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Université d’Aix-Marseille

Département des Sciences de l’Education

2012/2013

Sandrine Letellier Luigi Situations d’apprentissage

Master Professionnel 2ème année
Encadrement dans le secteur sanitaire social
Option Cadre de proximité

Lambesc

SCCS 292

DIDACTISATION DES SAVOIRS

Sous la direction de Caroline Ladage,

Maître de Conférences, Habilité à diriger des recherches.


Annotations et note



Sommaire

Introduction p. 2

  1. Description de la situation N°1 p. 2

  2. Analyse PraxÉologique. p. 3

  3. La genÈse de mes pratiques. p. 6

    1. L’Étayage. p. 6

    2. LES MODÈLES de la Communication. p. 7

    3. la « dynamique des groupes » de Kurt Lewin, l’efficacité individuelle et sociale par le groupe. p. 8

    4. L’importance du comportement du leader / la posture de l’intervenant. p. 8

  4. DESCRIPTION DE LA SITUATION N° 2. p.9

  5. Analyse PraxÉologique. p.9

Conclusion et retour d’oral. p.12

INTRODUCTION

Dans le cadre de notre formation en deuxième année de Master Professionnel en Sciences de l’Education « Encadrement dans le secteur sanitaire et social » option cadre de proximité, on nous a demandé de constituer un Port Folio professionnel.

Pour valider une unité d’enseignement conduite par Madame Caroline Ladage et intitulée MEDIATION DES APPRENTISSAGES ET REGULATION DE LA FORMATION ou encore didactisation des savoirs, la « commande» était de tenter de faire une analyse didactique à partir d’une situation professionnelle que nous avions rencontrée et qui nous a questionnés.

Dans cette optique, nous avons choisi une situation professionnelle que nous avons décrite dans une première partie.

Puis nous avons tenté d’en faire une analyse praxéologique à l’aide d’un tableau.

Enfin, nous avons regardé quels concepts théoriques avaient pu être mis à l’œuvre dans cette situation.

Nous étudierons de la même façon une seconde situation.

  1. Description de la situation N°1.

Alors que j’étais Responsable Secteur pour une association d’aide à domicile, une amie enseignante dans un Lycée Professionnel m’a demandé de venir faire une présentation du métier à ses élèves de B.E.P. Carrières Sanitaires et Sociales, lors d’une journée portes ouvertes dans son institution.

Après réflexion, j’accepte cette intervention.

En faisant l’inventaire de mes compétences pour gérer une telle mission, j’ai pensé que j’avais des éléments qui me permettraient de l’assurer au mieux.

L’intervention était programmée et sa date me laissait le temps de la préparer.

J’avais également une vague idée de la charge de travail que cela me demanderait, j’ai essayé de distinguer différents les types de tâches dans cette situation et nous allons voir celles-ci dans le chapitre suivant.

  1. Analyse praxéologique.

Il s’agit ici de décortiquer la situation en différents éléments pour identifier quels sont les différents types de tâches constitutifs de cette situation.

Techniques / Tâches identifiées

Technologies/ Compétences

Se préparer



Etudier le sujet

Se représenter la situation

Préparer des notes

Structurer son exposé


Compétence : l'intervention se passe mieux lorsque l'exposant est perçu comme expert, "plus fort" que l'auditoire. Il ne s'agit d'ailleurs pas tant de l'être que de le faire admettre.

impartialité: l'auditoire adopte rapidement une attitude de rejet dès le moment où, à tort ou à raison, il a l'impression que celui qui veut le convaincre est partial. Par contre l'implication personnelle est généralement appréciée.

proximité : quelqu'un de trop lointain, de trop différent n'influence pas.

Anticiper les conditions de l’exposé : acteurs, espace, temps, contraintes sociales.

notes succinctes qui reprennent l'intégralité de l'exposé, disposer le texte de façon très aérée (double ou triple interligne) en y soulignant éventuellement les parties importantes, la structure, dans différentes couleurs. Le but est de permettre de trouver très vite le mot ou la phrase que l’on risque d'oublier.

Il est plus agréable d'écouter un exposé bien charpenté

Commencer son exposé.


