Au baptême, on m’a donné les noms de Joseph Égésippe René, mais c’est le dernier qui a été retenu dans la vie courante








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Le parcours scolaire



Dans les années 1920, il n’était pas question de maternelle encore moins de garderies. Pas de grands campus et pas d’autobus scolaires non plus. On commençait l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en première année sur des ardoises, à l’âge de sept ans révolus, dans une école confiée à une enseignante (maîtresse d’école) qui réunissait une trentaine d’élèves répartis en cinq divisions.

Le ministère de l’Éducation n’existait pas et c’est une commission scolaire formée par les paroissiens qui avait la tâche d’assurer le fonctionnement des écoles, d’engager les enseignantes, de décider de leur salaire, (entre 75$ et 125$ par année) et de voir à toute la logistique matérielle. La source de revenus était une taxe perçue des contribuables.
Les programmes, quant à eux, émanaient du Conseil de l’Instruction Publique, organisme comprenant surtout des évêques de la province et leur application était surveillée par un inspecteur d’école dont nous recevions la visite deux fois par année. À ces occasions, on se voyait octroyer un congé, ce qui nous aidait à répondre de notre mieux aux questions qu’il nous posait.
Le curé de la paroisse ne manquait pas lui non plus de nous visiter pour vérifier notre formation religieuse et nous faisait bénéficier d’une journée de congé à son tour.
À cause de la proximité des écoles, tous les élèves s’y rendaient à pied. La maîtresse ayant ses appartements dans l’école même, il n’était pas question de fermeture, même au cas de tempête en hiver. Papa venait nous conduire et nous chercher en voiture, le mémorable traîneau rentouré, et nous apportions notre dîner. C’était plus une fête qu’un inconvénient.
Les heures de classe étaient de 9.00 heures à 11.30 heures et de 1.00 heure à 3.30 heures avec une récréation de 10 minutes à chaque période. Quelques fois, un événement particulier, comme le rare passage d’un des premiers avions, nous valait une détente additionnelle. Quant au passage du dirigeable R-100, en 1930, c’était sensationnel et mémorable, mais c’était à la fin août, pendant les vacances.
L’école du village, ou école modèle, réunissait également une trentaine d’élèves formant les 6ème et 7ème année, fonctionnait selon les mêmes normes.
Dans l’un et l’autre cas, l’événement capital était constitué par l’examen de fin d’année et la distribution des prix dans les jours précédents la Saint-Jean-Baptiste (le 24 juin). En présence du curé, du président de la commission scolaire de la paroisse et de quelques parents non seulement nous devions faire état de ce que nous avions appris mais encore nous produire dans un numéro de circonstance : récitation tirée des Fables de Lafontaine ou autre exercice de mémoire.
Ma première expérience à cet égard, à l’école des Fonds, a été désastreuse. Ayant été chargé de présenter une courte histoire intitulée « Les petits fumeurs », il n’a pu sortir un seul mot de ma bouche, malgré l’offre de 1.00$ du président de la commission scolaire qui se trouvait être mon oncle Arthur Méthot, mari de Mathilda, soeur de papa; seules des larmes se sont répandues, à la grande désolation de la maîtresse, des autres élèves et des quelques membres de ma famille. J’avais 8 ans.
Au collège de Lévis, le concept était différent. Réunis dans des classes de même niveau, la trentaine d’élèves que nous étions recevaient l’enseignement de professeurs différents, selon les disciplines et selon les degrés: français, anglais, diction, latin, grec, littérature, histoire, religion, mathématiques, physique, chimie, astronomie, philosophie, etc. Le tout réparti sur sept ans de l’élément latin jusqu’à la philosophie 2ème année. En plus, tous les professeurs étaient des prêtres ce qui ne manquait pas de nous impressionner, n’ayant eu que des maîtresses en charge de nos classes. Tous nous appelaient « monsieur » et pas un ne nous tutoyait.
Les programmes étaient en ligne avec les exigences de l’Université Laval de qui émanaient les questions d’examen en rhétorique et en deuxième année de philosophie, constituant la classe terminale pour l’admission au baccalauréat es arts.
Un régime analogue prévalait au niveau universitaire avec des travaux pratiques et la production d’une thèse originale en fin d’études. Étant inscrit en Sciences sociales, j’ai produit une monographie de ma paroisse natale, Saint-Antoine-de-Tilly.
Les grands changements.
En jetant un regard sur les années qui se sont écoulées depuis ma naissance, on peut dire que les nouveautés se sont en quelque sorte bousculée, et ce, sur plusieurs plans.
Notre famille a vécu sur une ferme familiale, exploitant diverses sortes de cultures et d’élevages. Nos productions n’étaient pas abondantes mais variées. Ce fut l’époque où Les Fonds se sont garnis de résidences d’été et peuplés de vacanciers. Papa avait obtenu un permis pour vendre le lait cru, en bouteilles de verre d’une chopine et d’une pinte. Le prix demandé était de 0.06¢ la pinte, avec livraison chaque matin. La crème valait 0.50¢ la pinte. Sur demande, on livrait des œufs, à 0.15¢ la douzaine, des légumes ou un poulet de temps en temps. Une fois retournée à la ville cette même clientèle a voulu profiter de nos produits de sorte que papa se rendait toutes les semaines, le vendredi, avec la camionnette Ford et ensuite l’International pour la desservir. Ce genre de domaine a, au cours du temps, fait place à des entreprises plus ciblées et spécialisées soit dans la production laitière, porcine, aviaire, fruitière, maraîchère, forestière, céréalière ou à des élevages de différents types.
Dans notre secteur, la pêche fluviale était saisonnière, pratiquée comme seconde occupation par quelques résidents des Fonds, et les produits servaient à alimenter le canton pour les repas du vendredi qui était, à cette époque, jour d’abstinence.
Au plan des moyens de communication, seul le fleuve, pendant l’été, nous reliait à la rive nord et à Québec. Le quai des Fonds était le point d’embarquement pour les personnes et les marchandises qui se dirigeaient vers la ville et les marchés. L’hiver, il fallait emprunter le train qui passait à Saint-Apollinaire, notre paroisse voisine, au sud.
Le chemin du roi, comme on appelait la route de terre qui reliait les paroisses le long du fleuve, n’était que d’une utilité locale pour des déplacements de courte distance, toujours dans des voitures à traction animale. C’était le même scénario en hiver avec l’ajout de « balises » pour guider les cochers par temps de poudrerie; en cette saison, le chemin était agrémenté, à tous les dix arpents environ, de « croisées » permettant à deux attelages de se rencontrer en toute sécurité.
Après le pavage en asphalte du chemin du bord de l’eau, en 1926, et l’aménagement d’une voie carrossable sur le pont de Québec en 1929 les choses se sont mises à changer rapidement en même temps que la multiplication des camions, autobus et automobiles, de sorte que le transport par bateau est devenu un souvenir et le quai n’était plus utilisé que sporadiquement par des plaisanciers.

