THÈse pour le diplôme d’État








titreTHÈse pour le diplôme d’État
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date de publication31.03.2017
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D. RESULTATS

  1. Les adolescentes

    1. Profil des sujets

Caractéristiques sociodémographiques des adolescentes

Au total, 15 sujets ont été inclus. La moyenne d’âge était de 16,6 ans, 7 adolescentes avaient 16 ans, 7 avaient 17 ans et 1 avait 18 ans. 5 étaient domiciliées dans le Val d’Oise et 10 en Seine-Saint-Denis (figure 1). Aucun sujet n’a refusé de participer à l’étude.



Figure 2 : Âge et départements de résidence des adolescentes
Les adolescentes étaient issues de niveaux socio-économiques variés, allant de la classe modeste, à la classe aisée, en passant par la classe moyenne. Elles étaient scolarisées dans des lycées publics, généraux et professionnels.
Caractéristiques psychologiques

Une différence de maturité et d’expérience entre les participantes a été relevée.

Les adolescentes paraissant plus matures, s’exprimaient plus abondamment, plus spontanément et employaient un langage plus évolué, plus précis de manière générale et dans le domaine de la gynécologie. Leurs propos montraient qu’elles avaient déjà consulté pour motif gynécologique.
Parmi les entretiens individuels, A1 s’est exprimée de manière plus importante que les autres. Au sein du groupe, la parole était souvent prise par G2, G4 et G7. Elles menaient la discussion et interpellaient les autres participantes.

D’un autre côté, les nombreuses interventions de G3 sous forme de questions témoignaient de ses méconnaissances et de son besoin d’informations.
Le type de vocabulaire employé témoignait également d’une disparité de maturité entre les adolescentes. Par exemple, A1 et G7 désignaient le médecin de sexe masculin par « un homme », tandis que A3 et G4 par « un garçon ».

Sur le plan des connaissances, alors qu’aucune des filles du groupe ne semblaient avoir entendu parler du spéculum, G7 leur a expliqué les modalités, malgré l’emploi du mot « tube » au lieu de « spéculum ».
Certaines adolescentes se sont montrées plus réservées que d’autres. Ainsi, G10, n’apparait pas dans le tableau puisqu’elle n’a pas souhaité répondre aux questions. Son professeur m’avait avertie au début de l’entretien de groupe qu’elle serait présente mais ne s’exprimerait pas.


    1. Sources d’informations et état de leurs connaissances

      1. Sélection et hiérarchisation des sources d’information en matière de gynécologie

Les adolescentes interrogées en individuel et celles de l’entretien de groupe ne hiérarchisaient pas leurs sources d’information de la même façon.

  • Adolescentes des entretiens individuels

  • Il est ressorti des entretiens individuels une primauté du cercle amical. Venait ensuite le cercle familial féminin ou internet et enfin, le MG quand il était nommé.

A1 : « Dans un premier temps, je demande à mes amies proches, si elles ont des réponses//Après si on n’a pas de réponse, on regarde principalement sur internet.// Et après, si on n’a pas de réponse claire ou qu’on tombe sur des trucs invraisemblables, j’appelle le médecin.// à ma mère ça m’est déjà arrivé mais vraiment minime quoi et après… et encore… enfin… c’est en dernier, dernier recours, je pense. »

  • Les instances scolaires ou médicales comme la PMI, ont été absentes de leurs réponses spontanées.




  • Adolescentes de l’entretien de groupe

Elles ont évoqué en premier lieu, les institutions médicales, puis internet, puis vient le cercle familial, de préférence féminin, le médecin, l’école, et enfin les connaissances au sens plus large. En revanche, le petit ami était exclu des sources à consulter, car d’après les adolescentes interrogées, fermé au dialogue sur le thème de la sexualité.

G1 : « Y a des Pmi »

Plusieurs simultanément : « Internet »

G2 : « Ma belle- mère. »// G9 : « Ma mère », « Ma belle-sœur ».

