Résolutions des difficultés








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Lien d’attachement :

La base d’une relation élève-enseignant de qualité




1




Amorce de l’attachement


Interventions de base

Ajustements

Premier cours

accueil

des élèves

- Je me présente

- Attentes

-Règles et fonctionnement de la classe

-Plan de cours

-Code de vie au Centre.



Fiche personnelle de

l’élève :

-Informations de base

- Intérêts personnels et professionnels

-Informations scolaires

-Forces et défis

-Attentes de l’élève vis-à-vis l’enseignant.

Photo de groupe
-Lecture et analyse des fiches personnelles

-Ajustements des activités pédagogiques et de la gestion de la classe

-Ajustements individualisés (enseignant et tuteur).


2



Développement du lien d’attachement

Mises en œuvre des 6 conditions gagnantes :

1) Sens

2) Similitude

3) Appartenance et loyauté

4) Importance

5) Amour

6) Reconnaissance


Modalités

-Rencontres informelle et formelle avec les élèves (ens. et tuteurs).

-Intervention individualisée auprès des élèves (ens. et tuteurs)

-Différenciation pédagogique (faire vivre des réussites).

Connaissance et compréhension des particularités des élèves.

-consultation du dossier scolaire et d’aide particulière (avec la direction)

-consultation auprès des enseignants avec la CP

-consignation des notes d’évolution (carnet de suivi)

3


Enracinement du lien d’attachement

Réponses aux besoins :

-Analyse situationnelle

Objectivation

-Identification des besoins des élèves plus vulnérables

-Ajustement de la communication, de l’enseignement et de l’encadrement.

Résolutions des difficultés :

-Identification des besoins des élèves plus vulnérables

-Ajustement et adaptation de la communication et de l’encadrement.

4



Maintien du lien d’attachement


-Révision des conditions de l’attachement

-Vérification des attentes de l’élève

-Soutien à l’élève

-Soutien à l’enseignant pour l’ajustement des pratiques :

conseillers pédagogiques, services complémentaires, direction d’école…


Référence : relation élève-enseignant CSSMI. Nadine Lebel-Sansoucy




CONSIGNE : Surlignez en jaune ce que vous avez le goût d’essayer.

CRÉER UN CONTEXTE D’ATTACHEMENT

  • Je prévois des rituels d’accueil et de départ (dire bonjour, m’informer des élèves, leur dire au revoir, sourire).

  • Je recrée le contact lors de chaque retour en classe avant de débuter le travail.

  • Je m’adresse personnellement à l’élève.

  • Je cherche à avoir un contact visuel avec l’élève.

  • Je souris, je fais des gestes d’approbation (hochement de tête, mouvements de la main, petits hum!).

  • Je suis sensible aux indices de réceptivité de l’élève et je renchéris.

  • Je suis persévérant en utilisant plusieurs portes d’entrée pour le rejoindre.

  • J’utilise l’humour sans sarcasme.

  • Je manifeste de l’attention et de l’intérêt.

  • Je souligne les similitudes entre l’élève et moi (plan physique et intérêts).

  • Je me laisse connaître de l’élève (partager mes intérêts, mes goûts, mes passions).

  • Je montre mon plaisir d’être en présence de l’élève.

  • Je surprends par un mot, une attention ou une activité spéciale. La spontanéité renforce l’aspect personnalisé de la relation.

  • J’évite de me centrer exclusivement sur la règle ou la tâche en ne tenant pas compte de l’émotion.

ÊTRE LE POINT DE REPÈRE / INVITER L’ÉLÈVE À DÉPENDRE DE VOUS

  • J’assure la sécurité physique et affective de tous les élèves.

  • Je donne les consignes générales et j’oriente les actions.

  • J’oriente les élèves, je les aide à se situer à travers le déroulement des tâches.

  • J’offre des routines et des rituels (sécurité).

  • Je suis présent(e) lors des transitions.

  • Je vais au devant de l’élève.

  • J’apporte mon aide et mon soutien sans craindre la dépendance de l’élève.

  • Je vais au devant des besoins de l’élève.

