Raymond Robert Tremblay Professeur au cégep du Vieux-Montréal (1990)








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DEUXIÈME PARTIE




LES QUATRE ENVIRONNEMENTS



Chapitre 2 Notre milieu vital :

l'environnement naturel


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La première chose à laquelle on pense lorsqu'il est question d'environnement, c'est, à juste titre, à l'environnement naturel. Les médias ne cessent de nous informer des graves dégradations que l'environnement naturel subit sous l'effet d'interventions humaines, particulièrement en raison des polluants chimiques que les industries déversent dans l'environnement. Tous les jours nous entendons parler d'espèces animales en voie de disparition, d'écosystèmes rares et fragiles déstabilisés par le développement urbain, voire de menaces à la santé et à la vie humaine. Par ailleurs, un vif débat agite la société sur les bienfaits et les dangers de l'industrialisation et des nouvelles technologies ; partisans et adversaires des centrales nucléaires s'affrontent parfois violemment sur la place publique. D'aucuns sont aujourd'hui inquiets devant la prolifération des polluants industriels et des armes nucléaires et s'interrogent sur l'avenir que nous réservons aux générations futures. Allons-nous laisser la planète aussi belle et propre que nous l'avons trouvée ? On peut aujourd'hui en douter, et cela malgré les efforts déployés récemment en matière de dépollution et de destruction des déchets nocifs. Afin de saisir adéquatement les enjeux de ces discussions, nous devons examiner de quelle manière l'être humain dépend de son environnement naturel.
Nous vivons à une époque qui a pris en même temps conscience de la dépendance mutuelle des phénomènes naturels et de la fragilité des équilibres écologiques. Notre environnement naturel, la biosphère, n'est pas un simple objet extérieur que nous pourrions manipuler à volonté, puisque nous dépendons de lui pour notre survie comme espèce et pour le bien-être des générations à venir. L'écologisme est une philosophie sociale et politique qui préconise le respect de la nature et la réorientation de la société industrielle en fonction des intérêts écologiques à long terme de l'humanité. Si bien des gens adhèrent à cette philosophie, bien peu sont prêts à accepter les conséquences d'une prépondérance de l'écologie par rapport à l'économie. Cependant, une étude attentive de la complexité des rapports systémiques qui existent entre, d'un côté, l'humain, ses techniques et sa vie sociale et, d'un autre côté, son environnement naturel, est susceptible de mieux nous faire comprendre les actions correctives qui s'imposent et les comportements individuels et collectifs que l'on doit modifier. La science de l'écologie est à la base de cette prise de conscience. Elle est non seulement concernée par les équilibres naturels, mais aussi attentive aux interactions entre l'être humain et l'environnement naturel, spécialement aux modifications que nous lui faisons subir. Elle est la première composante de l'écologie humaine et la plus avancée.

Écosystème : l'eau, l'air, la terre, les plantes et les animaux



Un écosystème est un système naturel équilibré au sein duquel cohabitent (et normalement prospèrent) diverses espèces végétales et animales dans un certain milieu. Un marais, une forêt, un lac, une mer, une montagne, une vallée constituent autant d'écosystèmes. L'équilibre d'un écosystème repose sur la régularité de certains échanges chimiques et biologiques à l'intérieur de cycles naturels déterminés par les changements de température, les saisons, le déroulement des jours et des nuits, les marées, les pluies et autres processus cycliques naturels. Si un déséquilibre accidentel vient à se produire, alors des mécanismes naturels interviennent qui rétablissent l'équilibre.
Prenons un exemple : supposons qu'à la suite d'une chasse intensive, la population de renards d'une prairie diminue énormément. Les renards étant les principaux prédateurs des lapins, la population de lapins pourra alors augmenter considérablement. Mais la population de lapins augmentant, et les ressources végétales dont ils se nourrissent limitées, forcément ces ressources diminueront. La nourriture viendra éventuellement à manquer pour les lapins, qui mourront de faim ou bien deviendront très vulnérables aux maladies et à leurs autres prédateurs. Après quelques saisons, la population de lapins sera revenue à son niveau normal et, si l'on suppose que la chasse au renard a cessé, la population de renards augmentera à nouveau étant donné l'abondance de la nourriture (les lapins !). En fin de compte, l'équilibre initial sera rétabli.

