Le débat est une activité intéressante qui peut s’avérer l’une des plus concluantes si elle est bien conduite. Toutefois, IL ne faut pas abandonner l’exercice








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Le débat
Le débat est une activité intéressante qui peut s’avérer l’une des plus concluantes si elle est bien conduite. Toutefois, il ne faut pas abandonner l’exercice après une mauvaise expérience. Le débat ne se termine pas avec un vainqueur et un vaincu, il laisse plutôt la porte ouverte vers de nouveaux arguments plus forts et soutenus. Si vous avez à attribuer des points ou une note suite au débat (dans le but d’une évaluation) concentrez votre pondération sur la méthode utilisée afin de soutenir les arguments ainsi que sur la force de répliquer sur un argument faible. Surtout, votre position personnelle ne doit en aucun influencer le débat.
Exemple de déroulement de débat :

Quoi ?

Par qui ?

Durée

Introduction: sujet et déroulement

Modérateur – animateur

5 min.

Présentation: neutre

Élèves ou spécialiste

15 min.

Les "Pour" et les "Contre"

  • Représentants des pour

  • Représentants des contre

5 minutes chacun pour leur énoncé

Discussion

Élèves dans la salle peuvent échanger en équipe

15 min.

DÉBAT – Questions

Délégués d'équipe présentent leurs conclusions et posent des questions aux spécialistes ou représentants

20-25 min.

Conclusion

Modérateur – animateur

5 min.


Voici quelques sujets de débat pouvant être traité :

  1. Pour ou contre les organismes génétiquement modifiés (OGM)? … voir annexe 1

  2. Êtes-vous en faveur du clonage humain? … voir annexe 2

  3. Devrait-on augmenter le nombre de permis de chasse aux cerfs de Virginie? … voir annexe 3

  4. Banque de questions : http://cafet.1fr1.net/f5-cqfd

  • Pour ou contre les animaux dans les cirques?

  • Pour ou contre le mariage gay

  • L’école est-elle utile?


Des textes ou des vidéos (au moins un pour et un contre) d’introduction peuvent être inclus à la problématique permettant de contextualiser le débat à venir. De plus, des arguments solides peuvent être notés sur une fiche afin de cibler les points pour et contre qui tiendront la route.
Pour obtenir des vidéos intéressants, vous pouvez utiliser les ressources suivantes :

  1. Radio-Canada : http://archives.radio-canada.ca/IDT-0-16/sciences_technologies/

  2. Khan Academy: https://www.khanacademy.org/

  3. Ted: http://www.ted.com/

Annexe 1 :

Pour ou contre les OGM?
Texte 1 (anti et pro OGM) : source :

http://www.laterre.ca/index.php?action=detailNouvelle&menu=4.1§ion=dossier&idArticle=1012
Les OGM : pour ou contre ? Isabelle Bérubé, laterre.ca

Dix ans après l’arrivée des organismes génétiquement modifiés (OGM), la bataille entre « pro » et « anti » fait toujours rage. Les producteurs sont-ils vraiment gagnants avec cette nouvelle technologie sensée révolutionnerl’agriculture?


Au début des années ’90, des entreprises de biotechnologie vantent les mérites de leur nouvelle invention : des semences greffées d’un nouveau gène leur octroyant des propriétés inédites. Ces nouveautés sont nommées « organismes génétiquement modifiés » et rapidement reconnues sous l’acronyme OGM. Il s’agit, pour ne nommer que les plus célèbres, de maïs ou de coton résistants aux parasites ou encore de soya pouvant être arrosé d’un herbicide spécifique sans en souffrir. Les multinationales, parmi lesquelles figure la très célèbre Monsanto, promettent alors une véritable révolution de l’agriculture.

