A la recherche d'un modèle ou deux de surhomme: le gladiateur combattant et l'hercule farnese








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A LA RECHERCHE D'UN MODÈLE OU DEUX DE SURHOMME: LE GLADIATEUR COMBATTANT ET L'HERCULE FARNESE

Gilbert ANDRIEU BORDEAUX II - L'EPS au XXe siècle en France Dossiers EPS n° 15 1992

 

IL Y A SEULEMENT UN SIÈCLE ...

Il y a un siècle, en 1888, le Docteur Fernand Lagrange écrivait un livre qui devait connaître très vite un grand succès: "Physiologie des exercices du corps". L'analyse qu'il présentait était exclusivement scientifique et nous ne trouvons qu'une seule allusion aux déformations des gymnastes de l'époque: "Eh quoi ! Est-ce donc là l'harmonie des formes, la pureté des lignes que nos gymnastes devraient trouver, comme autrefois les Grecs, dans la pratique des exercices physiques? Examinez, en regard, les statues antiques de "L’Achille", du "Gladiateur combattant", du "Discobole", et vous ne pourrez vous empêcher de dire que si ces héros ont été ainsi formés par le gymnase, il fallait que leur gymnastique ne ressemblât pas à la nôtre. Avouons-le, rien n'a moins la haute mine d'un demi Dieu qu'un "virtuose du trapèze" (1).

Disons brièvement que depuis le début du siècle et sous l'influence de la gymnastique allemande, la gymnastique française était surtout une gymnastique aux agrès. Conçue pour entraîner les fantassins à monter à l'assaut des forteresses, elle développait chez eux des capacités de grimpeurs et d'équilibristes, ce qui n'empêchait pas Amoros, l'un des premiers à l'animer et à l'organiser, de dire que la gymnastique commence là où s'arrête le funambulisme. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, 1891 fin des Bataillons Scolaires, elle n'a pas changé dans l'esprit des réformateurs. Militaire avant tout, elle ne cédera la place à une gymnastique plus hygiénique que sous la plus forte demande des physiologistes et des pédagogues qui sont sous le charme de l'éducation anglaise. De la gymnastique de suspension nous passons, à la fin du XIXème siècle, grâce à la Commission de Réforme présidée par le physiologiste Marey en 1887, à une gymnastique de déplacements en plein air et de jeux. Toute l'évolution qui s'est faite en faveur d'une gymnastique de plancher, de développement musculaire, sous le Second Empire et dans un cadre essentiellement commercial, est ignorée des réformateurs.

L'analyse du Docteur Lagrange est une analyse de médecin. Il fait le point sur les connaissances scientifiques et plus particulièrement sur les effets des exercices étudiés dans leurs rapports avec la santé organique. La physiologie expérimentale qui s'est développée depuis la moitié du XIXème siècle, tout particulièrement avec les travaux de Marey en ce qui concerne le mouvement, trouve ici son apogée. Nous dirons que cette vaste synthèse témoigne à la fois d'une époque et d'un regard très à la mode sur le corps et ses mouvements. C'est presque timidement que Lagrange fera allusion à la statuaire antique en critiquant les gymnastes de la fin du XIXème siècle.

Le Dr Lagrange s'inscrit dans le camp des réformateurs, les médecins culturistes et Ed. Desbonnet s'inscriront dans celui des marginaux, tandis que le retour à la nature devient un remède face à la tuberculose.

Notons ici une habitude de fin de siècle qui transparaît faiblement dans les écrits de Lagrange: celle de faire référence à l'antiquité pour justifier le changement en matière de pratiques corporelles.

Il semble bien, en effet, que toutes les pratiques corporelles: la danse, l'équitation, l'escrime, le sport, la culture physique... soient influencées par un nouveau regard sur l'antiquité. Le beau et l'utile vont retrouver des modèles qui pouffaient paraître dépassés pour la simple raison que le retour à la nature qui s'impose hygiéniquement est un besoin physique et moral qui s’oppose aux nuisances du monde industriel, aux rigueurs abstraites des académies ou des fédérations. A côté du sport et peut-être par réaction, les références antiques, hygiéniques et esthétiques vont apporter leur soutien à l'expression d'un vitalisme résurgent. En parlant du Gladiateur Combattant, Lagrange est un homme de son temps. En sortant de son laboratoire, il retrouve la nature, l'homme beau et bon, mais n'approfondit pas, il néglige l'Hercule Farnèse plus qu'il ne l'ignore. Les deux statues étant visibles à Paris, nous dirons qu’il n'y a pas là ignorance de la part du physiologiste; les modèles retenus sont d'abord des formes qui correspondent aux exercices que proposent tous les hygiénistes du moment: les exercices de force et "vitesse". L’Hercule Farnèse illustrant les exercices de force et ne pouvant s'opposer aux gymnastes sans jambes n'a pas été récupéré pour la démonstration (2).

