Qu'est ce que le cycle veille/sommeil?








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- Stade 1 => l'endormissement : sommeil lent très léger ou état de pré-réveil : le sujet est encore conscient, les mouvements corporels vont être rares, l'EOG montre des mouvements très lents (inférieur à 1Hertz => moins d'1 mouvement par seconde) et sont symétriques. L'EMG est encore chargé. La respiration est calme et l'ECG va être rapide et régulier.

- Stade 2 => le sujet dors mais à un sommeil léger. L'EMG est aplati, ce qui traduit une diminution du tonus musculaire, il n'y a plus de mouvement des yeux, la respiration est régulière et accompagnée de ronflement. L'ECG est ralenti.

- Stade 3 et 4 => Correspond au sommeil lent, profond. L'activité aux stimulations extérieures est faible, l'immobilité du sujet est presque totale, le visage est inexpressif, les yeux sous les paupières sont immobiles. Le réveil du sujet à ce stade est très difficile, la respiration est lente et régulière, le tonus musculaire est conservé, l'ECG sera lent et régulier.

2. Critères neurophysiologique

- Stade 1 : Au cours de ce sommeil on va enregistrer l'activité téta (3 à 7 hertz), le tracé est proche du tracé de veille, on enregistre encore des ondes bêtas et alphas. Ce tracé sera désynchronisé.

- Stade 2 : L' EEG sera lent, on va enregistrer une activité spécifique : les spindels ou fuseaux de sommeil (12 à 14 Hertz), on enregistre des ondes diphasiques qui sont de grandes amplitudes et sont lentes.

- Stade 3 et 4 : On observe des ondes deltas (fréquence de 0.5 à 2 Hertz, amplitude de 75 à 200 microvolts). Pour le stade 4 les ondes seront plus importantes. Tracé synchronisé, ce qui caractérise la profondeur du sommeil.

C) Le sommeil paradoxal (REM)

Il va succéder au sommeil lent, il a été appelé par Michel Jouvet. Il observe un contraste entre un sujet endormi, détendu et atonique et une activité EEG importante.

1. Critères physiologiques et comportementaux

Le visage est expressif, les yeux derrières les paupières bougent très rapidement, la respiration est aussi rapide que lors de l'état de veille et bcp plus irrégulière comme l'ECG, on peut avoir de temps en temps de vrais mouvements corporels, mais ce qui caractérise ce sommeil est une hypotonie musculaire très intense = absence de tonus musculaire. On peut aussi observer une paralysie transitoire qui disparait lorsque le sujet passe dans un sommeil lent.

2. Critères neurophysiologiques

L'activité cérébral est similaire à l'activité de veille, on enregistre un rythme bêta = rythme de la tension dirigé.

On n'a jamais un arrêt total de la vigilance, donc le cerveau ne s'arrête jamais.

II) Organisation d'une nuit de sommeil

A) L'hypnogramme du jeune adulte (figure 8)

Lors d'une nuit de sommeil, le sujet va passer par ces 4 stades en à-peu-près 30 à 45mn, une fois que c'est passé il fera l'inverse et le stade 1 finira par un état paradoxal, tout cela 5 à 6 fois par nuit. Le sommeil profond est beaucoup plus important au début de la nuit, en fin de nuit il disparait et les phases paradoxales s'allongent.

B) Évolution du sommeil avec l'âge

Avec l'âge le sommeil va évoluer, car le corps et le cerveau vieillissent. L'hypnogramme va évoluer mais quelque soit l'âge le sommeil va obéir à une courbe en cloche (figure 10).

Chez le nouveau-né (Figure 11), le sommeil est polyphasique, les cycles veille/sommeil vont se répartir sur toute la journée, il ne connait pas le jour et la nuit, la totalité de son sommeil sera de 15 à 20 heures. Ce besoin de sommeil pourrait refléter un besoin de récupération lié à une croissance dramatique du nouveau-né.

Au bout d'un mois il commence à avoir un rythme veille/nuit, la durée du sommeil va diminuer (14h) entre 3 et 5 mois, et va atteindre 12h vers l'âge de 10ans, 10h vers l'âge de 12 ans. A partir de 10 ans le sommeil va être monophasique. Le sommeil va se stabiliser vers l'âge de 20ans => 7h30. Avec l'âge ça va aller en diminuant mais de façon régulière, on aura besoin que de 6h de sommeil. Il y a bien sur des exceptions.

