Au baptême, on m’a donné les noms de Joseph Égésippe René, mais c’est le dernier qui a été retenu dans la vie courante








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Un séisme dans l’Église



Au décès du pape Pie XII en 1958, le Conclave choisissait Jean XXIII comme son successeur. Âgé de 77 ans, on voyait en lui un pape de transition qui se vouerait à garder les traditions romaines. Les vues des hommes sont cependant rarement conformes aux desseins de la Providence. Ce pape, après avoir formé la curie qui l’entoure et qui le seconde et disposé des dossiers courants, a convoqué à Rome pour le 11 octobre 1962 tous les évêques du monde entier à un Concile général, Vatican II, avec comme objectif de faire la mise à jour de l’état de l’Église catholique latine dans les différents pays du monde. Des représentants des autres confessions de même que des personnalités laïques avaient aussi été invités comme observateurs. Ce Concile s’est tenu en quatre sessions et a été clôturé le 8 décembre 1965 par le pape Paul VI qui avait succédé à Jean XXIII, décédé le 3 juin 1963.

Les points fondamentaux de la doctrine n’ont pas été modifiés mais il en a été autrement du rituel et de certaines façons de faire. Les pères conciliaires ont, en quelque sorte, voulu rappeler aux fidèles que l’essentiel n’est pas dans les cérémonies, même si elles sont importantes et nécessaires, mais dans la présence du Seigneur, source et terme de la vie de tout être humain et de toute vie.

Parmi les principales nouveautés, le Concile a décrété que les messes et autres offices pouvaient être célébrés dans la langue du pays au lieu du latin en vigueur jusque là. La plupart des communautés et les jeunes assistants pourraient ainsi suivre les célébrations avec une meilleure compréhension. L’orientation de l’autel a été changée pour que le célébrant officie face aux fidèles. Les balustrades où on s’agenouillait pour la sainte communion sont devenues une décoration, quand on les a conservées, et les participants reçoivent l’hostie consacrée debout, dans le creux de leurs mains, rarement sur la langue comme auparavant.

