Solutions rustique : un champignon








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ANNEXES

1° Documentation générique :

  • Les virus…………………………………………. 2

  • Les vecteurs……………………………………… 8

  • La phytothérapie………………………………... 12

  • Le Paludisme (Malaria en anglais)…….……..… 13

  • Le Chikungunya………………………………… 15

2° Paludisme :

  • Artemisia annua………………………………… 18

  • Spiruline…………………………………………. 22

  • Omega 3/6 ..……………………………………… 24

3° Chikungunya

  • Harpagophytum……………………………….…  26

  • Chlorure de Magnésium………………………… 30

4° Co-infection

  • Paludisme-Chikungunya………………………… 33

  • Chikungunya-Dengue……………………………. 34

5° Démoustication

  • Solutions rustique : un champignon…………… 35

  • Solutions brutales ou sophistiquées…………. .. 36

6° Juridique : 

  • Contexte…………………………………………… 37

  • L’association « Synergétiques »………………….. 38

  • La Société d’Économie Mixte « Lamina-Boraha ». 39

7° Hypothèse financière 

  • Équipements……………………………………….. 41

  • Fonctionnement……………………………………. 42

Les virus
Source : Site Université Bretagne Sud

Les virus sont des particules extrêmement petites (diamètre compris entre 15 et quelques centaines de nanomètres), constituées d'un acide nucléique ARN ou ADN (mono ou bicaténaire) inclus dans une capside protéique.

Les virus sont des parasites obligatoires des cellules vivantes. Ils ne peuvent se développer qu'avec la collaboration forcée de leur hôte.

La forme libre du virus, c'est-à-dire hors de l'hôte, est appelée virion. Cette forme contient peu ou pas d'enzymes et ne peut se reproduire indépendamment d'une cellule vivante.

Dans la forme intracellulaire, le virus se comporte comme un acide nucléique en réplication, détournant le métabolisme de l'hôte vers la synthèse des composants viraux qui s'arrangent et composent des particules virales complètes et peuvent être libérées.

I) Particularités des virus

Les virus occupent une étrange région indéterminée entre le vivant et le non vivant.

Ils ressemblent au vivant puisqu'ils ont du matériel génétique et sont capables de mutations et de recombinaisons. Ils peuvent donc évoluer et s'adapter à des milieux en changement. Mais en même temps, les virus sont acellulaires. Ils ne possèdent ni ribosomes, ni machinerie métabolique leur permettant de synthétiser des protéines et de générer de l'énergie.

En l'absence de ces composants, les virus ne peuvent se reproduire qu'à l'intérieur de cellules hôtes et On sait que les cellules se reproduisent en augmentant de taille, puis en se divisant en deux nouvelles cellules, chacune renfermant un assortiment complet des composants nécessaires à la vie.

Les virus, par contre, sont désassemblés en leurs composants, c'est-à-dire en protéines et acide nucléique ; la machinerie métabolique de la cellule hôte produit alors quelques dizaines à quelques centaines de génomes viraux et autant de capsides protéiques qui constitueront les nouvelles enveloppes virales. Tous ces composants sont ensuite assemblés et produisent de nouvelles particules virales définitives.

Les virus ne croissent pas. Il semble qu'ils n'obéissent pas aux lois de la thermodynamique qui s'appliquent aux systèmes ouverts.

Par ailleurs, les virus peuvent être cristallisés. C'est là une propriété des minéraux et des molécules organiques complexes, mais pas de la cellule vivante. Placés dans de bonnes conditions d'humidité et en présence de cellules vivantes, les virus cristallisés deviennent rapidement infectieux et se mettent à produire de nouvelles particules virales.

II) L'origine des virus
L'origine évolutive des virus reste largement inconnue. Trois hypothèses sont généralement avancées.

La première propose que les virus soient des vestiges de l'évolution qui ne se seraient pas développés en cellules. Mais le fait que les virus n'obéissent pas aux lois de la thermodynamique ne permet pas de retenir cette hypothèse.

La seconde propose que les virus aient simplifié leur structure du fait de leur mode de vie comme parasites intracellulaires, se débarrassant de la plupart de leurs constituants initiaux pour ne conserver que leur capside et leur matériel génétique.

