document préparé par Léonard P. Rivard

avec la collaboration de Fernand Saurette

Avril 2011


L’utilisation de l’espace par la marmotte commune

(Marmota monax)1
J.-P. Ouellet et J. Ferron
Résumé
L’utilisation de l’espace par la marmotte commune (Marmota monax) en milieu agricole durant la saison post-reproductrice a été étudiée par suivi télémétrique d’adultes des deux sexes et de juvéniles. Les variables analysées sont : le nombre de terriers fréquentés, la fréquence relative de changement de terrier, la superficie des domaines vitaux et la distance moyenne entre deux terriers fréquentés successivement par le même individu. Les mâles adultes sont plus mobiles que les femelles parturientes et ont des domaines vitaux plus grands. La sédentarité des femelles est plus marquée durant la période de gestation et d’élevage des jeunes. La dispersion natale se fait dès le premier été; la distance parcourue est importante. Nos résultats confirment le caractère asocial de la marmotte commune, mais on ne peut conclure avec certitude qu’elle soit territoriale.

Introduction
Plusieurs études ont traité de l’utilisation de l’espace chez la marmotte commune, Marmota monax (Anthony 1962; Bronson, 1964; De Vos & Gillespie, 1960; Hayes, 1977; Meier, 1982; Merriam, 1960, 1971; Nuckle, 1982; Smith, 1972; Trump, 1950). À l’exception des travaux de De Vos & Gillespie (1960), Nuckle (1982) et Smith (1972), ces recherches ont été réalisées dans la partie méridionale de l’aire de distribution de cette espèce. Plusieurs de ces travaux ne portent que sur des périodes d’échantillonnage très courtes et furent réalisées par la méthode de marquage-capture-recapture. Il nous est donc apparu important d’analyser l’utilisation de l’espace dans une partie septentrionale de l’aire de distribution de la marmotte commune en suivant par télémétrie les mêmes individus pendant plusieurs mois. Cette méthode a l’avantage d’assurer un intervalle de temps régulier entre les localisations contrairement à la méthode qui nécessite la capture de l’animal, ce qui permet une analyse plus poussée de l’utilisation de l’espace.

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Nous tenterons ici, à partir de nos résultats, de répondre aux questions suivantes, du moins en ce qui concerne la population étudiée : (1) Le mode d’utilisation de l’espace varie-t-il selon le sexe et l’âge? (2) La marmotte commune est-elle vraiment asociale? (3) Peut-on identifier une stratégie socio-spatiale chez la marmotte commune?