Des diacres laïques, autorisés par l’évêque peuvent également être habilités à distribuer les hosties consacrées aux fidèles. Les chaires traditionnelles ne sont plus utilisées et les lectures tout comme l’homélie sont prononcées depuis un ambon aménagé dans le chœur, à gauche de l’assistance. Au début de l’office, au lieu de faire son entrée en partant de la sacristie, portant le calice, le célébrant s’avance en procession depuis l’arrière de l’église jusqu’à l’autel, précédé de ses diacres et des personnes qui l’assistent, avec le porteur du Livre des Évangiles qui ouvre la marche. Les offrandes du pain et du vin et les vases sacrés sont présentés par des fidèles au moment de la consécration. Les messes dominicales sont multipliées et peuvent être célébrées à compter du samedi, en après-midi ou en soirée, et répétées le dimanche. Le jeûne eucharistique qui devait être observé depuis minuit la veille a été ramené à une heure et le communiant peut même prendre de l’eau quelques minutes avant. Le carême ne comporte plus que deux jours de jeûne et d’abstinence, le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Le seul autre jour soumis à la même règle au cours de l’année est la veille de Noël. Le vendredi n’est plus un jour d’abstinence non plus. Dans certains diocèses, le sacrement du pardon (la confession) peut être célébré, sous des conditions données et avec autorisation de l’évêque, de façon communautaire suivi de l’absolution générale comme cela se passait dans les armées. Cette pratique est cependant très réduite.
Sur le plan personnel, l’évêque diocésain peut statuer que les prêtres ne seront plus tenus de porter la soutane et le col romain. Pour les religieux et les religieuses, le costume peut être allégé et, dans certains cas, pour les personnes qui enseignent ou qui dispensent des soins dans les hôpitaux, se résumer à une tenue laïque. Cependant, un insigne, ordinairement une croix, doit les identifier ouvertement comme personnes consacrées. Le concept sous-jacent à toutes ces nouveautés se retrouve dans la définition même de ce qu’est l’Église. Dans le petit catéchisme de ma jeunesse, on nous enseignait que l’Église était le corps mystique du Christ. Or, le Concile Vatican II a établi que l’Église devait plutôt être perçue comme le rassemblement du peuple de Dieu en marche vers le salut sous l’égide du Christ. Pour le Concile, la foi demeure un don de notre Père du ciel, mais un don que l’on ne peut imposer à personne comme cela avait tendance à se faire parfois de la part de clercs plus zélés que d’autres et dont l’exemple historique demeure l’ère tristement célèbre des inquisitions. Le croyant doit décider d’accepter ou non le credo par un acte volontaire et libre. Il en est de même pour les autres pratiques de piété, les jeûnes, les abstinences ou mortifications que le fidèle choisis lui-même et en détermine le moment.
Ces nouvelles pratiques ont eu, à court terme, deux effets inattendus. D’une part, certains évêques n’ont pas accepté ce genre de révolution trop considérable et trop rapide à leurs yeux. Avec Monseigneur Marcel Lefèbvre, prélat français, fondateur de l’école d’Écone, à Martigny, en Suisse, et d’autres, ils ont voulu garder les anciens rituels et les pratiques traditionnelles. Ce mouvement a fait des adeptes dans quelques pays, comme en Amérique latine et une communauté s’est même formée ici, à Lévis, et elle continue son apostolat. Pour avoir consacré lui-même quatre évêques sans en référer à Rome, ce Mgr Lefebvre a été excommunié par le pape Jean-Paul II en 1988. Décédé depuis, des dialogues sont actuellement engagés avec ses successeurs pour ramener ces brebis dans le même troupeau.
D’autre part, par manque d’information ou par une interprétation erronée, beaucoup de croyants ont conclu que la messe dominicale et la fréquentation des sacrements n’étaient plus nécessaires, qu’il n’y avait plus de péché, plus d’enfer ni de purgatoire et que Satan était une invention des curés. Pourtant, le Concile n’a pas changé les Écritures, ni l’Ancien ni le Nouveau Testament, ni la tradition séculaire de l’Église en matière de culte, ni la Révélation, ni les Commandements, ni le Credo ni le Pater; il n’a pas non plus modifié le rituel même de la messe ou celui des autres sacrements. Les accommodements les plus tangibles pour les fidèles, à part les messes dominicales et ce qui a été rapporté précédemment, sont reliés à la messe de Minuit qui peut être célébrée à compter de 8 heures p.m., la veille de Noël, reprise à 10 heures de même qu’à minuit. Il en est de même de la Veillée Pascale, le Samedi Saint, depuis 8 heures du soir également au lieu de 6 heures du matin auparavant. Dans les invocations de la liturgie de cette dernière cérémonie le Concile a quand même modifié la formulation d’une des intentions de prière. Traditionnellement, les fidèles étaient appelés à prier «pour les juifs perfides» ; maintenant le nouveau texte s’énonce comme suit: «Prions pour les juifs à qui Dieu a parlé en premier ».

Rien de tout cela peut être interprété comme des changements à la doctrine mais c’est curieusement ce qui s’est produit dans plusieurs pays.
Au Québec, la pratique du culte a été délaissée massivement: les églises ont été désertées, les dîmes et autres soutiens au culte sont tombés en chute libre, causant des problèmes financiers majeurs pour les fabriques et des églises ont été fermées. Du côté du clergé, nombre de prêtres et de pères sont revenus à la vie laïque. Les communautés de religieux et de religieuses n’ont pas échappé à ce mouvement elles non plus.
Ce phénomène, jumelé à la rareté des nouvelles vocations, a fait en sorte que les diocèses ont manqué de ressources humaines pour assurer la célébration du culte dans toutes les paroisses et l’Évêque a dû procéder au regroupement de plusieurs paroisses, même à quatre ou cinq pour un seul desservant. Les communautés religieuses, de leur côté, doivent se regrouper, fermer ou vendre certaines de leurs maisons et ramener leurs activités à l’essentiel qui est la prière, l’enseignement, l’assistance à ceux des leurs qui sont âgés ou malades et le secours aux nécessiteux.
L’observateur contemporain peut estimer que les générations qui ont précédé la sienne recevaient une formation religieuse assez rudimentaire et étaient soumises à une domination indue de la part de l’Église. À ce propos il serait important, pour commencer, de ne pas confondre Église et hiérarchie. Par ses structures humaines, il est reconnu que depuis les curés de paroisses en passant par les évêques et jusqu’au siège apostolique de son organisation matérielle, l’Église a pris à toutes les époques un ascendant sur la vie des populations qui dépassait le champ de la sauvegarde, de l’interprétation et de la diffusion de la doctrine, de l’apostolat et de la célébration des sacrements. Cependant, il ne faudrait pas non plus reléguer la religion à une simple question personnelle et privée. Par définition, un culte est communautaire et public et notre religion ne saurait échapper à ce principe. Puisque la personne humaine est formée d’un corps et d’une âme, ces deux réalités sont inséparables. L’État comme l’Église ont tous deux des responsabilités différentes dans son destin mais leur attention se porte toujours sur un même être dont les composantes sont en interrelation perpétuelle. L’État doit veiller à l’atteinte du bien commun matériel dans le respect de la dignité de la personne et de la dimension d’éternité qui est en elle. Quand l’Église intervient dans le débat public pour rappeler aux autorités civiles cet état de fait, elle ne déroge pas de son rôle non plus.
Évidemment, elle ne peut pas légiférer dans le domaine laïque.

