Raymond Robert Tremblay Professeur au cégep du Vieux-Montréal (1990)








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QUATRIÈME PARTIE




CONCLUSIONS



Chapitre 11 L'autonomie des

systèmes humains


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L'idéologie, le savoir, la science contribuent de manière importante aux rapports que l'être humain entretient avec ses environnements. Ils font eux-mêmes partie de son environnement culturel. Pensons simplement aux bouleversements qu'une innovation technique, une découverte scientifique ou un mouvement idéologique peuvent amener dans nos vies. C'est que l'être humain est lié à son milieu par divers canaux qui correspondent aux divers environnements qui le composent. Mais on peut se demander si la présentation très générale et évidemment incomplète que nous avons faite des rapports entre l'être humain et ses divers environnements nous permet d'avancer quelques hypothèses générales en ce qui concerne les questions d'équilibres et de déséquilibres dans les rapports entre l'être humain et son milieu. Tel est à notre avis le cas, mais cette possibilité dépend entièrement de la cohérence et de la validité de l'approche systémiste que nous avons adoptée comme cadre général de travail. C'est donc à partir de là que nous pourrons faire un bilan qui posera les bases d'une conclusion sur ce point.

Un monde de systèmes



Les sciences humaines ont été dominées par les concepts de fonction, de structure et d'instance, de dialectique, de comportement et d'interaction ; ainsi a-t-on vu se propager des doctrines – le fonctionnalisme, le structuralisme, le marxisme, le behaviorisme et l'interactionnisme, pour n'en nommer que quelques-unes – dont le défaut commun fut d'hypostasier un moment de l'analyse, de faire de son concept principal une panacée et d'y arrêter le mouvement de la recherche. Nous aimerions montrer succinctement pourquoi le systémisme (ou théorie générale des systèmes 1) n'est pas de même nature, et comment le concept de système intègre tous les autres dans une vision unitaire de l'objet général et abstrait de la science. Nous pouvons concevoir le monde dans lequel nous vivons comme étant peuplé de systèmes qui s'échangent : matières, énergies et informations, sans pour cela nous engager dans quelque thèse que ce soit concernant les caractéristiques générales de ce monde. Il se peut que le système du monde nous échappe totalement, mais cela est sans importance pour qui assume le fait que toute connaissance a un caractère local, limité, partiel. Ainsi, selon le systémisme, tous les intrants et tous les extrants de tous les systèmes possibles prendront l'une de ces trois formes : matière, énergie ou information. Analyser l'activité d'un système et ses échanges avec son environnement consiste donc, entre autres, à chercher à connaître quelles sont les matières, les formes d'énergie et les flux d'information qui l'alimentent ou qu'il produit. On voit aisément que ce qui importe pour le systémisme, plus que les systèmes eux-mêmes, ce sont leurs interactions et les processus dans lesquels ils sont inscrits. Les êtres humains sont alors conçus comme étant des lieux de transit de divers flux matériels, énergétiques et informationnels.
Le vocabulaire systémiste vise à permettre une intégration interdisciplinaire des diverses approches scientifiques par l'usage méta-scientifique de concepts unificateurs de nature abstraite. On a reproché au systémisme d'avoir exagérément insisté sur les équilibres et la reproduction fonctionnelle des systèmes, jouant ainsi un rôle idéologique intégrateur envers les ordres établis. On lui a reproché, en particulier en sciences sociales 2, l'arbitraire des constructions produites. Partiellement justifiées 3, ces critiques n'entament nullement la fécondité de l'approche systémiste en général, puisqu'elles concernent une première application, nécessairement immature et exploratoire, de cette conception. En outre, le systémisme se présentant uniquement comme un langage schématique de représentation, contrairement à ce que plusieurs ont pensé, il n'implique aucun parti pris envers quelque conception particulière de l'être humain ou de la société. En fait, le systémisme se prête à diverses interprétations. Sa valeur repose essentiellement sur les possibilités qu'il nous donne de clarifier nos propos (en nous obligeant à schématiser et à formaliser) et d'échanger entre spécialistes de diverses disciplines en ayant recours à un vocabulaire et à des représentations similaires.
La conceptualité systémiste est extrêmement riche et polyvalente. Ses modèles sont très précis. Mais nous n'avons fait appel ici qu'aux aspects les plus généraux du systémisme en nous appuyant principalement sur ses vertus heuristiques et figuratives. Si le systémisme se développe souvent lorsqu'on cherche à découvrir des similitudes entre systèmes différents 1, notre usage a été moins ambitieux et s'est limité à clarifier, classer, distinguer les phénomènes écologiques à partir d'une compréhension systémiste des interactions entre l'être humain et son milieu. Nous sommes évidemment conscient du fait que l'essentiel du travail reste à faire. D'où le titre : « Vers une écologie humaine ». Il importe, avant de conclure, d'approfondir ce que nous appelons un système, puisque notre conception écologique de l'humain repose sur ce concept.
