Lacan








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821] plus pure symbolisation de l'imaginaire

par l'alternance du semblable au dissemblable 17. [Cf. les α, β, γ, δ, de l’« Introduction » à La lettre volée, Écrits p.44]
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Observons donc bien ce qui objecte à conférer à notre signifiant S(A) le sens du « Mana » ou d'un quelconque

de ses congénères. C'est que nous ne saurons nous contenter de l'articuler de la misère du fait social,

fût-il traqué jusque dans un prétendu « fait total » [Cf. Marcel Mauss et son approche holiste du fait social dans « Essai sur le don » ].
Sans doute Claude LÉVI-STRAUSS, commentant MAUSS, a-t-il voulu y reconnaître l'effet d'un symbole 0. Mais c'est plutôt du signifiant du manque de ce symbole 0 qu'il nous paraît s'agir en notre cas [cf. supra : -1 ].

Et c'est pourquoi nous avons indiqué - quitte à encourir quelque disgrâce - jusqu'où nous avons pu pousser le détournement de l'algorithme mathématique à notre usage : le symbole -1 …

encore écrit « i » [i 2 = -1] dans la théorie des nombres complexes

…ne se justifie évidemment que de ne prétendre à aucun automatisme dans son emploi subséquent.
Ce à quoi il faut se tenir, c'est que la jouissance est interdite à qui parle comme tel, ou encore qu'elle ne puisse être dite qu'entre les lignes pour quiconque est sujet de la Loi, puisque la Loi se fonde de cette interdiction même.

La Loi en effet commanderait-elle : « Jouis », que le sujet ne pourrait y répondre que par un : « J'ouïs »,

où la jouissance ne serait plus que sous-entendue.
Mais ce n'est pas la Loi elle-même qui barre l'accès du sujet à la jouissance, seulement fait-elle d'une barrière presque naturelle un sujet barré [S]. Car c'est le plaisir qui apporte à la jouissance ses limites, le plaisir comme liaison de la vie, incohérente, jusqu'à ce qu'une autre - et elle non contestable - interdiction [l’inter-dit] s'élève

de cette régulation découverte par FREUD [principe du plaisir] comme processus primaire et pertinente loi du plaisir.
On a dit que FREUD n'a fait là que suivre la voie où déjà s'avançait la science de son temps, voire la tradition d'un long passé. Pour mesurer la vraie audace de son pas, il suffit de considérer sa récompense, qui ne s'est pas fait attendre : l'échec sur l'hétéroclite du complexe de castration. [Jouissance Castration désir : S(A)  D d]
[822] C'est la seule indication de cette jouissance dans son infinitude qui comporte la marque de son interdiction,

et pour constituer cette marque, implique un sacrifice : celui qui tient en un seul et même acte avec le choix

de son symbole, le phallus.
Ce choix est permis de ce que le phallus - soit l'image du pénis - est négativé à sa place dans l'image spéculaire.

C'est ce qui prédestine le phallus à donner corps à la jouissance, dans la dialectique du désir.
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Il faut donc distinguer du principe du sacrifice - qui est symbolique - la fonction imaginaire qui s'y dévoue,

mais qui le voile du même coup qu'elle lui donne son instrument.
La fonction imaginaire est celle que FREUD a formulée présider à l'investissement de l'objet comme narcissique.

C'est là-dessus que nous sommes revenu nous-même en démontrant que l'image spéculaire est le canal

que prend la transfusion de la libido du corps vers l'objet.
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Mais pour autant qu'une partie reste préservée de cette immersion, concentrant en elle le plus intime de l'auto-érotisme, sa position « en pointe » dans la forme la prédispose au fantasme de caducité où vient s'achever l'exclusion où elle se trouve de l'image spéculaire et du prototype qu'elle constitue pour le monde des objets.
C'est ainsi que l'organe érectile vient à symboliser la place de la jouissance, non pas en tant que lui-même,

ni même en tant qu'image, mais en tant que partie manquante à l'image désirée : c'est pourquoi il est égalable

au -1 de la signification plus haut produite, de la jouissance qu'il restitue par le coefficient de son énoncé

à la fonction de manque de signifiant : -1

[le manque d’un signifiant (S1)la fonction de manque du signifiant qui sont tous du type S2, i.e. signifiant de l’absence].
S'il lui est donné de nouer ainsi l'interdiction de la jouissance, ce n'est pas pour autant pour ces raisons de forme, mais bien que leur outrepassement signifie ce qui ramène toute jouissance convoitée à la brièveté de l'auto-érotisme :

les voies toutes tracées par la conformation anatomique de l'être parlant, à savoir la main du singe [masturbation]

encore perfectionnée, n'ont en effet pas été dédaignées dans une certaine ascèse philosophique [Diogène]

comme voies d'une sagesse abusivement qualifiée de cynique.
Certains, de nos jours - obsédés sans doute par ce souvenir - ont cru, parlant à notre personne,

pouvoir faire relever FREUD lui-même de cette tradition : « technique du corps » comme dit MAUSS.
Il reste que l'expérience analytique [823] nous enseigne le caractère originel de la culpabilité qu'engendre sa pratique.