A propos des petits copains, G2 : « On peut leur demander, ils vont dire non ! »


  • Les sources d’information préférentielles

  • Toutes les adolescentes ont exprimé la volonté de se tourner vers une source féminine, proche en âge ou en amitié. Elles ont ainsi cité leurs amies proches, leurs mères, leurs sœurs, leurs cousines, leur professeur femme, les infirmières et l’assistante sociale. S’adresser à des personnes aux caractéristiques morphologiques semblables et socialement proches semblait être un facteur déterminant dans la libération de la parole.

A1 : « Dans un premier temps, je demande à mes amies proches, si elles ont des réponses»

A3 : « Parce qu’on est super proche avec ma cousine et ... je ne me voyais pas en parler à quelqu’un d’autre qu’elle, en fait.//Ah oui ! pas aux copains. »

Plusieurs : « sœurs », « Oui que des filles ». Rires chuchotés : « Pas les frères ! »

G2 : « Des profs aussi. Féminin.»

G3 : « au lycée il y a des infirmières, l’assistante sociale »


  • En revanche, en ce qui concerne la fiabilité des informations, elles ont déclaré s’orienter préférentiellement vers des figures représentant l’autorité : leur mère, le médecin, les éducateurs. Leurs amies ont été évoquées comme des sources d’information moins fiables. Les questions concernant des problèmes bénins étaient adressées en premier lieu à leurs mères et leurs amies et n’incitaient pas à consulter le médecin.

G9 : « Moi je dis, c’est mieux, on demande conseil à nos mères avant, après, comme elles ont déjà, elles savent déjà, euh, elles sont déjà passées par là, donc après elles savent comment y faut faire et tout, après elles nous expliquent ».

G5 : « ou à des copines qui savent  ou qu’on pense qui savent »

A1 : « Et après, si on n’a pas de réponse claire ou qu’on tombe sur des trucs invraisemblables, j’appelle le médecin »

G3 : « Nos éducateurs, si on en a … Ils nous orientent aussi, ils nous disent d’aller dans des pmi ou…c’est eux qui nous prennent des rendez- vous »

A3 : « mes questions, c’est des questions assez basiques, donc euh... c’est vraiment des questions où mes copines peuvent répondre»


  • L’école par une approche favorisant l’interaction, la participation de l’adolescente et de surcroit dédramatisante, humoristique a été appréciée par A3.

A3 : « Des sketchs. A chaque fois, ils prenaient une personne du public, enfin de notre classe et ils nous demandaient « qu’est- ce que vous auriez fait là ? » donc, on montait sur scène...donc c’était plutôt drôle. »


  • L’Internet a été cité comme une source simple et facile d’accès. Néanmoins, Elle ne constituait pas un recours prioritaire à l’information, ni dans la chronologie de la recherche, ni dans la fiabilité des réponses obtenues.

A2 : « Bah, des fois, je regarde sur internet. Je tape des questions. Il y a souvent des sites où il y a des jeunes filles qui posent des questions et on leur répond. »

A2: « Sur les forums, ça part vite…sur les forums, je suis tombée dix fois enceinte, j’ai eu dix fois le sida (rires) Alors que pas du tout. Mais ouais, ça part plus …Dans des trucs un peu extrêmes ! »
Les modalités de recours aux sources d’informations par les adolescentes sont représentées en figure 2.

autoshape 2
PMI, EDUCATEURS
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Figure 2 : les modalités de recours aux sources d’informations par les adolescentes


  • Les freins à la consultation d’une source.

  • Un sujet appartenant à la vie privée de l’adolescente ou ressenti comme particulièrement intime, n’incitait pas les adolescentes à aller vers les parents, la famille ou les amies. Le risque d’être jugée ou de subir la critique a été évoqué.