Un système est une entité dynamique composée d'éléments en interactions qui entretient des relations spécifiques avec son environnement. On peut imaginer autant une représentation qualitative que quantitative des systèmes ; de manière générale, dans l'état actuel des sciences humaines, la construction de modèles qualitatifs est plus fréquente et plus féconde. Nous utilisons dans notre travail le concept de système en un sens qualitatif pour désigner divers objets délimités : on parlera aussi bien de système symbolique, de système social, de système de communication ou même du sujet humain comme d'un système. La conception d'un monde de systèmes en interactions est à la fois cohérente et pratique ; elle permet de dépasser la vision purement analytique et d'éviter les écueils des généralisations abusives qui sont souvent le fait des philosophies de la totalité. Pourtant elle est pleinement compatible avec les démarches analytiques de la science.
Le physicien et philosophe Mario Bunge montre que l'histoire d'un système en tant qu'entité globale diffère de l'union des différentes histoires de ses parties. Son modèle minimal est particulièrement clarificateur. Un système est un triplet ordonné :
Sigma < C,E,S >
dans lequel (la lettre grecque sigma) représente la sommation logique des trois composantes du système (qui sont entre crochets) ; C représente la composition du système (ses éléments) ; E représente son environnement (spécifique) ; et S sa structure. L'analyse systémique se conçoit comme une étude des interactions qui existent à l'intérieur du système comme entre le système et son environnement, et comme une étude des liens entre l'environnement et l'activité du système. En particulier, il faut porter attention aux liens, connexions et couplages qui régissent cette activité et circonscrivent les éléments. Deux éléments (ou variables) sont couplés lorsqu'au moins l'un des deux agit sur l'autre.
En nous appuyant sur le travail de Bunge, nous pouvons affirmer qu'un système est une organisation relativement autonome de divers processus comportant des éléments structurés dans différentes actions fonctionnellement intégrées les unes aux autres. Tout système est limité par une frontière, et ses éléments développent des interactions entre eux et avec l'environnement. L'activité d'un système est l'ensemble des processus internes et externes qui le composent et qui manifestent son fonctionnement, sa vie ou son comportement. L'activité d'un système peut comporter des actions interprétables téléologiquement (par rapport à une fin) ou non (système automatique) ; les systèmes les plus complexes comprennent ces deux types d'actions. Une représentation systémiste est une conceptualité et une théorie, quelquefois présentées sous forme de schémas, de matrices ou de modèles, qui comprennent un objet quelconque comme un système. On doit porter attention aux opérations de gestion de l'information, particulièrement à la mémoire, aux mécanismes de pilotage du système et de computation de l'information symbolique, puisqu'il s'agit là des caractéristiques fondamentales des systèmes les plus évolués, comme l'être humain ou la société. En fait, tous les objets qui nous occupent peuvent être présentés comme des systèmes : la nature, le symbolique, l'idéologie, le sujet, les rapports sociaux, etc. Mais ce sont les systèmes les plus complexes qui concernent plus particulièrement l'écologie humaine et sociale.
La théorie systémiste est la théorie générale des systèmes et non la théorie d'un hypothétique « système général » (on retomberait alors dans l'illusion totalisante dénoncée plus haut). La théorie systémiste a pour objet l'étude comparative des propriétés générales et particulières des systèmes comme constructions catégorielles susceptibles de décrire divers objets.
Le concept de système dispose d'un degré de généralité tel qu'on peut l'appliquer à tout objet de recherche pour lequel il est possible de définir des frontières identifiables et relativement stables. Pour nous, un système est un artefact schématique de représentation conceptuelle : c'est une pure construction intellectuelle. Aussi n'admettons-nous pas la distinction que fait Bunge entre systèmes matériels et systèmes abstraits. Selon nous, tous les systèmes sont des abstractions qui renvoient à certaines réalités matérielles, énergétiques et informationnelles. Ainsi n'existe-t-il pas de lois générales des systèmes, mais seulement des fonctions potentielles actives ou non.
Tout système étant caractérisé principalement par son activité, le systémisme est compatible avec toute position philosophique qui accorde la priorité à la pratique sur l'idée. En effet, si nous définissons un système comme un mode particulier de représentation, le systémisme devient alors un outil catégoriel puissant pour mettre de l'ordre dans nos conceptions expérimentales et théoriques d'un objet donné. Le concept de système permet d'interroger systématiquement la réalité et de se faire une représentation cohérente des données de l'expérience.

