Leçon 10








télécharger 2.68 Mb.
titreLeçon 10
page10/53
date de publication19.10.2016
taille2.68 Mb.
typeLeçon
b.21-bal.com > documents > Leçon
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   ...   53
44, c'est pour autant que ce tiers élément…

qui n'était point jusque là dans notre expérience suffisamment discerné comme tel

…est exactement à mes yeux ce qui est constitué exactement par ce fait de la révélation d'un champ d'expérience.
Et pour ôter toute ambiguïté à ce terme…

il s'agit de l'expérience freudienne

…je dirai, d'un champ d'« expériment » :

je veux dire qu'il ne s'agit pas d'Erlebnis [expérience vécue].

Il s'agit d'un champ constitué d'une certaine façon, jusqu'à un certain degré par quelque artifice,

celui qu’inaugure la technique psychanalytique comme telle,

la face complémentaire de la découverte freudienne, complémentaire comme l'endroit l'est à l'envers, réellement accolé.
Ce qui s'est révélé d'abord dans ce champ,

vous le savez bien sûr :

que ce soit la fonction du symbole et du même coup

le symbolique, dès le départ ces termes ont eu l'effet fascinant, séduisant, captivant que vous savez,

dans l'ensemble du champ de la culture,

cet effet de choc dont vous savez que presque aucun penseur, et même parmi les plus hostiles,

n'a pu s'y soustraire.

Il faut dire que c'est aussi un fait d'expérience que nous avons perdu…

de ce temps de la révélation et de sa corrélation avec la fonction du symbole

…nous en avons perdu la fraîcheur, si l'on peut dire, cette fraîcheur corrélative de ce que j'ai appelé l'effet de choc, de surprise, comme proprement

l'a défini FREUD lui–même comme caractéristique

de cette émergence des relations de l'inconscient.
Ces sortes de flashs sur l'imago, caractéristiques

de cette époque, par quoi, si l'on peut dire,

nous apparaissaient de nouveaux modes d'inclusion des êtres imagi­naires, par où soudain quelque chose

qui était leur sens à proprement parler

…s'éclairait d'une prise que nous ne pourrions mieux faire pour les qualifier que de les désigner

du terme de « Begriff ».
Prise gluante, là où les plans collent, fonc­tion

de la fixation, je ne sais quelle Haftung [ responsabilité ]

si caractéristique de notre abord dans ce champ imaginaire, du même coup évoquant une dimension de la genèse

où les choses s'étirent plutôt qu'elles n'évoluent, ambiguïté certaine qui permettrait de laisser le schème « évolution » comme présent, comme impliqué, je dirai naturellement dans le champ de nos découvertes.
Comment dans tout cela pouvons–nous dire

qu'en fin de compte ce qui carac­térise ce temps mort pointé par toutes sortes de théoriciens et de praticiens dans l'évolution de la doctrine sous des chefs

et des rubriques diverses, se soit pro­duit ?
Comment cette espèce de « long feu » a–t–il surgi,

qui nous impose ce qui est proprement notre objet ici, celui où j'essaie de vous guider, de reprendre toute notre dialectique sur des principes plus purs ?
C'est bien que quelque part nous devons désigner

la source de cette sorte de fourvoiement

qui fait qu'en somme nous pouvons dire qu'au bout d'un certain temps, ces aperçus ne restaient vifs pour nous qu'à nous reporter au temps de leur surgissement.
Et ceci plus encore sur le plan de l'efficacité

dans notre technique, dans l'effet de nos interpré­tations,

dans leur partie efficace.

Pourquoi les imagos par nous découvertes

se sont–elles en quelque sorte banalisées ?
Est–ce que c'est seulement par une sorte

d'effet de familiarité ?
Nous avons appris à vivre avec ces fantômes :

nous coudoyons le vampire, la pieuvre,

nous respirons dans l'espace du ventre mater­nel,

au moins par métaphore.
Les comics, eux aussi avec un certain style, le des­sin humoristique, font pour nous, vivre ces images comme on n'en a jamais vu dans un autre âge, véhiculant les images mêmes primordiales de la révélation analytique en en faisant un objet d'amusement courant.
À l'horizon :

la montre molle et la fonction du « grand masturbateur », gardées dans les images de DALI.
Est ce là seulement ce par quoi notre maîtrise semble fléchir dans l'usage instrumental

de ces images comme révélatrices ?
Sûrement pas seulement ! Car projetées, si je puis dire, ici dans les créations de l'art, elles gardent encore