Au milieu du XIXème siècle, la gymnastique aux agrès est la forme la plus connue de toutes les gymnastiques, la plus officielle à l'année comme à l'école. La gymnastique de plancher avec haltères et massues a perdu l'éclat qu'elle avait sous le Second Empire et la culture physique n'a pas encore atteint sa maturité. Un an avant cette publication, la commission de réforme présidée par le physiologiste Marey jette les bases du changement (3) et c'est en 1891 qu'est publié le Manuel d'exercices gymnastiques et de Jeux scolaires, rédigé par Georges Demeny, le rapporteur. La gymnastique sera moins acrobatique, elle ne sera pas "athlétique", et des jeux de plein air viendront assurer l'essentiel de la réforme.

Dix ans plus tard, Demeny publie Les bases scientifiques de l'éducation physique et nous donne l'explication du choix: "Ceux qui produisent le plus de travail ne sont pas toujours ceux qui possèdent les plus gros muscles; il ne faut pas confondre la force musculaire avec la résistance à la fatigue, liée, comme nous l'avons vu, aux phénomènes intimes de nutrition" (4). Violoniste de talent, Demeny est un homme chétif qui s'est doté d'un légère couche de muscle au gymnase de Triat, mais reste plus attiré par le mouvement que par la morphologie. Il est donc compréhensible que sa critique, bien enfermée dans les normes physiologiques et esthétiques de l'époque, soit peu explicite à l'encontre de nos deux modèles. Son idéal sera surtout Isadora Duncan.

Demeny est le défenseur du mouvement complet, continu et arrondi face au mouvement linéaire et brisé qui était utilisé, que ce soit dans les exercices préliminaires de nature militaire ou dans les exercices, plus lancés et avec petits engins, de la gymnastique de plancher. A côté de la danse de théâtre aux mouvements arrondis, surtout depuis la naissance du ballet romantique, la gymnastique est faite de mouvements saccadés plus proches de la pantomime. Or, en étudiant le mouvement des ailes des insectes et des oiseaux par la chronophotographie, Demeny découvre que le mouvement n'est pas linéaire et brisé mais hélicoïdal, il retrouve à sa façon la théorie de Bergson sur la continuité du mouvement et celle des esthètes sur la beauté des courbes. Ce qu'il faut souligner encore c'est qu'à la même époque, le beau n'est pas dans l'effort mais dans l'absence des stigmates de l'effort, le beau est dans l'acte facile, maîtrisé, dominé, dans l'élévation, dans cette liberté qui bientôt donnera naissance à l'aviation. Tout se tient: mécanique, physiologie, esthétique, politique ... et gymnastique.

Lorsque Demeny fait sa conférence sur le Mouvement C.C. et A. en 1910 à la Société de Biologie, il ne peut ignorer la danse libre d'I. Duncan dont il admire les mouvements. Demeny, ler Prix de violon du Conservatoire de Lille était sensible aux arts et son livre Physiologie des professions. Le violoniste, publié en 1905, nous permet de comprendre la fusion entre l'âme de l'artiste et sa virtuosité: "La pensée s'accommode mal d'un cadre tout fait, elle perd sa valeur et son caractère artistique si on l'oblige de se façonner dans un moule où elle s'étrique et se déforme" (p. 11). Il ajoute en parlant de l'artiste: "S'il est sincère, il cherchera dans la nature une source intarissable d7émotions les plus variées et constituera l’œuvre d'art avec ces éléments". Telle était la danse d'I. Duncan ou la danse des petites Cambodgiennes que Rodin, émerveillé, suivra jusqu'à Marseille pour les dessiner, Rodin dont Bourdelle disait qu'il sculptait les sanglots, la faim, la soif, les désirs, l'angoisse ou la fièvre.

En écrivant : "Un mouvement quelconque se trouve décomposé en un certain nombre d'images immobiles qui en constituent pour ainsi dire les diverses phases (1895)", le Dr P. Richer cache mal l'influence de la chronophotographie sur ses propres recherches. Il rejoint Marey et Demeny. Bergson, en écrivant dans La Pensée et le Mouvant: "Je puis, tout le long du mouvement, me représenter des arrêts possibles: c'est ce que j'appelle les positions du mobile ou les points par lesquels le mobile passe. Mais aussi les positions fussent-elles en nombre infini, je ne ferai pas du mouvement" (p. 339), montre le souci dominant qui conduira Demeny à inventer la came excentrique, à permettre le déroulement continu de la pellicule et à saisir le mouvement.

