Lacan








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a que nous avons introduit, au titre d'algorithme dont ce n'est pas par hasard qu'il rompt l'élément phonématique [aucun phonème en S: des lettres] que constitue l'unité signifiante

jusqu'à son atome littéral. Car il est fait pour permettre vingt et cent lectures différentes,

multiplicité admissible aussi loin que le parlé en reste pris à son algèbre.
[Lacan, dans la séance du 16-11-1966 du séminaire 1966-67 : « Logique du fantasme », explicite les différentes acceptions du (poinçon) :
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\17c.jpg → S > a : S est dominant et déterminant, a relève d’une production determinée.

c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\17d.jpg → S < a : a est dominant, le sujet S reste sous la domination de l’objet.

c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\17b.jpg → S Λ a : S et a sont en union logique : « à la fois S et a » (conjonction réciproque)

c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\17.jpg → S V a : S et a sont en disjonction logique : « soit S, soit a » (vel : exclusion réciproque)]
Cet algorithme et ses analogues utilisés dans le graphe ne démentent en effet d'aucune façon ce que nous avons dit de l'impossibilité d'un métalangage. Ce ne sont pas des signifiants transcendants, ce sont les index d'une signification absolue, notion qui, sans autre commentaire, paraîtra - nous l'espérons - appropriée

à la condition du fantasme. [le fantasme est la structure absolue au fondement de toute détermination, symptômatiques individuelle ou sociale]
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\7.jpg

Graphe complet
Sur le fantasme [S  a] ainsi posé, le graphe inscrit que le désir [d] se règle, homologue à ce qu'il en est du moi au regard de l'image du corps [d  a et i(a) m], à ceci près qu'il marque encore l'inversion [spéculaire] des méconnaissances

[d et: méconnaissance du désir inconscient qui se règle sur le fantasme, et méconnaissance du moi qui se règle sur l’image du corps] où se fondent respectivement l'un et l'autre. Ainsi se ferme [sur elle-même] la voie imaginaire, [i(a) d  a m] par où « je » dois dans l'analyse advenir, là où s'était l'inconscient [« s’était » : le « s’ » fait référence au sujet et au « es » en allemand « je » → d].
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\10.jpg

Disons…

pour relever la métaphore de DAMOURETTE et PICHON sur le « moi grammatical »

en l'appliquant à un sujet auquel elle est mieux destinée

…que le fantasme est proprement l'« étoffe » de ce « Je » qui se trouve primordialement refoulé,

de n'être indicable que dans le fading de l'énonciation.
Voici maintenant en effet notre attention sollicitée par le statut subjectif de la chaîne signifiante dans l'inconscient [Jouissance→ S(A)→ SD→ Castration], ou mieux dans le refoulement primordial (Urverdrängung).
On conçoit mieux dans notre déduction qu'il ait fallu s'interroger sur la fonction qui supporte le sujet de l'inconscient [Sa], de saisir qu'il soit difficile de le désigner nulle part comme sujet d'un énoncé - donc comme l'articulant - quand il ne sait même pas qu'il parle. D'où le concept de la pulsion [SD] où on le désigne d'un repérage organique, oral, anal, etc. [les 4objets(a) : oral, anal, scopique, vocal] qui satisfait à cette exigence d'être d'autant plus loin du parler que plus il parle.
[817] Mais si notre graphe complet nous permet de placer la pulsion comme [homologue du] trésor des signifiants,

sa notation comme SD maintient sa structure en la liant à la diachronie.
Elle est ce qui advient de la demande quand le sujet s'y évanouit [les « non sens » du discours : lapsus, oublis, witz… SD D].
Que la demande disparaisse aussi, cela va de soi, à ceci près qu'il reste la coupure [SD D ], car celle-ci reste présente

dans ce qui distingue la pulsion de la fonction organique qu'elle habite : à savoir son artifice grammatical 14,

si manifeste dans les réversions de son articulation à la source comme à l'objet (Freud là-dessus est intarissable).

[manger et être mangé,voir et être vu… Freud disingue : la source (Quelle), la poussée (Drang), le but (Ziel), et l'objet (Objekt) de la pulsion (Trieb)]
La délimitation même de la « zone érogène » [la source] que la pulsion isole du métabolisme de la fonction…

l'acte de la dévoration intéresse d'autres organes que la bouche, demandez-le au chien de Pavlov

…est le fait d'une coupure qui trouve faveur du trait anatomique d'une marge ou d'un bord :

lèvres, « enclos des dents », marge de l'anus, sillon pénien, vagin, fente palpébrale, voire cornet de l'oreille (nous évitons ici les précisions embryologiques).

L'érogénéité respiratoire est mal étudiée, mais c'est évidemment par le spasme qu'elle entre en jeu.
Observons que ce trait de la coupure n'est pas moins évidemment prévalent dans l'objet que décrit la théorie analytique : mamelon, scybale, phallus (objet imaginaire), flot urinaire. Liste impensable, si l'on n'y ajoute avec nous, le phonème, le regard, la voix, le rien.
Car ne voit-on pas que le trait « partiel »…

à juste titre souligné dans les objets [« objets partiels » : sein, scybale, regard, voix]

…ne s'applique pas à ce qu'ils soient partie d'un objet total qui serait le corps,

mais à ce qu'ils ne représentent que partialement la fonction qui les produit.
[818] Un trait commun à ces objets dans notre élaboration : ils n'ont pas d'image spéculaire, autrement dit d'altérité 15.

