Rapport au ministre chargé de la sécurité sociale et au Parlement sur l'évolution des charges et des produits de l’Assurance maladie au titre de 2015 (loi du 13 août 2004)








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Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : propositions de l’Assurance maladie pour 2015

Rapport au ministre chargé de la sécurité sociale et au Parlement sur l'évolution des charges et des produits de l’Assurance maladie au titre de 2015 (loi du 13 août 2004)

Sommaire




Les dépenses d’assurance maladie à horizon 2017 : l’impact des évolutions démographiques et épidémiologiques



En 2012, les dépenses totales de santé se sont élevées à 243 milliards d’euros, et l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) à 170 milliards d’euros.

La croissance de l’ONDAM, et plus globalement des dépenses de santé, a fortement ralenti dans les années récentes. Comparée à d’autres pays de l’OCDE où un coup de frein brutal a suivi de fortes augmentations, la France se caractérise par une croissance globalement modérée depuis 2000 et par une trajectoire de ralentissement progressif qui a permis de préserver le fonctionnement du système de santé d’à-coups majeurs (Figure ). L’ONDAM est respecté depuis 2010, avec une stabilité de la part des dépenses financée publiquement (77%).

Figure – Taux de croissance annuel moyen des dépenses de santé en termes réels dans les pays de l’OCDE, 2000-2011



Le programme de stabilité 2014-2017 fixe un cadre contraint pour les trois prochaines années, avec une baisse progressive du taux de croissance de l’Ondam (2,1% en 2015, 2% en 2016 et 1,9% en 2017), qui suppose un effort supplémentaire par rapport à celui qui a été fait sur les dernières années.

Le pari est de mobiliser ces économies en rationalisant les parcours de soins : il s’agit d’éviter des examens ou traitements non pertinents, de favoriser les prises en charges les moins onéreuses à qualité égale, de substituer des interventions en ambulatoire à des hospitalisations lorsque c’est possible, de tirer parti des évolutions technologiques pour soigner mieux à moindre coût,…

Une première étape est donc de comprendre les enjeux économiques liés aux différents problèmes de santé que le système de soins doit prendre en charge : quelle part des coûts ils représentent, quels sont les facteurs d’évolution de la dépense – démographie de la population, épidémiologie de certaines maladies, évolutions technologiques ayant un impact sur les coûts de traitement –, quelles sont les marges pour optimiser le rapport coût/qualité des processus de soins concernés.

L’analyse médicalisée de l’ONDAM que l’Assurance Maladie développe depuis plusieurs années participe à cette démarche ; elle permet de mettre en évidence les domaines à fort enjeu financier, mais aussi de projeter les besoins futurs liés aux évolutions démographiques et épidémiologiques. La croissance de la population, son vieillissement, mais aussi l’évolution attendue de la prévalence de certaines affections (comme par exemple le diabète et les complications qui lui sont associées) vont en effet avoir des répercussions différenciées en termes d’évolution des populations à traiter. Anticiper ces dynamiques permet de prendre la mesure des gains de productivité à réaliser pour faire face à l’accroissement des besoins dans un cadre financier contraint.

1.1.L’analyse des dépenses d’assurance maladie en 2012

Fréquence et coût des grandes catégories de pathologies, traitements et épisodes de soins


Les dépenses dans le champ de l’ONDAM se sont élevées à 170,1 Md€ en 2012. L’analyse médicalisée des dépenses ne porte pas sur la totalité de ce champ, car certaines dépenses ne sont pas individualisables par patient et ne pourraient donc être affectées que de manière conventionnelle, par clés de répartition (MIGAC, prise en charge des cotisations des professionnels libéraux,…). L’ensemble du secteur médico-social est également exclu de l’analyse. En revanche, certaines prestations en espèces qui sont actuellement hors champ ONDAM (IJ maternité, invalidité) sont incluses dans l’analyse, qui porte au total sur 146 Md€. Le détail figure en encadré 1.

En 2012, ces 146 Md€ se répartissent comme suit1 :

Figure – Répartition des dépenses en 2012 par groupe de pathologies et traitements (dépenses tous régimes, Md€)



Parmi les 59,2 millions de personnes couvertes par le régime général et ayant eu recours aux soins en 20122, 36% ont reçu des soins liés à au moins un problème de santé chronique, dont :

  • 21% ont une pathologie chronique dont le diagnostic a été codé à l’occasion d’une hospitalisation ou une affection de longue durée, ou peut se déduire des traitements médicamenteux,

  • 15% n’ont pas de diagnostic de pathologie repéré dans les bases de données, mais ont un traitement médicamenteux régulier (hypotenseurs, hypolipémiants, psychotropes ou antalgiques / anti-inflammatoires).

Par ailleurs, 2,3% des bénéficiaires du régime général ont reçu des soins au titre de la maternité3 et 13% ont eu un épisode d’hospitalisation dite « ponctuelle », c’est-à-dire ne comportant pas de diagnostics marqueurs d’une des pathologies chroniques référencées ci-dessus4.

Une même personne pouvant recevoir des soins à la fois pour une pathologie (ou traitement) chronique, pour une hospitalisation sans rapport avec celle-ci et pour une maternité, les trois pourcentages ne sont pas exclusifs. Au total, la proportion de personnes concernées par au moins une de ces situations de soins (pathologie / traitement chronique, maternité ou épisode ponctuel d’hospitalisation) est de 44%. A contrario, 56% de la population protégée par le régime général a recours au système de santé uniquement pour des soins courants.

Les effectifs par groupe de pathologies (pour le régime général uniquement) sont détaillés ci-dessous (Figure ).

Figure - Effectifs de personnes prises en charge pour pathologies, traitements et évènements de santé en 2012 (régime général)



Si l’on met en regard le poids des différentes situations de soins en termes de dépenses et d’effectifs, on retrouve les phénomènes connus de concentration des dépenses : les 21% de patients ayant des pathologies chroniques (ayant donné lieu à hospitalisation ou ALD) représentent 50% de la dépense totale. Les personnes soignés pour une pathologie chronique ou ayant eu une maternité ou une hospitalisation ponctuelle représentent 31% de la population et près de 80% de la dépense totale.
Figure - Répartition de la population (régime général) et des dépenses - 2012

En termes de pathologies, les maladies cardio-neurovasculaires, les cancers, les pathologies psychiatriques représentent chacun environ 10% de la dépense totale ; si l’on regroupe pathologies cardio-neurovasculaires, facteurs de risque vasculaire et diabète, on atteint 20%, et 15% pour l’ensemble de la santé mentale (en regroupant les pathologies ayant entrainé une hospitalisation ou ALD et les traitements réguliers par psychotropes) (Figure ).

Figure – Répartition des dépenses selon les pathologies, traitements et évènements de santé en 2012 (%)


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