La troisième hypothèse propose que les virus seraient des gènes déserteurs qui doivent revenir dans leurs cellules d'origine pour s'y répliquer. Les tenants de cette hypothèse s'appuient sur le fait qu'il y a plus de similarité génétique entre un virus et une cellule hôte qu'il n'y en a entre deux virus différents.

III) L'intérêt des virus

Si l'on se place au seul point de vue que les virus, en détruisant les cellules hôtes qu'ils infectent, provoquent des maladies graves ou des tumeurs, chez l'homme, les animaux qu'il élève ou les plantes qu'il cultive, les virus ne sont pas très intéressants

Mais il est indéniable que les virus jouent un rôle fondamental (même s'il est encore trop mal connu) sur l'évolution des cellules vivantes. Beaucoup de génomes viraux s'intègrent pendant un certain temps au génome de la cellule hôte, quand ils sont plus tard excisés et emballés dans de nouvelles particules virales, ils peuvent emmener avec eux des gènes de la cellule hôte. Les virus peuvent donc transporter et incorporer ces gènes à d'autres individus, voire à d'autres espèces. Cette hypothèse est d'ailleurs vérifiée puisque de nombreux gènes viraux sont devenus des parties intégrantes des génomes de la plupart des espèces vivantes. Il est donc probable que les virus aient fourni les gènes de protéines et d'enzymes importantes aux cellules actuelles

Pendant longtemps, on a pensé que les océans étaient largement dépourvus de virus. Cela tenait au fait qu'on ne savait pas les isoler. Depuis qu'on a découvert des techniques d'ultracentrifugation très performantes, on sait qu'il y aurait entre cent millions et un milliard de particules virales par millilitre d'eau de mer ! Ces virus sont probablement pour leur majorité des bactériophages dont le rôle serait de contrôler les populations de bactéries marines et par voie de conséquence d'interférer sur les grands cycles biogéochimiques marins (cycle du carbone, du phosphore, du soufre, etc.) et de réguler les flux de matière et d'énergie dans les océans.

IV) Structure des virus

Tous les virions, même ceux qui possèdent d'autres constituants sont construits autour d'une nucléocapside central. Celle-ci est composée d'un acide nucléique ADN ou ARN, enfermé dans une capside protéique. Il existe quatre types de capsides.

Les capsides de forme icosaédrique. Un icosaèdre est un polyèdre régulier avec vingt faces triangulaires équilatérales et douze sommets (Adénovirus). Les capsides hélicoïdales forment un cylindre protéique creux. Elles sont rigides ou flexibles (Mosaïque du tabac). Sur les capsides enveloppées. l'enveloppe est une couche membranaire, souvent hérissée de spicules, qui confère au virus une forme sphérique, même si la capside est hélicoïdale ou icosaédrique (Virus de la grippe).Enfin les capsides complexes présentent une symétrie qui n'est ni complètement icosaédrique, ni complètement hélicoïdale. Ces capsides peuvent porter des queues (Bactériophages) ou des parois complexes multicouches (Poxvirus de la vaccine)

V) Les cycles biologiques viraux

On connaît chez les virus trois types de cycles reproductifs : le cycle lytique, le cycle lysogène et le cycle à libération continue. Les deux premiers cycles concernent presque exclusivement des bactériophages.

Le cycle lytique se déroule quand un virus envahit une cellule, se reproduit, puis se disperse par suite de la lyse de la cellule hôte. Une cellule envahie par un virus lytique est presque invariablement tuée en un court laps de temps

Le cycle lysogène se déroule quand un virus virulent ou lytique combine son matériel génétique avec celui de la cellule hôte et devient de ce fait dormant. L'ADN du virus se réplique en même temps que celui de la cellule hôte laquelle porte le nom de cellule lysogène ; le virus ou phage est appelé prophage. Certains stimuli conduisent le prophage à devenir virulent et à entamer un cycle lytique. La cellule lysogène est lysée et les particules virales sont libérées.