Bien que la compagnie Shawinigan Light Heath & Power ait installé une ligne de distribution de l’électricité le long du chemin du bord de l’eau vers la même époque, cette nouvelle énergie ne se rendait pas encore chez nous, la maison étant jugée trop loin sur la côte. Papa a fait bien des démarches pour obtenir ce service et il est allé jusqu’à planter lui-même les poteaux requis au support de la ligne.

Finalement il a réussi et nous avons pu remiser les chandelles et les lampes à l’huile à partir de 1930. Pas trop loin quand même car les lignes n’étaient pas très fiables et le courant manquait souvent. En plus, cette source d’éclairage assurait une meilleure sécurité que la chandelle, la lampe ou le fanal, surtout à l’étable. Pour souligner cette nouveauté, la parenté et le voisinage ont offert un appareil radio à nos parents à l’occasion de leurs noces d’argent (25ème), en 1931. Une machine à laver électrique équipée d’une essoreuse à rouleau a fait son apparition dès l’année suivante.
Sur la ferme, les instruments aratoires mécaniques étaient encore les mêmes que ceux d’Égésippe, ou en tout cas des renouvellements de la même technologie. Nous n’avions ni camion ni tracteur de ferme. Cependant, papa a commencé à utiliser des engrais chimiques et des pesticides pour le verger. Pas question d’en mettre sur le jardin potager. À l’étable nous utilisions le D.D.T. pour chasser les mouches, mais à cette époque personne n’avait encore mesuré les effets de ces nouveaux produits sur la vie des humains et des animaux non plus que les dégâts qu’ils pouvaient causer à long terme, à la terre, à l’atmosphère, aux cours d’eaux, aux fleuves, aux lacs, aux océans et à la nappe phréatique. Les préoccupations à cet égard viendront plus tard avec l’apostolat pour la culture bio.