C'est en marge des grands hommes de l'éducation physique qu'il faut chercher la copie d’Hercule: dans les gymnases privés qui offrent une culture physique encore adolescente. Si la thèse de médecine du Docteur G. Rouhet est, en 1881, une plaidoirie en faveur de l'exercice et de la beauté des formes physiques, c'est au début du siècle que s'affirmera, chez les médecins culturistes, la volonté de cultiver les muscles dans un but esthétique, le beau étant pour eux synonyme de santé. (5)

Tout se passe comme si les hygiénistes rationnels choisissaient le modèle du Gladiateur Combattant à sa résistance à la fatigue et comme si les médecins culturistes, soucieux du rapport beauté-santé, choisissaient un modèle athlétique plus proche du Doryphore de Polyclète, que de l'Hercule de Lysippe. Le modèle extrémiste conçu par Lysippe n'est pas au goût du jour.

G. Hébert pourfendra à son tour les gros muscles et chantera la gloire du héros résistant jusqu'à la mort.

Ce héros sera un athlète complet, aux muscles longs, faits pour les exercices de détente et de vitesse, et possédant sous la peau des organes capables de l'aider à repousser le seuil de la fatigue. La femme sera chez lui, comme chez Desbonnet, l'égale de l'homme, C'est-à-dire qu'elle aura le droit et le devoir de se forger un corps d'athlète. L'Amazone sera la femelle du gladiateur et leurs enfants assureront l'avenir de la race: eugénisme et racisme seront au début du siècle dans la bouche de tous les défenseurs d'une renaissance physique, renaissance qui se dégage difficilement de la zootechnie comme en témoigne la publication en 1904 du livre de G. Rouhet et d’ Ed. Desbonnet: Le pur sang humain. L'athlète complet ou l'athlète parfait, aussi bien pour Ed. Desbonnet que pour G. Hébert, sont des athlètes qui excellent dans toutes les formes d'exercices et qui ont une santé tout aussi visible dans leur morphologie que dans leur efficience motrice. Les morphologies de ces athlètes peuvent apparaître comme herculéennes si nous les comparons à celles des individus ne faisant aucune culture physique ou gymnastique, elles ne sont pas pour autant comparables à celles de l'Hercule Farnèse dont les exagérations surhumaines attirent la critique.

Depuis cette époque, c'est-à-dire depuis le Congrès International d'Education Physique de Paris en 1913, il semble bien que l'éducation physique évolue à l'ombre du seul Gladiateur Combattant, tandis qu'en marge de l'école et dérivant de la culture physique, le culturisme va se placer peu à peu sous la protection d’Hercule. Aujourd'hui, nos deux modèles sont toujours exploités et nous pourrions presque dire que rien n'a changé depuis un siècle au sein des institutions.

ENTRE LE MYTHE ET LA RÉALITÉ

L’Hercule Farnèse et le Gladiateur Combattant sont deux images que les réformateurs de l'Education Physique investissent, à la fin du XIXème siècle, d'un pouvoir de suggestion dans l'espoir de guider leurs semblables vers plus d'efficacité, de santé et de beauté. Ces images se surajoutent aux explications pédagogiques ou scientifiques qui suffiraient à elles seules pour justifier les choix qui sont faits et peuvent être considérées comme des messages dont le sens caché doit atteindre l'inconscient des futurs adeptes de telle ou telle gymnastique.

Ces deux images sont là pour illustrer des choix qui sont d'abord hygiéniques et pédagogiques, autrement dit pour montrer l'idéal auquel il est possible de prétendre avec un peu d'entraînement.. Ces images sont aussi des substituts qui prennent la place des enseignants des générations passées. Triat était un modèle de force et de beauté pour ses élèves. Les hygiénistes de la fin du XIXème siècle, en dehors des médecins culturistes ne le sont plus et s'effacent devant les modèles antiques.

L'esprit scientifique semble ici se développer au détriment de la force physique et de la beauté des formes.

La référence à l'antiquité se retrouve dans un grand nombre de discours et dépasse le cadre de la gymnastique pour atteindre celui de la danse qui cherche à devenir éducative. Ce qui est ici remarquable, c'est que retour à l'antique et retour à la nature vont de pair. La danse naturelle sera la danse grecque retrouvée sur les vases de l'antiquité, la gymnastique naturelle renouera avec la gymnique antique, c'est-à-dire la nudité presque complète. Faut-il voir là une sorte de libération des corps et des esprits, la fin d'une pudibonderie bourgeoise ?

Le fait est que le naturel, le fonctionnel, le beau, le pur, le nec plus ultra au début du XXe siècle convergent vers un même idéal et que cet idéal va répondre aux besoins d'une société en mutation: une société industrialisée, urbanisée et tuberculeuse.