Certaines bactéries lysogènes sont d'une grande importance pour la santé humaine. Par exemple, la bactérie responsable de la diphtérie, Corynebacterium diphtheriae, n'élabore la toxine responsable de cette maladie que si son ADN est infecté par un prophage portant le gène qui code la toxine diphtérique. On note le même phénomène chez Clostridium botulinum, responsable du botulisme et chez Streptococcus pyogenes, l'agent de la scarlatine

Le cycle à libération continue est le fait de quelques phages et de beaucoup de virus animaux. Ces virus se reproduisent et sont libérés sans interruption par des cellules hôtes qui demeurent intactes

Les virus pénètrent dans la cellule par endocytose. La vésicule d'endocytose fusionne avec un lysosome qui permet la libération de la capside virale, laquelle peut libérer son matériel génétique dans le cytoplasme de la cellule hôte. Le matériel génétique est répliqué et utilisé pour produire de nouvelles capsides incluant du matériel génétique viral pour former des nucléocapsides. Celles-ci sont transportées par le réticulum endoplasmique et l'appareil de Golgi de la cellule hôte jusqu'à la membrane plasmique où la particule virale bourgeonne et est libérée, entouré d'une enveloppe membranaire provenant de la cellule hôte.

Les virus de la grippe, des oreillons, de la rougeole ou de la rage ont de tels cycles à libération continue

VI) Les virus à ADN

Chez les virus à ADN, sitôt que celui-ci est présent dans une cellule hôte, il s'incorpore au génome de la cellule et en détourne le fonctionnement à son seul profit

Une phase lytique complète qui va produire une centaine de virions nouveaux et s'achever par la lyse de la cellule dure une vingtaine de minutes. Un certain nombre de virus à ADN établissent des infections chroniques ou latentes qui peuvent durer plusieurs dizaines d'années. C'est le cas pour les virus de l'hépatite B, des herpesvirus, du virus de la rougeole, du virus d'Epstein Barr, du virus de la varicelle.

Au cours des infections virales latentes, le virus arrête de se multiplier et reste latent pendant un certain temps avant de redevenir actif. Ainsi le virus de l'herpès simplex reste latent dans les ganglions avant de se réactiver et donner des boutons de fièvre. Le virus de la varicelle, après des années d'inactivité, donne lieu à une maladie de peau : le zona.

Un petit nombre de virus (probablement variants) occasionnent des infections qui se déroulent extrêmement lentement. C'est le cas pour le virus de la rougeole qui, dix à vingt ans après l'apparition de la maladie, provoque une dégénérescence du cerveau (Panencéphalite sclérosante subaiguë).

VII) Les virus à ARN

On distingue généralement trois types de virus à ARN.

Dans le premier, la chaîne d'ARN sert directement d'ARN messager, permettant la fabrication de nouveaux virus par la cellule hôte (Virus de la poliomyélite).

Une équipe de microbiologistes américains vient de mettre au point un virus de la poliomyélite de synthèse (Juillet 2002). L'équipe du Professeur Eckart Wimmer a mis au point ce virus à partir des données sur le génome de ce virus telles qu'on peut les obtenir sur Internet et avec du matériel acheté par correspondance !

Le professeur Wimmer insiste sur le fait qu'avec relativement peu de moyens et quelques connaissances scientifiques, tout à chacun pourrait "s'amuser" à fabriquer de tels organismes. Notons que depuis déjà plusieurs années, on a mis au point un virus dans lequel on a inclus la séquence de gène qui programme la fabrication d'un venin de scorpion.

Dans le deuxième, celui des rétrovirus, la chaîne d'ARN est recopiée sous forme d'ADN qui s'intègre dans les chromosomes de la cellule hôte d'où il dirige la synthèse de nouveau virus (Virus du SIDA).

Le SIDA provoque une diminution des défenses immunitaires et rend les individus extrêmement vulnérables face à l'attaque d'agents infectieux. Transmis par le sang et les sécrétions sexuelles, ce rétrovirus s'attaque aux lymphocytes T4, composants essentiels du système immunitaire. Le virus responsable (VIH) a été isolé en 1984. Un second virus (VIH 2), moins fréquent, est également connu.

En 2002, on estimait à plus de vingt millions le nombre de victimes de cette épidémie. On estime que vers 2010, le SIDA aura fait plus de soixante-dix millions de victimes, ce qui en fera la plus terrible épidémie que l'espèce humaine aura connue.

Dans le troisième, l'ARN doit être transcrit sous forme d'ARN complémentaire qui pourra servir d'ARN messager dans la cellule hôte (Virus de la grippe).