Il faut dire qu’au Québec, l’Église avait quand même acquis une crédibilité indiscutable après la cession du Canada à la Grande Bretagne par la France en 1763. Elle demeurait la seule structure à laquelle la population pouvait s’en remettre et elle était perçue comme la principale force qui avait permis la survivance et la continuité, dans la préservation de la langue, de la foi et de la cohésion sociale. Tout naturellement, ce sont les citoyens qui s’en remettaient au clergé pour le règlement de toutes sortes de problèmes matériels ou psychologiques auxquels ils avaient à faire face. L’Église, par ses communautés de religieux et de religieuses, a pris charge, pendant des années, de l’éducation, des soins de santé, des orphelinats et elle a aidé aux progrès de l’agriculture qui a été pendant près de trois cents ans l’occupation principale et le gagne pain de la majorité des citoyens du Québec.
En fait, ce que le Concile a voulu clarifier c’est que l’Église, même si son centre administratif est à Rome pour des raisons historiques, n’est pas une institution italienne. Elle n’est pas non plus une démocratie que l’on peut influencer par son vote, par des sondages ou des requêtes. Historiquement et par essence, l’Église chrétienne demeure une monarchie de droit divin fondée par le Fils de Dieu lui-même. Il en est demeuré le Chef tout en confiant à Pierre et à ses successeurs le soin de Le représenter aux yeux des hommes et d’assurer la préservation et la diffusion de Sa doctrine avec la promesse de Son accompagnement dans la continuité. L’Église est ouverte à tout le genre humain; elle est actuellement le lieu d’accomplissement intégral irremplaçable de plus d’un milliard de croyants et elle est accessible à toutes les nations.

Il y a eu des interprétations de doctrine à toutes les époques depuis 2000 ans, souvent teintées par la façon dont certains théologiens traduisaient leur propre compréhension des Écritures, les us et coutumes des populations concernées ou par des pouvoirs politiques. Malgré tout, on peut quand même constater que cette institution qu’est l’Église est encore aujourd’hui vivante, présente et active partout dans le monde, tandis que des dizaines de royaumes et d’empires qui se sont formés avant et après elle ont disparu.
Le Québec n’a pas été une terre d’exception en regard des relations qui se sont établies entre la population et l’Église, mais la foi catholique que ses habitants ont reçue, pratiquée et transmise d’une génération à l’autre ne les a pas freinés sur le chemin de leur développement. Bien sûr, les pratiques ont changé; les premières prières étaient apprises et récitées en famille, que ce soit le chapelet ou la grande prière du soir qui durait environ 20 minutes chez-nous. La première communion était un événement important et marquant comme la réception du scapulaire et la communion solennelle où étaient renouvelées les promesses de notre baptême prononcées jadis par nos parrain et marraine.