Les États-Unis embarquent à fond de train en semant des OGM. Les premières semences génétiquement modifiées feront leur entrée dans les champs du Canada en 1995. Mais des voix opposées à leur utilisation se font rapidement entendre. « Les opposants au libre commerce de semences transgéniques regroupent des pays, des organisations agricoles, une partie de la communauté scientifique internationale et une armée d’organismes non gouvernementaux (ONG) », résume La Terre de chez nous dans une édition de janvier 2001. Ces groupes craignent : une pollution génétique qui favoriserait le développement de super mauvaises herbes, la perte de biodiversité, l’apparition d’effets imprévus sur la santé humaine et la dépendance des agriculteurs envers ces semences et les compagnies qui les poursuivent.

Ce dernier argument n’est pas sans rappeler la saga du producteur de la Saskatchewan, Percy Schmeiser, qui affrontera Monsanto en Cour suprême du Canada en janvier 2004 pour une histoire d’utilisation non approuvée de semences de canola génétiquement modifié.

Qui dit vrai ?

Une décennie plus tard, la bataille entre les multinationales et les militants anti-OGM se poursuit toujours avec d’autant plus d’acharnement que l’acceptation des OGM est au centre d’une importante bataille commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne (UE).

Parmi les arguments de l’UE pour bannir les OGM se trouve la crainte de porter atteinte à la biodiversité de ses espèces végétales.

Dans ce domaine d’ailleurs, plusieurs pays se dotent d’un accord qui sera connu sous le nom du protocole de Carthagène sur la biosécurité. « Les signataires du protocole souscrivent à un principe de précaution qui permet à un pays de refuser l’entrée d’organismes vivants modifiés (OVM) sur son territoire afin de protéger la santé de sa population et sa biodiversité, à condition de démontrer scientifiquement que ces OVM représentent un danger quelconque. » Ce principe de précaution est le principal argument invoqué par les Européens pour interdire l’introduction d’OGM sur son territoire.

Pourtant, à la fin des années ’90, Monsanto offrait une solution à ce problème grâce à l’introduction du gène de stérilité « Terminator ». Ce gène avait la particularité de rendre la plante stérile une fois arrivée à maturité. Inventeur de cette technologie, la compagnie Monsanto affirmait que le Terminator permettrait d’empêcher les cultures modifiées génétiquement de se croiser avec les plantes indigènes.

L’imminence de la commercialisation du Terminator a soulevé un tollé. Les écologistes craignaient alors que les agriculteurs des pays en voie de développement ne deviennent dépendants des fabricants en étant contraints de racheter chaque année de nouvelles semences. Critiquée, la multinationale annonçait en octobre 1999 qu’elle ne commercialiserait pas les semences affublées du gène de stérilité mettant fin au débat.

Bataille commerciale

L’Union européenne n’est pas la seule à bannir l’introduction de semences GM sur son territoire. En 2001, les importateurs chinois annoncent qu’ils refusent le canola, le colza et le soya d’Amérique du Nord. Une catastrophe économique pour les producteurs américains de soya puisque leurs champs sont cultivés à 70 % avec du soya GM et que la Chine constitue le plus grand marché pour l’exportation de soya américain. Les pays exempts d’OGM, dont les exportateurs européens, profitent de la situation.

Pour éviter que cet embargo commercial ne se répète pour le commerce du blé canadien, une culture d’importance vitale pour les provinces de l’Ouest qui exportent 85 % de leur production, des groupes se mobilisent pour interdire l’introduction du blé transgénique au pays. C’est que Monsanto procède déjà depuis 2001 à des tests dans 33 sites différents dans l’Ouest canadien dans le but d’homologuer un blé Roundup Ready. La bataille entre pro et anti-OGM ne fait que débuter.

Le refus d’importer des OGM par les Européens convainc des transformateurs alimentaires d’agir de même. C’est le cas de McCain qui, en décembre 1999, annonce qu’elle refusera, à partir du printemps 2000, de s’approvisionner en pommes de terre transgéniques. Les producteurs du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de l’Île-du-Prince-Édouard qui fournissaient McCain et qui cultivaient des pommes de terre résistantes aux doryphores ont dû modifier leurs pratiques. Au moment de cette annonce, on estimait que 5 % des superficies de pommes de terre au Québec sont occupées par des patates transgéniques.