leur force que j'appelle­rai pas seulement percutante mais critique, elles gardent quelque chose de leur caractère de dérision ou d'alarme.
Mais c'est que ce n'est pas de ça qu'il s'agit

dans notre rapport à celui qui, pour nous,

vient à les désigner dans l'actualité de la cure.
Ici, il ne nous reste plus comme dessein de notre action que le devoir de bien faire, faire rire n'étant qu'une voie très occasionnelle et limitée dans son emploi.
Et là, ce que nous avons vu se passer,

ce n'est rien d'autre qu'un effet qu'on peut appeler de rechute ou de dégradation, à savoir que ces images, nous les avons vues tout simplement retourner à

ce qui s'est fort bien désigné soi–même sous le titre d'archétype, c'est–à–dire de vieille ficelle

du magasin des accessoires en usage.
C'est une tradition qui s'est fort bien reconnue sous le titre d'« alchimie » ou de « gnose », mais qui était liée justement à une confusion fort ancienne,

et qui était celle où était resté empêtré le champ de la pensée humaine pendant des siècles.
Il peut sembler que je me distingue, ou que je vous mette en garde contre un mode de compréhension

de notre référence qui soit celui de la Gestalt.
Ce n'est pas exact.
Je suis loin de sous–estimer ce qu'a apporté…

à un moment de l'histoire de la pensée,

…la fonction de la Gestalt, mais pour m'exprimer vite…

et parce que là je fais cette espèce de balayage de notre horizon qu'il faut que je refasse de temps en temps pour éviter justement que renaissent toujours les mêmes confu­sions

…j'introduirai pour me faire entendre cette distinction :



  • ce qui fait le nerf de certaines des productions de ce mode d'explorer le champ de la Gestalt,



  • ce que j'appellerai la Gestalt cristallographique, celle qui met l'accent sur ces points de jonction,

de parenté entre les formations naturelles et les organisations struc­turales, pour autant qu'elles surgissent

et sont définissables seulement à partir de

la combinatoire signifiante,
…c'est cela qui en fait la force subjective, l'efficace de ce point – lui – ontologique où nous est livré quelque chose dont nous avons en effet bien besoin, qui est : à savoir s'il y a quelque rapport qui justifie cette introduction en manière de « soc » de l'effet du signifiant dans le réel.
Mais ceci ne nous concerne pas, car ça n'est pas le champ auquel nous avons affaire. Nous ne sommes pas ici pour juger du degré de naturel de la physique moderne, encore qu'il puisse nous intéresser…

c'est ce que je fais de temps en temps devant vous quelquefois

…de montrer qu'historiquement c'est justement

dans la mesure où elle a tout à fait négligé le naturel des choses que la physique a commencé à entrer dans le réel.
La Gestalt contre laquelle je vous mets en garde, c'est une Gestalt qui…

vous l'observerez : à l'opposé de ce à quoi se sont attachés les initiateurs de la Gestalt–­théorie

…donne une référence purement confusionnelle

à la fonction de la Gestalt qui est :



  • celle que j'appelle la Gestalt anthropomorphique,




  • celle qui par quelque voie que ce soit confond ce qu'apporte notre expérience avec la vieille référence analogique du macrocosme et du microcosme, de l'homme universel,




  • registres assez courts au bout du compte, et dont l'analyse, pour autant qu'elle a cru s'y retrouver, ne fait que montrer une fois de plus la relative infécondité.


Ceci ne veut pas dire que les images que j'ai tout à l'heure humoristiquement évoquées n'aient pas leur poids,

ni qu'elles ne soient pas là pour que nous nous en servions encore : à nous–mêmes doit être indicative la façon dont depuis quelque temps nous préférons les laisser tapies dans l'ombre. On n'en parle plus guère, si ce n'est à une certaine distance.
Elles sont là…

pour employer une métaphore freudienne

…« comme une de ces ombres qui dans le champ des enfers sont prêtes à sur­gir ».
Nous n'avons pas su vraiment les réanimer,

nous ne leur avons sans doute pas donné assez

de sang à boire. Mais après tout tant mieux,

nous ne sommes pas des nécromants.
C'est justement ici que s'insère ce rappel caractéristique de ce que je vous enseigne, qui est là pour changer tout à fait la face des choses,