Installer la relation

Engager le sujet


l'exposant annonce à quel titre il s'exprime, de quoi il va traiter et comment. Il fait savoir aussi à son auditoire la manière dont il le considère.

Après une accroche destinée à capter l'attention, l'exposant annonce le sujet à traiter. Sans dévoiler l'essentiel, il balise l'exposé, il en annonce la structure générale. Il montre quel en sera, pour l'auditoire, l'intérêt.

L’organiser.




Progresser

Dire la structure




Selon les signes d'attention que l'exposant reçoit, il apporte du contenu nouveau ou développe son propos.

Il est plus agréable pour l'auditeur de suivre un exposé dont les parties sont "bien rangées", où on traite un seul thème à la fois et où on annonce quand on change de "tiroir".

Structurer un écrit c'est construire des paragraphes homogènes et progressifs. A l'oral, les "paquets d'information" sont reconnaissables par des formules : annonce du plan, indications qui soulignent le passage d'un sous-thème à un autre…

Interagir.





C'est évaluer, comme émetteur et comme récepteur, le fonctionnement de la communication en cours, c'est-à-dire repérer les endroits de dysfonctionnement.

C'est prendre la décision de certains ajustements portant sur : l'espace et le temps, le corps, la voix, les propos (informations et construction, expression linguistique, rhétorique); la relation, les supports.

Clôturer.


Reprendre l'essentiel
Interrompre la relation




En quelques mots l'exposant rassemble ce qui lui paraît important à retenir. Il est agréable pour l'auditoire que l'exposé se termine sur une note soignée : humour, réflexion, belle phrase

Lorsque l'exposé se termine, l'exposant exprime que la relation n'est pas finie (même si elle l'est effectivement !) Quelques formules : je vous remercie, voilà, avant de nous quitter, un dernier mot, à une autre occasion...

D’autres éléments.

La voix.
Le corps
Le regard
Les gestes

Poser sa voix (ni trop aiguë, ni trop grave) évite la fatigue. Moduler sa voix favorise le rythme, la puissance et l'intonation.

Pour bien réguler le débit, il faut soumettre le rythme de la parole à celui de la respiration. Installer des pauses.

Le rythme doit organiser le sens du texte en soulignant les mots qui ont plus de valeur que d'autres.

Le corps parle, il complète l'information énoncée, amplifie une émotion, une expression (privilégier les attitudes d'ouverture).

Le corps par sa mobilité exprime celle de la pensée, renforce le sens de ce qui est dit, le souligne, le met en valeur.

Le regard est un lien, un moyen de communication. Si on regarde son auditoire, on parle avec plus de force, de persuasion, que si on reste le nez dans ses papiers.

De plus on perçoit mieux la nécessité d'un réajustement.

Les gestes accompagnent la parole, renforcent son sens ou l'illustrent et contribuent ainsi à l'efficacité du message.

L'excès de gestes autocentrés (parasites ?) peut distraire votre auditoire, dans la mesure de vos possibilités, remplacez-les par des gestes fonctionnels ou relationnels.




  1. La genÈse de mes pratiques.

Ici, les questions posées sont les suivantes :

D’où vient cette construction de connaissances ?

Quels ont été les concepts théoriques convoqués ?

Ma formation universitaire est basée sur les sciences humaines ; je possède un D.E.U.G de Psychologie et une Licence de Sciences de l’éducation et à l’époque de l’intervention, je travaille depuis 2 ans dans le domaine des services à la personne.


    1. L’Étayage.

Le concept d'étayage renvoie à la théorie de l'américain Jérôme Bruner et à l'intervention de l'adulte dans l'apprentissage de l'enfant : L’étayage désigne l’ensemble des interactions d’assistance de l’adulte permettant à l’enfant d’apprendre à organiser ses conduites afin de pouvoir résoudre seul un problème qu’il ne savait pas résoudre au départ.

Mon expérience de cette situation s’est construite sur des travaux oraux présentés tout au long de mes études et aussi sur des forums à l’emploi auxquels j’avais assistés en tant qu’élève ou plus tard chercheur d’emploi. Mes enseignants ou les intervenants dans ces forums étaient les « adultes » qui m’ont permis d’apprendre.