Avant d'aller plus loin, il faut se demander ce que représentent ces modèles pour ceux qui les utilisent et pour ceux qui les reçoivent comme information signifiante. Mais peut-être faut-il se demander aussi ce que ces modèles représentaient pour ceux qui les ont créés.

Tout d'abord, ils ne sont pas contemporains. Lysippe fut le sculpteur d’Alexandre, et son Hercule se situe au IVème siècle av. JC, tandis que le Gladiateur d’Agasias date du début du ler siècle avant JC. Le premier se situe à la fin de la période classique, le second se situe dans la période gréco-romaine. Ils répondent à deux cultures différentes: celle d’une aristocratie citadine qui a fait du sport un jeu d'une part, celle d’un peuple forgé dans les labours et dans la guerre qui a fait du sport une hygiène et une préparation à la guerre, d’autre part. A la gymnique des grecs s'oppose une certaine pudeur des romains; à l'athlétisme pur, cultivé dans les gymnases et les palestres, s’opposent les combats du cirque et les amphithéâtres . (6)

Dans son mémoire de la Nouvelle ENSEPS sur L'athlète dans la cité grecque et à Rome, S. Dubreuil nous dit: "Dans tous ses aspects, la mentalité traditionnelle ne peut que s’opposer à l'introduction des athlètes et de la gymnastique grecque à Rome. Sa gravité, son austérité, son pragmatisme refusent ce qu'elle considère comme un luxe, un loisir à la fois pernicieux pour la formation morale, inutile et nuisible pour l'action en général et pour l'action spécifique à laquelle tout Romain doit pouvoir répondre, la guerre. Le dévouement total à la communauté qu'elle exige craint l'individualisme qu'elle combat dans tous les domaines" (p. 191 - 192).

Au premier degré de notre observation, nous trouvons déjà l'opposition entre le mythe et la réalité: Hercule, fils de Zeus et d'une mortelle, aspire à la déité, tandis que le Gladiateur n'est qu'un simple mortel offrant sa vie à la cause d'un peuple. Au second degré, nous trouvons une opposition nouvelle: au XIXème siècle, le héros c'est le gladiateur, le monstre de chair et d'os n'est plus qu'un homme phénomène devenu inutile. (7) La transformation de la France est telle que le muscle est devenu un luxe inutile, un objet placé hors du champ de la réalité économique qui s'impose peu à peu: le gladiateur devient un symbole et l'hercule une pièce de musée. Or, le gladiateur du XIXème siècle n'a rien à voir avec celui du ler sièle avant J.C. et nous pouvons dire que les physiologistes, les esthètes, les éducateurs de la fin du XIXème créent un véritable mythe en l'immortalisant. (8)

Inconsciemment, semble-t-il, les promoteurs de l'hygiène nouvelle, de l'éducation physique, du beau rationnel, de la force utile, de la république, sont à l'origine du nouveau mythe. La référence à l'antiquité n'est pas là que pour renforcer un symbole élevé au rang de la nonne. Toutefois, il faut remarquer que le nouveau mythe n'est qu'une traduction imagée du progrès: la résistance à la fatigue induit le choix et le rejet.

Comme le dirait peut-être J. Lerède, le mythe du Gladiateur Combattant a une fonction "pédagogique" parce qu7il soutient la pratique des exercices qui essoufflent, des jeux et des sports essentiellement, une fonction "thérapeutique" parce que ces exercices sont exempts de dangers à l'opposé des exercices de force, une fonction "organisatrice" parce qu'il suggère une forme de progrès, une fonction "évolutrice" parce qu'il indique le sens de la renaissance physique pour tout un peuple.

Le mythe du gladiateur répond bien, à la fin du XIXème siècle, à l'idéal que traquent la physiologie positive, l'école républicaine, la psychologie positive, la psychologie naissante et le culte de la volonté. L'homme nouveau doit désormais se battre avec d'autres armes que ses muscles; il doit apprendre à se battre au sein d'un groupe et pour une fin exclusivement altruiste. Le cerveau prime sur le muscle.

Si nous pouvions connaître la raison de cette récupération de la statuaire antique, nous serions aidés dans notre interprétation des faits. Or, les auteurs évoquent la statuaire antique pour critiquer la gymnastique qu'ils combattent ou pour se justifier, déclarent ouvertement leurs choix esthétiques et semblent dire qu'en dehors de la beauté antique et de la gymnastique qui l'inspire, il n'y a pas de progrès possible. Nostalgie, nous ne le pensons pas, recherche d'un support symbolique, cela est plus probable, le fait est que l'opposition n'a rien d'esthétique et que le rapport aux pratiques corporelles nouvelles est des plus artificielles.