Matériel et méthodes
Pour étudier l’utilisation de l’espace et des terriers par la marmotte commune, 30 individus adultes (1 an et plus) et juvéniles ont été capturés, sexés, pesés et munis de colliers émetteurs (modèle HLPM-2120-LD fabriqué par Wildlife Materials Inc.). Des rubans adhésifs de différentes couleurs ont été placés sur les antennes selon un code propre à chaque individu afin de permettre également une identification visuelle. Tous les animaux ont aussi reçu une bague numérotée à chacune des oreilles; une de ces bagues portait un disque de couleur afin de fournir un autre critère d’identification visuelle sur le terrain. Seuls les individus pour lesquels nous avons recueilli des données pendant toute la période d’étude ont été considérés dans les analyses, soit 10 adultes (6 mâles et 4 femelles parturientes) et 8 juvéniles provenant de 4 portées.
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Résultats
NOMBRE DE TERRIERS UTILISÉS ET SUPERFICIE DES DOMAINES VITAUX
Les mâles adultes fréquentent significativement plus de terriers que les femelles parturientes au cours de la période précédant la dispersion des juvéniles (tableau I). Au cours de la période de dispersion des juvéniles, il n’y a pas de différence significative entre les 3 classes d’individus. La comparaison du nombre de terriers utilisés avant et durant la dispersion révèle qu’il n’y a pas de différence significative en ce qui concerne les mâles adultes. Les femelles adultes fréquentent, pour leur part, significativement plus de terriers lors de la dispersion que durant la période la précédant.
Discussion
LE MODE D’UTILISATION DE L’ESPACE VARIE-T-IL SELON LE SEXE ET L’ÂGE?
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Nos résultats indiquent que l’utilisation de l’espace, ou stratégie spatiale, diffère selon les diverses classes d’individus. Durant la période de pré-dispersion des juvéniles, les femelles parturientes sont sédentaires. La mise bas et l’élevage des jeunes seraient la cause principale de ce comportement. Les mâles sont beaucoup plus mobiles que les femelles au cours de cette même période.
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LA MARMOTTE COMMUNE EST-ELLE VRAIMENT ASOCIALE?
Plusieurs de nos observations indiquent que l’organisation sociale de la marmotte commune serait de type asocial. En effet, le degré de chevauchement des domaines vitaux est faible lorsqu’on considère, pour chacune des périodes séparément, la fréquence de partage simultanée ou différée des terriers. Ouellet (1986) a observé que le taux de rencontres sociales dans cette population de marmotte commune était très faible et qu’elles étaient de nature agressive. La dispersion des juvéniles dès leur première année et l’absence de liens permanents ou persistants durant un certain temps, en dehors des rapports mère-jeunes de la naissance à la dispersion des juvéniles, sont d’autres éléments qui viennent soutenir cette hypothèse.
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PEUT-ON IDENTIFIER UNE STRATÉGIE SOCIO-SPATIALE CHEZ LA MARMOTTE COMMUNE?
Afin de mieux cerner la stratégie socio-spatiale de la marmotte, il faut analyser l’utilisation de l’espace, les relations sociales et les comportements qui s’y rapportent en considérant leur dynamisme dans le temps.
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Nos résultats sur l’utilisation de l’espace en fonction du temps démontrent que la marmotte concentre son activité à proximité d’un terrier donné mais que d’autre part, elle utilise un nombre relativement élevé de terriers répartis sur une superficie assez importante. De plus les domaines vitaux peuvent changer de situation géographique au cours d’une même saison d’activité. Les résultats d’une analyse du chevauchement entre les domaines vitaux prendront donc une allure différente en fonction de la longueur de la période considérée. Il existerait une certaine rotation dans l’utilisation de l’espace, le même terrier pouvant être partagé par plus d’un individu, mais à des moments différents de l’année. Si la marmotte commune est territoriale, ce qui à notre avis reste à prouver, le modèle d’utilisation de l’espace pourrait être celui de la territorialité de type flottant («floating territory») selon la définition de Wilson (1975). L’animal ne se réserve en effet que l’exclusivité de l’espace immédiat autour du terrier où il se trouve. Selon J. Murie (comm. pers.) on pourrait également parler de dominance liée au site. Une chose est certaine, c’est que la région immédiate du terrier occupé fait l’objet d’un usage exclusif. On ne pourra arriver à une véritable compréhension de la stratégie socio-spatiale de la marmotte qu’en tenant compte des variations dans le temps de l’occupation que tout au cours de la saison d’activité, ainsi qu’en faisant une analyse plus poussée des relations sociales.
Premières mentions de vers de terre