[ces objets imaginaires manquent de l’altérité qui leur permettrait d’être reflétés par un miroir  ils n’ont pas d’image spéculaire]
C'est ce qui leur permet d'être « l'étoffe » ou pour mieux dire « la doublure »…

sans en être pour autant l'envers

…du sujet même qu'on prend pour le sujet de la conscience.
Car ce sujet qui croit pouvoir accéder à lui-même à se désigner dans l'énoncé, n'est rien d'autre qu'un tel objet.

Interrogez l'angoissé de la page blanche, il vous dira qui est l'étron de son fantasme.
C'est à cet objet [a] insaisissable au miroir que l'image spéculaire donne son habillement [i’(a), image virtuelle de i(a), image réelle].

Proie saisie aux rets de l'ombre, et qui volée de son volume gonflant l'ombre, retend le leurre fatigué de celle-ci, d'un air de proie.

[l’image spéculaire (i’(a) : l’ombre) ne retient pas a (« proie saisie aux rets de l’ombre »)dont la béance (col du vase) retend le leurre (sollicite l’imaginaire)]
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\5.jpg
Ce que le graphe nous propose maintenant se situe au point où toute chaîne signifiante s'honore à boucler

sa signification [s(A) pour l’étage « énoncé conscient », S(A) pour l’étage supérieur : « énonciation inconsciente »].

S'il faut attendre un tel effet de l'énonciation inconsciente, c'est ici en S(A), et le lire :

signifiant d'un manque dans l'Autre, inhérent à sa fonction même d'être le trésor du signifiant.
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\15.jpg
Ceci pour autant que l'Autre est requis de répondre de la valeur de ce trésor (« Ché vuoi ? »), c'est-à-dire de répondre, certes de sa place dans la chaîne inférieure [s(A)↔A] mais dans les signifiants constituants de la chaîne supérieure [S(A)↔ SD], autrement dit en termes de pulsion [dans la chaîne supérieure : (SD) homologue de (A)].

[l’Autre est recquis de répondre de la valeur de ces « trébuchements » dans la chaîne inférieure : lapsus, élisions, witz…, de leur valeur en termes pulsionnels : « qu’est-ce que tu veux, qu’est-ce que ça vaut ? »]
Le manque dont il s'agit est bien ce que nous avons déjà formulé : qu'il n'y ait pas d'Autre de l'Autre.

[(SD) dans la chaîne supérieure, est l’ homologue du (A) de la chaîne inférieure mais n’en est pas le garant. Il n’est pas l’Autre de l’Autre 

et ne peut pas garantir que le sujet - en s’engageant dans la parole - ne sera pas dupé dans sa jouissance : le système pulsionnel ne peut faire qu’avec ce qu’il a,

et son « message » : S(A), signifie qu’il y a un manque dans l’Autre, il y manque un signifiant.]
Mais ce trait du Sans-Foi de la vérité, est-ce bien là le dernier mot qui vaille à donner, à la question « Que me veut l'Autre ? »,

sa réponse, quand nous - analystes - en sommes le porte-parole ? Sûrement pas !

[qu’il n’y ait pas de garant universel de la vérité, que la vérité de chaque sujet ne soit que locale et se situe dans sa parole, ne peut être la réponse de l’analyste.

(Cf. « La vérité a structure de fiction » et « Moi la vérité, je parle. » : La chose freudienne in Écrits, p.409)]
Et justement en ce que notre office n'a rien de doctrinal. Nous n'avons à répondre d'aucune vérité dernière, spécialement ni pour ni contre aucune religion. C'est beaucoup déjà qu'ici nous devions placer dans le mythe freudien, le Père mort [Cf. Totem et tabou]. Mais un mythe ne se suffit pas de ne supporter aucun rite,

et la psychanalyse n'est pas le rite de l'Œdipe… Remarque à développer plus tard.
Sans doute le cadavre est-il bien un signifiant, mais le tombeau de MOÏSE est aussi vide pour FREUD

que celui du CHRIST pour HEGEL. ABRAHAM, à aucun d'eux n'a livré son mystère.
[819] Pour nous, nous partirons de ce que le sigle S(A) articule, d'être d'abord un signifiant. Notre définition

du signifiant (il n'y en a pas d'autre) est : un signifiant [S2], c'est ce qui représente le sujet [S] pour un autre signifiant [S1, absent].
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s17\32.jpg
Ce signifiant [S1ou S(A)] sera donc le signifiant pour quoi tous les autres signifiants [S2] représentent le sujet [S] :

c'est dire que faute de ce signifiant, tous les autres ne représenteraient rien. Puisque rien n'est représenté que « pour ».
Or la batterie des signifiants, en tant qu'elle est, étant par là même complète, ce signifiant ne peut être qu'un trait qui se trace de son cercle sans pouvoir y être compté. Symbolisable par l'inhérence d'un (-1) à l'ensemble des signifiants.