1. Évolution du sommeil paradoxal

Le sommeil paradoxal chez le nouveau-né représente 50% du sommeil, vers l'âge de 2ans il sera de 20 à 25%, et ensuite il va rester à-peu-près constant jusqu'à 50 ans où il diminuera. (Figure 12)

2. Évolution du sommeil non paradoxal

Le sommeil non paradoxal est de 50 à 60% entre 0 et 9 ans. Ensuite il y a un déclin du sommeil à partir de l'âge adulte à 13,8 %. La personne âgée va avoir peu ou pas de stade 3 et 4 et va être remplacé par le stade 1 et 2. (Figure 13)

III) Les mécanismes nerveux des états de vigilance

A) Contrôle nerveux de l'éveil

En 1949, Moruzzi et Magoun vont effectuer des lésions électriques de la formation réticulée mésencéphalique (qui se trouve dans le tronc cérébral) chez le chat et le singe. Ils vont constater que cette lésion va entraîner un coma, une disparition de l'EEG désynchronisé de veille et on va apercevoir un EEG synchronisé caractéristique du sommeil. Ils vont également, sur d'autres animaux endormis cette fois, stimuler la formation réticulée et cela va entraîner le réveil de l'animal.

Cette formation réticulée va intégrer ou recevoir des informations visuelles, auditives, cutané et viscérale, et va les transmettre au thalamus, qui constitue un relai des informations sensorielles, et le thalamus à son tour va projeter, sur des aires variés du cortex, et va entraîner un réveil cortical, et aboutir à cet EEG que l'on observe lors de l'état de veille. Cette formation va projet également sur l'hypothalamus, qui lui va répercuter l'information qu'il reçoit au niveau du cortex, et entraîner l'état de veille au niveau cortical. Tout ceci est la théorie réticulaire : la formation réticulée est responsable de l'état de veille. (Figure 14)

D'autres chercheurs vont effectuer, cette fois, des lésions neurotoxique, pour ça ils vont utiliser de l'acide iboténique ou kaïnique, et ceci entraîne uniquement la lésion des neurones, comparé à l'électrique qui détruit les neurones mais aussi les fibres (axones) qui les relient. Ce qui veut dire que les effets qu'on eu Moruzzi et Magoun, sont dû aux lésions des fibres ascendants et descendants du réseau de réveil. Ces données ont permis de suggérer que le comportement de veille et de sommeil devrait plutôt être mis en relation avec un réseau diffus composé de fibres, de neurones et l'on n'aurait pas un noyau unique (la formation réticulée). Les données ultérieures vont confirmer l'hypothèse et permette de former un ensemble de réseau, ils vont utiliser des neuro-transmetteurs différents et qui vont constituer le réseau de l'éveil.

Le premier neuro-transmetteur responsable de l'éveil est l'acétylcholine, localisé dans le noyau basal de Meynert et qui contient de grosses cellules poly***. On trouve aussi les noyaux mésopotins, latéraux dorsale du tegmentum et le noyau pedonculopontin du tegmentum. Ces deux structures possèdent des noyaux poly** qui envoient leurs projections sur la totalité du cortex et la libération de l'acétylcholine au niveau du cortex produira l'EEG de l'état de veille.

Ces noyaux vont également projeter sur le thalamus à 2 niveaux, sur la partie réticulaire du thalamus, qui va entraîner le sommeil, et sur la partie thalamo-cortical qui va entraîner l'éveil. Cette acétylcholine va être contrôlée par la noradrénaline qui est localisée dans le locus coeruleus. L'activité des neurones de cette structure est maximale chez le sujet éveillé, elle est réduite durant l'éveil calme et encore plus durant le sommeil lent, et complètement aboli pendant le sommeil paradoxal.

Si on bloque l'activité des neurones du locus coeruleus on va diminuer l'éveil et on obtient une synchronisation corticale, si on le détruit on a des troubles de l'éveil.

Le troisième neuro-transmetteur impliqué dans l'éveil est la dopamine du système dopaminergique nigrostrié. Il joue également un rôle dans l'éveil, lors de l'état de veille on a une activité de ces neurones, lors du sommeil aussi mais la différence entre l'état de veille et de sommeil, c'est que lors de l'état de veille on aura une activité phasique alors que lors du sommeil on aura une activité tonique. Par exemple : l'amphétamine va agir en modulant la noradrénaline et la dopamine.