Techniquement, physiquement, physiologiquement, sociologiquement, tout est différent entre les deux athlètes, non seulement parce qu'il vivent à des époques très éloignées l'une de l'autre, mais aussi et surtout parce que l'usage de leur force n'est pas le même. Si la comparaison entre ces deux types d'hommes est possible, c’est principalement parce qu'ils sont utiles à la société qui les forme. A la fin du XIXème siècle, ce n'est pas l'athlète qui est utile, mais le travailleur acharné et l'expression de la lutte doit être considérée comme le seul point commun.

Entre le saltimbanque du Moyen-Âge et celui du Second Empire, il y aurait plus de similitude mais là, nous trouverions à l'origine de la comparaison l'attrait pour le spectacle de la force et de l'adresse. En comparant des formes de corps qui sont le fruit d'un entraînement poussé à des pratiques spécifiques, il est difficile de sauter par-dessus les siècles et le gymnaste médecin suédiste ou le professeur de culture physique à la fin du XIXème en France ne ressemblent guère aux gymnastes médecins de l'antiquité décrits par Philostrate.

L'observation des morphologies et des pratiques dit assez que tout change et les photographies des Manuels de la fin du XIXème siècle peuvent bien associer la Grèce Antique et la France contemporaine, elle ne fait que suggérer le bien-fondé d'un travail sur le corps au bénéfice de l'espèce et de la société qui l'utilise.

Les gros muscles ne sont plus à la mode parce que le travail se mécanise et réclame plus d'attention que de force musculaire. L'activité physique discipline le corps et le respect de la règle sportive place l'excès sous la tutelle de la politique. L’Hercule est le symbole de l'individualité agissante, le Gladiateur de la force contrôlée, le premier est une exception, le second un produit de l'éducation. Entre l'homme fort isolé et le combattant qui se dévoue pour son pays, les pédagogues modernes ont choisi et les discours ne sont là que pour souligner la justesse du choix. L'éducation physique et la culture physique sous la IIIème République formeront des athlètes et leur modèle sera le Gladiateur Combattant.

Il est possible que ce choix soit influencé par l’œuvre de Salvage qui, au début du siècle a construit un écorché fort utile aux étudiants de l'Ecole des Beaux Arts de Paris, mais lorsque G. Hébert le choisit pour modèle, après Demeny ou d'autres promoteurs de la régénération de la race, le choix porte sur le combat plus que sur la morphologie de l'athlète, sur sa virilité, plus que sur le relief musculaire. Lorsque Hébert oppose le Gladiateur Combattant et l’Hercule Farnèse ou bien encore deux types d'hommes: le "type de vitesse" et le "type hercule", il choisit le plus "naturel" à ses yeux, c'est-à-dire celui qui possède les qualités essentielles: la résistance, la puissance musculaire, la vitesse, l'adresse et les qualités viriles. Dans Le code de la Force publié en 1911, il ajoute une observation qui nous éclaire sur le choix du Gladiateur.

"Un sujet de valeur physique moyenne, mais énergique, décidé, courageux et tenace, est toujours supérieur dans l'existence au sujet ayant des aptitudes physiques exceptionnelles, mais paresseux, peureux et sans vigueur morale". (p. 5)

Dans Muscle et Beauté plastique féminine publié en 1919, il dira aux femmes: "Quant à la femme entraînée, la femme athlète, elle possède des muscles détachés, tout autant que ceux de l'homme. Exemple: toutes les Dianes, les Coureuses spartiates et surtout les Amazones constituent le prototype du développement intégral". (p. 148)

LA CONSTRUCTION DUN SURHOMME

Dans les aphorismes de Nietzsche qui accompagnent Ainsi parlait Zarathoustra nous lisons: "Celui qui donne, celui qui crée, celui qui enseigne - voilà le précurseur de celui qui domine". Cet aphorisme éclaire bien notre propos: le choix du gladiateur et le rejet d'Hercule ne sont que l'amorce du pouvoir de l'homme sur l'homme. En choisissant un type particulier de surhomme, les défenseurs de l'exercice physique cachent mal leur volonté de guider l'homme vers le surhumain, mais ici le surhumain se trouve considérablement englué dans les besoins du monde nouveau.

Là où la différence entre Nietzsche et les représentants de l'homme viril apparaît la plus grande, ce n'est pas dans la revalorisation du corps puisque Nietzsche lui-même la réclame en faisant référence à l'Antiquité, mais dans le sens du travail qui doit conduire au progrès.

