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I.3 La santé de demain : l’enjeu de l’innovation
Dans dix ans, le système de santé aura évolué pour répondre aux tendances actuelles : vieillissement de la population et développement des maladies chroniques ainsi qu’aux aspirations des patients. Pour sa part, la médecine va continuer à bénéficier des innovations technologiques et thérapeutiques, lesquelles vont accompagner la mutation des organisations (tendances inspirées de l’étude prospective ASTERES 2015 : la santé en 2030).
L’organisation des soins évoluera au profit d’une médecine prédictive, préventive, personnalisée et participative
Médecine prédictive : Les progrès de la génétique permettent déjà d’identifier des prédispositions dans ce domaine grâce à des marqueurs biologiques, en particulier en cancérologie, et vont permettre de mettre au point des méthodes de prévention toujours plus efficaces et individualisées.
L’essor fulgurant de la génomique avec notamment le séquençage complet du génome humain en routine va permettre de développer des thérapies géniques en particulier en cancérologie.
Médecine préventive : Cette connaissance du génome conduit également à établir des stratégies préventives individualisées. Les personnes pourront adapter leurs comportements et leurs choix de consommation en connaissance de leurs risques. En parallèle, un suivi personnalisé de dépistage sera proposé en fonction des prédispositions propres à chacun.
Médecine personnalisée : La médecine sera davantage sur mesure. La prise en charge pourra être adaptée en fonction des caractéristiques génétiques et biologiques, de l’environnement et des habitudes de vie. En cancérologie, les thérapies ciblées sont déjà mises en œuvre, les travaux en pharmacogénétique permettent également de déterminer le traitement le plus adapté pour certaines maladies du métabolisme. L’emploi de ces thérapies est toutefois limité aujourd’hui, la recherche permettra d’améliorer l’efficacité des traitements tout en réduisant leur coût.
D’autres techniques, telles que l’immunothérapie ou encore la greffe de cellules vont également connaître des avancées significatives.
La médecine participative se développera, à la fois pour améliorer le travail en équipe de professionnels autour de dossiers et de patients communs (avec la relance par l’assurance maladie du dossier médical partagé –DMP- notamment) et parce que les patients seront davantage impliqués dans l’organisation de leur prise en charge médicale.
La e-santé va révolutionner faire évoluer les pratiques et les comportements
Pouvoir partager des données de santé à la vitesse de la lumière via les moyens numériques que sont internet, les smartphones et autres tablettes, c’est permettre un meilleur accès aux soins notamment pour les patients en situation d’isolement ou d’éloignement géographique, faciliter le suivi des patients à distance, permettre une prise en charge plus rapide notamment dans les situations d’urgence qui nécessitent le recours à l’expertise médicale, c’est également améliorer la coordination entre professionnels de santé et réaliser des économies (transport, accueil, redondance d’examens…).
La e.santé concourt également à développer l’empouvoirment des patients. Le positionnement du patient dans son parcours de santé aura changé ; le patient sera connecté, informé, souhaitera mieux comprendre les diagnostics de son médecin et participer à la prise de décisions qui le concernent, mais également au suivi de sa pathologie.
Les échanges entre le patient et les professionnels de santé pourront avoir lieu en visioconférence depuis les pharmacies, les maisons de santé ou encore le domicile. Les outils numériques permettront des évolutions majeures des pratiques pour l’ensemble des professionnels et enrichiront leurs compétences. Les objets connectés de santé permettront un diagnostic et un suivi en continu et à distance. Les logiciels de diagnostic plus performants assisteront tout d’abord les médecins puis seront adaptés à l’usage des patients qui pourront avoir accès à une nouvelle forme sécurisée d’e-consultation et d’auto-prise en charge et gestion de sa santé.
La télémédecine va améliorer l’efficience du parcours du patient. Si elle est aujourd’hui peu employée, la situation va rapidement évoluer car elle est l’une des réponses à la question de la démographie médicale, à l’accès de tous aux soins et au besoin de rendre le système globalement plus performant dans un contexte de budget contraint. Elle est particulièrement adaptée à la prévention, au suivi des maladies chroniques, à la vigilance médicale d’individus à risques et aux urgences.
A l’hôpital, la robotisation déjà présente (système Da Vinci par exemple) va se développer en chirurgie et les interventions thoraciques et abdominales seront la plupart du temps robotisées. Dans la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie et de personnes handicapées, des technologies d’assistance pourront venir en complément des aides humaines : robots humanoïdes et agents virtuels/personnages animés.