Le virus de la grippe est un orthomyxovirus. Comme la plupart des virus à ARN, c'est un virus enveloppé d'une membrane de nature lipidique qui, en fusionnant avec la membrane cytoplasmique, lui permet de pénétrer dans la cellule hôte.

L'ARN du virus est transcrit en ARN messager par une enzyme (transcriptase), lequel peut être copié (répliqué) en ARN viral ou traduit en protéines virales (capside). Ces différents éléments s'assemblent à proximité de la membrane cellulaire dans laquelle viennent s'intégrer des glycoprotéines virales pour constituer une enveloppe virale.

La grippe se manifeste par une forte fièvre d'installation rapide, accompagnée d'algies diverses (maux de tête, courbatures, etc.), d'asthénie et de troubles respiratoires. Elle peut être grave chez les sujets âgés, les enfants, les diabétiques, les sujets immunodéprimés. Les conséquences socio-économiques de cette affection sont très importantes (absentéisme).

La vaccination reste l'arme la plus efficace pour combattre la grippe, même si, du fait des nombreuses mutations du virus, elle doit être refaite tous les ans.

VIII) Les bactériophages

La plupart des bactériophages sont des virus à ADN double brin, non enveloppés (Myovirus, Siphovirus, Podovirus, Tectivirus, Corticovirus). Les plasmavirus sont des virus à ADN double brin enveloppés. Les inovirus et les microvirus sont des virus à ADN simple brin. Les cystovirus sont des virus à ARN double brin. Les levivirus sont des virus à ARN simple brin.

On classe également les bactériophages en fonction de leur morphologie : les phages icosaédriques sans queue, les virus à queue contractile, les virus à queue non contractile et les phages filamenteux.

Dans l'industrie fromagère, on utilise fréquemment des bactéries lactiques (Lactococcus lactis et L. cremoris). Un des problèmes majeurs qui se pose aux producteurs est que ces bactéries sont régulièrement infectées par des bactériophages et que la production d'acide lactique à partir du lactose s'arrête rapidement, rendant la fabrication du caillé impossible.

Les industriels sont donc contraints à changer souvent leurs levains, à utiliser des souches résistantes aux phages et à des techniques aseptiques pour réduire la contamination en phages.

La recherche de bactéries pathogènes nécessite souvent la mise en œuvre de cultures difficiles et longues, quelquefois incompatibles avec l'urgence d'un diagnostic sérologique. La détection des phages est souvent plus facile. Comme les phages sont très spécifiques des bactéries qu'ils infectent, leur présence permet à coup sûr de suspecter la présence des bactéries indésirables.

IX) Les viroses animales et végétales

La première étape de l'infection virale met en cause l'attachement de protéines virales avec des récepteurs spécifiques de la surface d'une cellule hôte. À cause de cette spécificité, les virus ne peuvent attaquer que des types particuliers de cellules chez une espèce d'hôte déterminée. Par exemple, le virus de la poliomyélite ne peut infecter que les cellules nerveuses des humains et de quelques primates. Le virus de la grippe n'attaque que les cellules qui tapissent les voies respiratoires...

La mosaïque du tabac, la nécrose du tabac, la mosaïque de la luzerne, le nanisme du riz ou la frisolée de la betterave sont des exemples de viroses végétales. Les virus sont propagés par le vent ou par des insectes.

Il est habituellement impossible de soigner les viroses végétales. Seul le brûlage des plants infectés peut réduire ou enrayer l'épidémie.

Comme les cellules végétales sont protégées par des parois celluloso-pectiques, les virus ne peuvent infecter de nouvelles plantes qu'à la faveur d'une blessure laquelle est le plus souvent provoquée par des insectes piqueurs (pucerons, cicadelles, etc.) ou broyeurs (criquets, etc.), des champignons parasites, de nématodes, etc.

On connaît des virus chez tous les groupes de végétaux, y compris chez les mycètes ou les algues unicellulaires.

On connaît aussi de très nombreux virus qui infectent des insectes. On utilise trois groupes de virus comme insecticides (lutte biologique) : les virus de la polyédrose nucléaire, de la granulose et de la polyédrose cytoplasmique. Ces virus ne semblent pas se répliquer chez les animaux homéothermes.

X) Le cancer et les virus

Les cancers sont un des problèmes médicaux les plus graves. Ils font l'objet d'un intérêt et de recherches énormes.