Le premier changement important a été l’acquisition d’un engin à gazoline d’Antonio Huot lorsqu’il a fermé sa boutique de forge du coin de la route, dans les Fonds, vers 1932. C’était la boutique même construite par Charles-Eusèbe en 1900 que papa lui avait vendue et qu’il a rachetée puis revendue plus tard à Jos Tanguay qui l’a démolie pour construire sa résidence doublée d'une petite épicerie et abritant aussi le bureau de poste. Le marché avec Antonio Huot comprenait en outre un petit banc de scie pour les travaux de menuiserie. L’engin à gazoline de quatre forces servait donc à actionner ce dernier appareil de même que le moulin à battre le grain et le hache paille. Le « horse-power », actionné par un cheval marchant sur un pont roulant, a donc été mis de côté en attendant qu’il soit démantelé pour d’autres usages.
Un pas de plus
L’arrivée de la première bicyclette chez nous a marqué le début de la motorisation. Raymond, qui avait participé quelques temps à des travaux de voirie, avait acquis une de ces inventions, de marque C.C.M., qui lui avait coûté 35.00$. Elle est vite devenue populaire chez tous les garçons de la famille quand elle était disponible. Aussi, quand il a voulu la vendre avant d’aller tenter sa chance à Montréal, dans les chantiers de construction, maman s’y est objectée formellement. Peut-être lui a-t-elle promis ou versé une compensation, mais la bicyclette est restée à la maison. C’était bien pratique car au lieu d’aller conduire et chercher les vaches au pâturage à pied, on économisait beaucoup de temps. De même pour se rendre à l’école du village pendant les mois sans neige. Adrien pour sa part, en a fait son moyen de transport privilégié lorsqu’il a commencé à aller voir les filles. Même papa a réussi à maîtriser cet engin après une mémorable collision avec l’érable à double fourche au coin de la route et de l’entrée de la maison.
Depuis plusieurs années, pour ajouter au revenu de la ferme, maman acceptait de recevoir en pension deux ou trois personnes qui venaient passer l’été pour leurs vacances. À mon époque, il s’agissait de deux garçons à peu près dans nos âges, les frères Félix et Jacques Turcotte. Ils sont venus trois années de suite, soit en 1931-32-et 33 et l’aîné avait aussi une bicyclette et le cadet une trottinette qui sont restées par la suite à la maison pour notre plus grand plaisir.
Le vrai changement pour toute la famille, au chapitre du transport, a été l’acquisition par papa d’une camionnette Ford, en 1935. Philippe, qui fréquentait Cécile Aubin, sa future femme, a appris que le père de cette dernière avait décidé d’acheter une voiture de promenade conventionnelle et qu’il n’utilisait plus cette camionnette. Le marché fut conclu rapidement. À partir de ce moment, ce véhicule, baptisé « Ford à pédales » par tous ceux qui l’utilisaient ou en parlaient, a été employé à toutes sortes de travaux tant sur la route que dans les champs. Cette appellation venait du fait que cette mécanique ne comportait aucun levier de vitesses. Équipée d’un moteur à quatre cylindres, elle ne comportait que deux vitesses d’avant et une pour reculer. Pour les actionner le conducteur n’avait que deux pédales; la troisième était reliée aux freins dont étaient garnies les roues arrières, d’où son nom descriptif de cette caractéristique. Une fois atteinte la vitesse de croisière, environ 25 milles à l’heure, quoiqu’il pouvait atteindre 30 milles en descendant les côtes, ces pédales n’avaient pas à être utilisées, une manette située sous le volant réglait l’alimentation en gazoline qui se faisait par gravité, le réservoir à essence étant situé sous le siège de l’habitacle. Cette particularité faisait en sorte que lorsque le niveau de carburant était bas, Philippe ou Raymond, qui étaient conducteurs attitrés, jugeaient préférable de monter la côte qui menait à la maison en marche arrière. Opération compliquée pour laquelle le conducteur avait besoin d’un guide. Le toit de l’habitacle se prolongeait jusqu’à l’arrière et les côtés étaient fermés par des toiles que l’on pouvait rouler et fixer grâce à des attaches près du toit, par beau temps. Pour transporter des passagers, M. Aubin avait fait fabriquer deux longues banquettes amovibles qu’il installait de chaque côté de la partie arrière.
Les voyages au marché, dans la parenté, à la gare de Saint-Apollinaire, à la messe du dimanche et aux assemblées politiques ont été facilités d’autant. C’était plus rapide, plus commode et les chevaux pouvaient se reposer de ces corvées et déguster leur ration en paix le dimanche. En tout cas, tant qu’il n’y avait pas trop de neige.
Comme nouveauté, cette fois c’était permanent. Pour ma part ce véhicule m’a servi de laboratoire pour la conduite automobile.