Un nouvel équilibre s’établira entre hôpital et médecine de ville
Les hôpitaux devraient encore tenir une position spécifique dans le système de santé mais deviendront progressivement la solution de recours et d’expertise. L’hôpital se transforme notamment avec le développement des prises en charge en ambulatoire ou de l’hospitalisation à domicile. Les établissements hospitaliers se réorganisent également dans un objectif de rationalisation de l’offre hospitalière. Cette concentration des plateaux techniques s’accompagne d’un développement d’une médecine davantage basée sur les soins de ville.

Les équipes de soins primaires occuperont une place centrale dans la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de santé.
En 2030, les établissements de santé publics et privés, seront moins nombreux, plus grands, plus spécialisés, davantage interconnectés (avec partage de matériels, de ressources humaines et de données) et davantage reliés aux structures médicales de ville.
Les portes d’entrée dans le parcours de santé seront donc multiples en fonction de la gravité et de l’urgence des maladies : l’auto surveillance développée notamment grâce à la télémédecine, les pharmacies, le médecin traitant et les professionnels de premier recours, qu’ils soient en maisons de santé, ou en cabinet médical et, le cas échéant les urgences hospitalières.
Les maisons de santé pluridisciplinaires seront plus répandues sur tout le territoire et disposeront d’équipements informatiques et médicaux performants.
La mise à disposition, l’exploitation et la gestion de données massives (Big data) de santé.
Dans le domaine de la santé, le big data correspond à à l’ensemble des données sociodémographique et de santé, disponibles auprès de différentes sources qui les collectent pour diverses raisons : gestion des soins, des dossiers médicaux, suvii d’indicateurs…. L’exploitation de ces données présente de nombre intérêts : indeitifaucation de facteurs de risque de maladie, aide au diagnistic, au choix et au suivi de l’efficacité des traitements, pharmacoviligance

, épidémiologie… elle n’en soulève pas moins de nombreux défis techniques et humains et pose autant de questions éthiques.

  1. LES ORIENTATIONS REGIONALES


II.1 Faire le choix de la prévention et agir tôt et fortement sur tout ce qui a une influence sur notre santé
Faire de la prévention le pilier de notre système de santé
La prévention doit occuper une place fondamentale dans la politique régionale de santé. En effet, elle constitue un levier majeur de réduction de la mortalité et de la morbidité évitables et de réduction des inégalités sociales de santé. La prévention individuelle et médicalisée (vaccination, dépistages, éducation thérapeutique) ainsi que la prévention collective et universelle (éducation pour la santé, marketing social en santé) doivent être développées et davantage intégrées dans les pratiques des professionnels de santé notamment via les parcours. Elle doit cibler les principaux facteurs de risque, notamment environnementaux.
En parallèle, il est nécessaire d’intervenir sur les déterminants de santé via une approche intégrée en agissant simultanément 1/ sur les politiques publiques ayant un impact sur la santé en les articulant, 2/ en proposant des environnements favorables, 3/en favorisant l’action communautaire, 4/en promouvant l’acquisition d’aptitudes individuelles et 5/en réorientant les services de santé de premier recours. Des actions par population (petite enfance, enfance, jeunes, personnes âgées, personne en situation de handicap, personnes en situation de précarité, personnes en situation de vulnérabilité sociale) et par milieux de vie (école, travail, familial, hébergement) doivent être mises en œuvre.
La participation, l’implication de la population sur les questions de santé est un déterminant fondamental pour construire des réponses adaptées aux besoins de la population ; les rendre acteurs de leur santé, leur donner du pouvoir d’agir et ainsi améliorer efficacement et durablement la santé de la population.
Enfin, il faut nous préparer à la gestion de situations sanitaires exceptionnelles, qu’elles soient non spécifiques (attentats par exemple) ou spécifiques propres à la région.

Chiffres clés en région


  • 32 % de fumeurs (a)

  • 15 % d’usagers réguliers d’alcool à 17 ans (national : 12,3 %) (b) parler des usages à risques et non des usagers réguliers et polyconsommateurs ?