A1 : « Je ne me vois pas trop parler de ça avec mes parents. Je trouve ça assez bizarre en fait. (rire un peu gêné) un peu décalé !!!//parce que c’est un sujet plutôt délicat quand même à aborder » (elle pouffe en disant cela)// je trouve que c’est la vie privée, l’enfant par rapport aux parents, ils n’ont pas besoin de tout savoir non plus, dans les moindres détails»

G4 : « ça dépend des familles parce qu’il y a des gens, tu peux leur parler librement de ta vie, y a d’autres gens, tu pourras jamais discuter de quoique ce soit. Comme sur la sexualité, ou quoi ».

A3 : «  Avec ma sœur, non. J’en parle pas trop... j’ose moins. Parce qu’elle est là à toujours critiquer ! »


  • Bien que considéré comme une source d’information fiable, le MG n’était pas consulté par les adolescentes si celles-ci pensaient avoir trouvé l’information auprès d’une autre source.

A1 : « Parce que j’ai jamais eu besoin non plus, enfin j’ai jamais eu de manque d’informations de ce côté- là donc ça n’a pas … non, ça n’a pas gêné. »

A5 : « J’en ai parlé à ma mère, et après quand…enfin, ça m’inquiétait quand même donc je lui en ai parlé »

A2 : « Bah ma mère, la télé… Je sais pas… Un peu partout quoi ! »

G7 : « Je suis partie chez le gynéco, et c’est le gynéco qui m’a expliqué ! »


      1. Etat de leurs connaissances et perceptions en matière de gynécologie

Les adolescentes ont montré une hétérogénéité de leurs connaissances en matière de gynécologie.

  • Le secret médical

Elles savaient toutes qu’il doit être respecté par le médecin.

A1 : « Alors qu’en soi, c’est un médecin et le secret médical il n’y a pas de… »

Les autres (vivement, en même temps, voix choquées) : « Normalement, il a pas le droit ! »


  • La contraception

Ce sujet a amené beaucoup d’entrain lors de l’entretien de groupe.

(Brouhaha général. Les idées fusent entre elles.)

  • Les adolescentes avaient connaissance de la multitude des moyens de contraception, de leur complémentarité et des changements possibles d’un moyen à l’autre en fonction de la nature de la relation amoureuse.

A1 : « C’est juste… à l’heure actuelle il y a un million de moyens de contraception »

A3 : « Au moins, je les connais tous et si je veux changer, je sais qu’il y a beaucoup de moyens de contraception »

G7 : « Il y a plein de choses. »

Elles avaient conscience de l’efficacité contraceptive partielle des moyens disponibles, et considéraient le stérilet et la pilule comme les plus efficaces contre une grossesse imprévue.

G2 : « Et même, avec la pilule tu peux tomber enceinte… »// « De toute façon, tu as toujours un risque… »

G7 : « Ouais, enfin pour pas tomber enceinte, c’est plus la pilule ou le stérilet. »


  • En revanche, les connaissances sur les risques liés aux maladies sexuellement transmissibles étaient approximatives pour certaines : l’idée qu’une pilule suffirait lors du premier rapport sexuel avec un partenaire, ou encore que la pilule conférerait une protection contre les MST ont été exprimées.

G3 : « Mais ça protège pas des maladies, si genre on prend d’autres moyens ? Si on prend pas de préservatif ? Genre, si on prend juste la pilule et tout ? »

A2 : «  Je l’ai prise parce que j’ai eu un copain avec qui j’ai fait ma première fois, et donc bon au final j’ai pas eu beaucoup de rapports donc ça allait. »

L’effet protecteur contre les MST était majoritairement connu par les adolescentes. L’une d’elle cependant avouait sa méconnaissance des modalités de protection du préservatif contre les grossesses. Par ailleurs, elles ont toutes largement fait part de leurs craintes concernant la fiabilité du préservatif.

G1 : « Pour les maladies, il y a que le préservatif »

G4 : « C’est plus un truc pour les maladies que pour pas tomber enceinte »

A1 : « enfin… dans mon entourage j’ai eu pas mal de cas où c’est le préservatif qui craque, qu’ils l’ont oublié... J’ai une amie à qui c’est arrivé au collège »

A2 : « et je me suis dit « bon là, il y a trop de risques bêtement », donc valait mieux la prendre que de prendre des risques tout le temps. »


  • Leurs connaissances sur les moyens de contraception moins utilisés comme le préservatif féminin étaient moins précises : le sujet a suscité moins d’enthousiasme que le préservatif masculin.

