THÈse pour le diplôme d’État








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F. CONCLUSION

La consultation pour motif gynécologique de l’adolescente soulève diverses problématiques, pour les médecins généralistes (MG) et les adolescentes, que nous souhaitions définir. Nous nous sommes intéressés pour cela à explorer leurs connaissances, leurs perceptions, leurs peurs et leurs attentes de cette consultation singulière.
La qualité médiocre de certaines sources d’information des adolescentes a semblé se répercuter dans la persistance de nombreuses inconnues au sujet de leur corps, de son fonctionnement et de leur sexualité. En matière contraceptive, elles ont cependant, démontré des connaissances théoriques de qualité. A contrario, leur pratique était loin d’être idéale. En témoignent, leurs récits fréquents d’erreurs et d’oublis de pilule dans un contexte épidémiologique d’un nombre d’IVG croissant chez les mineures.

L’association d’idées d’une consultation pour motif gynécologique à l’obligation de se soumettre à un examen pelvien et du non- respect du secret médical par le médecin de famille représentait des freins majeurs à leur venue en consultation. L’éventualité d’un dévoilement du corps et de l’intimité soulevait un contingent émotionnel important, amplifié parfois par certains tabous familiaux, culturels ou religieux.

Malgré une affirmation générale de confiance dans le MG, les adolescentes doutaient de ses compétences à répondre à un motif gynécologique. De plus, des facteurs financiers et logistiques comme le paiement de la consultation et la possession d’une carte vitale, incitaient les adolescentes à se tourner vers des interlocuteurs plus faciles d’accès, comme les amies ou internet.
Cette relégation en dernier recours était déplorée par tous les MG, fort désappointés par l’absence de jugement critique des adolescentes, vis-à-vis d’une médiatisation massive du sexe. Les MG attribuaient le mésusage de cette masse d’informations à l’apparition de nouvelles pratiques sexuelles chez les adolescents et à l’augmentation de leurs conduites à risque. Ces situations étaient perçues comme des cibles évidentes de la mission préventive allouée aux MG. Malheureusement, leur pratique quotidienne leur imposait de composer avec un temps de consultation réduit et une formation initiale gynécologique inadaptée à l’adolescente, voire absente.

Enfin, la complexité de certaines situations sociales, les conflits familiaux, les coutumes associées à une négation de la sexualité de la femme accroissaient les obstacles au dialogue avec leurs patientes.
A côté de ces obstacles divers, il est ressorti de notre étude des attentes convergentes des deux parties.

La vision du MG comme interlocuteur de qualité était partagée par les MG et les adolescentes. Celles-ci n’étaient généralement pas opposées au dialogue avec leur médecin de famille, souhaitant de sa part qu’il anticipe la conversation tout en respectant le secret médical. Ces deux points étaient constatés et affirmés par les MG. Ils exposaient également clairement leur volonté d’expliquer l’absence de réalisation d’examen pelvien, conscients de la peur viscérale des adolescentes à ce sujet. Dans le cas où un examen clinique, s’avérait nécessaire, les deux parties mettaient en avant toute l’importance d’une gestuelle douce et la nécessité d’explications pré, per et post- examen. Enfin, adolescentes et MG s’accordaient sur l’importance de la création d’une relation de confiance, base de tout suivi et de toute communication, désirée sans tabou.
Malgré l’existence d’obstacles indépendants des MG et des adolescentes, la découverte d’attentes similaires des deux parties, met en avant la nécessité d’information auprès de ces dernières afin d’améliorer leurs perceptions et faciliter ce type de consultation.

Transmettre des informations sur la consultation de gynécologie via l’éducation sexuelle scolaire mais également lors d’une consultation de médecine générale, pour tout motif, dès la ménarche nous paraitrait judicieux. Il serait également pertinent de répondre aux questions tenant réellement à cœur aux adolescentes, comme les pratiques et orientations sexuelles. Leur donner des capacités d’auto- critique et les mettre en garde face à la médiatisation de leur sexualité et de leur intimité devraient faire partie intégrante des messages de prévention.

Informer les MG des attentes et des perceptions des adolescentes passerait essentiellement par leur formation. Une formation initiale de qualité devrait ensuite être complétée et mise à jour au vu des évolutions du « monde adolescent ».

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ANNEXE 1 : Guide d’entretien destiné aux adolescentes



ANNEXE 2a : Guide d’entretien destiné aux médecins – 1ère version

ANNEXE 2b : Guide d’entretien destiné aux médecins – 2ème version (1/2)



ANNEXE 2b : Guide d’entretien destiné aux médecins – 2ème version (2/2)


ANNEXE 3 : Recommandations 2013 de la HAS - Contraception de l’adolescente (1/4)



ANNEXE 3 : Recommandations 2013 de la HAS - Contraception de l’adolescente (2/4)



ANNEXE 3 : Recommandations 2013 de la HAS - Contraception de l’adolescente (3/4)


ANNEXE 3 : Recommandations 2013 de la HAS - Contraception de l’adolescente (4/4)


SERMENT D’HIPPOCRATE
Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.

Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés.

Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.




RESUME
CONTEXTE : Consulter pour motif gynécologique est délicat pour les adolescentes et pour les médecins généralistes (MG).
OBJECTIF : L’objectif de notre étude était de recueillir la perception des MG et des adolescentes âgées de 15 à 18 ans sur la consultation pour motif gynécologique au cabinet de médecine générale afin de cerner les attentes des patientes, les comportements des médecins et les processus entravant l’accès aux soins.
METHODE : Il s’agit d’une étude qualitative, basée sur l’analyse d’entretiens semi-directifs individuels avec 15 adolescentes de 16 à 18 ans (dont un entretien de groupe) et de 9 MG de 30 à 64 ans, en région parisienne.
RESULTATS : Les adolescentes ont peur du non- respect du secret médical d’un motif touchant à leur intimité. La réalisation de l’examen pelvien est également l’une de leurs plus grandes angoisses. Le MG est jugé peu compétent en gynécologie et assimilé à l’autorité parentale, est fui par les jeunes filles.

Leur accès à l’information en matière gynécologique peut être limité par les tabous parentaux.

Le manque de formation et de temps des MG majore leurs difficultés à appréhender des adolescentes « nouvelle génération ».

Une compréhension implicite des deux groupes d’attentes similaires s’est cependant dégagée concernant cette consultation singulière.
CONCLUSION : Les adolescentes ont confiance et de réelles attentes en matière gynécologique vis-à-vis de leur MG, également favorables à cette prise en charge. Délivrer une information en amont, de qualité, auprès des adolescentes et améliorer la formation des MG pourraient faciliter cette consultation.
Mots-clés : adolescente, consultation, motif gynécologique, médecin généraliste, sexualité, contraception.

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