  • 15 % des adultes sont obèses (national : 15 %) (c)

  • 5 départements classés à risque radon

  • 72,3 % des captages d’eau protégés représentant 87,5 % des débits distribués (81,7 % à l’échelle nationale) sources ??

  • 16,5 % des réseaux d’eau potable (6 % de la population) présentant ponctuellement ou durablement des dépassements des limites de qualité en 2015

Sources : (a) Tabac info services 2015, (b)OFDT 2015 et (c) OBEPI 2012



Contextualisation


  • La prévention occupe une place significative dans les différentes politiques publiques conduites dans la région via les services de l’Etat, l’Education nationale et la Justice, les collectivités territoriales, l’Assurance maladie, l’ARS.

  • Sur certains déterminants de nature comportementale (conduites addictives, alimentation, activités physiques…) ou environnementale (environnement physique : eau, produits chimiques, radiations ionisantes… ; environnement social : conditions de vie, de travail, de communauté…), la région présente des faiblesses.

  • Il existe un fort maillage de la région par les maisons de santé pluridisciplinaires, les centres et pôle de santé, pouvant décliner des actions de prévention en proximité.

  • De même le tissu associatif est largement représenté dans la région et participe activement à la mise en place des politiques de prévention dans de nombreux champs thématiques ou populationnels.

  • Les contrats locaux de santé déployés dans la région ont une forte tonalité prévention.

  • Certains territoires restent encore isolés et éloignés de l’offre de prévention, renforçant ainsi les inégalités sociales de santé au détriment des populations les plus vulnérables ; ceci malgré la présence des services de protection maternelle et infantile et des services de promotion de la santé en faveur des élèves ainsi que de nombreux services sociaux au sein des collectivités territoriales.

  • La prévention de la perte d’autonomie, notamment des personnes âgées, constitue un enjeu majeur afin de maintenir le plus longtemps possible et dans de bonnes conditions les aînés en milieu de vie ordinaire.


Ce que l’on attend pour 2027
Des services de l’Etat, de l’Assurance maladie et des collectivités territoriales qui s’accordent sur des priorités en politique de santé publique et qui se complètent en fonction de leurs compétences respectives
Des environnements physiques et sociaux (air, eau, habitat, cadre de vie) moins nuisibles plus favorables pour la santé
Des comportements choix individuels et collectifs qui favorisent la vie en bonne favorables à la santé et l’autonomie (maîtrise des conduites addictives, alimentation équilibrée, activité physique…)
Des parcours de santé qui intègrent systématiquement des actions de prévention et de promotion de la santé au niveau des soins de premier recours en particulier dans le cadre des structures de santé pluriprofessionnelles de proximité (maisons de santé) Des actions de prévention promotion de la santé (PPS) intégrer au niveau du premier recours dans un logique de parcours de santé Des actions de prévention et de promotion de la santé pour l’ensemble des citoyens afin d’éviter les ruptures et les non recours ou recours tardifs aux soins

Des programmes de prévention de la perte d’autonomie systématiquement proposés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap
Un dispositif régional de réponse aux situations exceptionnelles ( risques d’attentat, épidémies, crise sanitaire…) et notamment au risque d’attentats, performant.
Les objectifs généraux
Les leviers permettant d’atteindre les buts poursuivis en 2027 sont mobilisés en référence aux 5 axes de la charte d’OTTAWA.

Axe 1 : Élaborer des politiques en faveur de la santé ; Axe 2 : Créer des environnements favorables ; Axe 3 : Renforcer l'action communautaire ; Axe 4 : Acquérir des aptitudes individuelles ; Axe 5 : Réorienter les services de santé