On avait déjà eu quand même un avant-goût de ce genre de véhicule. Vers 1927 ou 1928, Philippe, qui travaillait à Québec depuis la fin de son cours commercial au Collège de Lauzon, est arrivé en visite au volant d’une Oldsmobile d’occasion qu’il avait achetée. Une grande voiture ouverte à deux sièges et toiture en toile. Les quatre portières, demi hauteur, pouvaient être complétées par des toiles également, avec fenêtres, qui étaient installées en cas d’intempérie. Nous en avons profité cette fin de semaine là pour aller voir notre grand-père à Sainte-Croix. En une autre occasion, Philippe, Raymond et Gertrude sont partis en balade visiter la parenté de Sherbrooke. Un bris mécanique a fait qu’un beau jour, la voiture est restée à la maison, remisée sous le pont de bois de la montée menant au fenil. Par ses temps libres, Raymond qui a toujours eu une imagination créatrice et une dextérité éprouvée a réussi à réparer et à remplacer le coussinet défectueux du vilebrequin actionnant les bielles qui faisait mouvoir les pistons. Il a ensuite confectionné, de mémoire, une clé de contact et a fait démarrer l’engin et, comme première expérience de conducteur, a embrayé la vitesse avant. Résultat: il a défoncé la clôture et s’est retrouvé dans le champ. Papa l’a prié de ne plus recommencer lui prédisant qu’il allait finir par blesser des animaux. À l’arrivée la crise de 1929, Philippe est tombé en chômage et est revenu travailler sur la ferme. Avec Raymond, il s’était un peu occupé d’organisation politique à partir des années 1934-35 et travaillé à faire élire un candidat de l’Union Nationale, Maurice Pelletier, dans le comté de Lotbinière en 1936. Cela lui a facilité son retour à Québec pour y travailler, cette fois comme fonctionnaire.
Les années de guerre
Le 1er septembre 1939, j’étais en visite à Montréal, mon premier voyage dans cette ville, avec Raymond qui possédait alors une voiture de marque Chevrolet, Philippe et sa femme Cécile Aubin. Ils s’étaient mariés le 24 juin précédent et, selon la coutume, il fallait faire le tour de la parenté pour présenter la nouvelle mariée à la famille. Le samedi précédent, nous avions fait un premier arrêt à Joliette, pris le souper et passé la nuit chez l’oncle Charles-Eusèbe. C’est à cette occasion que ce dernier nous avait présenté le « Cahier généalogique » et demandé d’y apposer notre signature, ce que papa a découvert beaucoup plus tard avec étonnement. À Montréal, il y avait les oncles Thomas, Albert, Ernest et la tante Dulcina, sœur de papa et veuve de l’oncle Honorius Desrochers et Philippe Desrochers, frères de maman. Les nouveaux mariés passèrent la nuit chez l’oncle Thomas, Raymond chez la tante Dulcina et moi même chez le fils aîné de cette dernière, Dominique Desrochers qui était conducteur de tramway. En ce matin de la fête du travail, la nouvelle de la déclaration imminente de la guerre entre l’Angleterre, la France et leurs alliés contre l’Allemagne qui venait d’envahir la Pologne faisait la manchette de la radio et des journaux. Le 3 septembre c’était confirmé et le Canada se joignait officiellement aux alliés le 10 septembre. Cette date a marqué le début de changements très profonds pour toute la population. Nous étions entrés dans une économie de guerre avec tout ce que cela comporte. Appel volontaire sous les drapeaux de tous les jeunes hommes célibataires majeurs, priorité donnée à la production d’armements et de munitions, engagement des femmes et des jeunes filles disponibles dans les usines de couture, de chaussures, de munitions et autres; formation d’équipes médicales d’hommes et de femmes pour service au Canada et outre mer, réquisition de trains et de bateaux de toutes tailles, rationnement de denrées alimentaires comme le beurre, le sucre, ou encore la gazoline et les pneus pour tout véhicule civil.
Quand même, dans cette période, papa a décidé d’acheter un camion un peu plus performant. C’était un camion de deux tonnes, de marque International, avec double boîtier de vitesse pouvant développer une force de traction surprenante. Il n’y avait qu’une plate forme en arrière de la cabine où on pouvait installer des ridelles. Raymond a plutôt choisi de construire un habitacle fermé avec porte glissière latérale. Il a aussi adapté les petits bancs de la Ford pour transporter des passagers. Cette voiture nous a servi pendant plusieurs années.
C’est dans ce climat que l’on a assisté à la course au mariage par plusieurs jeunes en âge d’être appelés à servir dans les forces armées. Ceux de ma génération se souviennent par exemple de la foire aux cent mariages simultanés à Montréal et à la multiplication des mêmes cérémonies dans la plupart des paroisses.