Sauver le monde

L’un des arguments commerciaux des fabricants de semences génétiquement modifiées est le combat de la faim dans le monde qu’ils espèrent vaincre grâce à de nouvelles variétés riches en nutriments ou mieux adaptées aux climats arides. Dans cette optique, l’ONU sanctionne leur utilisation. L’organisation identifie alors les biotechnologies comme étant « le seul et le meilleur outil » pour augmenter les rendements agricoles.
C’est pourtant le même argument qui a servi à la commercialisation des pesticides et qui a propulsé la révolution verte avec la mécanisation des campagnes dans les années ’60. La réalité est que les pays les plus pauvres ont peu accès à ces nouvelles technologies sophistiquées. L’histoire se répétera peut-être avec l’avènement des OGM, « des semences brevetées qui coûtent cher et qui doivent être rachetées chaque année ». « Les meilleurs OGM pourraient n’être d’aucune utilité pour ceux qui en ont le plus besoin », conclut Thierry Larivière dans un article paru en 2001 dans La Terre de chez nous.

Feuille de l’enseignant
Synthèse des avantages et inconvénients des OGM

Effets négatifs potentiels sur l'environnement

  • Les gènes peuvent atterrir dans des endroits inattendus. Si un gène 's'échappe', il peut être transmis par un organisme à d'autres membres de son espèce, voire à d'autres espèces. Les gènes introduits dans les OGM ne sont guère une exception, et des interactions pourraient avoir lieu au niveau des gènes, des cellules, des plantes et des écosystèmes. Cela pourrait être grave si, par exemple, les gènes résistant aux herbicides étaient transmis aux plantes adventices.
    Jusqu'à présent, la recherche dans ce sens n'a donné aucun résultat tangible, et les scientifiques sont souvent farouchement opposés. Mais les experts sont d'accord sur le fait que l'innocuité des transgènes ou des séquences d'ADN étrangères est encore douteuse et qu'une fois qu'ils se sont propagés à grande échelle, on ne pourra pas les rappeler.

  • Les gènes peuvent muter avec des effets nocifs. On ne sait pas encore si l'insertion artificielle de gènes peut déstabiliser un organisme en stimulant des mutations ou si le gène inséré reste stable dans la plante pendant des générations. On ne dispose pas de données probantes sur la question.

  • Les gènes 'dormants' pourraient être accidentellement activés et les gènes actifs désactivés. Les organismes contiennent des gènes qui sont activés dans certaines conditions - par exemple, sous l'attaque d'agents pathogènes ou de conditions météorologiques extrêmes. Lorsqu'un nouveau gène est greffé, un gène "promoteur" est également inséré pour l'activer. Ceci pourrait activer un gène "dormant" dans des circonstances fâcheuses. Ce problème concerne particulièrement les organismes à longue durée de vie, comme les arbres. Parfois, l'expression des gènes est même réduite au silence par des interactions inconnues avec le gène inséré.

  • Interaction avec les variétés sauvages et indigènes. Les OGM pourraient rivaliser ou se reproduire avec les espèces sauvages, comme le fait, notamment, le poisson d'élevage. Les plantes transgéniques pourraient constituer un péril pour la biodiversité, en particulier dans les zones qui sont le berceau de cette culture. En outre, elles pourraient supplanter les variétés traditionnelles et leurs parents sauvages qui se sont adaptés au fil des ans aux contraintes locales. Par exemple, des variétés locales d'Amérique latine ont permis à la population de survivre après le mildiou de la pomme de terre qui a frappé l'Irlande autour de 1840. Aujourd'hui, ces plantes aident souvent à améliorer la tolérance au climat et la résistance aux maladies. Elles pourraient disparaître si des variétés génétiquement modifiées les remplaçaient. Mais il en va de même des variétés améliorées mises au point par les méthodes classiques de sélection.

