Cours de neuro psychiatrie








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2° Les réflexes cutanés


Ils sont obtenus par excitation cutanée. Leur abolition témoigne d’une interruption de l’arc réflexe correspondant. Les principaux réflexes cutanés sont :

  • Les réflexes cutanés abdominaux supérieurs : centre situé entre D6-D8

  • Les réflexes cutanés abdominaux moyens : centre D8-D10

  • Les réflexes cutanés abdominaux inférieurs : centre D10-D12

  • Le réflexe crémastérien : centre L1

  • Le réflexe anal : centre S3

  • Le réflexe cutané plantaire : centre L5-S1. Il se recherche sur les membres inférieurs à demi-fléxion par excitation du bord externe du pied avec une pointe mousse en allant du talon vers les orteils.

A l’état normal on obtient une flexion du gros orteil. Ce réflexe est aboli si l’arc réflexe est interrompu au cours d’une lésion périphérique. Dans d’autres cas, on peut observer une extension lente et majestueuse du gros orteil appelé signe de Babinski au lieu de la flexion normale. A cette extension s’associe fréquemment une abduction des autres orteils, c’est le signe de l’éventail.

La constatation d’un tel signe de Babinski permet d’affirmer l’existence d’une lésion de la voie pyramidale. Cependant, une réponse en extension est normale chez l’enfant avant l’âge de deux ans. Cette réponse peut également s’observer exceptionnellement dans la lésion du nerf moteur périphérique lorsqu’il existe une paralysie complète du fléchisseur du gros orteil, avec intégrité de l’extension car la seule réponse possible est l’extension.

3° Les réflexes de défense


Ils traduisent une exaltation de la réflexivité cutanée et articulaire et vraisemblablement musculaire. Ces réflexes s’observent aux membres inférieurs, rarement aux membres supérieurs chez les malades paraplégiques ou quadriplégiques. Le phénomène de triple retrait par flexion passive du gros orteil ou pincement du dos du pied, est le plus fréquent. On peut également observer le phénomène des allongeurs ou de l’allongement croisé.

Ces réflexes de défense n’ont de valeur sémiologique que s’ils permettent d’obtenir un mouvement que le sujet paralysé ne peut exécuter. Dans ce cas ils traduisent une interruption bilatérale de la voie pyramidale. Il s’agit donc d’une manifestation de l’automatisme médullaire qui se manifeste lorsque la moelle est libérée du contrôle sus-jacent.

4° Autres réflexes :

Le réflexe de posture, le réflexe pilomoteur, le réflexe photomoteur, le réflexe de voile…
2.3. Examen de la sensibilité

Les troubles de la sensibilité se manifestent par des signes subjectifs et de signes objectifs :

Les signes subjectifs

Ce sont les douleurs et les paresthésies.

  1. Les douleurs :

Il faut préciser :

  • le type de douleur (brûlure, déchirure, morsure, striction.)

  • l’intensité et surtout la topographie (radiculaire, tronculaire.)

Les névralgies : ce sont des douleurs caractérisées par leur siège sur le trajet des nerfs, de nature et d’intensité variable, parfois continues avec exacerbation ou évoluant par crises avec intervalles d’accalmie.

Les causalgies : ce sont des douleurs qui se manifestent sous forme des brûlures siégeant au niveau des extrémités, mais débordant largement le territoire du nerf affecté. Elles s’exacerbent au moindre contact, à la chaleur, au froid, et même aux émotions.

  1. Les paresthésies :

Ce sont des sensations anormales spontanées mais non douloureuses telle une impression d’engourdissement, de fourmillement ou de picotement.

Les signes objectifs

La technique de recherche doit être rigoureuse, le malade ayant les yeux fermés :

  1. La sensibilité superficielle 

Pour la sensibilité tactile, on procède à des attouchements légers par la pulpe de doigt ou avec un tampon d’ouate ou une feuille de papier.

La sensibilité douloureuse s’étudie grâce à une excitation mécanique c.-à-d. pincement ou piqûre de la peau par une aiguille.

La sensibilité thermique se recherche par application sur les téguments des deux tubes à essai contenant l’un de l’eau chaude, l’autre de l’eau froide.

Pour la sensibilité stéréognosique on demande au sujet de reconnaître divers objets qu’on place dans la main.

  1. La sensibilité profonde 

Les sensibilités musculaire, tendineuse et articulaire sont analysées par l’étude de la perception des attitudes segmentaires. C’est le sens de position des différents segments du membre. La sensibilité à la pression et aux différences de poids doit être également recherchée. La sensibilité osseuse ou sensibilité vibratoire se recherche en appliquant le diapason aux endroits où l’os fait saillis sous la peau. Le malade doit pouvoir reconnaître les vibrations.

Les troubles constatés sont de différents types :

  1. L’anesthésie.

C’est l’abolition d’un ou de différents types des sensibilités, analgésie (pour la douleur). L’hypoesthésie est la diminution d’un ou des différents types de sensibilités.

L’anesthésie ou l’hypoesthésie peut être totale, c.-à-d. affectant tous les types de sensibilités. Elle peut être partielle ou dissociée, n’intéressant que certains d’entre eux.

Il faut toujours préciser la topographie des ces troubles.

  1. L’hyperesthésie ou hyperalgésie.

C’est l’exagération de la sensibilité. Il s’agit en fait d’une exagération de la sensibilité douloureuse et d’une tendance à transformer les sensations tactiles en sensations douloureuses.

  1. L’hyperpathie.

C’est le fait que toute stimulation superficielle ou profonde est ressentie par le sujet avec une tonalité très pénible et désagréable. La douleur est d’emblée à son maximum, elle diffuse au tour du point excité, et persiste après la fin de la stimulation.

  1. La dysesthésie.

Elle regroupe toutes les modifications de la perception objective autre que l’anesthésie et l’hyperesthésie.

  1. L’astéréognosie.

C’est la perte de la reconnaissance des objets par la palpation. Elle peut être la conséquence d’un déficit des sensibilités élémentaires. Il s’agit dans ce cas d’une fausse astéréognosie par l’anesthésie.
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