Adrien a probablement hâté son union pour les mêmes raisons, puisqu’il s’est marié au mois d’octobre 1939. Quant à Raymond, le travail qu’il effectuait pour l’oncle Ernest, aurait été reconnu comme indispensable à la défense du pays. En ce qui me concerne, j’avais 18 ans et l’âge de la majorité était encore fixé à 21 ans.

Mais la guerre allait me rejoindre au collège de Lévis, avec le service militaire et, à ma majorité, j’ai dû, comme mes confrères, intégrer les rangs du C.O.T.C. pour (Canadian Officers Training Corps).
Nous avions trois séances de deux heures d’entraînement par semaine, en fin d’après midi ou en soirée, avec tout le costume militaire y compris le maniement des armes, carabine, fusil mitrailleur et obusier. Il fallait réussir à démonter, nettoyer et remonter chacune de ces pièces d’armement dans un temps donné. À l’été, camp formel de trois semaines à Valcartier où nous étions soumis à la plus stricte discipline de toute armée qui se respecte. Logés sous des tentes circulaires par groupes de six, nous étions réveillés par le clairon à 6.00 heures et devions faire notre toilette, plier matelas et couvertures selon un rituel précis, placer le tout en ordre à l’extérieur de la tente dont on devait remonter la jupe qui descendait jusqu’à la plate forme de bois pour assurer l’aération pendant le jour. Venait ensuite l’inspection d’usage par notre officier, en silence et en position de garde-à-vous, le tout avant le déjeuner à 7.30 heures.

Les exercices sur le terrain comprenaient les tirs à la cible, la lecture des cartes topographiques militaires et surtout des marches forcées, chargés de tout notre barda y compris la carabine Lee Enfield, le casque d’acier et la gourde indispensable. Par grand soleil, et en terrain accidenté, il est certain que c’est un sport auquel je ne m’adonnerais plus aujourd’hui. La cantine roulante nous rejoignait quelque part sur le terrain pour le lunch du midi. À dix heures, couvre-feu jusqu’au lendemain. Ce régime a duré jusqu’à ma deuxième année à l’université où, en mai 1945, nous avons été «libérés» et priés de remettre tous nos équipements à Sa Majesté. La paie s’élevait, chaque année, à 15.00 $ pour les sessions scolaires et 15.00 $ pour la durée du camp. Un «pactole!», mais de l’argent bien gagné.
Ce conflit, couronné par la victoire des alliés sur le front européen avait coûté cher en vies humaines, en privations de toutes sortes mais avait surtout changé les mentalités et les modes de vie de la société Canadienne et Québécoise.
On peut même avancer que toute la planète a été affectée avec l’explosion des deux premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui mirent fin au conflit des U.S.A. contre le Japon en août de cette même année. Mais une autre révélation allait aussi ébranler les consciences dans toutes les parties du monde. Les troupes alliées et celles de l’URSS, dans leur marche de conquête du territoire allemand ont mis à jour plusieurs camps de prisonniers, détenus politiques et autres, dont certains avaient servi de couverture pour l’élimination par fusillade, incinération, et empoisonnement de plus de 6,000,000 de citoyens juifs, de 60,000 tsiganes, de détenus politiques et même prisonniers de guerre de différentes nationalités. Ces camps étaient répartis en Allemagne, en Autriche, en Pologne et jusqu’au bord de la mer du Nord et de la Baltique. Quelques centaines de survivants seulement ont pu être délivrés.
Un procès historique a été tenu à Nuremberg, en Allemagne, pour juger les hauts dirigeants nazis qui avaient orchestré ces massacres. Hitler, quant à lui, s’était suicidé dans son bunker le 30 avril 1945.

À partir de 1945, tout ce qui s’était fait pour la guerre se trouvait maintenant disponible pour les citoyens. Les véhicules motorisés y compris le «snowmobile» développé par Bombardier allaient sillonner toutes nos routes à l’année longue désormais. Les jeeps militaires ont vite été converties en véhicule tout terrain pour une foule de travaux. Les tracteurs de ferme se sont multipliés et des béliers mécaniques se sont vus confiés la tâche des grands travaux de terrassement en même temps que les niveleuses mécaniques. Les chevaux ont été de moins en moins employés par la suite pour les travaux de la ferme.
Du côté de l’aviation, on a commencé l’ère des vols interurbains, transcontinentaux et transatlantiques. Au milieu des années 1950, ces vols mettaient de dix à douze heures pour traverser l’océan mais très tôt après, on pouvait se rendre à Montréal en une heure ou se retrouver à Paris après six heures de vol. Le Concorde a fini par faire mieux puisqu’il ne mettait que trois heures entre Paris ou Londres et New-York.