Tous les écosystèmes sont ainsi maintenus naturellement en équilibre par les processus d'échanges entre les formes végétales et animales de vie dans les milieux d'eau, d'air, de minéraux et de terre qui composent notre planète, la biosphère. La science de l'écologie se consacre justement à l'étude détaillée de ces échanges dans les divers écosystèmes et nous montre comment ces fragiles équilibres peuvent se maintenir. Un exemple simple permet d'expliquer ce fait : les animaux respirent pour se procurer l'oxygène nécessaire à la vie de leurs cellules et rejettent dans l'atmosphère du gaz carbonique. Par ailleurs, les plantes vertes utilisent le gaz carbonique dans le processus de photosynthèse (par lequel elles tirent de l'énergie des rayons du soleil) et produisent des éléments organiques (à base de carbone) et de l'oxygène, ce même oxygène que nous respirons par la suite. De cette manière, si nous détruisions toutes les plantes (et les algues) qui existent sur la planète, nous mourrions à plus ou moins long terme par manque d'oxygène. Les plantes sont donc nécessaires à notre survie, non seulement parce qu'elles peuvent servir de nourriture, mais aussi parce qu'elles produisent de l'oxygène. Ainsi la planète entière peut-elle être considérée comme un immense écosystème.
Évidemment, l'être humain fait partie de ce fantastique écosystème que l'on appelle aussi la biosphère. Il est très important de ne pas considérer celui-ci comme étranger, c'est là l'erreur que nous avons trop longtemps commise. Comme tous les êtres vivants, l'être humain est dépendant du maintien de l'équilibre de son milieu vital. Ainsi, toute atteinte à la chaîne alimentaire par une forme ou l'autre de pollution finit par se répercuter sur la santé de l'humain, étant donné qu'il se nourrit des plantes et des animaux que la pollution affecte en premier lieu. Notre écosystème est ainsi fait que même une transformation en apparence anodine de notre environnement peut avoir des conséquences lointaines et indirectes très néfastes pour nous ou nos descendants. La biosphère est un système complexe et délicat où tous les éléments, même les plus modestes, jouent un rôle essentiel dans l'équilibre de l'ensemble.





L'environnement naturel est évoqué ici par quelques termes qui définissent notre premier milieu de vie. Nous dépendons du soleil, en particulier de sa constance énergétique, et de la stabilité de l'orbite terrestre autour de lui. Puis nous dépendons de notre planète avec toute sa richesse en air, en eau et en minéraux, avec tous ses climats et ses divers microcosmes : les océans et les déserts, les montagnes et les bois, les prairies et les plaines. Nous cohabitons sur cette planète colorée et multiforme avec les micro-organismes, les plantes et les animaux, et nous entretenons avec eux divers rapports qui vont de l'indifférence à la symbiose, de l'adversité à la coopération, de l'exploitation à la destruction pure et simple.
On suppose avec raison qu'à l'origine, l'être humain vivait en harmonie avec son environnement naturel, comme en témoigne l'attitude très respectueuse (et écologique !) que les traditions amérindiennes véhiculent depuis des temps immémoriaux. S'il réussissait à survivre et à prospérer dans un monde souvent dur, voire inhospitalier, c'est qu'il avait développé diverses techniques de travail (de chasse, de pêche, de cueillette et enfin d'agriculture) qui lui assuraient un bien-être relatif. Pendant longtemps nos ancêtres ont dû composer avec des prédateurs féroces, des maladies infectieuses sans merci et un environnement pauvre dans lequel la compétition était impitoyable. Puis graduellement, par les progrès de l'agriculture, de l'élevage, de la technique, de la médecine, des sciences, l'être humain en est venu à modifier puis à dominer cet environnement naturel, jusqu'à le soumettre complètement (du moins l'a-t-il pensé).
Cette domination s'est fait sentir particulièrement à partir du XVIIe siècle. À cette époque, des philosophes éminents appelaient à la domination sur la nature. René Descartes écrit dans son Discours de la méthode que la science a pour but de rendre l'être humain « comme maître et possesseur de la nature ». Avant lui, Francis Bacon exhortait le scientifique à contraindre la nature à lui livrer son secret, à le lui arracher de force. Nous y avons si bien réussi qu'aujourd'hui la nature est méconnaissable : il n'y a plus un seul mètre carré de terre qui n'ait subi l'intervention humaine. Pour la plupart, nous vivons maintenant dans un milieu totalement artificiel qui n'a plus rien à voir avec ce qu'était notre milieu de vie il y a à peine cinquante ans ! Ainsi avons-nous joué aux apprentis sorciers sans nous soucier des conséquences que ces transformations auraient sur notre biosphère.
Encore de nos jours, l'être humain adopte cette attitude et continue à exploiter son environnement naturel, dont il tire ses moyens de subsistance et ses matières premières. Mais il intervient par la médiation d'outils, de machines et de techniques, par le biais de toute une industrie et d'une technologie de plus en plus puissante, modifiant l'environnement naturel de manière de plus en plus efficace. D'une part, l'humain lui-même subit directement (il vit dans un monde technique) et indirectement (par la modification de son environnement naturel) les contrecoups de ces transformations. Pour mieux mesurer les conséquences de celles-ci, nous devons maintenant nous interroger sur leur nature et sur leur ampleur.