à savoir de mon­trer que le vif de ce qu'apportait

la découverte freudienne ne consistait pas dans

ce retour des vieux fantômes, mais dans une relation autre.
Subitement ce matin j'ai retrouvé, de l'année 1946, un de ces petits Propos sur la causalité psychique [ Écrits p.151 ]

par lesquels je faisais ma rentrée dans le cercle psychiatrique tout de suite après la guerre.
Et il apparaît, dans ce petit texte que voici…

texte paru dans les Entretiens de Bonneval

…dans une sorte d'apostille ou d'incidente au début d'un même paragraphe conclusif, cinq lignes avant de terminer ce que j'avais à dire sur l'imago :
« Plus inaccessible à nos yeux faits pour les signes du changeur… »
qu'importe la suite : « …que ce dont le chasseur du désert… »

dis–je, que je n'évoque que parce que nous l'avons retrouvé la dernière fois si je me souviens bien :
« …sait voir la trace imperceptible : le pas de la gazelle sur le rocher,

un jour se révéle­ront les aspects de l'imago. ».
L'accent est à mettre pour l'instant au début

du paragraphe : « Plus inaccessible à nos yeux… ».

Qu'est–ce que ces « signes du changeur » ?

Quels signes ? Et quel changement ? Ou quel changeur ?
Ces signes, ce sont précisément ce que je vous ai appelé à articuler comme les signifiants, c'est–à–dire ces signes en tant qu'ils opèrent proprement par la vertu de leur associativité dans la chaîne, de leur commutativité, de la fonction de permuta­tion prise comme telle.
Et voilà où est la fonction du changeur : l'introduction dans le réel d'un changement,



  • qui n'est point de mouvement ni de naissance, ni de corruption et de toutes les catégories

du changement que dessine une tradi­tion que nous pouvons appeler aristotélicienne, celle de la connaissance comme telle,



  • mais d'une autre dimension où le changement dont il s'agit est défini comme tel dans la combinatoire et la topologie qu'elle nous permet de définir, comme émergence de ce fait, du fait de structure, comme dégradation à l'occa­sion,

à savoir chute dans ce champ de la structure et retour à la capture de l'image naturelle.
Bref, se dessine comme tel ce qui n'est après tout que le cadre fonctionnant de « la pensée », allez–vous dire. Et pourquoi pas ?
N'oublions pas que ce mot de « pensée » est présent, accentué dès l'origine par FREUD comme sans doute

ne pou­vant pas être autre qu'il n'est, pour désigner ce qui se passe dans l'inconscient.
Car ce n'était certainement pas le besoin de conserver le privilège de la pensée comme tel,

je ne sais quelle primauté de l'esprit qui pouvait ici guider FREUD : bien loin de là ! S'il avait pu ce terme l'éviter, il l'aurait fait.
Et qu'est–ce que ça veut dire à ce niveau ?

Et pourquoi est–ce que cette année j'ai cru devoir partir : non pas de PLATON même - pour ne point parler des autres - mais aussi bien pas de KANT, pas de HEGEL,

mais de DESCARTES ?
C'est justement pour désigner que ce dont il s'agit, là où est le problème de l'inconscient pour nous, c'est de l'autono­mie du sujet pour autant qu'elle n'est pas seulement préservée, qu'elle est accen­tuée comme jamais elle ne le fut dans notre champ,

et précisément de ce paradoxe :

que ces cheminements que nous y découvrons

ne sont point conce­vables, si à proprement parler

ce n'est le sujet qui en est le guide,

et de façon d'autant plus sûre que c'est sans le savoir, sans en être complice si je puis dire, conscius :


  • parce qu'il ne peut progresser vers rien, ni en rien, qu'il ne le repére qu'après coup,

  • car rien qui ne soit par lui engendré, justement, qu'à mesure de le méconnaître d'abord.


C'est ceci qui distingue le champ de l'inconscient, tel qu'il nous est révélé par FREUD. Il est lui–même impossible à formaliser, à formuler si nous ne voyons pas qu'à tout instant il n'est concevable qu'à y voir…

et de la façon la plus évidente et sensible …préservée cette autonomie du sujet, je veux dire

ce par quoi le sujet en aucun cas ne saurait être réduit à un rêve du monde.
De cette permanence du sujet, je vous montre la référence et non pas la pré­sence, car cette présence ne pourra être cernée qu'en fonction de cette référence.
Je vous l'ai démontrée, désignée la dernière fois dans ce trait unaire, dans cette fonction du « bâton » comme figure de l'1 en tant qu'il n'est que trait distinctif, trait justement d'autant plus distinctif

qu'en est effacé presque tout ce qui le dis­tingue, sauf d'être un trait, en accentuant ce fait que

plus il est semblable, plus il fonctionne, je ne dis point comme signe, mais comme support de la différence.
Et ceci n'étant qu'une introduction au relief de cette dimension que j'essaie de ponctuer devant vous. Car à la vérité il n'y a pas de plus