Mes questions en tant qu’élève ou chercheur d’emploi auraient concerné :

  • Le salaire

  • Les horaires

  • Pourquoi faire ce métier ?

  • La formation ?

  • Les conditions de travail ?

  • Où exerce-t-on ce métier ?

  • En quoi consiste ce métier ?

  • Quel est l'avenir professionnel de ce métier ?

  • Quels sont les compétences nécessaires ?

  • Comment accède-t-on à ce métier ?

  • Les inconvénients et les avantages

  • Y-a-t-il beaucoup de monde qui exerce ce métier ?

  • Qu'est ce qui attire le plus dans ce métier ?

  • Faut-il prendre des initiatives ?

  • A quoi sert ce métier ?

Alors pour décrire le métier, j’ai jugé utile les descripteurs suivants :

  • Activités de ce métier

  • Tâches quotidiennes de ce métier

  • Secteur d'activité dans lequel est situé ce métier

  • Les réalisations (=ce que produit) le professionnel

  • Avec qui est-on amené à travailler ? (hiérarchie, fournisseurs, collègues, clients, partenaires...)

  • Quelles sont les conditions de travail ? (extérieur, intérieur, solitaire, en équipe, dans le froid, le bruit, la chaleur...)

  • Quels sont les horaires ?

  • Quelles sont les qualités nécessaires ?

  • Comment accède-t-on à ce métier ? Avec quel diplôme ?

  • Quelles sont les évolutions de carrière ?

  • Avantages et inconvénients dans les activités de ce métier

  • Outils, machines et matériaux utilisés

Ainsi, j’ai été capable de présenter un métier car je me suis intéressée et j’ai décrit :

  • des pratiques

  • des organisations

  • des milieux

  • des connaissances



    1. Les modÈles de la communication.

Ce que je me rappelais, c’est le modèle Behavioriste de Harold D. Laswell qui explique dans la communication, il y a plusieurs éléments :

- Qui : l’élément qui donne la communication ; on l’appelle l’émetteur.

- Quoi : l’élément transmis qui est le message.

- Comment : désigne l’ensemble des techniques.

- A qui : l’élément à qui est destinée la communication : le récepteur.

- Avec quels effets.

La communication peut avoir uniquement pour but de transmettre un message sans se préoccuper de savoir comment il est reçu. La communication est alors à sens unique. Mais cela ne me suffisait pas d’envisager la communication de cette façon linéaire.

Je me suis alors souvenue du concept de Feed Back. Lorsqu’on s’attend à une réaction du récepteur, la communication devient réciproque, à double sens. L’émetteur devient à son tour récepteur et vice-versa.

La réciprocité est un des points les plus importants de la communication. C’est un signe de co-responsabilité.

C’est dans cette forme réciproque que le cours avait été envisagé.

    1. La « dynamique des groupes » de Kurt Lewin, l’efficacité individuelle et sociale par le groupe.

Un groupe est une association d’individus entrant en interaction dans un contexte donné et poursuivant des buts communs. Les individus vont se doter de rôles, se soumettre à des normes, partager des valeurs et réaliser des actions dans le cadre du groupe auquel ils appartiennent. La force du groupe réside dans un système d’interdépendance.

D’après Lewin, les forces au sein d’un groupe s’équilibrent naturellement et contribuent à sa dynamique. Le sentiment d’appartenance, la solidarité ou les échanges vont permettre d’orienter l’action du groupe dans deux directions : la pérennité de son existence et l’atteinte des objectifs fixés.

3.4. L’importance du comportement du leader / la posture de l’intervenant.

Lewin a particulièrement étudié l’interdépendance existant entre le leader et les membres du groupe. Selon le comportement adopté par le leader, les effets diffèrent sur le travail réalisé et la satisfaction des collaborateurs.

Si l’on en croit ces éléments, l’intervenant se doit d’adopter une posture de « leader démocratique » auprès des groupes qu’il doit animer.

La posture que j’avais choisie était l’accompagnement des élèves dans la découverte des métiers de l’aide à domicile.