La confirmation par l’évêque était précédée par des séances intensives d’étude et de compréhension de notre catéchisme, qui duraient ordinairement deux semaines sous la présidence du curé ou d’un vicaire, selon le cas. Conformément à l’expression consacrée, «on marchait au catéchisme» comme préparation à ce sacrement parce que ces sessions intensives étaient tenues à la sacristie de l’église du village pour tous les participants, et non dans les écoles de rang. Chacun, loin de se sentir brimé, en ressortait avec des principes de vie sûrs qui lui permettaient de conduire son existence avec la conscience de sa valeur comme personne et comme membre de la communauté qu’est l’Église. On ne savait pas tout et tout n’était pas parfait mais on avait le principal. La grand messe du dimanche était l’événement de la semaine. Toutes les familles y participaient hormis les personnes très âgées ou malades et celles dont c’était le tour de garder les jeunes enfants à la maison. On laissait ses habits de travail pour s’endimancher et on revêtait une toilette appropriée, parfois avec une touche de fantaisie surtout pour les «jeunesses» désireuses d’attirer l’œil d’un sujet du sexe opposé. Costume trois pièces avec cravate pour les hommes et souliers bien cirés, même par temps de grande chaleur. Toutes les femmes et jeunes filles portaient une coiffure selon le goût ou la mode du jour car elles ne pouvaient se présenter à l’église nue tête. Disons que l’intention de ces tenues spéciales était de marquer d’un éclat particulier l’importance de ce jour vécu comme une fête, ce qu’il était réellement et ce qu’il est depuis toujours. Chaque famille avait son banc, parfois deux selon le cas, comme pour notre famille: no : 4 dans la nef et no: 8 au jubé. Des bancs à trois places dont la location se faisait chaque année à une assemblée publique de la fabrique: de 6.00$ à 4.00$ par année dans la nef et de 3.00$ à 2.00$ dans le jubé. Les garçons devenaient enfants de chœur à compter de 10 ou 11 ans et les autres enfants prenaient place sur les marches de la balustrade. Pour ceux qui avaient l’habitude de sortir fumer leur pipe pendant le sermon, on avait institué une fonction dévolue à un paroissien avec son banc attitré à l’arrière de la nef qui devait rappeler à ces fidèles, après la fin de l’homélie, que la messe allait se poursuivre et de ne pas oublier la quête. Celui qui en était titulaire était appelé le «garde chiens». Les communications sociales se faisaient après la messe, sur le perron de l’église. On y échangeait les nouvelles récentes, on faisait parfois des marchés, on s’acquittait d’une dette ou on recevait son dû de la part du commerçant d’animaux. Il s’y faisait aussi différentes annonces publiques ou des discours politiques depuis une tribune qui y était aménagée et qui existe encore. Plusieurs en profitaient pour faire les achats de toutes sortes de produits et fournitures auprès des marchands généraux; le magasin de Philéas Normand et celui de Jos. Breton ouvraient leurs portes pour accommoder les paroissiens dont c’était la seule visite de la semaine au village. C’était en plus le jour du repos hebdomadaire: personne ne travaillait le dimanche. Par exception, le curé pouvait autoriser les cultivateurs à rentrer leurs récoltes après des périodes de mauvais temps persistant, ou encore permettre la participation à une corvée destinée à venir en aide à un paroissien éprouvé par un incendie.
Ces mœurs sont maintenant choses du passé et l’on voit couramment de nos jours les fidèles, du moins ceux qui continuent de fréquenter l’église, assister à la messe dans toutes sortes de tenues. Des hommes d’un âge certain ne portent, l’été, que chemisette, sandales et bermudas, tandis que les femmes de l’assistance, sauf exception, ne portent plus le couvre chef et certaines arborent des robes avec bretelles très réduites, la mini-jupe voire le short. Selon la mode en vigueur, des adolescentes n’hésitent pas à exhiber leur nombril et d’autres continuent de mâcher leur gomme en allant recevoir la communion. Il n’est pas rare non plus de voir des gens occupés à différents travaux sur leur terrain ou leurs bâtiments le dimanche. Sans porter de jugement, on est enclin à penser qu’il y a là un manque de respect.