Une tumeur est une masse de tissus résultant d'une néoplasie, c'est-à-dire d'un développement et d'une multiplication anormale de cellules nouvelles dus à des dérégulations dans les relations entre le cytoplasme et le noyau de la cellule.

Il y a deux types majeurs de tumeurs : les tumeurs dites bénignes, lorsque les cellules tumorales restent en place et les tumeurs dites malignes, lorsque les cellules tumorales migrent dans l'organisme, établissant des tumeurs secondaires (métastases).

Les gènes responsables des cancers sont appelés oncogènes. Ce sont des gènes mutants. La mutation peut être induite par le vieillissement, par des substances absorbées (cancérogènes) dans l'alimentation, dans l'exercice d'une profession, etc. ou par des infections virales.

On connaît au moins deux rétrovirus responsables de leucémies humaines (HTLV I et HTLV II) ; l'herpesvirus d'Epstein Barr est responsable d'un cancer du pharynx ; le virus de l'hépatite B est associé à un cancer du foie ; etc.

Il est très probable que de très nombreux cancers humains soient imputables à des virus, sans pour autant que l'on puisse en apporter la preuve pour l'instant... De la même façon que l'on a découvert, récemment, l'implication de virus dans de nombreuses autres maladies auxquelles on n'attribuait pas de causes virales auparavant, comme le diabète juvénile (virus Coxackie), le diabète de la maturité (virus de la chorioméningite lymphocytaire), l'athérosclérose (herpesvirus) ou l'arthrose (parvovirus humain).

XI) Les zoonoses virales

Une zoonose est une maladie virale, microbienne ou parasitaire atteignant les animaux et pouvant être transmise à l'homme, soit directement à partir du réservoir d'animaux malades (fèces, urines, morsures, etc.), soit par l'intermédiaire d'un agent de transmission, assez souvent un insecte piqueur (moustique, tique, puce, etc.).

De nombreuses professions sont exposées à des zoonoses graves, trop souvent mortelles. Les principales mesures préventives sont de nature prophylactique chez l'animal. Chez l'homme, elles sont de nature individuelle (port de masques, de gants, règles d'hygiène individuelle et collective, etc.) et médicale (vaccination, sérodiagnostic systématique du personnel, etc.).

Parmi les zoonoses virales les plus connues, on peut citer la dengue, les grippes, l'hépatite A, les herpès à virus B, la fièvre jaune ou vomito negro, la maladie d'Armstrong ou chorioméningite lymphocytaire, les fièvres hémorragiques dont Ebola et Lhassa, les fièvres de Mayaro, les maladies de Marburg et de Newcastle, les pestes aviaires, le SRAS, la rage, la maladie de Chikungunya (en Souhaéli, Chikungunya veut dire marcher courbé), etc.

Synthèse des vecteurs/ tableau comparatif des moustiques

Les Moustiques de l’Océan Indien

A La Réunion, on compte 13 espèces de Moustiques, dont une qui est endémique et qui vit dans les eaux saumâtres du littoral. Parmi elles, plusieurs espèces sont potentiellement dangereuses pour notre santé, car elles peuvent, en piquant, nous inoculer des maladies graves comme le paludisme, la fièvre jaune et la dengue.

Ce sont les Anophèles, les Culex et les Ædes. Ils appartiennent à la famille des Culicidae et à la sous-famille des Culicinae. On peut les reconnaître assez facilement grâce à leurs habitudes comportementales et écologiques, ainsi que par leurs structures externes (habitus). C'est ainsi que les Anophèles femelles ont les palpes aussi longs que la trompe (proboscis) et l'abdomen faiblement recouvert d'écailles, tandis que les Ædes et les Culex ont, chez la femelle, les palpes plus courts que le proboscis et l'abdomen densément recouvert d'écailles plates. Le tableau de synthèse compare les différents genres.

Anophèles

Ædes

Culex



















Dessins d'après Romain Girod de la DDASS

Les Anopheles
Biologie
Au repos, les Anophèles se tiennent la tête en bas et l'abdomen relevé, dans une attitude très caractéristique qui enlève tout doute sur l'identification. De plus, les espèces de ce genre ont une taille bien plus grande que celle des Aedes et des Culex.