Les caractéristiques de ma posture :

  • Une posture éthique : Le respect de la personne qui devait m’écouter ; un questionnement permanent sur mes actions.

  • Une recherche d’équilibre entre altérité et asymétrie, une mise en toute humilité à l'école de l'autre, loin des fantasmes de toute-puissance de celui qui est supposé savoir.



  1. DESCRIPTION DE LASituation N°2.

Alors que je suis adjoint adminitratif dans un EHPAD, je suis amenée à faire manger une des résidentes.

Mon poste consiste accueillir différents interlocuteurs (familles, futures résidents, médecins et autres professionnels de santé, …) pour les orienter dans l’établissement ; gérer les plannings de l’équipe soignante, effectuer toutes sortes de tâches administratives …

Mes horaires de travail ne me laissent (à ma demande) qu’une demi-heure de pause déjeuner, j’ai donc l’habitude de partager celle-ci avec quelques collègues de travail à partir de 13 heures, près que les résidents aient terminé leur propre repas.

Ce jour-là, l’équipe soignante est en retard car elle n’est pas complète (une absence de dernière minute n’a pu être remplacée) et pour que les résidents mangent en temps et en heure, je suis sollicitée comme ma collègue de bureau pour faire manger l’une d’entre eux.

La « mamette » en question est totalement dépendante, elle souffre de la maladie d’Alzheimer et est complétement isolée, dans sa bulle ; elle ne parle pas.

Je me retrouve assise devant elle, je me demande si elle me voit ; elle est équipée d’un très grand bavoir ; son regard est perdu dans le vide.

Son plateau repas est constitué d’un potage, d’un plat principal réduit en purée, d’un fromage fondu type vache qui rit et d’une compote.


  1. Analyse praxÉologique.

Voici, l’état d’esprit dans lequel j’étais à ce moment, j’étais stressée et me demandais si je saurais faire.

Selon moi, faire manger une personne qui ne peut plus se nourrir est une expérience difficile pour les deux participants. Se faire donner à manger est source de gêne, de frustration, d'impatience et d'impuissance, alors que donner à manger peut susciter un certain désagrément.

L'heure du repas pour les Résidents qui ne peuvent manger seuls est une véritable épreuve.

Il ne faut veiller à ne pas être maltraitant et surtout respecter la dignité de la personne.

Je connaissais cette personne puisque je l’avais rencontrée avant son entrée à l’EHPAD, lors de mon emploi en tant que responsable secteur, elle avait fait l’objet de ma première évaluation à domicile.


Techniques / Tâches identifiées

Technologies/ Compétences

Préparer l’échange


Etudier le repas

Protéger les vêtements de la personne

Se concentrer sur celui à qui on tend une bouchée, si l'on doit absolument aider plusieurs Résidents à la fois.


Identifier ce qui est servi pour pouvoir l’expliquer en le donnant.

parler de serviette plutôt que de bavette ou de bavoir pour préserver la dignité de la personne.

Interagir.


Comportements des soignants incitant les Résidents à manger

Comportements des Résidents qui ont suscité une intervention des soignants

Comportements des soignants qui ont eu pour effet de maintenir l'activité

Comportements des Résidents qui ont entretenu l'assistance des soignants

Comportements des soignants qui ont découragé les Résidents de manger

Comportements des Résidents qui ont découragé les soignants de proposer leur aide


placer la nourriture dans la cuillère, se pencher vers le Résident, appeler le Résident par son nom, le toucher.

se pencher en avant, essayer d'atteindre la nourriture, relever la tête, ouvrir la bouche et attendre

parler au Résident, se concentrer sur la nourriture, lui donner à boire entre les bouchées, tenir la cuillère près de sa bouche, le toucher souvent et le serrer dans ses bras

en les regardant, en leur parlant et en maintenant un contact physique.

lorsqu'ils manquaient d'attention pour le Résident, interrompaient souvent le repas, quittaient le Résident pour aller en aider d'autres et retiraient le plateau

recracher la nourriture, refuser d'ouvrir la bouche et repousser la cuillère de la main

Distribuer.


Respecter l’ordre des plats

Varier la présentation des aliments tout au long du repas

Ne jamais mélanger les aliments en un tout méconnaissable.

