Traduction de l’Allemand par le Dr. S. Jankélévitch en 1920 revue par l’auteur








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Sigmund FREUD (1920)


“ Au-delà du
principe de plaisir ”

Traduction de l’Allemand par le Dr. S. Jankélévitch en 1920
revue par l’auteur.

Un document produit en version numérique par Gemma Paquet, bénévole,

professeure à la retraite du Cégep de Chicoutimi

Courriel: mgpaquet@videotron.ca
dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"

fondée dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm




Cette édition électronique a été réalisée par Gemma Paquet, bénévole, professeure à la retraite du Cégep de Chicoutimi à partir de :


Sigmund Freud (1920)
“ Au-delà du principe de plaisir ”

Une édition numériques réalisée à partir de l’essai “ Au-delà du principe de plaisir ” publié dans l’ouvrage Essais de psychanalyse. Traduction de l’Allemand par le Dr. S. Jankélévitch en 1920, revue par l’auteur. Réimpression : Paris : Éditions Payot, 1968, (pp. 7 à 82), 280 pages. Collection : Petite bibliothèque Payot, n˚ 44. Traduction précédemment publiée dans la Bibliothèque scientifique des Éditions Payot.


Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times, 12 points.

Pour les citations : Times 10 points.

Pour les notes de bas de page : Times, 10 points.

Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format

LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)
Édition complétée le 6 octobre 2002 à Chicoutimi, Québec.



Table des matières
“ Au-delà du principe du plaisir 
1. Le principe du plaisir

2. Principe du plaisir et névrose traumatique. Principe du plaisir et jeux d'enfants

3. Principe du plaisir et transfert affectif

4. Les mécanismes de défense contre les excitations extérieures et leur échec. La tendance a la répétition

5. La contrainte de répétition, obstacle au principe du plaisir

6. Dualisme des instincts. Instincts de vie et instincts de mort

7. Principe du plaisir et instincts de mort

SIGMUND FREUD

Né à Freiberg (Moravie) en 1856, autrichien de nationalité, Sigmund FREUD est mort émigré à Londres, en 1939.
Créateur de la science psychanalytique, il est l'auteur d'une, œuvre monu­mentale, qui constitue l'un des événements les plus importants qu'ait eu à enregistrer l'histoire des sciences de l'esprit.
Ce livre contient les Essais de psychanalyse parmi les plus marquants que Freud ait écrits et nous révèle les principaux jalons de sa pensée et de sa méthode.
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sigmund freud


essais de psychanalyse

petite bibliothèque payot, n° 44.


Cet ouvrage, traduit par le Dr S. Jankélévitch, a été précédemment publié dans la « Bibliothèque Scientifique » des Éditions Payot, Paris.

Celle nouvelle édition des « Essais de Psychanalyse » de FREUD repro­duit le texte déjà traduit une première fois en langue française, avec une fidélité que n'altère pas et au contraire affirme une mise à jour terminolo­gique, conforme à l'usage des termes que les psychanalystes français ont adopté.

Cet essai condense les aspects de la « contrainte de répétition », phéno­mène qui se situe au-delà du principe du plaisir, mais ne le nie pas, observé dans les confins du Psychique et du Biologique.


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Au-delà
du principe du plaisir


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Au-delà du principe du plaisir