Notre même observateur, s’il est objectif, pourra cependant admettre qu’à cette époque on ne parlait pas de drogue et que le suicide était rarissime. À ma connaissance, il s’en est produit un dans notre voisinage: un jeune homme du rang de La Plaine, d’environ 25 ans qui souffrait d’une maladie mentale depuis sa naissance. Il n’y avait pas de pilules anticonceptionnelles ou abortives pour les femmes et pas de «Viagra» pour les hommes. Les États n’avaient pas encore commencé à légiférer pour autoriser l’avortement et légaliser les unions entre personnes du même sexe et à appliquer à ces couples, au mépris de la loi naturelle elle-même, le terme «mariage» qui, dans toute l’histoire du monde n’a été employé que pour l’engagement d’une femme et d’un homme dans une alliance indissoluble. Certaines législations favorisent ces sortes de «mariages» en leur donnant les mêmes droits qu’aux couples traditionnels, leur permettant également d’adopter des enfants. Les protagonistes de ce mode de vie ont même instauré une journée mondiale de la «fierté gay» et organisent chaque année dans l’une ou l’autre des grandes villes de différents pays des rassemblements festifs ou des jeux de compétition destinés à leur clientèle. Nous sommes revenus à Sodome et Gomorrhe. Au demeurant, au lieu de préserver et de cultiver ce qui constitue le noyau de base de la société, les gouvernements appliquent des politiques pour rendre la famille encore plus malade comme institution.
À l’époque où j’ai vécu les familles étaient assez nombreuses et le renouvellement des générations ne posait pas de problèmes.

La vie des familles était stable : pas d’unions libres qui se font et se défont au gré des partenaires, pas de cohabitation avant le mariage et la dissolution des couples était quasi inexistante. En général, les enfants ne vivaient pas dans des familles recomposées ou sujets à des gardes partagées. Il y avait des naissances illégitimes mais en nombre très limité. Les quelques jeunes éprouvés par la mort de leurs parents étaient souvent recueillis par la parenté et d’autres, moins chanceux, placés en institutions, la plupart du temps dirigées par des religieux ou des religieuses. Bien sûr, il y avait des buveurs et des «sacreurs», mais dans l’ensemble la vie des gens était rangée.
Certes, il s’est produit des abus regrettables parce que l’être humain reste marqué par le mal depuis son origine. Cette vérité fondamentale de la faute originelle est aujourd’hui rejetée sans examen par notre civilisation laïcisante, matérialiste, axée sur le succès, le culte de la réussite, les loisirs, la richesse, la satisfaction de tous ses caprices. En somme, on ne recherche que le confort et le bien être matériel sans se soucier de sa finalité ultime dans une sorte de relativisme stérilisant. Les hommes d’aujourd’hui vivent comme si Dieu n’existait pas, qu’ils sont les seuls maîtres de leur existence et qu’ils font tourner la terre. Pourtant, ils restent des mortels et la plupart veulent des funérailles à l’église avec le décorum conventionnel.

En cette année 2006, il semble y avoir une nouvelle vague d’attaques contre l’Église catholique tant par la presse, les tribunes radiodiffusées ou télévisées que par le roman et le cinéma. En brodant sur l’histoire, en se référant à des sources douteuses et en faisant des interprétations libres de certains textes des Écritures, on insinue que l’institution qu’est l’Église repose sur une série de mensonges et de dissimulations. Quant au Christ lui-même, Il est classé au rang des prophètes, sans plus. Il appert que bien souvent on est dans le domaine des hypothèses et de la fiction mais le grand public n’a pas toujours le discernement qu’il faut pour faire la part de l’imaginaire et de la réalité confirmée au cours des siècles. Une référence capitale que nos contemporains semblent avoir oubliée c’est la norme universelle qui a été retenue pour marquer les grandes phases de l’histoire du monde séparée en deux parties bien distinctes: avant Jésus Christ et après Jésus Christ. Une telle référence n’a été appliquée à aucun autre prophète et cette confirmation de Sa venue et de Sa vie parmi les hommes ne saurait être plus péremptoire.
En dehors de tout dogmatisme, il faut reconnaître que l’être humain a besoin de spirituel, ce qui est vérifiable dans toutes les civilisations et dans toutes les parties de notre planète; c’est inscrit dans son essence même. Chaque âge s’est inventé des dieux et le nôtre, malgré la Révélation, ne fait pas exception. Pour répondre à son besoin de spirituel, l’homme contemporain vénère les idoles du sport et du spectacle et il s’enrôle dans toutes sortes de sectes. Il croit conserver sa dignité en choisissant des credo vides de toute dimension de spiritualité et d’éternité et se comporte un peu comme devant un buffet où il peut choisir les plats qui lui plaisent et ignorer les autres. Sans principes directeurs, sans normes éprouvées auxquelles il lui est loisible d’adhérer, de guides sûrs et en rejetant les paroles de la vérité évangélique, l’homme demeure impuissant à cultiver l’espérance dans son cheminement vers sa destinée dont les limites ultimes ne sont pas sur cette terre.

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