Les transformations de l'environnement naturel : villes et campagnes



Depuis qu'il existe, l'homo sapiens 1 a aussi été un homo faber. Il a constamment agi sur l'environnement naturel pour le transformer. On a souvent dit que c'était sa main qui représentait son atout le plus puissant. Organe polyvalent, la main permet de saisir les outils qu'elle fabrique et qui lui permettront ensuite de construire des machines de plus en plus perfectionnées et performantes. Qu'on pense simplement à l'évolution des moyens de transports : quel chemin a été franchi du canot au transatlantique, du cheval à l'automobile, des plans de véhicules volants que dessinait Léonard de Vinci aux avions supersoniques ! L'être humain en est ainsi venu à transformer son environnement : de la caverne à la tente, de la cabane à la maison et jusqu'aux gratte-ciel, nous avons modifié non seulement notre demeure et nos lieux de travail, mais aussi nos comportements et nos habitudes.
La nature vierge est devenue une campagne, c'est-à-dire une nature apprivoisée, quadrillée, utilisée de manière plus ou moins systématique. Déjà dans le concept de campagne, on remarque une évolution importante en regard des rapports immédiats que l'être humain entretenait auparavant avec son environnement. Il n'est plus dans une forêt qui le domine, mais sur une terre qui lui appartient et dont il fait ce que bon lui semble. Bientôt viennent le village de campagne et le village maritime qui sont plus que de simples regroupements d'habitations ; ce sont aussi des lieux d'échanges, de commerce, de réunions et de discussions. Déjà on peut parler d'un environnement humain, au sens où cet environnement est conçu pour répondre d'abord à des besoins humains. Puis le village grossit avec les progrès de l'agriculture, des pêches, du commerce, de la navigation ou des conquêtes militaires et devient une ville.
La ville est un milieu de vie essentiellement artificiel, conçu et ordonné autour des besoins sociaux plutôt qu'autour des besoins naturels. L'environnement urbain possède beaucoup d'avantages. Le regroupement d'un grand nombre d'humains de diverses qualifications permet d'obtenir aisément de nombreux services. La ville moderne dispose de bien des services qui facilitent les tâches de la vie quotidienne. Les centres d'achats, les garderies et les écoles, les centres de loisirs, les bibliothèques, les musées et les cinémas, les garages et le métro : toute une kyrielle de services sont offerts aux habitants. De plus, la ville est un centre d'échanges commerciaux, un carrefour de déplacements (port, gares et aéroport), un lieu d'intérêts et donc d'affluence où bien souvent les ethnies et les cultures se rencontrent et s'influencent, contribuant ainsi à un enrichissement mutuel.
Mais la ville est aussi un milieu totalement artificiel que bien des personnes trouvent difficile à supporter. En effet, l'environnement urbain ne conserve plus grand-chose de la nature originelle. La ville, c'est également les interminables corridors de béton, les édifices froids, les usines, la pollution, les embouteillages, les foules indifférentes ou même inhospitalières. L'environnement urbain souffre de nombreux troubles sociaux : la criminalité, l'accès facile aux drogues, le problème des sans-abri, l'abandon des personnes âgées dans les centres d'accueil, la solitude et la pauvreté. L'ensemble de la population subit un stress négatif constant dû a une surstimulation continuelle et aux dures exigences de la vie urbaine. Souvent on dit qu'en ville tout va trop vite : il y a toujours quelque chose à faire et puis il faut se dépêcher. Les personnes handicapées, les malades mentaux, les jeunes enfants, les personnes âgées, ou tout simplement les personnes qui fonctionnent à un rythme plus lent, sont défavorisés par l'environnement urbain à bien des égards : ils ne peuvent pas suivre le mouvement effréné de la majorité des gens.
Excitante, stimulante et riche, la ville est aussi un milieu « contre nature » très éprouvant qui plonge les êtres humains dans une ambiance d'artificialité et d'exigences sociales toujours plus élevées. C'est un lieu de fermentation pour bien des troubles sociaux et, par rapport à la nature ambiante, un facteur de pollution industrielle et domestique et de destruction de l'écosystème.