Développer des partenariats : cf. point IV.2
Développer une politique santé environnement régionale forte et partagée
En partenariat avec la Préfecture de région, la DREAL, La DRAAF, le Conseil régional et l’ensemble des acteurs de la région, un nouveau plan régional santé environnement sera mis en œuvre dans la région (cf. PRSE3).
Développer avec les acteurs institutionnels l’évaluation d’impact sur la santé (EIS) : cf. point IV.2
S’appuyer sur les structures, dispositifs ou actions ayant fait l’objet d’une évaluation dont l’efficacité est reconnue
Il s’agit de s’appuyer sur les données probantes et les dispositifs qui ont fait leur preuve ou qui sont prometteurs, d’étudier les conditions de leur transférabilité ou de leur déploiement généralisation sur de nouveaux périmètres géographiques et populationnels. La politique régionale de santé soutiendra la production de ce type de données et la recherche interventionnelle en promotion de la santé.
Déployer la prévention en proximité
Les contrats locaux de santé qui seront étendus à l’ensemble de la région comporteront des actions de préventions définies avec les acteurs locaux.
Développer des axes forts et structurants de prévention PPS dans les parcours
Chaque parcours de santé développera, via les professionnels de premier recours et , les équipes de soins primaires et les opérateurs et dispositifs de PPS existants, un volet « prévention » décliné en actions collectives et individuelles.
Former les professionnels et promouvoir le partage d’une culture commune en PPS
La formation des acteurs à la conduite d’actions probantes de en prévention et promotion de santé sera adaptée au public cible visé ainsi qu’au type de changement attendu selon le principe de l’universalisme proportionné. Les plans de formation seront interinstitutionnels et multidisciplinaires afin de prendre en compte la nécessité de transversalité des actions de prévention. et de favoriser le partage d'expériences et de connaissances. L'alimentation de la base de données OSCARS (Observation et suivi cartographique des actions régionales de santé) avec toutes les actions de promotion de la santé et d'éducation du patient menées en région permettra aux différents professionnels de repérer des actions probantes ou prometteuses et de s'interroger sur leur transférabilité.
Associer les usagers et le public cible à la mise en place des actions de prévention ou de promotion de la santé

Lors de la mise en place d'un projet ou d'une action en prévention et en promotion de la santé, les promoteurs veilleront à ce que le public cible puisse activement participer à son élaboration depuis la définition des besoins et des priorités, jusqu'à la mise en œuvre des stratégies de planification et à l'évaluation de l'action.


Développer le marketing social et adapter les actions de prévention PPS en fonction des populations et des territoires
L’appui, le soutien et le relais d’actions relevant de campagne de sensibilisation marketing social (ou du marketing en santé publique type Mois sans tabac, octobre rose …) devront être renforcés.

Les populations les moins favorisées cumulent les facteurs de risques et leurs conséquences. Ceci oblige à avoir des stratégies différenciées soucieuses de réduire les inégalités sociales de santé. Les actions de prévention conduites en région doivent s’adresser à tous, mais avec des modalités ou une intensité qui varient selon les besoins s'appuyant sur le principe de l'universalisme proportionné On s'appuiera aussi sur le concept de littératie en santé : capacité des individus à repérer, comprendre, évaluer et utiliser des informations utiles pour pouvoir fonctionner dans le domaine de la santé et agir en faveur de leur santé.
Des actions ciblées seront engagées en direction des personnes en difficulté sociale.
Réorienter les moyens du système curatif vers le système de PPS
Le financement des politiques de prévention doit être consolidé, sanctuarisé et accru. De nouveaux outils budgétaires, notamment le Fonds d’intervention régional (FIR) permettent d’élargir les possibilités de financement de la politique de prévention. De même, en s’appuyant sur la nouvelle conférence des financeurs qui a pour objectif de coordonner dans chaque département les financements de la prévention de la perte d’autonomie autour d’une stratégie commune, il s’agira de déployer les actions de prévention dont l’efficacité est reconnue (prévention des chutes, ateliers mémoire, actions autour du comportement alimentaire et de l’activité physique alimentation, activité physique adaptée …). Globalement, tous les systèmes financiers de droit commun seront mobilisés afin de remplir cet objectif d’augmentation de la part des crédits de prévention dans le budget santé de la région.

Renforcer l’organisation régionale de veille et alerte sanitaire
Il s’agira de renforcer et d’adapter la plateforme régionale de veille et d’urgence sanitaire qui réceptionne et analyse tous les signalements d’événements susceptibles de menacer la santé de la population aux évolutions règlementaires et l’introduction de nouveaux outils à disposition des professionnels de santé et du grand public comme le portail des signalements.

Notre société est confrontée ces dernières années à des évènements exceptionnels de tous types, risques climatiques, actes de terrorisme, accidents sanitaires, catastrophes environnementales, épidemies… qui ont placé la gestion de crise au centre des préoccupations publiques.