Chacune donne son avis sur la méthode. Brouhaha. « Il faut rentrer sa main dans le vagin... // Avec l’autre main… »

G3 et G9 : «  Au fait, comment ça se met ?// Tu crois que l’autre main, elle va rentrer ? »


  • La consultation de gynécologie

  • La plupart d’entre elles ont exprimé une méconnaissance du déroulement et du contenu de cette consultation. Cette méconnaissance était source de peurs pour A3.

A3 : « la gynécologie... vraiment je ne connais pas ! C’est peut- être pour ça que ça me fait peur, aussi ! »

A1 : « c’est un peu le grand saut dans l’aventure quand même, c’est… on sait pas à quoi s’attendre, quand on n’y va on ne sait pas ce qu’il va se passer»

A2 : « Dans tous les cas, ça sera un truc nouveau »


  • A1 pour sa part considérait que la consultation gynécologique faisait référence à un problème de santé forcément grave.

A1 : « c’est pas… enfin je veux dire c’est pas anodin comme d’aller en consultation pour faire un vaccin//tout le monde ne va pas arriver à l’étape plus loin, d’avoir besoin d’aller voir un gynécologue.// si on y va, à part pour un suivi régulier, c’est qu’il y a un problème concret »


  • L’examen clinique était spontanément synonyme d’examen pelvien pour la majorité des adolescentes. Une minorité a cependant évoqué la réalisation d’une palpation mammaire, celle-ci perçue comme moins anxiogène que l’examen pelvien. En effet, la forte connotation intime de ce dernier occasionnait chez certaines adolescentes un sentiment de violation du corps. L’abondant lexique lié au sens de de la vue participait à donner une dimension de voyeurisme, d’intrusion mal venue du médecin.

G7 : « généralement quand on est là- bas, il nous dit de tout enlever parce qu’il regarde en bas mais il fait un truc aussi, il touche les seins pour voir si tout est bien… »

G3 : « Déjà qu’il nous touche en bas !!!! Il touche aussi en haut »

G4: « J’ai moins peur s’il toucherait nos seins que s’il nous toucherait en bas. Parce que les seins, c’est rien. Enfin, pour moi, c’est un vieux truc !! En bas, c’est pas pareil !//après lui, il met sa main et tout »

A1 : « il met ses mains, il regarde comme- ci comme- ça !!!»

G3 : « on est atteint dans ses parties// il va toucher nos parties intimes. Il pénètre en nous. C’est une violation. »

  • Cet examen pelvien suscitait de la peur chez l’ensemble des adolescentes, qui l’assimilaient dans un premier temps à un acte douloureux, voire à une vision de torture. De plus, la possibilité de mettre à jour une anomalie corporelle ou une maladie rendait d’autant plus angoissante l’acceptation du dévoilement du corps.

A1 : « je trouve l’acte en soi assez horrible...// je sais qu’avec mes copines on en a une idée atroce… ATROCE !!!// Quand j’irai ça sera une grande appréhension »

A2 : « je sais que pour la première consultation chez la gynéco, là je sais que je me stresserai avant… plus. // Enfin, j’aimerai pas… là, tout de suite, j’aimerai pas y aller!»

G4 : « Très mal ! Horrible ! »

G6 : « Bah, au début on a un peu peur, parce que voilà, on se déshabille quand même, alors euh… Et physiquement… enfin… Des fois, j’ai peur de pas être normale, des trucs comme ça. Je sais pas, par rapport aux autres filles, avoir un problème. »


  • Ensuite, le sentiment de dégoût et de honte s’est exprimé face à un examen perçu comme une bizarrerie, du fait du dévoilement du corps et de l’intimité, de surcroit dans une position vécue comme avilissante. En revanche, les adolescentes disaient avoir trouvé une certaine réassurance face à cet examen dans le ressenti positif de leur mère, des femmes de leur entourage. L’atténuation d’une perception érotique du corps était parfois ressentie par certaines d’entre elles et justifiée par l’habitude et la pratique d’un tel examen inhérente aux fonctions du médecin. Selon G4, le sentiment de fatalité honteuse ressenti en début de suivi, s’amenderait au fil des consultations pour laisser place à une routine, une « habitude ».