Le quatrième neuro-transmetteur est l'histamine que l'on trouve dans les neurones tubéromammillaire, il joue un rôle important dans l'éveil. Il participe à l'activation corticale

Le cinquième neurotransmetteur est la sérotonine, localisé dans le noyau du raphé. Les neurones 5-HT (sérotonine) sont actifs durant l'état de veille, durant le sommeil lent l'activité va diminuer, puis disparaître durant le sommeil paradoxal. Ces neurones vont projeter sur l'hypothalamus et le cortex et entraîner une production des ondes lentes du sommeil, ils vont également supprimer les mouvements rapides des yeux. Mais ce que l'on observe c'est que si on lèse ces neurones on n'a pas de somnolence mais au contraire une insomnie qui peut aller de 1 à 2 semaines. Ce résultat fait dire aux chercheurs que la sérotonine serait impliqué dans le sommeil, mais ils se sont trouvés confrontés à ce résultat suivant : lors de l'éveil ces neurones sont actifs alors que pendant le sommeil ils sont pratiquement inactif. La sérotonine aurait donc un rôle indirect, la sérotonine libéré lors de l'état de veille, agirait à distance, sur des structures relais, et ces structures seraient capables, après un certain délai (qui dépendrait d'une horloge biologique), de synthétiser des médiateurs du sommeil.

B) Contrôle nerveux du sommeil lent

Le sommeil n'est pas la conséquence d'un repos passif du système d'éveil, et le sommeil est provoqué par des mécanismes actifs. La sérotonine libéré lors de l'état de veille va agir sur le noyau préoptique ventro-latéral. Il va libérer du GABA qui vont agir sur les différents noyaux du réseau de l'éveil, et va entraîner leurs inhibitions. Si on fait une lésion du noyau VLPO on obtient une insomnie durable, si on stimule ce noyau on produit du sommeil lent, et on considère que cette région est la plus efficace du cerveau pour produire le sommeil lent.

C) Contrôle nerveux du sommeil paradoxal

(Figure 16) Les structures responsables du sommeil paradoxal ont étés mise en évidence en faisant des expériences de section du système nerveux. Si on prend un animal sein, l'EEG sera enregistré dans la partie corticale, alors que si on fait une lésion A, on va continuer à avoir de l'EEG du système paradoxal de la partie en vert. Si on fait une section B (en rose), on observe l'activité de l'EEG du sommeil paradoxal, en revanche on n'aura pas la paralysie que l'on observe durant ce sommeil contrairement lors de la section A. Parce qu'au niveau B, il y a la moelle épinière, donc on coupe les informations. Si on fait une section au niveau C (bleu), on va supprimer les signes du sommeil paradoxal à l'arrière de la section, ce qui permet de conclure, que dans le pont on a le centre du contrôle du sommeil paradoxal.

Barbara Jones, en 1993, va décrire un ensemble de neurones polynergiques localisés dans l'aire péribrachiale, et cette aire va être prolongée par la formation réticulée médiopontique. Elle va montrer que la lésion de l'une ou l'autre structure va supprimer le sommeil paradoxal. (Figure 17)

Lorsque les noyaux polynergiques activés vont projeter sur la FRM, l'acétilcholyne va exciter les neurones de la FRM, ces neurones sont glutamatergiques (excitateurs). Lorsque le glutamate est projeté ils vont activés des neurones glycinergiques (inhibiteur), et la libération de glycine vers la moelle épinière, sera responsable de l'anitomie musculaire du sommeil paradoxal.

IV) Activité mentale au cours du sommeil

A) La nuit et le rêve

L'activité mentale principale au cours du sommeil est le rêve, c'est une activité incontrôlée, et on va passer environ 10% de sa vie à rêver. Le rêve est caractérisé par des Images visuelles, rives, précises. 90% des rêves se situent en phase de sommeil paradoxal.

Expérience (1957, Dement et Kleitman) : Contrôle du sujet pendant le sommeil grâce à l'EEG. On réveil le sujet, lors de son sommeil paradoxal et on lui demande s'il rêvait. Le % de rappel va être de 70 à 95.

En 1960, Foulkes va montrer, en faisant la même expérience, qu'on a des rêves dans 60 à 80% des cas dans les stades 3 et 4.