Cela nécessite de renforcer les capacités de conduite opérationnelle des situations sanitaires exceptionnelles. Il importe de garantir la continuité et la qualité des soins par la mobilisation au plus juste des ressources sanitaires, pour apporter une réponse adaptée et graduée aux besoins de la population et à l’ampleur de la situation. La gestion d’événements récents, tels que la grippe A H1N1, a également démontré la nécessité d’apporter une réponse qui n’oppose pas la gestion des situations sanitaires exceptionnelles à celle du quotidien. Un dispositif intégré d’organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles, dit « ORSAN » sera mis en place pour préparer la montée en charge coordonnée du système de santé et définir des parcours de soins adaptés en fonction des différents scenarios.

II.2 Favoriser l’autonomie des personnes âgées et/ou handicapées dans le respect des choix de vie de chacun
L’accès à l’autonomie des personnes questionné par la démographie en région
Le vieillissement de la population – et son corollaire l’augmentation des situations de dépendance et des maladies chroniques –, les attentes des personnes âgées et de leurs proches ainsi que les changements sociétaux sur la cellule familiale sont autant de mutations de notre société. Elles imposent aux acteurs nationaux et régionaux de développer une politique plus offensive et une capacité d’action renouvelée, en faveur du maintien à domicile, dans un contexte particulièrement difficile de déficit médical sur les territoires de la région.

Au-delà du vieillissement de la population régionale, l’accompagnement à l’autonomie des personnes en situation de handicap, à tous les âges de la vie, constitue une problématique prégnante. En effet, les attentes sociétales, majoritairement orientées vers le « milieu ordinaire », se heurtent aux capacités des territoires à soutenir et à organiser concrètement l’inclusion scolaire, sociale et professionnelle.
Contextualisation


  • La dynamique régionale est portée de concert par les conseils départementaux et l’ARS, favorisée par des choix innovants: création expérimentale de SPASAD intégrés, articulant services de soin et d’aide à domicile, plateformes de répit dédiées à la maladie d’Alzheimer et syndromes apparentés, expérimentations de nouveaux modes d’organisation des soins, notamment en amont et en aval de l’hospitalisation, dispositif Personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA)…


Chiffres clés en région

420 établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pour un total de 33 004 places installées, dont 610 en hébergement temporaire

266 établissements d’accueil des adultes handicapés pour un total de 8003 places installées

6625 places en services de soins à domicile pour personnes âgées (dont ESA) et personnes handicapées

3742 places en services d’accompagnement à domicile pour adultes handicapés (SAMSAH, SAVS)

72 ESAT pour 6345 places installées

120 établissements pour enfants et adolescents en situation de handicap, pour 4782 places installées

Rajouter les données concernant les personnes prises en charge hors dispositifs financés par l’ARS et l’AM (SAAD…)

Source : Statiss 2015 / Finess 2016
La grande région est bien placée en termes de places en établissements médico-sociaux, malgré les disparités territoriales (33 000 places en Bourgogne-Franche-Comté).

  • Des difficultés persistent en matière d’appréciation fine des besoins, d’orientation des personnes, d’accessibilité aux soins en raison du manque d’infrastructures et/ou de la perte d’autonomie, de disparités territoriales de l’offre (handicap en particulier), d’évolution défavorable des professionnels de santé. de précarisation des personnes vieillissantes qui est en constante augmentation..





Ce que l’on attend pour 2027
Un accès aux services et aux soins en proximité pour les personnes âgées et/ou handicapées, quels que soient leur lieu de vie et leur situation personnelle.
Une prévention adaptée et un repérage des fragilités facilité, permettant de préserver la qualité et l’autonomie des personnes vieillissantes.
Un diagnostic et une prise en charge précoce du handicap pour éviter l’apparition de sur-handicaps
Des réponses souples et adaptées aux personnes en perte d’autonomie et en situation de handicap, s’inscrivant dans le respect de leur choix de vie : une intégration facilitée à l’école, dans le mode professionnel et dans la cité et accompagnement à domicile
Une prise en charge adaptée à l’augmentation de l’âge et de la dépendance en établissement médico-social = dépasser la logique de place en établissements pour s’orienter vers une logique de parcours et de dispositifs
Des pratiques professionnelles renovées permettant de garantir la qualité de la prise en charge des usagers et le bien-être au travail. et une formation des professionnels aux ply-pathologies des personnes âgées
Une articulation efficace entre les interventions à domicile/en établissement, en ville et à l’hôpital afin d’assurer, à la personne fragile ou dépendante et en situation de handicap, la continuité des soins et le déroulement fluide de son parcours.
Les objectifs généraux

