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2. INTRODUCTION




« Nous savons tous que l’Afrique n’a pratiquement pas contribué au réchauffement planétaire mais qu’elle est la première à en subir les conséquences les plus lourdes. En raison de la fragilité de notre écosystème, les ravages du changement climatique se sont déjà fait sentir parmi nous, entrainant morts et souffrances dans tout le continent. L’Afrique paie ainsi le prix de la richesse et du bien-être créés dans les pays développés au moyen d’un développement à forte intensité de carbone. Cela est fondamentalement injuste ». Meles Zenawi, discours prononcé le 16 décembre 2009, lors de la 15e Conférence des Nations-Unies de Copenhague sur les changements climatiques.

Mais l’heure n’est pas aux pleurs. L’heure est à l’action, conformément au communiqué final de la Cop 22 qui vient de s’achever à Marrakech. Il est desormais admis de tous que le réchauffement climatique touche aujourd’hui toutes les parties du globe, y compris l’Afrique. Le Cameroun ne fait pas exception. L’une des conséquences les plus visibles est la disparition progressive du lac Tchad dont la superficie est passée de 25.000 km2 avant 1973 à seulement 2000 km2 de nos jours, menaçant la vie de milliers d’habitants répartis entre le Cameroun, le Tchad, le Nigéria et le Niger. Il faut urgemment agir. « Il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B », déclarait Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations-Unies.

Dans son rapport de 1990, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) observait une augmentation des températures de 0,5oC et une élévation du niveau des mers de 15 cm, ainsi qu’une concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) du fait de l’accroissement des activités humaines. Ces GES renforcent l’effet de serre naturel et pourraient doubler entre 2025 et 2050 si aucune mesure n’est prise. Ce qui a conduit à l’adoption en 1992 de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et son « Agenda 21 », un ensemble de 2500 recommandations d’action pour le 21e siècle.

Dans le rapport de 1995 par contre, il est clairement énoncé que l’évolution du climat depuis un siècle ne peut mieux s’expliquer qu’en tenant compte d’une influence anthropique, et que cette évolution est vraisemblablement d’origine humaine. Tout en reprenant les prévisions du rapport de 1990, ce rapport souligne des incertitudes dues à une méconnaissance des sources et puits du carbone, ainsi qu’aux réactions des nuages, des océans et des calottes polaires face au forçage radiatif provoqué par l’augmentation des GES. Ce rapport a toutefois jeté les bases de négociations du protocole de Kyoto en 1997.

Le troisième rapport de 2001 précise en effet que la décennie 1990 est la plus chaude jamais enregistrée sur la période 1860-2000. Il est complété par le rapport de 2007 beaucoup plus alarmiste, qui prévoit une hausse probable des températures de 2 à 4,5oC et une élévation du niveau des océans de 19 à 58 cm d’ici 2100. Au-delà de 2oC en effet, le réchauffement aura des conséquences négatives sur toutes les parties du globe. 20 à 30% des espèces animales et végétales risquent de disparaitre. Plus de 7 millions de personnes seront victimes des inondations chaque année, 3,2 milliards de personnes manqueront d’eau et 600 millions souffriront de la faim. Ce rapport a servi de base de négociations à la Cop 15 de Copenhague de 2009.

Dans la première partie du 5e rapport publié en septembre 2013, il est clairement énoncé que l’humain est la principale cause du réchauffement climatique observé depuis le milieu du 20e siècle, la certitude étant de 95% contre 90% en 2007. Une hausse des températures de 0,3 à 4,8oC pourra conduire à une fonte des glaciers de l’arctique et du Groenland, s’accompagnant d’une élévation du niveau des mers de 26 à 82 cm d’ici la fin du siècle. Les vagues de chaleur se produiront ainsi plus fréquemment, entrainant un disfonctionnement du cycle saisonnier, avec des régions humides qui recevront plus de pluies et les régions sèches qui en manqueront davantage.

Conscients de ces enjeux, les chefs d’états et de gouvernements ont donné un premier signal d’alerte d’une gouvernance mondiale du climat en septembre 2000. La 55e Assemblée Générale des Nations-Unies de New York ou « Sommet du Millénaire » a ainsi permis d’adopter les Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD), mettant l’accent sur trois principaux objectifs que sont : le développement durable, la protection de l’environnement et le progrès. La nouvelle donne était fixée : desormais il faut se développer dans le strict respect de l’environnement. Les Nations-Unies ont poursuivi cette dynamique en adoptant lors de l’Assemblée Générale du 25 septembre 2015, l’Agenda 2030 qui fixe 17 nouveaux Objectifs du Développement Durable (ODD). L’Objectif 7 vise en effet à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable », tandis que l’objectif 17 tend plutôt à « renforcer les moyens de mettre en œuvre le partenariat mondial pour le développement durable ».

La date du 12 décembre 2015 rentrera dans les annales de l’histoire. L’Accord de Paris a été adopté à l’unanimité des 195 états qui constituent la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, une première depuis l’échec de Copenhague en 2009. « C’est un petit marteau, mais je pense qu’il peut faire de grandes choses », déclarait Laurent Fabius, président de la Cop 21. Tout en réaffirmant l’objectif de limiter à 2oC les émissions mondiales de CO2 par rapport aux niveaux préindustriels et la necessité de poursuivre ces actions pour atteindre 1,5oC le plutôt possible, les pays développés ont confirmé leur engagement à verser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour le « Fonds Vert » d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques.

Cet Accord de Paris s’avère d’autant plus intéressant lorsqu’il reconnait officiellement que l’Afrique, et dans un sens large les 107 pays en voie de développement (PVD) n’ont pratiquement pas contribué au réchauffement planétaire actuel. Ces derniers ne sont donc liés par aucun engagement contraignant et chiffré de limitation de gaz à effet de serre, mais par de simples obligations d’inventaires nationaux de gaz à effet de serre, en vertu du « principe de responsabilité commune mais différenciée » des pays face au réchauffement planétaire. Par conséquent, les pays développés se sont engagés à verser au continent africain des compensations financières et assurer un transfert de technologies afin lui permettre de s’adapter aux effets des changements climatiques et limiter ses propres émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit entre-autre du Fonds Vert climat, du mécanisme de permis négociables, de la mise en œuvre commune (MOC) et du mécanisme de développement propre (MDP).

La Commune d’Arrondissement de Yaoundé IVe, par le dynamisme de son Maire, Madame Amougou Noma Régine, se doit de saisir les multiples opportunités que représente la « finance verte », en captant les financements innovants, tant nationaux qu’internationaux, concernant les projets de transition écologique, de développement propre, de transfert technologique, d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques. Le « PROJET OZONE » constitue ainsi une composante fondamentale de la politique camerounaise de lutte contre les changements climatiques, dans le but d’accompagner le Président Paul Biya dans son objectif de limitation de 32% des émissions nationales de CO2 d’ici 2035.

Il convient toutefois de rappeler que le but ultime de la CCNUCC et de tous les instruments juridiques connexes que la conférence des parties pourrait adopter est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la convention, les concentrations des gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Il conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d’une manière durable. C’est dans cette vision globale que s’inscrit le PROJET OZONE.



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