Équifinalité et homéostasie



Dans la théorie systémiste, nous disons que ce qui caractérise les systèmes ouverts, c'est précisément cette faculté de réagir de différentes manières adaptatives, souvent imprévisibles, dans des conditions initiales de fonctionnement du système changeantes par rapport à une finalité fixe. Les systèmes ouverts sont adaptatifs, c'est-à-dire capables de modifier leur activité et leurs comportements selon les variations imprévues de l'environnement tout en maintenant leur structure. Grâce à cette faculté, les systèmes ouverts comme les êtres vivants et les machines les plus sophistiquées peuvent atteindre leurs buts (finalité) par des moyens nouveaux mieux adaptés à un environnement complexe en changement. Ce phénomène est appelé l'équifinalité des systèmes. L'équifinalité fonctionne chez l'humain comme un processus constant de rééquilibration. Bertalanffy la définit ainsi :
Un aspect caractéristique de l'ordre dynamique dans les processus organiques peut être appelé équifinalité. Les processus qui ont lieu dans des structures mécanisées suivent un chemin fixé. Ainsi, si les conditions initiales ou si le cours du processus sont altérés, l'état final sera modifié. Au contraire, dans le cas des processus organiques, on peut atteindre le même état final, le même « but », à partir de conditions initiales différentes ou par des chemins différents 1.
Si l'on considère, en outre, que la finalité elle-même est soumise chez l'humain à des variations culturelles et individuelles, on constate que le phénomène d'équifinalité s'y applique d'une manière élargie. À telles conditions initiales et à tels comportements donnés peuvent correspondre de multiples processus différents. C'est sur cette base que repose l'autonomie humaine. Chaque sujet, chaque système de communication possède cette propriété sans laquelle la diversité humaine serait peu pensable et par conséquent le changement aurait toujours une cause extrinsèque. Au contraire, par l'équifinalité, le changement intrinsèque (aux individus ou aux sociétés) devient pensable. Nous suggérons que l'autonomie humaine, une fois certaines conditions initiales minimales données (sans lesquelles le système se décompose), repose sur une combinaison d'équifinalité et de rétroaction dans les systèmes humains. Dans le développement de l'intelligence humaine, l'équifinalité se manifeste par les processus d'équilibration qui modifient les structures mentales pour toujours ramener l'esprit à un état de calme et d'évidence, de compréhension relative du monde qui l'entoure. La compréhension est ici le but, les différentes formes d'intelligence sont divers moyens de parvenir à ce but ; le développement de l'intelligence, celui du sens moral et dé la pensée sont des processus équifinaux présents chez l'humain.
L'homéostasie est l'ensemble des mécanismes intervenant dans le maintien, chez les êtres vivants en particulier, de l'état stationnaire des organismes en dépit des modifications de l'environnement. Ce processus complexe d'équilibration structurelle est essentiel au maintien de la vie même du système. Il entraîne un remplacement constant et nécessaire des composantes élémentaires du système sans que sa structure globale de fonctionnement soit affectée. Il suppose donc des échanges multiples et dynamiques avec l'environnement. Enfin, l'homéostasie peut impliquer (ce point est fondamental) une réorganisation autonome de la structure même du système, lorsque besoin est. Il s'agit là d'une caractéristique unique (d'ailleurs variable d'un individu à l'autre) sans laquelle on ne saurait concevoir d'évolution adaptative, cette forme d'évolution dont les êtres humains, les sociétés et les cultures ont souvent fait preuve dans le passé.
L'équifinalité et l'homéostasie sont des concepts essentiels pour rendre compte de la spécificité adaptative et évolutive des systèmes les plus avancés, et plus particulièrement des êtres humains et de leurs créations. Nulle autonomie, nul changement évolutif ne sont concevables si on n'accorde aux systèmes humains les propriétés d'équifinalité et d'homéostasie. Malheureusement, plusieurs critiques de la théorie systémique ont confondu homéostasie et état stationnaire, accusant le systémisme d'être incapable de penser le changement des systèmes, alors que cette conception débouche justement sur une théorie du changement. Au codeur de cette théorie, l'auto-organisation.