(Partie II)

Le tempo s’accélère
L’être humain étant ce qu’il est, les choses ne vont jamais assez vite ni assez loin pour lui. Toutes les recherches et toutes les expériences effectuées pendant le conflit, jumelées à de nouvelles modes allaient maintenant produire un bouleversement que mêmes les personnes les plus clairvoyantes n’auraient pas imaginé au moment de ma naissance.
Le retour à une économie de paix s’est fait dans un climat de renouveau qui a affecté en profondeur les façons de faire, le travail, les loisirs, en somme, la vie privée et la vie publique ensemble. La capacité de production développée par les bureaux d’ingénieurs et la performance des usines jointes à des moyens de communication et de transport plus rapides ont été appliquées à fournir toutes sortes de biens et de produits nouveaux en abondance, déclenchant du même coup une frénésie de consommation qui s’est développée jusqu’à l’irresponsabilité. Les commerçants, petits et grands, ont inventé des comptes à paiement reporté, activés par des cartes personnalisées portant une marge de crédit dont le montant était la plupart du temps au-delà de la capacité de payer du détenteur. Les banques et autres institutions financières ont à leur tour émis des cartes de crédit sur une base universelle en les distribuant par la poste de façon massive, sans égard à l’endettement de leurs créanciers. Ce phénomène a contribué à modifier les comportements humains les plus élémentaires et à endetter nombre d’individus et de ménages au delà de leurs moyens provocant des situations vite devenues insolubles. Les faillites privées se sont multipliées de sorte que le législateur a dû intervenir pour réglementer ces sortes de crédits.

Depuis les années 1930, la radio s’était implantée dans à peu près tous les foyers et, en plus des nouvelles, elle diffusait toutes sortes de programmes de variétés, de musiques, de conférences, d’informations politiques et des émissions religieuses comme le chapelet en famille. Une concurrente redoutable est apparue sous toutes les latitudes, à partir des années 1950: la télévision. Présentant d’abord quelques émissions en soirée, en noir et blanc, elle n’a pas tardé à diffuser toute la journée en y ajoutant rapidement la couleur. Une des retombées de ce phénomène a été de réunir les membres de la famille, parfois des voisins ou des amis, devant ce petit écran qui captait toute l’attention, pour un événement sportif, une parade, un téléroman, un débat politique ou autre, au détriment des échanges sociaux auxquels on s’adonnait auparavant.
D’une technique d’imagerie dite digitale ou analogique on est passé à la reproduction d’images et de sons en mode numérique, pouvant regrouper des masses d’informations transmissibles par les ondes ou par câble.
On a parallèlement développé des appareils d’enregistrement du son et des images sous diverses formes pour usage privé comme dans les endroits publics. Aujourd’hui les mouvements des citoyens sont captés par des appareils de ce genre dans les rues de la plupart des grandes villes, les transports en commun, terrestres ou aériens, les magasins, les établissements financiers, etc.

Le cinéma, de son côté, à l’instar de son concurrent télévisuel, a délaissé le film en noir et blanc pour le polychrome, instauré des écrans géants et même proposé des productions en trois dimensions que la clientèle peut visionner à l’aide de lunettes spéciales. Pour les personnes qui n’aiment pas se retrouver dans des salles obscures, est arrivé, au cours de la dernière décennie, le cinéma maison. Un écran à cristaux liquides ou au plasma, dont vous avez le choix de la taille, jumelé à un système de lecture et de haut-parleurs haute fidélité vous présente le film de votre choix, (que vous pouvez louer ou acheter dans les boutiques vidéo), pour le visionner dans votre salon, le tout enregistré sur bande magnétique ou un disque numérique de la grandeur d’une petite soucoupe qui peut durer jusqu’à deux heures et demie, des fois plus.

L’industrie des loisirs auditifs s’est étendue au champs des enregistrements qui sont passés des grands disques de 78 tours, en ébonite, que l’on faisait tourner sur un gramophone mécanique aux disques en vinyle de 33 tours et ensuite aux disques compacts, avec toutes sortes d’appareils de lecture, électriques ou électroniques, de plus en plus petits, jusqu’au baladeur à piles, pour disques ou cassettes que l’on peut glisser dans sa ceinture ou un de ses goussets avec des écouteurs sur les oreilles.