Pour des adeptes de l'exercice physique, celui qui assure la maîtrise du mouvement par le contrôle cérébral, le sens du progrès passe par la soumission à l'autorité politique et économique aidées par la science, tandis que pour Nietzsche il passe par un combat intérieur qui ressemble fort à celui d’Arjuna dans la Bhagavad Gîta. (9) D'une part, l'exploitation de la force est un enjeu à la fin du 19ème siècle, de même que sa fabrication ou sa transformation au profit d'un progrès économique. L'individu est un capital et la maladie pouvant le réduire, il s'agit de tout entreprendre pour le conserver et l'accroître. (10) L’homme n'est qu'un outil de production et tout l'art des réformateurs est de parfaire cet outil. Enfin, tous les hommes sont guidés vers un modèle sous le contrôle de la morale qui trouve un écho plus que favorable dans la doctrine de G. Hébert: "Etre fort pour être utile".

D'autre part, Nietzsche veut accentuer les différences, le nivellement de l’Humanité doit être dépassé et l'homme doit se prendre en charge pour atteindre le meilleur de lui-même. "Plus l'individu est libre et déterminé, plus son amour a &exigences: enfin, il finit par aspirer au surhumain, parce que tout le reste ne satisfait pas son amour. (11) Ce surhumain naît dans la solitude et passe chez l'homme par un effort d'intériorisation, par une prise de conscience de son état et de son devenir et non par la reproduction &un modèle.

Hercule et Hermès présidant en Grèce à l'entraînement des athlètes et leur modèle déifié par la statuaire et la mythologie pouvaient avoir valeur d'exemple. A la fin du XIXème, les modèles sculptés par Bourdelle ou Rodin sont ignorés des athlètes, plus encore ces derniers n’ont pas de modèles qu'ils ne puissent dépasser.(12) Les idoles éphémères du sport renaissant disparaissent aussi vite que les records. L’idéal du sportif devient un dépassement qui se trouve dans la psychologie du sport que P. de Coubertin résume en disant: "La tendance du sport est vers l'excès. Voilà sa caractéristique psychologique par excellence. Il veut plus de vitesse, plus de hauteur, plus de force ... toujours plus...". (Revue des Deux Mondes, 1 er Juillet 1900).

Aucune comparaison n'est possible entre les deux idéaux à moins que l'homme, se prenant pour l'égal des dieux de l'Olympe réunis, ne se prenne pour modèle et que sa volonté de puissance ne trouve dans les idéaux qu'il théorise l'image de son nouvel idéal. Dans la comparaison avec l'Antiquité, le point commun semble être la mise en place de modèles mais si l'attitude est semblable dans l'utilisation de ces derniers, la différence est grande dans les faits. Tandis que l'homme moderne grandit à l'ombre des machines, le seul dieu qui hante sa pensée n'est autre que la science dite positive. Le surhomme que les savants veulent construire et que les esthètes approuvent, n'est qu’un "objet"; il se trouve fort éloigné de l'idéal grec: l'homme bel et bon élevé à son plus haut degré de perfection.

Il est alors plus facile de saisir l'opposition qui est faite entre les deux modèles à la fin du XIXème siècle. Si le Gladiateur Combattant détrône l’Hercule Farnèse, c'est bien parce qu’il n'aspire pas à la déité, parce qu’il est une machine perfectionnée mise au service de ceux qui l'utilisent. Ce qui est mythifié en lui, ce n’est pas la perfection physique ou spirituelle, mais l'asservissement à un progrès qui le tue et qu'il ne cherche même pas à remettre en cause. L'Hercule Farnèse ne pouvait être un modèle. En allumant lui-même le bûcher qui le conduit vers l'immortalité, Hercule fait preuve d’indépendance.

Ses travaux eux-mêmes ne sont plus un modèle pour les travailleurs modernes placés dans le cadre de la révolution industrielle. A chaque temps son modèle. L’ère industrielle ignore la pensée de Nietzsche et nous pourrions ajouter que le surhomme devenu "Pur sang humain" chez les médecins, les hygiénistes, les éducateurs, les esthètes, les sculpteurs n'est qu'un homme diminué, moins homme qu'il ne l'a jamais été. Le symbole du Gladiateur Combattant, celui de ses muscles fins, de ses masses moyennes, de la force de caractère qui se lit dans l'expression de son visage et dans son attitude défensive, nous conduisent au cœur des mythes de la force utile, du combat moral. Les réformateurs, les responsables de la renaissance physique l'opposent à tous ceux qui se complaisent dans l'immobilité ou à tous ceux qui soutiennent une autre forme d'action. Le caractère sportif des pratiques corporelles répondra à ce changement de modèle. Elle entraînera d’abord et surtout la soumission à la règle, et la mise sous contrôle des individus qui cultivent leur corps. Elle accompagnera la nouvelle version du mythe de la force qui de belle devient utile, d'individuelle devient collective.

QU'EN EST-IL AUJOURD'HUI ?