Culpabilité liée au rappel de la jouissance que manque l'office rendu à l'organe réel,

et consécration de la fonction du signifiant imaginaire à frapper les objets d'interdiction.
Telle est en effet la fonction radicale à laquelle une époque plus sauvage de l'analyse trouvait des causes

plus accidentelles (éducatives) [Cf. le petit Hans], de même qu'elle infléchissait vers le traumatisme [hystérique…]

les autres formes auxquelles elle avait le mérite de s'intéresser, de sacralisation de l'organe (circoncision).
Le passage du (-ϕ) (petit phi) de l'image phallique d'un côté à l'autre de l'équation de l'imaginaire au symbolique,

le positive en tout cas [de -ϕ à +Φ ], même s'il vient à remplir un manque. [le circuit imaginaire : i(a) d  a m, correspond à -ϕ, le se trouve à l’étage supérieur comme S(A) dans le circuit symbolique : S(A)  D d]

Tout support qu'il soit du -1, il y devient Φ (grand phi), le phallus symbolique impossible à négativer,

signifiant de la jouissance.
Et c'est ce caractère du Φ qui explique et les particularités de l'abord de la sexualité par la femme

[♀ : S(A) Φ« donner ce qu’on n’a pas »], et ce qui fait du sexe mâle le sexe faible au regard de la perversion.
Nous n'aborderons pas ici la perversion pour autant qu'elle accentue à peine la fonction du désir chez l'homme, en tant qu'il institue la dominance - à la place privilégiée de la jouissance - de l'objet(a) du fantasme qu'il substitue à l'A.

[♂ : (Sa) à la place de S(A) : a- ϕ : retour au dualisme imaginaire et à l’objet de complétude de l’Autre]

La perversion y ajoute une récupération du ϕ qui ne paraîtrait guère originale, s'il n'y intéressait pas l'Autre comme tel de façon très particulière. Seule notre formule du fantasme permet de faire apparaître que le sujet ici se fait l'instrument de la jouissance de l'Autre. [le sujet s’anéantit (passivé en ϕ) pour se faire objet (fétiche du pervers) de complétude de l’Autre]
Il intéresse plus les philosophes de saisir la pertinence de cette formule chez le névrosé,

justement parce qu'il la fausse. Le névrosé en effet…

hystérique, obsessionnel ou plus radicalement phobique

…est celui qui identifie le manque de l'Autre à sa demande, Φ à D.
Il en résulte que la demande de l'Autre prend fonction d'objet dans son fantasme, c'est-à-dire que son fantasme

nos formules permettent de le savoir immédiatement

se réduit à la pulsion : S  D. C'est pourquoi le catalogue des pulsions a pu être dressé chez le névrosé.
Mais cette prévalence donnée par le névrosé à la demande, qui pour une analyse basculant dans la facilité18,

a fait glisser toute la [824] cure vers le maniement de la frustration, cache son angoisse du désir de l'Autre,


  • impossible à méconnaître quand elle n'est couverte que de l'objet phobique,




  • plus difficile à comprendre pour les deux autres névroses, quand on n'a pas le fil qui permet de poser le fantasme [Sa] comme désir de l'Autre.


On en trouve alors les deux termes [S et a] comme éclatés :


  • l'un [S] chez l'obsessionnel pour autant qu'il nie le désir de l'Autre en formant son fantasme à accentuer l'impossible de l'évanouissement du sujet, [il se prémunit d’être S en niant le manque chez l’Autre ]




  • l'autre [a] chez l'hystérique pour autant que le désir ne s'y maintient que de l'insatisfaction qu'on y apporte en s'y dérobant comme objet. [elle se propose comme (a) et se dérobe en même temps]


Ces traits se confirment du besoin qu'a - fondamental :

  • l'obsessionnel de se porter caution de l'Autre,

  • comme du côté Sans-Foi de l'intrigue hystérique.


En fait l'image du Père idéal est un fantasme de névrosé. Au-delà de la Mère…

Autre réel de la demande, dont on voudrait qu'elle calme le désir (c'est-à-dire son désir)

…se profile l'image d'un père qui fermerait les yeux sur les désirs. Par quoi est plus marquée encore que révélée la vraie fonction du Père qui foncièrement est d'unir (et non pas d'opposer) un désir à la Loi [dans le passage par la parole].

Le Père souhaité du névrosé est clairement - il se voit - le Père mort.