dans trois écosystèmes forestiers du Bouclier canadiens2
Jean-David Moore, Rock Ouimet et John W. Reynolds
Résumé
Dix espèces de ver de terre furent dénombrées lors de travaux effectués à Duchesnay, à la Forêt Montmorency et dans le parc des Grands-Jardins, trois écosystèmes forestiers du Bouclier canadien dont les conditions de pH du sol et de climat étaient, en apparence, inadéquates pour la survie de ces organismes. La présence de vers de terre dans les deux écosystèmes boréaux visités s’ajoute aux rares mentions de vers de terre en forêt boréale nord-américaine. Les résultats de nos travaux laissent supposer que le territoire propice à leur présence ou à leur colonisation au Québec est plus étendu que ce que l’on croyait antérieurement. La présence de vers de terre dans ces trois écosystèmes forestiers semble liée à leur utilisation comme appât pour la pêche sportive. Aussi, nos résultats démontrent que la tolérance à l’acidité de certaines espèces de ver de terre est encore mal connue. Compte tenu de l’effet probable de la colonisation des écosystèmes forestiers par les vers de terre sur certains processus (p. ex. : recyclage des éléments nutritifs, cycle du carbone) et composantes (p. ex. : diversité faunique et floristique), il appert qu’une meilleure connaissance de la répartition des vers de terre pourra nous aider à mieux expliquer les changements susceptibles de survenir dans les écosystèmes colonisés.
Introduction
Actuellement, les vers de terre présents dans les régions nord-américaines qui ont été soumises à la dernière glaciation sont, pour la plupart, des espèces européennes introduites de la famille des Lumbricidae (Smith, 1928; Gates, 1982; Reynolds, 1995). Au Québec, 19 espèces de ver de terre ont été répertoriées à ce jour, principalement grâce aux travaux d’échantillonnage de John W. Reynolds dans diverses régions de la province (figure 1; Reynolds et Reynolds, 1992). D’autres études ont aussi signalé la présence de vers de terre au Québec (Wishart et Bider,1976; Reynolds, 1977; Lesage et Schwert, 1978; Léger et Millette, 1979; Garceau et collab., 1988; Coderre et collab., 1995). Toutefois, en raison de l’étendue du territoire québécois, plusieurs régions n’ont toujours pas été échantillonnées, notamment sur la rive nord du Saint-Laurent. Cet article rend compte des résultats d’échantillonnages de vers de terre effectués dans trois écosystèmes forestiers du Bouclier canadien de la rive nord du Saint-Laurent, soit l’érablière à bouleau jaune de la Station forestière de Duchesnay, la sapinière à bouleau blanc de la Forêt Montmorency et la pessière noire du parc des Grands-Jardins (Moore et Reynolds, 2003). Ces écosystèmes forestiers présentent, de prime abord, des conditions de sol et de climat inadéquates pour la survie des vers de terre.
Aires d’étude et méthode
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Des échantillons de sol des milieux BLC, BLL et LP ont été prélevés aux mêmes endroits que ceux de la récolte des vers de terre. Des prélèvements ont été effectués dans l’humus ou la partie superficielle du sol minéral (0 à 10 cm). Le pHeau de ces sols a été mesuré à l’aide d’un pH-mètre Metrohm (modèle 826). Du papier tournesol a été utilisé, dans le secteur du parc des Grands-Jardins, pour estimer le pH sur place. Plusieurs études ont montré que le pH est l’un des facteurs qui exercent le plus d’influence sur l’abondance et la répartition des vers de terre dans le sol (Piearce, 1972; Lee,1985; Briones et collab.,1995; Edwards et Bohlen,1996). Le tableau 1 résume les caractéristiques des sites d’échantillonnage.
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Résultats et discussion
Au total, dix espèces de ver de terre ont été dénombrées dans les trois secteurs étudiés, soit huit à Duchesnay, sept à la Forêt Montmorency et une dans le parc des Grands-Jardins (tableau 2). Nos observations viennent s’ajouter à celles de Lesage et Schwert (1978) et de Reynolds et Reynolds (1992) faites sur la rive nord du Saint-Laurent et permettent de mieux préciser l’aire de distribution de ces espèces (figure 1).