[S: trait unaire du cercle, du zéro comme premier 1 et qui fonde tous les suivants (cf. Frege), ce premier 1 est affecté du signe négatif, comme manquant]
Il est comme tel imprononçable, mais non pas son opération, car elle est ce qui se produit chaque fois

qu'un nom propre est prononcé. Son énoncé s'égale à sa signification [le nom propre n’a aucun sens, que sa signification].
D'où résulte qu'à calculer celle-ci, selon l'algèbre dont nous faisons usage, à savoir :
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\subversion du sujet\8.bmp
[S/s = s S = s2, avec S = -1 → s = -1 ]
C'est ce qui manque au sujet pour se penser épuisé par son cogito, à savoir ce qu'il est d'impensable.
Mais d'où provient cet être qui apparaît en quelque sorte en défaut dans la mer des noms propres ?
Nous ne pouvons le demander à ce sujet en tant que  « Je ». Pour le savoir il lui manque tout,

puisque si ce sujet - moi - j'étais mort, nous l'avons dit, il ne le saurait pas [Cf. supra : rêve « du père mort »].

Qu'il ne me sait donc pas vivant. Comment donc me le prouverai-je ?
Car je puis à la rigueur prouver à l'Autre qu'il existe, non bien sûr avec les preuves de l'existence de Dieu

dont les siècles le tuent, mais en l'aimant, solution apportée par le kérygme chrétien.
C'est au reste une solution trop précaire pour que nous songions même à y fonder un détour

pour ce qui est notre problème, à savoir : « Que suis-je ? ».
Je suis à la place d'où se vocifère [pulsion invocante] que « L'univers est un défaut dans la pureté du Non-Être » [Paul Valéry].

Et ceci non pas sans raison, car à se garder, cette place fait languir l'Être lui-même. Elle s'appelle la Jouissance, et c'est elle dont le défaut rendrait vain l'univers. [l’univers n’est consistant qu’à exclure sa limite (ex-sistence),

mais il nécessite une forme de jouissance limitée (jouissance phallique), sans laquelle la vie humaine serait vaine]
En ai-je donc la charge ? - Oui sans doute.

Cette jouissance dont [820] le manque fait l'Autre inconsistant, est-elle donc la mienne ?
L'expérience prouve qu'elle m'est ordinairement interdite, et ceci non pas seulement - comme le croiraient

les imbéciles - par un mauvais arrangement de la société, mais je dirais par la faute de l'Autre s'il existait : l'Autre n'existant pas, il ne me reste qu'à prendre la faute sur « Je », c'est-à-dire à croire à ce à quoi l'expérience nous conduit tous - FREUD en tête - : au péché originel.
Car si même nous n'en avions de FREUD l'aveu exprès autant que navré, il resterait que le mythe - dernier-né dans l'histoire - que nous devons à sa plume, ne peut servir à rien de plus que celui de la pomme maudite,

à ceci près - qui ne vient pas à son actif de mythe - que plus succinct, il est sensiblement moins crétinisant.
Mais ce qui n'est pas un mythe et que FREUD a formulé pourtant aussitôt que l'Œdipe, c'est le complexe de castration.

Nous trouvons dans ce complexe le ressort majeur de la subversion même que nous tentons ici d'articuler

avec sa dialectique. Car proprement inconnu jusqu'à FREUD, qui l'introduit dans la formation du désir,

le complexe de castration ne peut plus être ignoré d'aucune pensée sur le sujet.
Dans la psychanalyse sans doute.

Mais, bien loin qu'on ait tenté de l'articuler plus avant, c'est très précisément à ne pas s'en expliquer qu'on s'est employé. C'est pourquoi ce grand corps, tout semblable à un SAMSON, est réduit à tourner la meule pour les Philistins de la psychologie générale [Livre des Juges, § XVI].
Assurément il y a là ce qu'on appelle « un os »16.
Pour être justement ce qu'on avance ici : structural du sujet, il y constitue essentiellement cette marge

que toute pensée a évitée, sautée, contournée ou bouchée chaque fois qu'elle réussit apparemment

à se soutenir d'un cercle : qu'elle soit dialectique ou mathématique.

C'est pourquoi nous menons volontiers ceux qui nous suivent sur les lieux où la logique se déconcerte de la disjonction qui éclate de l'imaginaire au symbolique, non pour nous complaire aux paradoxes qui s'y engendrent, ni à aucune prétendue crise de la pensée, mais pour ramener bien au contraire leur faux-brillant à la béance qu'ils désignent, toujours pour nous très simplement édifiante, et surtout pour essayer d'y forger la méthode d'une sorte de calcul dont l'inappropriation [Cf.théorème de Godel et les 4 formes de l’impossible] comme telle ferait tomber le secret.
Tel ce fantôme de la cause, que nous avons poursuivi dans la [
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