La publicité qui nous agresse depuis plusieurs années semble mettre l'accent sur deux modèles qui sont très proches des deux modèles observés à la fin du siècle précédent, et auxquels s'en ajoute un troisième. A côté des hercules modernes qui de la scène sont passés à l'écran, à côté des gladiateurs ou des dieux du stade nouvelle version, la publicité a récupéré l'image du moine zen qui symbolise la sagesse indispensable pour bien mener ses affaires ou sa vie. On aurait pu évoquer Narcisse mais la psychanalyse a déformé son image.

Les hercules modernes font des concours de beauté et, comme dans l'antiquité si l'on en juge par les recherches d'Athénée, ils concourent pour une beauté virile. Il leur a fallu bien des années pour que leurs concours se dégagent de l'évaluation traditionnelle, autrement dit pour qu'ils échappent à des épreuves athlétiques évaluant l'efficience motrice. Ce West que depuis une bonne dizaine &années que les concours se sont émancipés et que la finalité du body-building est devenue exclusivement esthétique. A côté d'eux, les femmes revendiquent aujourd'hui la même beauté virile et semblent négliger le culte d'Aphrodite.

Avec les hercules modernes, la société semble renouer avec le mythe d’Hercule et, si ce n'étaient les différences morphologiques, nous serions tentés de confondre les deux genres de gros muscles. En observant plus finement les statues de marbre et les statues vivantes, nous sentons mieux le glissement qui s'est opéré dans les esprits et dans la fabrication du modèle. Si Hercule est un produit de l'athlétisme antique, les hercules modernes sont les produits d'un entraînement rationnel des muscles doublé d'une nutrition particulièrement propice à assurer les belles formes mises au concours. Le premier est spécialisé dans des actions de grande envergure, les seconds sont entraînés pour faire jouer sélectivement chaque muscle de leur corps devant un jury. Enfin et surtout si Hercule transcende la force utile pour devenir immortel, les hercules modernes ne peuvent s'en défaire pour rester des idoles. Si Hercule met fin à sa souffrance en rejoignant l'Olympe, les hercules de concours sont obligés de poursuivre la musculation pour éviter les souffrances locales et la douleur physique engendrée par l'inaction.

Malgré tout cela, le mythe connaît aujourd'hui une réactualisation qui pourrait bien trouver la force d'exister dans les exagérations du sport moderne. (13)

Les sportifs en tous genres, et pas seulement les dieux du stade, sont les nouveaux gladiateurs. Ils s'essoufflent dans l'espoir d'être plus efficaces, ils participent à l'idéologie de la lutte à outrance, du dépassement permanent de soi et sont toujours pour les médias les défenseurs de la race. Ici la continuité l'emporte sur le changement. Il existe toutefois une catégorie d'athlètes qui échappe à la normalisation des comportements, à savoir tous ceux qui font du sport pour le plaisir et refusent la compétition. La distinction n'est pas toujours très nette et bien souvent les sportifs, à la recherche du plaisir, retrouvent la compétition au plus profond d'eux-mêmes. Sans pouvoir prétendre au rang de surhomme, ils n’en sont pas moins des prétendants honnêtes à la perfection et par ce biais, se situent entre l’Hercule Farnèse et le Gladiateur Combattant. Entre les deux extrêmes, les nuances sont dues en grande partie aux effets de la suggestion sociale: le jogging n'est pas la course de fond des athlètes olympiques, il n'est pas non plus la marche en montagne de l'écologiste, ou de l'amoureux de la nature.

A côté de ces sportifs et depuis plus de vingt ans pour le hatha-yoga, plus de dix ans pour le zen, nous trouvons des individus qui sont à la recherche d'une autre forme de vie, &un autre progrès. Dans une expérimentation qui n'a pas d’âge, ils cherchent dans l'immobilité le royaume intérieur où règne leur propre déité. La force, la beauté et la santé, au sens le plus organique, ne forment pas leur idéal qui, lui-même, s'efface devant l'espoir d'un progrès fondé sur l'amour et l'absence de désir, non sur une accumulation de pouvoir.

A côté de la renaissance du mythe d’Hercule, nous pouvons dire que nous assistons à la naissance du mythe du moine zen ou du Bouddha.

POUR CONCLURE

Est-il possible de poursuivre la réflexion en tant que pédagogue soucieux de comprendre ce qui se passe autour de lui et de chercher à faire partager une impression d'ensemble ? Si l'éducateur était réellement celui qui conduit vers la lumière, je crois bien qu'il y aurait moins de déprimés de par le monde et moins de techniques du corps destinées à redonner un goût à la vie ou à guérir les méfaits des pratiques sportives ou athlétiques mal supportées. Je n'ai pas l'intention d'ouvrir ici un quelconque procès, mais le constat des nuisances est facile à faire. (14)

J'aimerais dépasser ce simple constat. L'homme est fait de multiples tendances. Il est avant tout un être social et la suggestion a pris de plus en plus d'importance dans la vie. Sa liberté n'a fait que diminuer au cours des générations et son effort d'élévation se trouve de plus en plus organisé. En observant la création d'une sorte de mythe moderne: celui du Gladiateur Combattant, il est possible de comprendre cette pression du groupe sur l'individu. En observant le mythe du moine zen, il est possible de comprendre la nouvelle orientation de cette pression.