Il n'y a pas d'idéal de la similitude, d'idéal de l'effacement des traits.
Cet effacement des distinctions qualitatives n'est là que pour nous permettre de saisir le paradoxe

de l'altérité radicale désignée par le trait, et il est après tout peu important que cha­cun des traits ressemble à l'autre. C'est ailleurs que réside ce que j'ai appelé à l'instant cette « fonction d'altérité ».
Et terminant la dernière fois mon discours,

j'ai pointé quelle était sa fonction, celle qui assure à la répétition justement ceci :

que par cette « fonction » – seulement par elle –

cette répétition échappe à l'identité de son éternel retour sous la figure :


  • du chasseur cochant le nombre – de quoi ? –

de traits par où il atteint sa proie,



  • ou du divin Marquis qui nous montre que même au sommet de son désir, ces « coups », il prend

bien soin de les compter, et que c'est là

une dimension essentielle en tant que jamais elle n'abandonne la nécessité qu'elle implique, dans presque aucune de nos fonctions.
Compter les coups, le trait qui compte : qu'est ceci ? Est–ce qu'ici encore vous suivez bien ?

Saisissez bien ce que j'entends désigner !

Ce que j'entends désigner c'est ceci…

qui est facilement oublié dans son ressort

…c'est que ce à quoi nous avons affaire dans l'automatisme de répétition c'est ceci : un cycle…

de quelque façon, si amputé, si déformé,

si abrasé que nous le définissions

…dès lors qu'il est cycle et qu'il comporte

retour à un point terme, nous pouvons le concevoir sur le modèle du besoin, de la satisfaction.
Ce cycle se répète. Qu'importe qu'il soit tout à fait le même, ou qu'il présente de menues différences,

ces menues diffé­rences ne seront manifestement faites que pour le conserver dans sa fonction de cycle comme se rapportant à quelque chose de définissable comme à un cer­tain type, par quoi justement tous les cycles qui l'ont précédé s'identifient dans l'instant comme étant

en tant qu'ils le reproduisent

…à proprement parler le même.
Prenons, pour imager ce que je suis en train de dire, le cycle de la diges­tion. Chaque fois que nous en faisons une, nous répétons la digestion.
Est–ce à cela que nous nous référons quand nous parlons dans l'analyse d'automatisme de répétition ?

Est–ce que c'est en vertu d'un automatisme de répétition que nous faisons des digestions qui sont sensiblement toujours la même digestion ?
Je ne vous laisserai pas d'ouverture,

à dire que jusque–là c'est un sophisme.

Il peut y avoir bien entendu, des incidents

dans cette digestion qui soient dus à des rappels d'anciennes digestions qui furent troublées,

des effets de dégoût, de nau­sée, liés à telle

ou telle liaison contingente de tel aliment

avec telle circonstance.
Ceci ne nous fera pas franchir pour autant

d'un pas de plus la distance à couvrir entre ce retour du cycle et la fonction de l'automatisme de répétition.
Car ce que veut dire l'automatisme de répétition en tant que nous avons à lui affaire, c'est ceci : c'est que

si un cycle déterminé qui ne fut que celui–là…

c'est ici que se profile l'ombre du « trauma », que je ne mets ici qu'entre guillemets, car ça n'est pas son effet traumatique que je retiens, mais seulement son unicité

…celui–là donc, qui se désigne par ce certain signifiant

que seul peut supporter ce que nous apprendrons

dans la suite à définir comme une lettre  :

Instance de la lettre dans l'inconscient

…ce grand A, l'A initial en tant qu'il est numérotable, que ce cycle–­là, et pas un autre, équivaut à un certain signifiant.
C'est à ce titre que le com­portement se répète : pour faire ressurgir ce signifiant qu'il est comme tel,

ce numéro qu'il fonde.
Si pour nous la répétition symptomatique a un sens,

ce vers quoi je vous indique par là à reférer,

c’est à une réflexion sur la portée de votre propre pensée.
Quand vous parlez de l'incidence répétitive

dans la formation symptomatique, c'est pour autant que

ce qui se répète est là, non pas même seulement

pour remplir la fonction natu­relle du signe…

qui est de représenter une chose,

la chose qui serait ici actualisée

…mais pour présentifier comme tel le signifiant absent

que cette action est devenue.
Je dis que c'est en tant que ce qui est refoulé est un signifiant, que ce cycle de comportement réel se présente à sa place.
C'est ici…

puisque je me suis imposé de donner une limite d'heure, précise et commode pour un certain nombre d'entre vous, à ce que je dois exposer devant vous