Mais aussi bien un Père qui serait parfaitement le maître de son désir, ce qui vaudrait autant pour le sujet.
On voit là un des écueils que doit éviter l'analyste, et le principe du transfert dans ce qu'il a d'interminable.

C'est pourquoi une vacillation calculée de la « neutralité » de l'analyste [trop de neutralité pose l’analyste en Autre absolu], peut valoir pour une hystérique plus que toutes les interprétations, au risque de l'affolement qui peut en résulter.

Bien entendu : pourvu que cet affolement n'entraîne pas la rupture et que la suite convainque le sujet

que le désir de l'analyste n'était pour rien dans l'affaire [que l’hystérique n’était pas objet de désir pour l’analyste].

Cette remarque n'est pas bien sûr un conseil technique, mais une vue ouverte sur la question du désir de l'analyste pour ceux qui ne sauraient en avoir autrement l'idée : comment l'analyste doit-il préserver pour l'autre,

la dimension imaginaire de sa non-maîtrise, de sa nécessaire imperfection [S(A)], voilà qui est aussi important à régler que l'affermissement en lui volontaire de sa nescience quant à chaque sujet venant à lui en analyse,

de son ignorance toujours neuve à ce qu'aucun ne soit un cas [répertorié, pour lequel existerait un modèle pré-établi].
Pour revenir au fantasme, disons que le pervers s'imagine être [825] l'Autre pour assurer sa jouissance,

et que c'est ce que révèle le névrosé en s'imaginant être un pervers : lui pour s'assurer de l'Autre.
Ce qui donne le sens de la prétendue « perversion » mise au principe de la névrose.

Elle est dans l'inconscient du névrosé en tant que fantasme de l'Autre. Mais cela ne veut pas dire que chez le pervers l'inconscient soit à ciel ouvert. Il se défend lui aussi à sa façon dans son désir.

Car le désir est une défense, défense d'outrepasser une limite dans la jouissance.
Le fantasme, dans sa structure [Sa] par nous définie, contient le -ϕ, fonction imaginaire de la castration, sous une forme cachée et réversible d'un de ses termes à l'autre [de S à a]. C'est-à-dire qu'à la façon d'un nombre complexe [a+ib, avec i2 = -1],

il imaginarise (si l'on nous permet ce terme) alternativement l'un de ces termes par rapport à l'autre.
[Sa : quand a contient le –ϕ sous la forme de l’image phallique présente en i(a) mais qui disparaît de i’(a)(image spéculaire), c’est le pôle pervers du fantasme.

Quand c’est du côté de S que s’« imaginarise » le –ϕ de la castration c’est le pôle névrotique du fantasme]
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Inclus dans l'objet(a), c'est l'ἄγαλμα [agalma], le trésor inestimable qu'ALCIBIADE proclame être enfermé

dans la boîte rustique qui lui forme la figure de SOCRATE. Mais observons que c'est affecté du signe (-).
C'est parce qu'il n'a pas vu la queue de SOCRATE…

on nous permettra de le dire après PLATON qui ne nous ménage pas les détails

…qu'ALCIBIADE le séducteur exalte en lui l'ἄγαλμα [agalma], la merveille qu'il eût voulu que SOCRATE lui cédât en avouant son désir : la division du sujet qu'il porte en lui-même s'avouant avec éclat de cette occasion.
Telle est la femme derrière son voile : c'est l'absence du pénis qui la fait phallus, objet du désir.

Évoquez cette absence d'une façon plus précise en lui faisant porter un mignon postiche sous un travesti

de bal, et vous - ou plutôt elle - nous en direz des nouvelles : l'effet est garanti à 100 %,

nous l'entendons : auprès d'hommes sans ambages.
C'est ainsi qu'à montrer son objet comme châtré, ALCIBIADE parade comme désirant

la chose n'échappe pas à SOCRATE

pour un autre présent parmi les assistants : AGATHON, que SOCRATE…

précurseur de l'analyse, et aussi bien, sûr de son affaire en ce beau monde

…n'hésite pas à nommer comme objet du transfert, mettant au jour d'une interprétation le fait que beaucoup d'analystes ignorent encore : que l'effet amour-haine dans la situation psychanalytique se trouve au dehors.
[Alcibiade « se met en scène » comme désirant, comme manquant de l’agalma que Socrate détient en lui, mais cette parade amoureuse vise un autre : Agathon.

De même l’analysant se mettant en scène comme manquant de l’agalma qu’est l’analyste, ne vise pas le Socrate-analyste mais un autre-Agathon au dehors.

« l'articulation centrale du transfert » c’est l’objet a(nalyste) « paré de ses reflets »]
Mais ALCIBIADE n'est nullement un névrosé [dans la formule S
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