La différence entre ces travaux est méthodologique. Kleitman poser la question : " rêviez-vous ? " alors que Foulkes demandais : " A quoi pensiez-vous ? ". On suppose que la deuxième question à facilité les réponses. Les évocations en sommeil paradoxal, et les évocations en sommeil lent sont différents. L'activité mentale est de type hallucinatoire, vivace, bizarre, invraisemblable, chargé émotionnellement lors du sommeil paradoxal alors que durant la phase de sommeil lent, stade 3 et 4, on a des informations bcp plus conceptuel et proche de l'activité mental de l'état de veille.

On estime qu'au cours d'une nuit de sommeil on rêve tous à peut près 4 à 6 fois par nuit, mais les rêves sont en général très vite oubliés, et les rêves dont on se souvient ces ceux qui précèdent les réveils matinaux. On estime que les rêves sont oubliés en l'espace de 5min.

1. Le gradient d'intensité des rêves

Avec l'augmentation de la phase de sommeil paradoxal, on va constater une augmentation de l'intensité du contenu des rêves, donc le contenu émotionnel sera plus intense, l'imagerie visuelle sera plus précise, bcp plus coloré et complexe. Cette augmentation de l'intensité des rêves au fil de la nuit, pourrait être responsable des réveils fréquents en fin de nuit et également pourquoi on se souvient d'avantage des rêves matinaux.

2. Les contenus des rêves

En 1900, Sigmund Freud, va dire qu'il existe un contenu manifeste des rêves qui va consister en une série d'images bizarres, une série d'action qui n'a pas de relations entre-elles. Il va aussi parler d'un contenu latent, qui comporterait le véritable sens du rêve et qui serait accessible par la psychanalyse. Selon Freud le contenu serait les désirs inconscients et des désirs, en général, de nature sexuelle. Il va noter que le rêve commence en général par un incident qui a marqué la journée, le rêve va ensuite incorporer les expériences remontant à l'enfance et par dessus, va encore venir se greffer des désirs sexuels inassouvis.

Pour Freud, étudier le rêve lui permettait d'avoir accès à la nature des problèmes psychiques de ses patients. Ses travaux se heurtent à un certain nombre d'objection. La première est la fiabilité et la fidélité du souvenir de ses patients et la deuxième est que les sujets de Freud étaient tous ses patients, donc des gens qui souffraient soit de névrose, soit de psychose.

On va avoir des méthodes plus objectives pour étudier le contenu des rêves, comme l'analyse du contenu. Cette analyse va permettre de classer par catégorie, des unités de contenu, mais aussi la fréquence d'apparition de ses contenus, on va pouvoir faire des analyses statistiques sous formes de %, de proportions ou de ratio.

La majorité des rêves comporte des évènements qui se sont produits récemment dans la vie du sujet. Les couleurs des objets, le contenu émotionnel, ont souvent un rapport avec ce qui s'est passé dans la dernière phase d'éveil.

Hall va analyser 10000 rêves sur des sujets normaux, et va montrer que 64% des rêves sont associés à la tristesse, l'anxiété ou la colère. La majorité présente un contenu négatif. Seulement 18% de ces rêves sont joyeux ou stimulant, les actes hostiles envers le rêveur sont deux fois plus nombreux que les actes de bienveillance. 1% seulement de ces rêves est de nature sexuel. Il va aussi montrer que le contenu du rêve dépend de l'âge et du sexe. Les enfants vont rêver d'animaux, qui seront remplacés, plus tard, par des personnages. Les PA rêvent plus souvent de la mort que les jeunes, les femmes se souviennent mieux de leurs rêves que les hommes, les femmes mettent en scène des personnages familier des deux sexes, et aussi d'enfants alors que les hommes vont rêver d'avantage de personnes inconnus et vont rêver également d'avantage d'homme.

3. Les cycles d'érections pendant le sommeil

L'érection pendant le sommeil paradoxal est considéré comme un corrélat physiologique. Ce phénomène va arriver 2min avant la phase paradoxale et va accompagner toutes les phases paradoxales.

Certains suggèrent que cette érection est provoquée par l'activité mentale intense du sommeil paradoxal, et cette érection n'à rien avoir avec le contenu des rêves. On l'observe dès la naissance jusqu'à la mort. Son rôle est peu connu, l'hypothèse proposée est que ça serait un mécanisme d'entraînement pour la survie de l'espèce.

(Figure 18) Cette érection nocturne est enregistré par la plethysmographie plénienne (mesuré la première fois pour distinguer des homo des hétéro, car c'était une excuse pour ne pas aller à l'armée). Le sujet qui présente une impuissance dans la vie, ***

4. La perception du temps au cours du rêve

La durée est-elle réelle ou déformée ?