La larve se tient horizontalement par rapport à la surface de l'eau, et les oeufs, très petits, forment des dessins géométriques. Les larves, qui préfèrent une eau pure et ensoleillée, se développent mieux dans une eau tiède que froide. Les populations adultes fréquentent les milieux anthropisés.

Maladies potentielles
A La Réunion 3 espèces d'Anophèles sont présentes : Anopheles arabiensis, Anopheles coustani et Anopheles gambiae. L'espèce Anopheles gambiae est porteuse dans ses glandes salivaires des parasites du paludisme.
La DRASS mène une action constante depuis 1950 pour enrayer ce fléau. Les résultats obtenus ont été spectaculaires, puisque la maladie a été éradiquée, bien que de nombreuses personnes venant des zones impaludées d'Afrique, de Madagascar et des Comores séjournent dans l'île. Une brillante thèse de doctorat a été faite sur ce sujet par Romain Girod de la DRASSS.
Les autres maladies véhiculées par les Anophèles n'ont pas cours à La Réunion ((Encéphalomyélite, Filaires).
 


Les Aedes

Biologie
Au repos, les adules ont leur corps parallèle au support, comme d'ailleurs les Culex. Les oeufs, pondus isolément, sont très petits et flottent à la surface de l'eau grâce de petites vésicules emplies d'air. Ils peuvent aussi être pondus sur la terre où ils attendent pour se développer la montée du niveau de l'eau ou l'arrivée de la pluie. 
Au repos en surface, les larves adoptent une position oblique par rapport au plan d'eau. Elles ont un siphon respiratoire plus court que celui des Culex. Elles se tiennent surtout au fond de l'eau, cherchant leur nourriture dans la vase. A partir de la 3ème mue, elles peuvent se dévorer entre elles. Leur régime est carnassier. Il constitue en la collecte de petits animalcules qui vivent dans la vase. Leur résistance à la dessiccation est tout à fait remarquable. 
Maladies potentielles
Plusieurs espèces vivent à La Réunion : Aedes albopictus, Aedes aegypti et Aedes fowleri. Les adultes de Aedes albopictus piquent au crépuscule. Ils sont reconnaissables à leurs pattes annelées de blanc et de noir. 
En Afrique, Aedes aegypti est le vecteur de la "Fièvre Jaune" et aussi de la "Filaire de Bancroft". Fort heureusement, à La Réunion, nous sommes préservés de ces terribles maladies !
La Dengue est véhiculée par cette espèce et par Aedes albopictus. Depuis quelques mois, elle a été officiellement reconnue comme présente à La Réunion. 


Larves d'Aedes
 
 


Adulte Aedes

 





Alerte au virus Chikungunya




Depuis 2005, l'Aedes albopictus est devenu le vecteur d'un virus, le Chikungunya, qui affecte fortement les populations humaines. On trouvera ci-dessous quelques extraits de presse du JIR et du Monde.

Journal de l'île de La Réunion

- Comment se protéger contre les moustiques 
- État de la question 

- La toxicité des produits de lutte 

Le Monde

- La fièvre chikungunya n’est plus une affection bénigne 

- Lutte accrue contre l'épidémie du chikungunya à la Réunion 


 Les Culex

Biologie

Au repos, les adultes ont leur corps parallèle au support. Les femelles pondent leurs oeufs agglomérés en masse, formant une sorte de nacelle ou de barquette brune de 2 à 3 mm. de long, qui flotte à la surface de l'eau. Les larves ont un siphon respiratoire assez allongé, et se tiennent inclinée à 45 degrés par rapport à la surface. Elles se nourrissent de bactéries et de déchets végétaux qu'elles amènent jusqu'à leur appareil buccal grâce à des mouvements très rapides et incessants de leurs palpes labiaux. Elles restent la plupart du temps à la surface.

Les Culex vivent dans des eaux troubles où abonde la nourriture.






Barquette d'oeufs 

Larves respirant en surface 





Très gros plan de la tête 

Nymphe 








Larve de Culex tigripes dévorant 
une larve de Culex quinquefasciatus


Développement larvaire de Culex quinquefasciatus

Les deux espèces recensées sont Culex quinquefasciatus et Culex tigripes. Si la première est végétarienne et détritivore, la deuxième est une redoutable carnassière qui fait ses délices des larves de Culex quinquefasciatus.