L'ordre surgit du désordre :

l'auto-organisation



Comme nous l'avons vu dans les chapitres précédents, les environnements naturel, interpersonnel, social et culturel sont sujets à de nombreux soubresauts, changements et évolutions. Certaines de ces évolutions sont positives pour le bien-être des humains, d'autres sont régressives et entraînent de graves difficultés adaptatives pour les individus et les groupes qui y sont soumis. Mais l'être humain n'a jamais vécu dans un milieu idéal, il s'est toujours adapté, souvent au prix de grands efforts, y compris par des actions visant à changer les conditions de son environnement, ainsi qu'en témoignent tous les efforts qui ont été faits pour modifier et améliorer l'ordre social. Ces environnements sont aussi des systèmes plus ou moins autonomes mais toujours animés d'une dynamique qui leur est propre. Par conséquent, il est souvent très difficile de les influencer positivement. Nous pouvons faire un pas en avant dans notre compréhension du changement systémique si nous observons avec Jean-Pierre Dupuy 1 et beaucoup d'autres chercheurs que l'ordre n'est pas un état statique mais surgit souvent du désordre, qu'organisation et chaos ne sont pas des principes parfaitement antinomiques (opposés), mais sont souvent en relation de complémentarité. C'est à cet état de choses que s'adresse le principe d'auto-organisation.
Les systèmes les plus complexes – êtres vivants, êtres humains, sociétés, cultures – disposent d'un certain degré d'autonomie envers leurs environnements, et même par rapport à leurs conditions initiales de fonctionnement. Ces systèmes sont complexes car ils sont à la fois structurellement hiérarchisés (leurs composantes sont réunies par des liens de contrôle hiérarchique) et fonctionnellement coordonnés (les liens latéraux sont aussi importants que les liens hiérarchiques), ce qui suppose l'existence d'un système de contrôle extrêmement développé et sensible. En particulier, chez l'être humain, ce contrôle passe surtout par la constitution d'un système de pilotage interne combinant un centre de décision, un centre d'imagination et un centre de finalisation. Le centre de décision permet d'évaluer divers comportements alternatifs et de faire un choix parmi eux. Le centre d'imagination permet de gérer une information symbolique (culturelle). Enfin, le centre de finalisation permet de fixer des buts et des objectifs relativement indépendants des pressions de l'environnement. Le système de pilotage permet de gérer les rapports complexes de ces facultés entre elles et vis-à-vis de l'environnement.
L'autonomie des systèmes complexes n'est pas simplement la faculté de fonctionner indépendamment d'un contrôle extérieur, c'est plus encore une capacité de fixer ses propres fins. Cette capacité repose sur la nature autoréférentielle du système (capacité de se définir en propre par rétroaction interne). L'ensemble des processus autonomes suppose l'auto-organisation, qui est la faculté pour un système de se donner les moyens structuraux et fonctionnels pour réaliser ses fins dans un environnement souvent changeant ou hostile. Or, l'auto-organisation ne repose pas sur un ordre parfaitement prédéterminé ; elle repose sur un subtil équilibre entre l'ordre