1
Le principe du plaisir

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La théorie psychanalytique admet sans réserves que l'évolution des pro­cessus psychiques est régie par le principe du plaisir. Autrement dit, nous croyons, en tant que psychanalystes, qu'elle est déclenchée chaque fois par une tension désagréable ou pénible et qu'elle s'effectue de façon à aboutir à une diminution de cette tension, c'est-à-dire à la substitution d'un état agréable à un état pénible. Cela équivaut à dire que nous introduisons, dans la consi­dération des processus psychiques que nous étudions, le point de vue écono­mique, et nous pensons qu'une description qui tient compte, en même temps que du côté topique et dynamique des processus psychiques, du facteur économique, représente la description la plus complète à laquelle nous puis­sions prétendre actuellement et mérite d'être qualifiée de méta­psychologique.
Peu nous importe de savoir si, en établissant le principe du plaisir, nous nous rapprochons de tel ou tel système philosophique déterminé, consacré par l'histoire.
C'est en cherchant à décrire et à expliquer les faits de notre observation journalière que nous en arrivons à formuler de pareilles hypothèses spécula­tives. Nous ne visons, dans notre travail psychanalytique, ni à la priorité ni à l'originalité et, d'autre part, les raisons qui nous incitent à poser le principe en question sont tellement évidentes qu'il n'est guère possible de ne pas les apercevoir. Nous dirons cependant que nous ne marchanderions pas notre gratitude à toute théorie philosophique ou psychologique qui saurait nous dire ce que signifient exactement les sensations de plaisir et de déplaisir qui exer­cent sur nous une action si impérative. Il s'agit là de la région la plus obscure et la plus inaccessible de la vie psychique et, comme nous ne pouvons pas nous soustraire à son appel, nous pensons que ce que nous pouvons faire de mieux, c'est de formuler à son sujet une hypothèse aussi vague et générale que possible. Aussi nous sommes-nous décidés à établir entre le plaisir et le déplaisir, d'une part, la quantité d'énergie (non liée) que comporte la vie psy­chique, d'autre part, certains rapports, en admettant que le déplaisir corres­pond à une augmentation, le plaisir à une diminution de cette quantité d'éner­gie. Ces rapports, nous ne les concevons pas sous la forme d'une simple corrélation entre l'intensité des sensations et les modifications auxquelles on les rattache, et encore moins pensons-nous (car toutes nos expériences de psycho-physiologie s'y opposent) à la proportionnalité directe ; il est probable que ce qui constitue le facteur décisif de la sensation, c'est le degré de diminu­tion ou d'augmentation de la quantité d'énergie dans une fraction de temps donnée. Sous ce rapport, l'expérience pourrait nous fournir des données utiles, mais le psychanalyste doit se garder de se risquer dans ces problèmes, tant qu'il n'aura pas à sa disposition des observations certaines et définies, susceptibles de le guider.
Nous ne pouvons cependant pas demeurer indifférents devant le fait qu'un savant aussi pénétrant que G. Th. Fechner concevait le plaisir et le déplaisir d'une manière qui, dans ses traits essentiels, se rapproche de celle qui se déga­ge de nos recherches psychanalytiques. Dans son opuscule : Einige Ideen zur Schöpfungs- und Entwicklungsgeschichte der Organismen (1873, Section XI, appendice, p. 94) il a formulé sa conception de la manière suivante : « Étant donné que les impulsions conscientes sont toujours accompagnées de plaisir ou de déplaisir, nous pouvons fort bien admettre qu'il existe également des rapports psycho-physiques entre le plaisir et le déplaisir, d'une part, et des états de stabilité et d'instabilité, d'autre part, et nous prévaloir de ces rapports en faveur de l'hypothèse que nous développerons ailleurs, à savoir que tout mouvement psychophysique dépassant le seuil de la conscience est accompa­gné de plaisir pour autant qu'il se rapproche de la stabilité complète, au-delà d'une certaine limite, et est accompagné de déplaisir pour autant qu'il se rap­pro­che de l'instabilité complète, toujours au-delà d'une certaine limite, une certaine zone d'indifférence esthésique existant entre les deux limites, qui peuvent être considérées comme les seuls qualificatifs du plaisir et du déplaisir... »
Les faits qui nous font assigner au principe du plaisir un rôle dominant dans la vie psychique trouvent leur expression dans l'hypothèse d'après laquelle l'appareil psychique aurait une tendance à maintenir à un étiage aussi bas que possible ou, tout au moins, à un niveau aussi constant que possible la quantité d'excitation qu'il contient. C'est le principe du plaisir formulé dans des termes un peu différents, car, si l'appareil psychique cherche à maintenir sa quantité d'excitation à un niveau aussi bas que possible, il en résulte que tout ce qui est susceptible d'augmenter cette quantité ne peut être éprouvé que comme anti-fonctionnel, c'est-à-dire comme une sensation désagréable. Le principe du plaisir se laisse ainsi déduire du principe de la constance ; en réalité, le principe de la constance lui-même nous a été révélé par les faits mê­mes qui nous ont imposé le principe du plaisir. La discussion ultérieure nous montrera que la tendance de l'appareil psychique, dont il s'agit ici, représente un cas spécial du principe de Fechner, c'est-à-dire de la tendance à la stabilité à laquelle il rattache les sensations de plaisir et de déplaisir.