Prévenir la dépendance

  • Repérer les personnes fragiles avec les médecins généralistes, les infirmiers et les assistantes sociales

  • Etablir des liens avec les SSAD qui sont en contact avec les personnes non dépendantes, les CDCA et prendre en compte leurs propositions lorsqu’elles sont pertinentes et applicables.



Diversifier les modes de prise en charge et développer l’offre de services pour respecter les choix de vie des aidants et des aidés
Diversifier, cela revient à apporter des réponses adaptées à des besoins bien distincts, selon les profils des usagers, les situations personnelles, les types de déficiences ou dépendances et surtout les choix de vie.

Des alternatives au « tout hébergement » ou au « tout domicile » (Résidences autonomie, MARPA,…) existent et demandent à être développées pour accompagner les personnes en perte d’autonomie et leurs proches dans leurs nécessités quotidiennes. Le maintien à domicile reposant en grande part sur la volonté et l’énergie des aidants naturels, il s’agit d’éviter au mieux leur isolement ainsi que leur épuisement physique et psychique.
A domicile, la généralisation attendue des services polyvalents (SPASAD), couplant les interventions en soins infirmiers (SSIAD) et en aide à la personne (SAAD), offre de nombreux avantages : vision globale des besoins propres à chacun, mutualisation des prestations, réduction du nombre d’intervenants chez la personne. Pour une meilleure prise en charge, il y a nécessité de développer des coopérations accrues et décloisonner les acteurs du soin et de l’aide à domicile et du secteur médico-social.
En perspective également, l’utilisation pleine et entière des places offertes en accueil de jour et en hébergement temporaire et village répit famille pour assurer du répit aux usagers comme aux aidants. Les formules de répit peuvent se déployer autour de solutions innovantes, de type accueil de jour itinérant ou encore service de « baluchonnage » proposant le remplacement temporaire du proche aidant.
Il s’agit également de développer les solutions de domotique, comme cela a déjà expérimenté pour prévenir les chutes (chemin lumineux par exemple), les objets connectés pour réduire la iatrogénie médicamenteuse (pilulier intelligent), la dénutrition (balance communicante) ou toute autre projet rendant l’usager plus autonome.
Diagnostiquer précocement
Chez l’enfant, le dépistage précoce des retards d’apprentissages, troubles de développement ou handicap autres déficiences et/ou troubles susceptibles de conduire à des restrictions de participation sociale (handicap) reste la clé de voûte de l’accompagnement à l’éducation. Plus tôt est établi le diagnostic, plus efficaces sont les solutions de prise en charge sanitaire, médico-sociale et/ou pédagogique.
C’est pourquoi l’effort doit porter sur le maillage territorial et la bonne opérationnalité des CAMSP, CMPP et autres structures ou réseaux intervenant dans le diagnostic, leur permettant d’assurer la continuité du suivi des enfants même aux âges charnières. Cela repose également sur une coordination plus forte des acteurs de la santé et de l’éducation, tant en termes de dispositifs que d’outils partagés (systèmes d’information communs par exemple).
Favoriser l’inclusion scolaire et l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap
La scolarisation des élèves handicapés en milieu ordinaire est quant à elle soutenue selon différentes modalités : unités d’enseignement externalisées (autisme, par exemple), déploiement des équipes mobiles, coopération entre établissements médico-sociaux et établissements scolaires, développement des services (SESSAD), solutions palliant le déficit de médecins scolaires,…
De même, les stratégies régionales mettent l’accent sur les dispositifs d’orientation et d’insertion et de réadaptation professionnelle, (par exemple accès à la validation des acquis professionnels pour les travailleurs d’ESAT et d’EA), permettant d’améliorer la qualification des jeunes et de renforcer l’accompagnement social des travailleurs handicapés.