Les chercheurs vont partir du principe que plus un rêve est long, plus il faut de mots pour le décrire, ils vont donc compter le nombre de mots contenu dans l'évocation des rêves et vont le comparer à la durée de la phase de sommeil paradoxal. Ils vont trouver qu'il y a une bonne superposition entre les deux paramètres. Ils vont ensuite faire un autre type d'expérience, ils vont réveiller le dormeur 5,10 ou 15 min après le début de la phase paradoxale, et on demander d'évaluer la durée de leur rêve, le temps rapporté par 83% des dormeurs est correct. Ces données sont en faveur une durée égale entre le rêve et le temps de réveil.

5. L'activité mentale pendant le sommeil lent

L'activité mentale pendant le sommeil lent est moins importante que pendant le sommeil paradoxal. Le contenu est moins précis visuellement et plus conceptuel et plausible, plus plaisant.

Hopson, émet l'hypothèse que les rêves des stades 3 et 4 viendraient d'un état de confusion du sujet, et ses rêves seraient plus assimilables à la somniloquie.

6. Les rêves lucides

Laberge, en 1986, va montrer que les mouvements rapides des yeux du sommeil paradoxal pourraient permettre d'identifier la présence d'un rêve en cours grâce au procédé du rêveur lucide. Le rêveur lucide est conscient de rêver, il peut réfléchir dans son rêve, agir et parfois il peut modifier le contenu de son rêve. Il va demander à ces rêveurs d'effectuer des mouvements des yeux lorsqu'ils sont conscients de rêver. Le rêveur lucide dit qu'il est à même de résonner, il peut se souvenir des évènements de l'état de veille, cependant il est tout de même très profondément endormi.

Il va utiliser ces rêves lucides comme thérapie, pour traiter des patients atteint de stress post-traumatique, il dira aux patients de diriger leur contenu traumatisant, vers un contenu plus agréable.

B) Les hallucinations de l'endormissement et du réveil

Les hallucinations que l'on observe sont de 2 types : hypnagogiques et hypnopompiques.

1. Les hallucinations hypnagogiques

Ces hallucinations vont se produire lors de l'endormissement, les pensée du sujet vont être remplacés par une certaine imagination, le sujet pourra avoir des hallucinations sonores (ex: tel), kinesthésique (sensation de chute), des sensations tactiles, olfactives. Elles sont très fréquentes chez le sujet sein et plus présente que les hallucinations hypnopompiques.

2. Hallucination Hypnopompiques

Mêmes caractéristiques que les hallucinations hypnagogiques, elles vont apparaitre lors du passage du sommeil à l'état de veille.

V) Fonctions du sommeil

A) Données expérimentales

1. Les effets de la privatisation totale de sommeil

Jusqu'en 2007, le record de la privation de sommeil était détenu par Randy Gardner (jeune américain de 17 ans) en 1964, il est resté éveillé avec l'aide de ses amis 264 heures (A peu près 11 jours). Tony Wright la battu en étant privé de sommeil pendant 266 heures. Randy Gardner à été suivit médicalement par Dement, il va parler de modifications de l'attention, de la mémoire, du rythme de la parole, et constate très peu de modification au niveau physiologique, neurologique. Il observe une somnolence, des micros sommeil. Au niveau comportemental il remarque une irritabilité, une agressivité, une altération de la perception visuelle avec des illusions, une interprétation erronée des données sensorielles.

Van Cauter, va étudier des sujets privés de sommeil et elle va noter des modifications physiologiques importantes au bout de 2 à 6 jours de privation. Elle va remarquer une modification du rythme endocrinien et neuroendocrinien, une baisse du glucose cérébral, elle note un risque de diabète, mais aussi des troubles cardiaques, des modifications de la défense immunitaire. La réduction de temps de sommeil à 4h pendant 2 nuits consécutives chez des hommes jeunes va entraîner un déséquilibre de la régulation de l'appétit, une augmentation de la faim avec des nourritures riches en calories ce qui a pour conséquence une prise de poids et une majoration du risque de développer un diabète. Elle va donc mettre en relation le manque de sommeil avec certaines obésités.

Les déficits que l'on observe sont réversible après une récupération du sommeil, et ce qu'on observe également chez l'homme n'entraîne pas de psychose particulière, il n'y a donc pas d'altération de la personnalité.