et le désordre, entre la stabilité et l'instabilité, entre la structuration et le chaos ! Un système parfaitement stable et équilibré serait incapable d'autonomie car il répondrait à un schéma parfaitement déterministe. Au contraire, l'équifinalité, l'homéostasie et surtout l'auto-organisation qui sont à la base de l'autonomie des systèmes humains reposent sur un désordre relatif. Car le désordre est souvent créateur de structures plus complexes et mieux adaptées aux perturbations environnementales. C'est un certain déséquilibre interne des systèmes qui rend possible ce que les philosophes classiques appelaient simplement la liberté.
Cependant, il ne faut pas confondre l'autonomie et la liberté. Le premier terme est beaucoup plus clair que le second, sujet à toutes sortes d'interprétations. L'autonomie n'est pas une liberté inconditionnée mais la faculté de déterminer ses propres règles de comportement, de faire des choix et d'y conformer ses comportements tout en étant capable de changer, d'assimiler les informations nouvelles et de réagir adéquatement à des situations inattendues. On pourrait, avec toutes les précautions d'usage, comparer l'autonomie humaine à la capacité qu'aurait un ordinateur sophistiqué de se programmer lui-même en fonction des stimulations de l'environnement. L'autonomie est valable en elle-même. Elle renvoie à ce que Dostoïevski appelle le caprice ou la volonté humaine : ce désir inconditionné de n'être pas simplement un rouage dans la machine. Par contre, l'autonomie est un bien rare et fragile : les sociétés, les groupes et les individus ne sont pas tous également autonomes. En général, le degré d'autonomie d'un système dépend de la complexité de son système de pilotage et de son expérience.

Conclusion



Dans ce chapitre essentiellement théorique, nous avons défini certaines caractéristiques générales des systèmes humains. Nous avons vu que les systèmes humains sont véritablement des systèmes, au sens OÙ ils partagent avec les systèmes plus simples certaines propriétés de base. Mais nous avons également compris qu'il s'agissait de systèmes éminemment complexes. En particulier, l'existence d'un système de pilotage très élaboré nous indique la complexité du contrôle qui doit s'exercer dans l'organisme, la société ou la culture pour assurer l'homéostasie. L'équifinalité, et plus encore la possibilité de finalisation autoréférentielle, introduit une grande souplesse dans le fonctionnement de ces systèmes qui, loin d'être fondés sur un ordre parfait et immuable, supposent une bonne part de désordre et de hasard créatif. Car le chaos n'est pas seulement destructeur (entropique), il est aussi organisateur (néguentropique). La faculté d'auto-organisation ainsi considérée est au fondement de l'autonomie des systèmes humains.

Sujets de réflexion



1. Décrivez l'univers dans lequel nous vivons comme un monde de systèmes.
2. Quels sont les éléments essentiels de tout système ?
3. Comment le systémisme nous aide-t-il à comprendre l'être humain et ses relations avec son environnement ?

4. En quoi l'équifinalité et l'homéostasie sont-elles des propriétés évolutives ?
5. Qu'est-ce que l'auto-organisation ? Donnez un exemple.
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