…que je m'arrêterai.
Ce qui s'impose à tout ceci de confirmation et de commentaires, comptez sur moi pour vous le donner dans la suite, de la façon la plus convenablement articulée, si étonnant qu'ait pu vous en apparaître l'abrupt, au moment où je l'ai exposé à l'instant.


EUCLIDE : Éléments, Livre VII

20 Décembre 1961 Table des séances

La dernière fois, je vous ai laissés sur cette remarque faite pour vous donner le sentiment

que mon discours ne perd pas ses amarres.
À savoir que l'impor­tance pour nous,

de cette recherche cette année tient en ceci :

que le paradoxe de l'automatisme de répétition, c'est que vous voyez surgir un cycle de comporte­ment, inscriptible comme tel dans les termes d'une résolution de tension du couple donc « besoin–satisfaction », et que néanmoins, quelle que soit la fonction intéressée dans ce cycle…

si charnelle que vous la supposiez

…il n'en reste pas moins que ce qu'elle veut dire

en tant qu'automatisme de répétition, c'est

qu'elle est là pour faire surgir, pour rappeler, pour faire insister, quelque chose qui n'est rien d'autre en son essence qu'un signifiant, désignable par sa fonction, et spé­cialement sous cette face, qu'elle introduit dans le cycle de

ses répétitions…

toujours les mêmes en leur essence,

et donc concernant quelque chose

qui est toujours la même chose

…qu’elle y introduit la différence, la distinction, l'unicité.
Que c'est parce que quelque chose à l'origine s'est passé, qui est tout le mystère du trauma, à savoir :

qu'une fois il s'est produit quelque chose qui a pris dès lors la forme A, que dans la répétition

le comportement, si complexe, engagé, que vous

le supposiez dans l'individualité animale,

n'est là que pour faire ressurgir ce signe A.
Disons que le comportement, dès lors, est exprimable comme le comportement numéro tant.
C'est – ce comportement numéro tant, disons le

l'accès hystérique, par exemple.
Une des formes chez un sujet déterminé, ce sont ses accès hystériques, c'est cela qui sort comme comportement numéro tant. Seul le numéro est perdu pour le sujet.

C'est justement en tant que le numéro est perdu qu'il sort, ce comportement, masqué dans cette fonction de faire resurgir le numéro, derrière

ce qu'on appellera la psychologie de son accès, derrière les motivations apparentes.
Et vous savez que sur ce point personne ne sera difficile pour lui trouver l'air d'une raison : c'est le propre de la psychologie de faire toujours apparaître une ombre de motivation.
C'est donc dans cet accolement structural…

de quelque chose d'inséré radicalement dans cette individualité vitale avec cette fonction signifiante

…que nous sommes, dans l'expérience analytique.
Vorstellungsrepräsentanz, c'est là ce qui est refoulé :

c'est le numéro perdu du comportement tant.
Où est le sujet là–dedans ?


  • Est–il dans l'individualité radicale, réelle ?

  • Dans le patient pur de cette capture ?

  • Dans l'organisme dès lors aspiré par les effets du « ça parle » par le fait qu'un vivant entre les autres a été appelé à devenir ce que Mon­sieur HEIDEGGER
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   ...   53

similaire:

Leçon 10 iconLeçon 21 05 Juin 1963 Leçon 22 12 Juin 1963 Leçon 23 19 Juin 1963...

Leçon 10 iconLeçon 21 17 Mai 1961 Paul Claudel : Trilogie Leçon 22 24 Mai 1961...
«De l’amour». Trad. Léon robin ( texte grec et trad. Fr.) Notice pp 13–129, texte pp 130–313

Leçon 10 iconLeçon 1A Ça va?

Leçon 10 iconLeçon 1A Ça va?

Leçon 10 iconLeçon 1A Ça va?

Leçon 10 iconLeçon 10

Leçon 10 iconLeçon n°8

Leçon 10 iconLEÇon 1 grammaire

Leçon 10 iconLeçon d'examen

Leçon 10 iconLeçon Programme








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com