Maladies potentielles
Actuellement et à ma connaissance, on ne connaît pas de maladies transmises par la piqûre de la femelle. Il n'en demeure pas moins que la piqûre reste douloureuse et peut déclencher chez certaines personnes des réactions d'allergie 

Tableau récapitulatif des espèces les plus présentes à La Réunion

Espèces 

Vecteurs potentiels 
de maladies 

A La Réunion 

Anopheles arabiensis

xx

xx

Anopheles coustani

xx

xx

Anopheles gambiae

Paludisme, Filaires

Paludisme

Aedes albopictus

Dengue, Chikungunya

Dengue, Chikungunya

Aedes aegypti 

Fièvre jaune, Dengue

Denguex

Aedes fowleri

xx

xxxx

Culex quinquefasciatus

xx

xx

Culex tigripes

xx

xx

Culex univittatus

xx

xx

PHYTOTHERAPIE

Alliances médicales
Source : Spore

L'intérêt pour l'utilisation des plantes locales dans les systèmes de santé à faible coût croît de jour en jour. Dans de nombreux pays, la phytothérapie intervient en complément de la médecine conventionnelle (dite aussi moderne, occidentale ou allopathique) et de la recherche médicale officielle. Au Mozambique, un programme gouvernemental encourage les liens entre les tradi-praticiens et le service national de santé. En conséquence, la médecine par les plantes et la médecine conventionnelle peuvent être mises sur un pied d'égalité. Une enquête sur les plantes médicinales est en cours de réalisation.

En Afrique du Sud, la constitution d'un Conseil national des guérisseur traditionnels a concrétisé la reconnaissance de cette forme de médecine. Les guérisseurs traditionnels doivent se soumettre à des examens qualificatifs et un certificat est attribué à ceux qui y sont reçus. Des structures provinciales et nationales sont actuellement mises en place et le gouvernement consulte le Conseil sur les questions relatives à la médecine traditionnelle.

Au Kenya, toutefois, le projet gouvernemental d'introduire la phytothérapie dans les hôpitaux publics a fait l'objet d'une controverse. L'association médicale du Kenya, principalement allopathique, soutient que l'efficacité de la plupart des plantes utilisées en phytothérapie n'a pas été démontrée. Mais l'École de médecine et de technologie alternative des tradi-praticiens procède à une actualisation permanente des connaissances sur les remèdes traditionnels, afin de les proposer comme alternative aux demandes de pratiques allopathiques.

Les plantes et les médicaments allopathiques sont complémentaires et peuvent fournir au patient l'avantage d'un traitement plus complet. En fait, l'alliance entre ces deux disciplines ne date pas d'hier, puisqu'elle remonte à l'époque où les plantes constituaient la base de tous les médicaments conventionnels.

Source : l’Express de Madagascar : Interniew de Tiana Ravelonarivo, D-G de Homéopharma

Notre pays [Madagascar] possède diverses plantes médicinales permettant de guérir le paludisme et de faire baisser la fièvre. Je peux citer le "mandravasarotra" (à qui on confère la réputation de défenseur de l'organisme) et aussi le "vahona", ou aloe macroclada, également renommé pour son effet remarquable sur le système immunitaire et servent d'éléments de base dans la thérapeutique [locale]

Nous étudions des combinaisons de plantes telles que le "karakaratoloha" ou lygodium lanceolatum, le "katrafay" ou cadrelopsis grevei et la "lambohenjana" ou woodfordia fruticosa. [… ] Nous utilisons également le "ravintsara" et la pervenche offrant une protection contre les moustiques porteurs de virus, ce, sous diverses formes, dont un lait et une huile à enduire la peau, et un diffuseur. L'ensemble est dénommé polyrom anti-moustique. On y trouve de la citronnelle, de l'eucalyptus citronné, du géranium, du "ravintsara", de l'artémisia, de ledum palustre et de pyratrium. [… ] Contre la recrudescence de la dengue, nous commençons à diffuser ces anti-moustiques dans les provinces, surtout à Toamasina. Nous en exportons également à Maurice et à La Réunion, à leur demande.