Dans la droite ligne des visées inclusives, la mise en place des pôles de compétences doit répondre aux besoins spécifiques et aux situations complexes en offrant la possibilité d’adjoindre aux services existants des interventions plus ciblées.
Garantir la qualité de la prise en charge et la bientraitance
Afin de garantir la qualité de la prise en charge et la bientraitance, les établissements s’appuieront sur les recommandations de bonnes pratiques. De la même manière, les groupes d’analyse de la pratique participent à l’amélioration de cette prise en charge et leur mise en place devra devrait être systématisée.
Les enjeux d’efficience, de performance et de qualité de la prise en charge pèsent fortement sur l’évolution du secteur médico-social lié notamment à la diversité des publics accueillis (personnes en très grande dépendance et personnes handicapées vieillissantes…) et en respectant leur parcours de vie (le 11/01/17 / CSMS).
Portée par la loi d’adaptation de la société au vieillissement (2015), la réforme de la tarification et de la contractualisation en EHPAD poursuit une logique de financement globale ou forfaitaire des soins et de la dépendance –mieux calqué sur les besoins réels des résidents– ainsi qu’un pilotage « par les ressources » et l’encouragement à la coopération entre les établissements.
Il est nécessaire de repenser le rôle, la localisation et le financement des unités de soins de longue durée (USLD), des EHPAD…, maillons aujourd’hui insatisfaisants et pas adaptés dans le parcours de la personne âgée. entre l’hôpital de court séjour et l’EHPAD.
A l’échelle des structures, cela s’accompagne en interne de démarches « qualité » et de management (réorganisation des temps de travail des soignants par exemple), intégrant une dynamique de prévention visant à préserver ralentir l’autonomie (mémoire, équilibre, nutrition, santé bucco-dentaire…).
Enfin, en établissement comme à domicile, le soutien des soignants, souvent en souffrance, la montée en compétence des personnels joue en faveur d’une meilleure reconnaissance des métiers existants et des nouveaux métiers dans une dynamique d’acculturation entre les champs du handicap et de la gérontologie. donc de son attractivité, tout en garantissant à l’usager un traitement et un accompagnement de qualité (adaptation des gestes à la spécificité du handicap, mise en place de protocoles de soins…).