Pour ce qui est du téléphone, on est passé des boites à manivelle et des centrales opérées de façon manuelle par des opératrices, aux appareils à cadran avec accès direct, ensuite à touches digitales avec répondeur en cas d’absence de l’occupant, pour en venir, dans les années 1990 et suivantes, aux téléphones cellulaires que l’on glisse dans son sac ou sa veste rendant le possesseur apte à communiquer avec qui il veut depuis n’importe quel site grâce à des intermédiaires que l’on a mis en orbite autour de la terre constituant un réseau de satellites artificiels. L’espace et le temps n’en finissent plus de se rétrécir.
L’appel du ciel

Les ingénieurs en aéronautique avaient développé des expertises qui les poussaient à produire des appareils toujours plus performants les uns que les autres. Puis, en 1957, un événement imprévu venait secouer notre planète, placer tous les chercheurs sur un pied d’alerte et ouvrir l’ère de l’exploration spatiale.

Dans la nuit du 4 au 5 octobre de cette année là, qui avait été déclarée «Année géophysique internationale», l’Union Soviétique mettait en orbite le premier satellite artificiel. Il s’agissait d’une sphère en aluminium de 58 centimètres pesant 84 kilos (environ 185 livres), propulsée par une fusée mise au point par un ingénieur du nom de Korolev au-delà de l’atmosphère terrestre à la vitesse de 28,000 kilomètres à l’heure. Ce premier visiteur de l’espace qui émettait des «beeps» à intervalles réguliers avait été baptisé: «Spoutnik».

Quatre ans plus tard, en 1961, le même pays réussissait un tour de terre en orbite par vol habité. Iouri Gagarine deviendra le premier astronaute de tous les temps.

La fierté des américains a été fouettée vigoureusement et ils ont accéléré leurs expériences dans cette course à la conquête de l’espace. Pour rattraper leur concurrent, ils réussiront à envoyer deux hommes, Neil Amstrong et Buzz Aldrin, marcher sur la lune le 19 juillet 1969. Ils en sont repartis le 21 juillet, et le 24, leur capsule amerrissait dans l’océan Pacifique pour être récupérée par un croiseur de l’armée américaine.
Au tournant des années 1957 à 1960, les américains avaient aussi lancé des satellites dans l’orbite de la terre dans le cadre de leur programme visant à se poser un jour sur la lune. Papa était venu nous rendre visite à Lévis à cette époque et son pronostic était à l’effet qu’ils ne pourraient jamais réussir car, disait-il, si le bon Dieu a crée la lune ce n’est pas pour que les hommes s’amusent avec. Il est décédé en octobre 1962 et n’a donc pas été témoin de l’événement sur cette terre.
Toutes ces percées scientifiques ont été rendues possibles grâce au développement de l’informatique, cette technologie du traitement des connaissances et des données par des moyens électroniques.

Le cœur de ce concept est un ensemble de mémoires et de programmes de différentes natures regroupés dans un équipement que l’on appelle un ordinateur. Le premier que j’ai vu avait été monté par la compagnie National Cash Register à son siège social de Dayton en Ohio. Il occupait une pièce mesurant environ 30 pieds par 40 pieds et il était isolé dans une cage de verre climatisée.
Un corridor en faisait le tour et les visiteurs ne pouvaient voir que des masses de fils et des îlots d’ampoules de différentes tailles et de différentes formes qui concentraient l’énergie électrique pour permettre à l’appareil d’accomplir les tâches que les opérateurs lui commandaient au moyen de cartes perforées interprétées par un lecteur approprié. C’était au milieu des années 1950.

Aujourd’hui, cette technologie a franchi, en l’espace de quelques années, des étapes plus importantes que ce l’on avait connu depuis la mise au point de la charrue et l’invention de la roue. Grâce à des circuits miniaturisés et imprimés certains appareils en sont réduits à la taille d’agendas de poche, pouvant effectuer des milliers d’opérations par seconde.