Surexploitation et dégradation de l'environnement naturel



Tous les écologistes le disent, les gouvernements l'admettent, la population dans son ensemble en est saisie : notre environnement naturel subit une dégradation accélérée et dans bien des cas irréversible. Le lac Michigan n'est plus qu'une soupe chimique d'où la plupart des espèces vivantes sont disparues. Les pluies acides (qui découlent de la pollution de l'atmosphère par les industries et les automobiles) menacent nos forêts, nos érablières et nos lacs dont le fragile équilibre est perturbé. Les accidents environnementaux, comme la catastrophe du Bhopal en Inde, font des milliers de morts et de blessés. Le taux de cancer augmente à proximité des centrales nucléaires. Les savants nous parlent du réchauffement graduel de la planète (causé par les poussières industrielles et autres polluants rejetés dans l'atmosphère) et d'un « effet de serre » qui ferait fondre les glaciers, s'étendre les déserts et monter le niveau des eaux jusqu'à engloutir des villes ; l'effet de serre rendrait alors de riches milieux naturels invivables pour les espèces qui y habitent présentement.
De plus, notre environnement naturel est exploité au-delà de ses capacités de récupération. Certes, les ressources naturelles dont nous disposons sont immenses, mais non pas illimitées. Plusieurs de nos ressources ne sont pas renouvelables : qu'on pense au pétrole, au gaz naturel, à certains minéraux. D'autres s'épuisent faute de soin : la forêt, les terres agricoles « chimifiées », plusieurs espèces de poissons et d'animaux terrestres. Nous agissons comme si nos ressources naturelles étaient inépuisables. Jusqu'au XIXe siècle, cette attitude avait peu de conséquences sur l'environnement. Mais depuis que l'industrialisation et l'urbanisation se sont généralisées, depuis que les progrès scientifiques et techniques ont augmenté considérablement notre efficacité et étendu notre domination sur la nature, il devient essentiel d'apprendre à gérer rationnellement l'exploitation de nos ressources, sans quoi nous finirons par détruire notre propre milieu vital. Nous deviendrons ainsi de plus en plus dépendants d'un environnement artificiel précaire.
Évidemment, peu nombreux sont les gens qui accepteraient de modifier leur mode de vie. Les écologistes parlent de la nécessité, et même de l'urgence, de créer une nouvelle société dite « de conservation ». Il faut bien admettre que rares sont les personnes vraiment conscientes de l'ampleur des dangers que nous courons. Plusieurs font aveuglément confiance à une technologie qui est souvent impuissante à restaurer les équilibres naturels perturbés. Les gouvernements, les entreprises et les individus ont tous leur part de responsabilité dans la situation actuelle. Mais tous sont dépendants d'un système économique productiviste où les préoccupations environnementales entraînent des frais considérables, que ce soit dans la dépollution ou dans la destruction des polluants à la source. Entre économie et écologie, conservation et développement, l'humanité fait aujourd'hui face à un très grave dilemme : ou bien nous ne faisons rien, et l'environnement naturel court à sa perte, ou bien nous intervenons vigoureusement et nous ralentissons le développement industriel et modifions nos façons de vivre et de consommer.
Bien des gouvernements sont tentés d'adopter des solutions ni chair, ni poisson, qui ne font que retarder l'échéance. Certains progrès ont été accomplis récemment dans le domaine de la conservation et de la dépollution : qu'on pense simplement à la déclaration internationale pour la réduction de la production des gaz aérosol (chlorofluorocarbones) qui menacent la couche d'ozone, laquelle nous protège des rayons nocifs du soleil (ultraviolets). Ces progrès sont en grande partie dus à la prise de conscience des dangers d'une surexploitation de l'environnement naturel par la population en général. Mais, de l'avis de nombreux experts, les mesures actuelles sont insuffisantes.