  • Je prévois des temps de rencontres individuelles.

  • Je maximise le temps passé avec l’adulte ou sous la supervision d’un adulte (minimiser le temps sous l’influence des pairs).

  • Je prépare les changements, les absences si possible.


PROTÉGER LA RELATION

  • J’évite les sujets délicats, les mots blessants.

  • Je continue d’alimenter la relation même quand l’élève satisfait mes attentes.

  • J’ajuste mes attentes en fonction du niveau de l’élève (défis ajustés).

  • Je continue à démontrer de la loyauté même face aux comportements inadéquats (avoir un préjugé favorable envers l’élève et le manifester).

  • Je défends les intérêts de l’élève.

  • J’interviens sur le comportement, sur le fait et non sur la personne.

  • Je reconnais la bonne intention au-delà du comportement.

  • J’insiste sur les progrès (sans rechercher la perfection).

  • Je favorise la proximité plutôt que la séparation, l’ignorance ou le retrait.

  • Si le retrait s’avère nécessaire, je choisis un ton de voix et des mots qui préservent la relation.

  • J’évite les réactions trop émotives.

  • J’évite de réprimander ou de confronter devant public.

  • Je reviens sur les situations fâcheuses et je tente de voir comment on peut faire pour une prochaine fois.

  • Je félicite avec sincérité et je récompense modérément.

CRÉER UNE COMMUNAUTÉ D’ATTACHEMENT

  • Je crée un contact positif avec le parent, s’il y a lieu en présence de l’élève.

  • Je crée une connivence, un contexte de collaboration réelle avec les parents.

  • Je reconnais la compétence des parents, la connaissance qu’ils ont de leur jeune.

  • Je sollicite la participation des parents, j’organise des activités intéressantes…

  • Je démontre de la considération pour les autres adultes qui interviennent auprès de l’élève.

  • Lors des présentations, je décris l’élève et l’adulte sous des aspects positifs et attachants.

  • Je communique mon appréciation de l’élève aux autres adultes.

  • Je prépare les absences (présenter le suppléant, en parler de façon positive, offrir un objet symbolique).

  • Je privilégie la hiérarchie naturelle (utiliser l’aide de la fratrie et des élèves plus âgés, mettre en place des activités multi-âges).


Document préparé par l’équipe prévention. CSPI. Septembre 2005. Adaptation des documents préparés par Isabelle Vachon, CPA, Commission scolaire Marie-Victorin et Anne-Marie Beaulieu, service régional TC / TOP, Montérégie; Eva de Gosztonyi, Centre of excellence for Behaviour Management, secteur anglophone et Isabelle Péladeau, service régional pour les élèves ayant des difficultés et troubles d’apprentissage, région de Montréal. Ce contenu s’inspire des travaux de Gordon Neufeld, Ph. D. psychologue du développement, Vancouver, C. B.



Si les profs pouvaient…

Extrait de : Stéphane Laporte, La Presse, 19 septembre 2009

C'est en septembre que ça se décide. Parfois même dès le premier cours. La cloche sonne. Trente élèves s'assoient à leur pupitre. Trente paires d'yeux fixent la porte de la classe. Impatients de savoir de quoi a l'air le prof. Parfois sa réputation le précède et elle entre en premier. Les jeunes ont déjà peur. Les plus vieux leur ont dit qu'ils allaient passer par là. Ça peut aussi être le contraire. Les jeunes sont déjà turbulents. Baveux. Les plus vieux leur ont dit que c'était un mou.

Le professeur arrive, les élèves l'analysent. Ils le scannent de la tête aux pieds. Sa démarche, son habillement, ses cheveux, son poil aux oreilles, son manucure, ses mèches, son parfum, son accent, ses tics. Ils n'ont que ça à faire. Le regarder. Durant toute la période. Alors ils le font. Quand le premier cours est terminé, leur idée est faite. Ils vont aimer ou pas le français, les mathématiques, la chimie, la biologie, la géographie ou l'éducation physique selon qu'ils aiment ou n'aiment pas M. Proulx, Mme Boily, M.Dutil ou Mme Bernier.