Ne pas oublier qu'une personne qui ne peut manger seule n'est pas pour autant atteinte de troubles cognitifs


Entrée , plat, dessert.
en donnant, par exemple, une bouchée de viande, suivie d'une bouchée de légumes et ainsi de suite. Nombreux sont ceux et celles qui, toute leur vie, ont systématiquement évité les mélanges, préférant manger leur portion entière de pommes de terre, par exemple, avant d'entamer un autre aliment.

en reconnaissant, au moins pendant qu'on lui fait face, qu'elle peut prendre plaisir à manger et qu'elle est capable de communiquer avec autrui, on peut non seulement stimuler son appétit, mais aussi préserver son estime de soi.




S'asseoir à ses côtés pour lui donner à manger.

Éviter de cogner avec la fourchette ou la cuillère contre les dents de la personne.

Utiliser un matériel adéquat

Éviter de présenter une paille sèche à une personne qui a les lèvres sèches

Cela permet à la personne de voir qu'on lui tend la nourriture et l'aide à se détendre ; de plus, le fait que le soignant soit assis permet de présenter la nourriture de façon plus naturelle car la personne âgée, comme tout le monde, a l'habitude que son assiette soit située en contrebas de son visage

Une cuillère à café permet un meilleur dosage de la nourriture qu'une cuillère à soupe. L'aspect d'une cuillère à soupe remplie "bombée" suscite un certain écœurement pour le résident qui a l'impression d'être gavé . En plus, il voit l'excédent de nourriture tomber sur ses vêtements... et après le repas on l'accuse d'être malpropre !
il est facile d'en mouiller l'embout avec la boisson proposée, avant de la placer entre les lèvres de la personne

Essuyer les lèvres et le menton de la personne à l'aide d'un linge humide et lui enlever sa serviette avant qu'elle ne quitte la salle à manger.

Il n'est pas admissible qu'on renvoie les Résidents à leur chambre, où ils doivent attendre qu'un autre membre du personnel vienne leur essuyer le visage et faire disparaître la serviette souillée par les aliments...

Conclusion et retour d’oral.

La situation 1 vécue fût à ma grande satisfaction très agréable pour tous, en témoignent l’attitude des élèves qui ont été attentifs et interactifs, posant beaucoup de questions et le constat de mon amie qui m’a avoué la performance de maintenir l’attention de ses élèves pendant 45 minutes alors qu’elle les « perdait régulièrement au-delà de 20 à 30 minutes de cours.

Mais c’est cette analyse qui m’a réellement fait comprendre pourquoi ; Dans l’action, on n’a pas forcément conscience des « forces » mises en œuvre dans nos activités, professionnelles ou pas d’ailleurs.

Or, quand on prend le temps de s’arrêter sur ces actions, on mesure l’impact des acquis, on reprend conscience de nos savoirs.

La situation 2 fût beaucoup plus difficile à gérer, celle-ci était trop chargée émotionnellement. Faire manger une personne dépendante renvoie à soi-même, au vieillissement. Elle m’a interrogée sur mon propre avenir. Elle m’a aussi démontré que chaque tâche doit être préparée et que le soin aux personnes âgées est un métier qui doit être effectué avec motivation, cela doit être choisi.

Au cours de ma présentation orale, j’ai pu comprendre pourquoi cette situation a été douloureuse et difficile à vivre.

Le logos à ce moment est très difficile. Mon questionnement sur mes pratiques (la légitimité de mon rôle à ce moment précis, peur de mise en danger de la résidente….) et l’analyse didactique se fait en cours de l’action simultanément à la pratique ; l’intensité des raisonnements et des émotions, leur « fulgurance » est très éprouvante car je n’ai pas eu le recul, la distanciation nécessaire d’autant que le feed back (sorte d’auto évaluation) est inexistant ou plutôt indécelable pour moi.

La découverte de la Théorie de l’auto efficacité de Bandura m’a aussi beaucoup apporté à la compréhension de mon fonctionnement professionnel et même personnel.

Me reste maintenant à reprendre les Théories de Piaget comme suggéré par notre professeur, et de les appréhender sous un jour nouveau.

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