Chez l'animal on a aussi effectué des expériences avec le rat (Figure 20). Lorsque le rat expérimental s'endort il va être réveillé par le plateau qui va se retourner. On va priver le rat de 92 à 100% de sommeil alors que le rat contrôle sera privé de 25% de sommeil. On observe que le rat expérimental va avoir une altération de son état, une augmentation de la prise alimentaire, une perte de poids, une augmentation de la dépense énergétique, une augmentation du volume des glandes surinales (situées au dessus des reins qui fabriquent la cortisone, hormone du stress), une augmentation de la noradrénaline (stress), les poils vont jaunir, il va avoir des inflammations cutanés au niveau des pates, une hypothermie (diminution de la température corporelle), et on a observé un décès par toxi-infection en relation avec les pertes des défenses immunitaire au bout de 21 jours.

2. Les effets de la privatisation sélective de sommeil paradoxal

Chez l'homme on va utiliser des chocs électriques pour réveiller le sujet lorsqu'il passe en sommeil paradoxal, on observe que cette privation a pour conséquence immédiate une augmentation de la fréquence d'apparition des phases de sommeil paradoxal. Ex : la première nuit on le réveil 8 fois, au bout de la 6ème nuit il sera réveillé 24 fois. => Réorganisation du sommeil, des cycles. On va parler de rebond du sommeil paradoxal. Plus la privation est importante, plus le rebond sera spectaculaire.

On a quelques modifications du comportement avec une augmentation légère des conduites primaires, comme l'agressivité, l'appétit et la sexualité.

3. Les effets de la privatisation de sommeil lent

La privatisation de sommeil lent nous fait observer des tendances à la dépression, à l'hypocondrie. Si le sujet est réveillé moins de 15 secondes, il oubli qu'il a été réveillé et ceci même après le 100ième réveil au cours de la nuit.

Chez le sujet sein, adulte, la privatisation semble ne pas être inquiétante, par contre chez l'enfant elle peut avoir des conséquences sur sa croissance car au cours du sommeil lent on a des synthèses de protéines, mais aussi la sécrétion de certaines hormones tel que la testostérone, l'insuline. L'enfant grandit pdt le sommeil lent en raison d'un pic de sécrétion d'hormone de croissance qui va se faire lors des activités lentes et les premières heures de la nuit vont être importantes.

Les troubles qui vont entraver ce sommeil lent, pourra perturber la sécrétion des hormones et entraîner une rupture de la courbe de croissance chez l'enfant.

Certains chercheurs vont conclure que le sommeil est un besoin vital, mais elle ne fait pas l'unanimité. Ceux qui sont contre cette hypothèse donnent les arguments suivant :

- Les effets extrêmes de la privatisation de sommeil chez l'animal, seraient plutôt liés à un stress qu'au sommeil.

- L'agrypnie (terme médical qui défini l'absence total de sommeil) peut être observé chez certains sujets qui présentent certaines maladie, comme la maladie de Morvan : maladie dégénérative, auto-immune => ses anticorps détruisent les centres régulateurs de sommeil, et le sujet n'aura pas envie de dormir. Un jeune homme de 27 ans est resté sans sommeil pendant 4 mois, il ne présentait aucun trouble de l'attention, de la mémoire, on observait des hallucinations nocturnes importantes.

Le cerveau a donc des capacités d'adaptations insoupçonnées. Le cerveau peut se passer totalement du sommeil. Par contre en cas de privatisation instrumental les performances intellectuelles s'effondrent, comme la vigilance du sujet, l'attention. On ne sait donc va vraiment la vraie fonction du sommeil.

4. Les variations individuelles

On n'est pas tous égaux fasse à la privatisation de sommeil, il y a des gros et des petits dormeurs : de 9h ou plus à moins de 6h. Le record est détenu par un australien qui a besoin que de 3h30 de sommeil pour être en forme.

Les gros dormeurs ont énormément de sommeil de stade 2 contrairement aux petits dormeurs et aux sujets normaux. Les petits dormeurs ont plus de stades 3 et 4 mais la différence n'est pas significative. En revanche les gros dormeurs ont pratiquement le double de sommeil paradoxal par rapport aux petits dormeurs.

Les plaintes d'insomnies sont plus présentes chez les gros dormeurs et ils sont moins sensibles à la privatisation de sommeil contrairement aux petits dormeurs.

B) Les théories sur les fonctions du sommeil (tableau)

Certains auteurs ont établie des théories sur les fonctions du sommeil lent et sur le sommeil paradoxal.
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