Je me demande à quel point les profs sont conscients que l'école c'est eux. Ce sont eux les stars. Ils sont les Guy A. Lepage, Julie Snyder, Marc Labrèche, Louis-José Houde de leur matière. Ce sont eux qui l'animent. Ce sont eux qui y donnent vie. Qui rendent ça intéressant ou ennuyant. Qui partagent leur passion. Si le prof est sur le pilote automatique, le cours va crasher, c'est sûr. Mais si le prof fait de la haute voltige à la Luchini, en récitant des vers ou en déclamant ses dictées, les élèves seront au septième ciel. Bien sûr, personne n'est condamné à être génial. Les profs sont comme les sportifs, les politiciens, les plombiers, les chroniqueurs, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.

Mais on ne devient pas cuisinier si on n'aime pas manger. Alors on ne devient pas professeur si on n'aime pas enseigner. Si on n'aime pas donner un cours. Donner une représentation. Pas besoin que le cours de physique devienne un spectacle du Cirque du Soleil, il faut juste que les élèves sentent que leur maître trippe sur la matière. Ça prend de l'entrain. De l'enthousiasme.

Combien d'heures j'ai passé à dessiner des bonshommes dans mon cahier parce que le prof lisait ses notes sans lever les yeux. Monotone. Fatigué. Résigné. Le courant ne passait pas parce que le prof était en panne. D'inspiration. Il n'y a qu'une seule façon d'apprendre, c'est en aimant. Si on ne fait pas aimer aux élèves ce qu'on leur demande de retenir, ils ne s'en souviendront jamais. L'indifférence n'a pas de mémoire.

Si j'aime autant écrire, c'est beaucoup à cause de Mme Lamoureux au primaire, M. Saint-Germain au secondaire et de M. Parent au cégep. Des profs qui l'avaient. Ce n'était pas des bouffons. Oh que non. Mais leur vocation était sincère et bien visible. Car c'est de cela que l'on parle. Tenir assis sur des sièges une trentaine de ti-culs pendant toute une journée, faut le faire. Même les parents ont de la misère à captiver leurs enfants durant un week-end. Imaginez durant une semaine, des étrangers se relayent pour essayer de transmettre connaissances, culture et savoir-vivre à un auditoire qui ne rêve qu'aux vacances de Noël. Faut le faire.

Et il n'y a qu'une seule façon de le faire. Pour intéresser, il faut être intéressant. Bien sûr, il y aura toujours des cancres qui resteront insensibles à un cours d'anglais même si c'était Angelina Jolie ou Brad Pitt (c'est selon) qui l'enseignait. Mais la grande majorité des élèves ne demandent pas mieux que d'embarquer. Encore faut-il que le monsieur ou la dame en avant veuille les mener plus loin que la fin du cours. Plus loin que la charge de travail imposée.

Le Québec est le royaume du décrochage. C'est peut-être parce que les jeunes ne sont jamais accrochés. C'est plate, mais c'est aux adultes de le faire. Les médecins ont la responsabilité de guérir les patients. Les profs ont le devoir d'intéresser les élèves. C'est bête de même. C'est beau de même.

C'est sûrement la plus noble des tâches. Permettre à un individu de grandir. Dans tous les sens du terme.

Si c'est le devoir des profs de stimuler leurs élèves, c'est le devoir de la société de stimuler les professeurs. En valorisant leur tâche. En structurant les écoles autour de leur talent. En leur permettant d'être imaginatifs.

Un professeur peut changer la vie de quelqu'un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères. Comme il peut être un éteignoir.

C'est en aidant les professeurs à être meilleurs que les élèves le seront. C'est la seule réforme possible.

L'école, qu'elle s'appelle l'école Champlain, l'école Élan ou l'école Sainte-Jeanne-D'arc, c'est l'école Pierre Dubois, c'est l'école Mlle Provencher, c'est l'école Virginie. C'est l'école des professeurs.

Quelqu'un devrait l'apprendre aux directeurs de commissions scolaires et aux sous-ministres.

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