A1 : « Aaah !!! ... c’est un truc qui me… (Elle a l’air complètement dégouté)... je trouve ça… assez dégoutant en fait, dans l’idée.//(beaucoup moins détendue, elle semble gênée, sa voix se trouble) // je trouve ça assez dérangeant// assez spécial!»

A5 : « C’est pas très…plaisant.// en sachant qu’on est… pas nue mais presque, enfin… se dévoiler devant son… enfin… »

G9 : «  Moi j’imagine sur une table avec nos jambes ouvertes, »

G3 : « La honte !!!! »

A1 : « parce que bon… j’ai jamais vu d’adultes revenir traumatisées, quoi »

A5 : « Enfin, ma mère m’en avait parlé, elle m’avait dit que c’était rien, enfin que ça ne fait pas mal, »

G6 : « Mais, je me dis, je m’en fiche parce qu’il en voit toute la journée et il se rappellera plus de nous… »

G7 : « J’ai pas envie d’être nue. Je le connais pas… en plus c’est un homme… Je sais « c’est son métier » et qu’il fait ça tout le temps, mais… Ça me donne pas envie ! »

G4 : «. Au début, t’as honte, t’es pas à l’aise et tout, après tu finis par ne plus avoir honte, parce qu’elle te connait ! Elle sait comment tu es. Donc après, t’as plus honte. Tu y vas, tu te poses tranquille, et voilà !// après on s’habitue si on y va tout le temps, si on y va souvent… »


  • Pour beaucoup d’entre elles, un suivi gynécologique régulier était perçu comme une prévention importante pour leur bien-être. Cette consultation vue comme évidente, voire obligatoire du fait de leur statut de femme, avait pour objectifs principaux le dépistage de cancer, d’IST, l’appréciation de la fécondité et le suivi de grossesse.

A2 : « pour voir s’il n’y a pas de souci»

G4 : « Pour voir si elle a pas une tumeur, si elle a pas le cancer ou un truc comme ça… Pour voir si t’as une boule. Si t’as une boule t’as un cancer, ça veut dire.//Et quand on va chez le gynéco, il regarde si on est stérile ou pas, il peut le voir? »

G7 : «Imagine t’as quelque chose et tu le sais pas, tu préfères le savoir et le traiter ou … (d’une voix plus basse) le laisser et mourir. Mieux vaut prévenir que guérir !!! »

G8 : « Oui, c’est pour notre bien, en fait. »

A2 : « Après, bon, au bout d’un moment, faudra bien y aller ! »

G7 : « Bah oui, on est obligées une fois par an ! »


  • G7 a semblé avoir de bonnes connaissances au niveau du matériel utilisé pendant l’examen, contrairement à la majeure partie des adolescentes. Elle a d’ailleurs expliqué à ses camarades de groupe les modalités d’utilisation du spéculum, qui a pris une dimension effrayante pour G3, novice en la matière.

A1 : « un cab, je ne suis jamais allée voir comment c’est installé// on sait pas à quoi ça ressemble les espèces d’instruments… »

G3 (visage horrifié vers G7) : « Ah ! Tu crois qu’il va nous rentrer un tube ?// (se cachant le visage, sourire mi- gêné, mi- dégouté) : Ah mon dieu !!! »

G7 (plus fort que les autres) : « des tubes exprès. Il y en a un pour les vierges, un pour celles qui ont pas eu d’enfant, et un pour celles qui... Pour examiner, si t’as pas le cancer du col de l’utérus ou un truc comme ça…»


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