PALUDISME

Source ; Marie Josserand Debacker ‘(thèse de doctorat en médecine)

L’histoire du paludisme se confond avec celle de l’humanité et il est très probable que les ancêtres d’Homo sapiens souffraient déjà de fièvre tierce ou quarte dont l’allure intermittente et souvent saisonnière en zone tempérée ainsi que les rapports avec les eaux stagnantes des étangs et marais ont, depuis la plus haute antiquité, frappé les observateurs les plus attentifs. )

L’homme n’a pas accepté de subir ces évènements sans essayer d’en chercher l’origine. Cette recherche est restée pendant des périodes infinies sans perspective, ni espoir. Il inscrit ses observations dans le contexte qui était le sien pour une période donnée : forces occultes, surnaturelles, rapport avec les éléments, affinité avec l’énergie vitale, dysharmonie des humeurs, magie des ombres.

Si l’identification des maladies s’est limitée longtemps à leur assimilation aux symptômes observés, les peuples primitifs n’en ont pas moins identifié une série d’affections telles la variole, l’érysipèle, les oreillons, la typhoïde, le paludisme. Maladies que les anciens ont pu brosser avec plus ou moins de bonheur dans leurs écrits. Plus tard, seulement l’étiologie supposée fut évoquée par les appellations de fièvres des marais, palustre, paludéenne. L’adoption d’ « impaludisme » représenta un premier effort de simplification, mais ce terme ne désignait pas la maladie, mais un état de l’économie prédisposant à l’affection. Ce n’est réellement qu’après la découverte de l’agent pathogène par Laveran (en 1895 et prix Nobel en 1907)) que s’imposera le raccourci « paludisme » désignant à la fois la maladie et sa cause, estimée exclusive à l’époque : le marais

Il s’agit donc d’une « Endémie parasitaire » majeure, le paludisme est une érythrocytopathie due à un hématozoaire, du genre Plasmodium, transmise par un moustique, l’anophèle femelle.

La maladie sévit sur le mode endémo-épidémique et son incidence dépend étroitement de l’écologie du vecteur donc de la climatologie, de l’aménagement de l’espace (déforestation, hygroagriculture), des migrations de populations et des capacités économiques à entreprendre des travaux d’assainissement. Il n’est donc pas surprenant que le niveau d’endémie soit étroitement lié au niveau de développement. On estime à plus de deux milliards le nombre de sujets exposés et dans la seule Afrique noire Le nom  malaria a été tiré de l’italien mal-aria (mal-air) aussi connu autrefois sous le nom de fièvre romaine. Paludisme vient de Palus qui signifie marais.

Le paludisme est connu depuis la nuit des temps. Depuis toujours, les hommes en ont souffert et en sont morts. Depuis toujours, ils ont essayé de le traiter et de le combattre en proposant différents moyens allant du plus farfelu au plus pertinent. La recherche scientifique a fait énormément avancer la connaissance de cette maladie, mais persiste toujours une inconnue : comment s’en débarrasser ? Les mythes, les croyances, les idées reçues, au cours des siècles et encore de nos jours, ont parfois conduit à des erreurs dramatiques. Notamment à partir des années 1960, on assiste à l’apparition des premières résistances aux insecticides et des premières chimiorésistances . C’est le cas notamment de la chloroquine en raison de sa sur-utilisation et probablement de son sous-dosage. A cette époque, la seule alternative était la quinine La cartographie de la chloroquinorésistance est étendue. Seuls 5 pays intertropicaux sont actuellement indemnes

Chronologie des antipaludiques

Date de la synthèse ou extraction

Nom

Institution ou firme

Date des premiers essais cliniques

Mise sur le marché

1820

Quinine

Faculté de pharmacie Paris

1828

1828

1925

Primaquine

Bayer

1926

1928

1930

Atebrine

Bayer

1931

1932

1931

Rhodoquine

Institut Pasteur

1933

1936

1934

Resochin (chloroquine)

Bayer

1942

1947

1940

Atovaquone

Hudson

1983

 

1944

Amodiaquine

Parke Davis

1946

1947

1945

Proguanil

ICI

1946

1947

1951

Pyrimethamine

Wellcome

1951

1952

1941-45

Mefloquine

Walter Reed Hospital

1971

1988

1941-45

Halofantrine

Walter Reed Hospital

1971

1983

1970

Pyronaridine

Chine

1971

 

1971

Artémisine

Chine

1975

1993 (Artémether)
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