Conclusion



L'être humain est dépendant de son environnement naturel. La qualité de l'eau, de l'air, de la terre est essentielle à son bien-être. Si les progrès de l'industrie, de la technique et de l'urbanisation ont apporté beaucoup de richesses et de commodités, ils ont aussi entraîné une surexploitation et une dégradation de l'environnement naturel. En retour, cette destruction graduelle de l'environnement affecte la santé, le bien-être et l'avenir même des populations humaines. Le mode de vie urbain est de plus en plus soupçonné d'être à l'origine de nombreuses maladies liées au stress chronique et au manque d'activité physique : l'épuisement professionnel, la fragilité envers diverses infections, les maladies cardio-vasculaires. La question qui se pose est la suivante : comment peut-on conserver les acquis de la révolution industrielle et technologique tout en restaurant et en respectant l'intégrité de notre environnement naturel qui est le milieu vital de notre existence ? Pendant que la forêt amazonienne – qu'on appelle aussi le « poumon de la planète » – et ses habitants sont voués à la destruction par de grands propriétaires terriens et de pauvres paysans sans terre, la question devient d'une acuité extrême pour tous les pays du Tiers-Monde. Il leur reste seulement le choix entre le sous-développement et la destruction de leur environnement. Sombre dilemme, s'il en est !
Déjà les Anciens (les philosophes de l'Antiquité grecque) nous enjoignaient de vivre en harmonie avec la nature, d'accorder nos vies avec les grands rythmes cosmiques. Aristote recommande de maintenir un juste équilibre entre la gymnastique et la philosophie, comme il doit exister un équilibre entre la terre et le ciel. Épicure nous demande de vivre près de la nature et de respecter ses lois. Bien près de cette mentalité, les Amérindiens ont toujours vécu en harmonie avec leur environnement naturel ; leurs religions manifestaient le plus grand respect pour la terre, la rivière, la montagne et même pour les animaux qu'ils ne tuaient jamais gratuitement. Ils ne se considéraient pas comme les propriétaires, mais comme les gardiens de la nature, de la « terre sacrée ».
Bien sûr, ces civilisations n'avaient pas atteint le degré d'évolution économique et technique qui est le nôtre. Nos moyens sont bien plus puissants. C'est pourquoi notre responsabilité est d'autant plus grande. Il ne saurait être question de revenir en arrière ; cela n'est ni possible, ni désirable. Mais peut-on trouver un point d'équilibre entre le progrès et le respect de la nature ?

Sujets de réflexion



1. Évaluez la phrase suivante : « La destruction de l'environnement est une conséquence inévitable du progrès économique. »
2. Dites quels sont selon vous les avantages et les inconvénients de la vie urbaine.
3 Comment la technologie transforme-t-elle les relations de l'être humain avec son environnement naturel ?
4. Il est bien facile de dire qu'on doit résoudre le dilemme du progrès et du respect de l'environnement, mais il est certain qu'on ne trouvera pas rapidement de solution globale et définitive à ce problème. Si des changements surviennent, ils seront graduels. En conséquence, quelles sont les mesures environnementales qui vous semblent les plus urgentes et quels problèmes spécifiques permettraient-elles de résoudre ?
5. Peut-on trouver un point d'équilibre entre le progrès et le respect de la nature ?
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