Adapter le fonctionnement des CVS des EHPAD, confrontés au « turn over » important des résidents et donc des familles.
Rendre effective la coordination des acteurs de la santé autour des liaisons ville-hôpital-établissements /domicile
Privilégier les parcours de santé des patients des personnes suppose en amont d’articuler fortement les professionnels en ambulatoire et en hospitalier, du sanitaire et du médico-social. Mais les coopérations entre les secteurs restent encore timides. Tout l’enjeu repose sur des partenariats consolidés, notamment entre ESMS, centres hospitaliers et professionnels de santé libéraux pour éviter les hospitalisations inadéquates en urgence, pour faciliter les transitions en sortie d’hospitalisation, pour développer l’hospitalisation à domicile... et plus largement pour transmettre les informations au bon moment et bon interlocuteur.
Les actions de santé numérique accompagnent ces relations ville-hôpital  par le biais de plateforme de services collaboratifs et d’un dossier patients partagé entre les acteurs de la chaîne de soins et les patients. Personnes
Parmi les pistes de progrès : des formations initiales et continues communes aux professionnels du sanitaire, du médico-social et du social, y compris sous forme de « stages d’immersion croisés » entre structures hospitalières, médico-sociales et sociales, particulièrement favorables à l’interconnaissance des pratiques professionnelles dans des secteurs différents. ce qui pourra faciliter la résolution de situations dites complexes et le renoncement aux soins.
Mettre en œuvre les plans nationaux en Bourgogne-Franche-Comté
Le plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 : décliné en région, il fait suite au plan Alzheimer, en élargissant son champ d’action à l’ensemble des maladies neurodégénératives, dont Parkinson et sclérose en plaques. Fortement invalidantes, ces maladies touchent aujourd’hui une part croissante de la population : près d’un million de personnes en France sont touchées, dont 850 000 atteint de la maladie d’Alzheimer ou apparentée. Le PMND fixe ainsi trois grandes priorités: l’amélioration du diagnostic et la prise en charge des malades (coordination entre médecin traitant et neurologue, création de centres experts, éducation thérapeutique du patient…) ; l’amélioration de la qualité de vie des malades et de leurs aidants (développement des équipes spécialisées Alzheimer et des plateformes de répit, solutions numériques…) ; le développement et la coordination de la recherche (reconnaissance de centres d’excellence, outils de connaissance…).
Le 4ème plan autisme 2020-2025: la garantie d’accès à tous à une prise en charge adaptée et la réduction du temps de diagnostic constituent des priorités fortes, puisqu’il s’écoule en moyenne plus d’un an entre le repérage d’un trouble et la restitution du bilan, délai réellement problématique chez les enfants comme pour les adultes. Cela demande de renforcer les structures de bilan et de suivi, de respecter les bonnes pratiques, d’améliorer la formation et la coordination des différents professionnels, et, au-delà, de travailler aux parcours diversifiés de scolarisation des enfants.
Le schéma national pour les handicaps rares 2014-2018 repose sur une plus grande reconnaissance des situations de handicap très spécifiques, couvrant un faible nombre de personnes et dont le repérage, l’évaluation et la prise en charge se révèlent complexe du fait de la rareté. Il recouvre des enjeux organisationnels (organisation intégrée aux seins des territoires), d’accessibilité et d’innovation (accès aux ressources permettant d’assurer la qualité et la continuité des parcours de vie), d’amélioration et de diffusion de la connaissance (promotion de la recherche, partage des savoirs auprès des usagers et de leur entourage), de montée en compétence sur les situations complexes et de partage et de pratiques d’intervention harmonisées entre les acteurs du sanitaire, du social et du médico-social.
Le volet Polyhandicap de la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale (2017-2021) : le polyhandicap est une situation de vie d’une personne présentant un dysfonctionnement cérébral précoce ou survenu au cours du développement, ayant pour conséquence de graves perturbations à expressions multiples et évolutives de l’efficience motrice, perceptive, cognitive et de la construction des relations avec l’environnement physique et humain. La prévalence est estimée à une naissance pour 1000, soit 800 nouveaux cas d’enfants polyhandicapés par an (causes d’origine prénatale, périnatale ou, dans 5 % des cas, d’origine post-natale). Ce volet mise sur l’évolution de l’accompagnement de ces personnes : réponses souples et continuité des parcours de vie en proximité, renforcement et valorisation de l’expertise (formation, promotion des bonnes pratiques professionnelles), promotion de la citoyenneté et de l’accès aux droits (dont inclusion scolaire, professionnelle et participation à la vie de la cité), développement de la recherche sur le polyhandicap.
La stratégie quinquennale (2017-2021) de l’évolution de l’offre médico-sociale, volet handicap psychique, qui propose 7 axes à destination des personnes en situation de handicap psychique et de leurs proches aidants.

II.3 Organiser une offre de santé soins de proximité, coordonnée, centrée autour de l’usager et en garantir l’égal accès pour tous
La garantie d’une offre de santé soins de qualité et accessible à tous est l’objectif premier de notre système de santé
Force est de constater que l’accès à la santé aux soins reste un problème prégnant pour la population et dévoile des inégalités : inégalité géographique tout d’abord, avec la difficulté à trouver un professionnel de santé disponible dans un délai acceptable, en particulier dans les zones rurales, ou encore inégalité financière se traduisant par un renoncement aux soins en raison de leur coût. La principale menace identifiée est celle de la démographie médicale, qui aggrave progressivement cette situation.
Dans le même temps, la transformation de notre système de santé, pour répondre à la question de l’augmentation des maladies chroniques et de l’évolution des besoins de la population, se traduit depuis quelques années par une territorialisation accrue de l’offre de soins avec la mise en œuvre de parcours structurés autour d’une offre de soins de premier recours, à partir des besoins de l’usager et dans une approche globale et coordonnée avec les autres professionnels.
L’offre de soins santé de proximité se doit par conséquent de répondre à la problématique d’accessibilité géographique et financière, dans un cadre d’exercice rénové, afin de pouvoir répondre à la diversité des demandes. Elle est donc confrontée à deux défis majeurs : maintenir et développer cette offre de proximité sur l’ensemble de notre territoire et l’inscrire réellement au centre du système de santé en améliorant la coordination entre les acteurs, dans un objectif d’optimisation de la prise en charge.

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