Puis, on est entré dans l’âge de la cybernétique et avec le déploiement de réseaux Internet, l’information est transportée de façon quasi instantanée d’un côté à l’autre de la planète. L’ordinateur est répandu dans les écoles pour l’apprentissage des élèves, il fait fonctionner des robots, il gère des programmes de comptabilité, d’échanges financiers, d’équipements et d’inventaires, les appareils ménagers et il a même pris charge du fonctionnement électrique et mécanique des voitures automobiles. Pour identifier une défaillance, le technicien du garage introduit un lecteur dans une fiche convenue dans le tableau de bord et il reçoit immédiatement la réponse à son diagnostic. Au printemps 2006, un ancien collègue de travail a bien voulu me véhiculer à Québec pour une rencontre informelle entre quelques amis. La voiture qu’il conduisait était munie d’un petit écran, environ 5 pouces par 7 pouces, qui affichait la carte et les noms des routes et des rues par lesquelles nous sommes passés. C’était un G.P.S. pour «ground positionning system». Cet appareil recevait les signaux d’un satellite placé en orbite et nous indiquait de façon correcte la position que nous occupions sur le territoire et nous montrait, au fur et à mesure, les voies à emprunter pour nous rendre là où nous voulions aller. Une carte de voyage électronique! Les programmes d’exploration de l’espace ont continué de s’aventurer dans d’autres avenues avec des retours sur la lune et d’autres véhicules pouvant quitter l’orbite de la terre et revenir y atterrir après leur mission. Un taxi de l’espace, une navette réutilisable.
Avec le temps, les pays engagés dans cette forme d’exploration ont décidé d’entreprendre, en collaboration, la construction d’une station permanente en apesanteur dans l’espace, alimentée en énergie par des panneaux solaires et habitée par des techniciens et des chercheurs pour des séjours qui peuvent durer jusqu’à six mois, selon les circonstances. Les équipes se relaient grâce aux navettes qui les véhiculent à l’aller comme au retour. On a pu photographier la terre dans toutes ses parties et en tirer des cartes pour la mise à jour de notre géographie traditionnelle. Par la suite ce fut la mise en orbite d’un télescope de grande taille, le 25 avril 1990, baptisé «Hubble», pour observer les autres planètes qui nous entourent et l’ensemble du ciel. Sans le filtre de notre atmosphère, il est devenu possible d’avoir des images plus nettes et plus détaillées et scruter les confins de toute la galaxie. Mais tout cela ne s’est pas réalisé sans rencontrer de pépins, et s’accompagner de tragédies.

Les œuvres humaines n’étant pas infaillibles, le 28 janvier 1986, la navette Challenger avec son équipage de 7 personnes, dont une citoyenne ordinaire qui était enseignante, a littéralement explosé lors du décollage. Une autre tragédie est survenue le 1er février 2003, mais cette fois au moment du retour, à la rentrée dans l’atmosphère terrestre, le bouclier thermique de la navette Columbia s’est désintégré. Aucun survivant non plus. Des fautes techniques de maintenance ont été identifiées comme responsables des défaillances des appareils en cause.

Entre temps, des sondes ont été placées sur la planète Mars et d’autres lancées dans l’espace interstellaire qui recueillent, pour le bénéfice de la recherche scientifique, toutes sortes d’informations sur la composition des poussières qui voyagent dans l’infini, sur l’intensité de la lumière émise ou réfléchie par les différentes étoiles et planètes. On a toujours le goût et l’appétit de l’inconnu et une nouvelle navette Discovery a décollé au début de juillet 2006 pour ravitailler la station spatiale et procéder au changement des équipages.
Le projet dont on parle maintenant est d’établir une base permanente sur la lune qui constituerait un nouveau site de lancement et éviterait les inconvénients de franchir le mur de notre atmosphère à l’aller comme au retour. Cette période a toutefois été marquée par un phénomène qui a pris une certaine proportion dans l’opinion publique. De différentes sources sont parvenues des nouvelles à l’effet que des vaisseaux extraterrestres qu’on a baptisés «soucoupes volantes», visitaient différents points de notre planète. Ces objets volant non identifiés (OVNIS), à ce que l’on en a dit, se déplaçaient à des vitesses inouïes en défiant les lois physiques élémentaires qui régissent notre environnement. Dans quelques cas, des humains auraient été enlevés par des êtres venus d’une planète ou une autre de l’espace, pour des périodes variant de quelques heures à quelques jours. Un de ceux-là, à son retour sur terre, Claude Vorilhon, citoyen français, s’est même défini comme un chargé de projet de la part de ces êtres en vue de préparer leur implantation parmi nous.
L’industrie cinématographique n’a pas manqué d’exploiter ce filon en présentant des fictions sur la guerre des étoiles pour aboutir aux fameuses aventures de E.T. de Steven Spielberg.

Cette saga, comme celle de l’exploration de l’espace se continue et il serait à souhaiter qu’une autre plume puisse assurer, dans le présent cahier, le suivi de cette épopée commencée au 20ème siècle.

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