Mais est-il bien exact de parler du rôle prédominant du principe du plaisir dans l'évolution des processus psychiques? S'il en était ainsi, l'énorme majo­rité de nos processus psychiques devraient être accompagnés de plaisir ou conduire au plaisir, alors que la plupart de nos expériences sont en contra­dic­tion flagrante avec cette conclusion. Aussi sommes-nous obligés d'admettre qu'une forte tendance à se conformer au principe du plaisir est inhérente à l'âme, mais que certaines forces et circonstances s'opposent à cette tendance, si bien que le résultat final peut bien n'être pas toujours conforme au principe du plaisir. Voici ce que dit à ce propos Fechner 1 : « Mais la tendance au but ne signifie pas toujours la réalisation du but, cette réalisation ne pouvant, en général, s'opérer que par des approximations. » En abordant la question de savoir quelles sont les circonstances susceptibles d'empêcher la réalisation du principe du plaisir, nous nous retrouvons sur un terrain sûr et connu et pouvons faire un large appel à nos expériences psychanalytiques.
Le premier obstacle auquel se heurte le principe du plaisir nous est connu depuis longtemps comme un obstacle pour ainsi dire normal et régulier. Nous savons notamment que notre appareil psychique cherche tout naturellement, et en vertu de sa constitution même, à se conformer au principe du plaisir, mais qu'en présence des difficultés ayant leur source dans le monde extérieur, son affirmation pure et simple, et en toutes circonstances, se révèle comme impos­sible, comme dangereuse même pour la conservation de l'organisme. sous l'influence de l'instinct de conservation du moi, le principe du plaisir s'efface et cède la place au principe de la réalité qui fait que, sans renoncer au but final que constitue le plaisir, nous consentons à en différer la réalisation, à ne pas profiter de certaines possibilités qui s'offrent à nous de hâter celle-ci, à sup­porter même, à la faveur du long détour que nous empruntons pour arriver au plaisir, un déplaisir momentané. Les impulsions sexuelles cependant, plus difficilement « éducables », continuent encore pendant longtemps à se confor­mer uniquement au principe du plaisir, et il arrive souvent que celui-ci, se manifestant d'une façon exclusive soit dans la vie sexuelle, soit dans le moi lui-même, finit par l'emporter totalement sur le principe de la réalité, et cela pour le plus grand dommage de l'organisme tout entier.
Il est cependant incontestable que la substitution du principe de la réalité au principe du plaisir n'explique qu'une petite partie de nos sensations péni­bles et seulement les sensations les moins intenses. Une autre source, non moins régulière, de sensations désagréables et pénibles est représentée par les conflits et les divisions qui se produisent dans la vie psychique, à l'époque où le moi accomplit son évolution vers des organisations plus élevées et plus cohérentes. On peut dire que presque toute l'énergie dont dispose l'appareil psy­chique provient des impulsions qui lui sont congénitalement inhérentes, mais il n'est pas donné à toutes ces impulsions d'atteindre le même degré d'évo­lution. Il se trouve, au cours de celle-ci, que certaines impulsions ou certains côtés de certaines impulsions se montrent incompatibles, quant à leurs fins et à leurs tendances, avec les autres, c'est-à-dire avec celles dont la réunion, la synthèse doit former la personnalité complète, achevée. À la faveur du refoulement, ces tendances se trouvent éliminées de l'ensemble, ne sont pas admises à participer à la synthèse, sont maintenues à des niveaux inférieurs de l'évolution psychique, se voient tout d'abord refuser toute possi­bilité de satisfaction. Mais elles réussissent quelquefois (et c'est le plus souvent le cas des impulsions sexuelles refoulées) à obtenir malgré tout une satisfaction, soit directe, soit substitutive : il arrive alors que cette éventualité qui, dans d'autres circonstances, serait une source de plaisir, devient pour l'or­ganisme une source de déplaisirs. A la suite de l'ancien conflit qui avait abouti au refoulement, le principe du plaisir cherche à s'affirmer de nouveau par des voies détournées, pendant que certaines impulsions s'efforcent précisément à le faire triompher à leur profit, en attirant vers elles la plus grande somme de plaisir possible. Les détails du processus à la faveur duquel le refoulement transforme une possibilité de plaisir en une source de déplaisir ne sont pas encore bien compris ou ne se laissent pas encore décrire avec une clarté suffi­sante, mais il est certain que toute sensation de déplaisir, de nature névrotique, n'est au fond qu'un plaisir qui n'est pas éprouvé comme tel.
Nous sommes loin d'avoir épuisé toutes les sources de la plupart de nos expériences psychiques désagréables ou pénibles, mais s'il en existe d'autres, nous pouvons, non sans quelque apparence de raison, admettre que leur existence n'infirme en rien la prédominance du principe du plaisir. La plupart des sensations pénibles que nous éprouvons sont occasionnées, en effet, soit par la pression exercée par des impulsions insatisfaites, soit par des facteurs extérieurs, qui tantôt éveillent en nous des sensations désagréables en soi, tantôt font surgir dans notre appareil psychique des attentes pénibles, une sensation de « danger ». La réaction à cette pression des impulsions insatis­faites et à ces menaces de danger, réaction par laquelle s'exprime l'activité propre de l'appareil psychique, peut fort bien s'effectuer sous l'influence du principe du plaisir, soit tel quel, soit modifié par le principe de la réalité. Il ne semble donc pas nécessaire d'admettre une nouvelle limitation du principe du plaisir, et cependant l'examen des réactions psychiques au danger extérieur est de nature à nous fournir de nouveaux matériaux et de nous révéler de nou­velles manières de poser des questions, en rapport avec le problème qui nous intéresse.

Au-delà du principe du plaisir
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