Dirons-nous que le besoin personnel de progrès est sans cesse récupéré par un certain nombre &idéalistes ou par ceux qui ont un pouvoir de décision plus grand que les autres ? L'Hercule Farnèse et le Gladiateur Combattant illustrent bien la responsabilité de ceux qui donnent une forme au changement et sont en quelque sorte les traits d'union entre les hommes et les sociétés. Le médecin ou le pédagogue qui choisissent le Gladiateur Combattant le font à partir des normes physiologiques nouvelles et des problèmes économiques nouveaux, l'art n'est ici qu'un intermédiaire. La convergence des discours en faveur du modèle antique ne fait que suggérer un idéal conforme aux besoins de la société Française de la fin du XIXème siècle.

J. Lerède dit que "pour prendre vie, mythes et symboles exigent le silence temporaire et librement consenti de la raison et de l'intellect théorique et pratique". Cette remarque peut-elle s'appliquer à notre étude ? En d'autres termes, est-il possible de dire que l'homme moderne, celui de la fin du XIXème siècle ou &aujourd'hui est sensible à cet appel inconscient qui le guide vers un nouveau progrès ? Les responsables du changement ne font-ils que matérialiser des symboles gravés dans la mémoire des hommes ?

L’observation des relations entre l'homme et la force montre que la force musculaire ne disparaît pas devant la force de résistance à la fatigue ou devant la force de contrôle exercée par le cerveau sur le corps. Toutes les forces sont en état de latence dans notre inconscient et sont actualisées par rapport aux besoins que crée notre environnement.

Le gladiateur est une actualisation d'un type de force, l'hercule moderne fabriqué par le body-building en est une autre, le sage oriental également.

Au-delà des modèles dont l'existence est plus ou moins courte, au-delà des mythes qui se transforment ou se créent, il y a l'homme et dans son inconscient se trouvent tous les mythes, tous les modèles. A la fin du XIXème siècle, la physiologie expérimentale impose son modèle énergétique aux éducateurs, aux thérapeutes, aux esthètes, aux artistes, aux amateurs d'effort physique. Le positivisme s'impose et nous comprenons mieux la réaction de Bergson lorsqu'il dit à propos de la science: "elle ne retrouvera sa direction vraie, elle ne rendra des services proportionnés à sa puissance qui si l'humanité qu'elle a courbée encore davantage vers la terre arrive par elle à se redresser et à regarder le ciel". (Deux sources de la Morale et de la Religion, 330).

Depuis le début du XXème siècle, l'observation du cerveau s'est développée et en un siècle nous sommes passés du conscient à l'inconscient, puis au subconscient. Peu à peu, l'extraordinaire est devenu ordinaire et la notion de supra-mental ne surprend plus autant qu'il y a vingt ans. Rejoignant T. Deshimaru, le Dr. P. Chauchard nous dit: "Il est fondamental aujourd'hui, où dans l'énervement et l'activisme, le recueillement de la méditation et de la prière devient difficile, sinon impossible, de développer théoriquement une éducation physique du spirituel". (Zen et Cerveau, p. 139)

Le mythe du moine zen n7est-il pas révélateur d'un phénomène de société et, plus encore peut-être, d'une prise de conscience de la capacité d'éveil que tout homme possède en dehors de toute contrainte culturelle ou sociale. Th. Brosse nous dit: "La conscience énergie s'exprime chez l'homme ordinaire, à travers le niveau sous-jacent, le psychique, avec les deux sous-niveaux qui nous sont familiers, l'intellect et l'affectif, eux-même engagés dans le niveau physiologique de la structure nerveuse". Tout est lié et la construction de l'Etre passe pour Th. Brosse comme pour le Dr. Chauchard par une éducation biologiquement vraie.

La notion de surhomme n'est-elle pas liée tout simplement à nos limites dont nous prenons conscience peu à peu, et à la force intérieure qui nous pousse inlassablement à chercher le meilleur de nous-mêmes ? L’Hercule Farnèse et le Gladiateur Combattant en s'associant à la physiologie expérimentale ne sont-ils pas le reflet de notre âme et les surhommes qu'ils illustrent ne sont-ils pas les étapes d'un devenir ?
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