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L’échantillonnage dans le parc des Grands-Jardins
Une seule espèce a été répertoriée (L. terrestris) dans le secteur du lac Laroche du parc des Grands-Jardins, sous un débris ligneux, dans la partie organique et superficielle du sol. Un pH de 5 a été mesuré à cet endroit. Ailleurs dans le parc, le pH de l’humus est d’environ 4,5 et celui du sol minéral peut atteindre 6,5 à certains endroits (source : inventaire écologi- que 1990 du MRNF). La présence de vers de terre dans le parc des Grands-Jardins et à la Forêt Montmorency constitue de rares mentions de vers de terre en forêt boréale nord-amé- ricaine (Reynolds, 1976b). En effet, à notre connaissance, seul Reynolds (1975c) avait signalé leur présence en forêt boréale, soit dans les hautes-terres de la Gaspésie. L’absence de jeunes L. terrestris et d’activité importante au sol ne nous permet toutefois pas de conclure à la capacité de survie et de reproduction de cette espèce dans le parc.
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La colonisation des forêts par les vers de terre
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La migration « naturelle » des vers de terre, à la suite de leur introduction par les colons européens, ne peut expliquer leur présence dans les trois écosystèmes à l’étude et dans plusieurs régions où des mentions d’humus de type mull ont été faites. En effet, plusieurs études font état d’une migration annuelle maximale de 10 m pour les vers de terre (van Rhee, 1969; Stockdill, 1982; Curry et Boyle, 1987; Marinissen et van den Bosch, 1992). En prenant en compte qu’il s’est écoulé environ 500 ans depuis l’arrivée des premiers colons dans la région de Québec, le déplacement possible maximum des vers de terre, depuis leur point d’introduction le long du fleuve Saint-Laurent, ne pourrait être que de 5 km. En fait, la pratique de la pêche sportive est la cause la plus probable pour expliquer la présence des vers de terre dans plusieurs de ces écosystèmes. En effet, les vers de terre sont souvent utilisés comme appât pour la pêche sportive. Des récipients contenant à la fois des vers et des cocons sont souvent abandonnés ou vidés en bordure des lacs par les pêcheurs. D’ailleurs, de tels récipients ont été trouvés par l‘auteur principal dans chacun des trois secteurs échantillonnés (figure 4).
Quels sont les facteurs qui facilitent l’implantation du roseau commun (Phragmites australis) le long des routes du sud du Québec ?3
Benjamin Lelong, Claude Lavoie et Marius Thériault
Résumé
En Amérique du Nord, les populations de roseau commun (Phragmites australis) ont connu une grande expansion depuis une centaine d’années à la suite de l’introduction d’un génotype eurasiatique très compétitif. Cette invasion biologique constitue un problème environnemental important, car les marais envahis par le roseau deviennent peu propices au maintien d’une flore et d’une faune diversifiées. Le Québec est affecté par ce phénomène depuis le début des années 1960, c’est-à-dire à partir du moment où la propagation du roseau a été facilitée par l’expansion du réseau routier. On connait toutefois peu de choses sur les structures du paysage qui favorisent la propagation de la plante ou son établissement le long du système routier sillonnant une région. Dans ce travail, nous avons recensé les populations de roseau le long des routes d’une grande région du sud du Québec (1 400 km2), puis développé des modèles de régression logistique afin de circonscrire les principaux facteurs qui influencent leur répartition. La hiérarchie de la route est la variable la plus influente des modèles, quel que soit le type de paysage considéré (ouvert ou boisé). Les routes qui traversent des dépôts de surface à mauvais drainage sont également plus susceptibles d’héberger du roseau que les routes qui traversent des dépôts à drainage rapide. Ainsi, plus une route est importante (largeur, entretien, trafic routier), plus la probabilité d’y trouver du roseau sur ses berges ou dans ses fossés de drainage est élevée, particulièrement lorsqu’elle est située sur des dépôts de surface mal drainés. Cette étude montre aussi l’emprise d’une route large reçoit davantage d’énergie lumineuse, ce qui favorise d’autant une espèce héliophile comme le roseau. L’influence négative d’un boisé sur le roseau (son ombrage) est don minimisée lorsqu’il est traversé par une route large. Une stratégie qui pourrait être efficace pour empêcher le roseau de se propager davantage le long des routes serait donc de limiter le plus possible son accès à la lumière, soit en maintenant des lisières boisées en bordure des axes routiers, soit en favorisant la plantation d’arbustes compétitifs près des fossés de drainage.
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