  • Impact sur les oiseaux, les insectes et les organismes du sol: Les risques potentiels pour les espèces non ciblées, comme les oiseaux, les pollinisateurs et les micro-organismes, sont une autre question importante. Personne ne connaît vraiment l'impact des flux horizontaux de pollen transgénique sur l'intestin des abeilles, ou de nouvelles séquences génétiques de végétaux sur les champignons, le sol ou les bactéries du rumen. Par ailleurs, il est à craindre que l'utilisation généralisée des cultures génétiquement modifiées puisse aboutir au développement d'une résistance chez les populations d'insectes. Il serait conseillé de planter des zones "refuge" avec des variétés sensibles aux insectes pour éviter que les populations d'insectes développent une résistance à cause de la propagation des plantes Bt génétiquement modifiées.

Effets potentiels sur la santé de l'homme

  • Transfert de gènes allergéniques. Ils pourraient être accidentellement transférés à d'autres espèces, causant de dangereuses réactions chez les personnes allergiques. Par exemple, un gène allergénique de la noix du Brésil a été transmis à une variété de soja transgénique. Sa présence a été découverte durant la phase des tests, et le soja n'a pas été mis sur le marché.

  • Mélange de produits génétiquement modifiés dans la chaîne alimentaire. Des produits génétiquement modifiés non autorisés sont apparus dans la chaîne alimentaire. Par exemple, la variété de maïs Starlink, réservée exclusivement à l'alimentation animale, a été accidentellement utilisée dans des produits pour la consommation humaine. Il n'y a aucune preuve que le maïs Starlink comportait des risques pour l'homme, mais il faudrait des contrôles stricts durant le traitement pour éviter l'apparition de cas semblables à l'avenir.

  • Transfert de la résistance aux antibiotiques. Des gènes conférant une résistance aux antibiotiques sont injectés dans des OGM comme marqueurs pour confirmer la réussite du transfert de gènes. Des préoccupations ont été exprimées sur ces 'gènes marqueurs' qui pourraient conférer une résistance aux antibiotiques. Cette technique est désormais en train d'être remplacée par l'utilisation de gènes marqueurs écartant tout risque pour la santé ou l'environnement.

Effets socio-économiques potentiels

  • Perte d'accès des agriculteurs au matériel végétal. La recherche biotechnologique est effectuée essentiellement par le secteur privé et pourrait aboutir à une dominance du marché par une poignée de puissantes multinationales. Ceci pourrait avoir un effet négatif sur les petits exploitants du monde entier. Les agriculteurs craignent de devoir être obligés de payer pour se procurer les variétés issues du matériel génétique provenant de leurs propres champs lorsqu'ils achètent des semences à des sociétés détenant des brevets. Certains maintiennent que l'Organisation mondiale du commerce encourage ce processus avec son Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), mais cet accord prévoit des options pour protéger les pratiques traditionnelles agricoles.
    Par ailleurs, le nouveau Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture reconnaît les contributions des agriculteurs à la conservation et l'utilisation des ressources phytogénétiques pour les générations futures. Il fournit un cadre international pour réglementer l'accès aux ressources phytogénétiques et établit un mécanisme de partage des avantages tirés de leur utilisation.

  • Les droits de propriété intellectuelle pourraient ralentir la recherche. L'accès de la recherche du secteur public pourrait être entravé par le fait que les produits et méthodes biotechnologiques sont régis par des marques déposées. Ceci pourrait avoir un impact négatif plus virulent dans les pays en développement où il n'existe aucune initiative de recherche privée. En outre, en général, les pays en développement ne disposent pas de protection pour les produits et techniques biotechnologiques. Les brevets ayant une portée nationale, l'entrée de produits liés par des marques déposées pourrait être empêchée sur les marchés externes dotés d'une protection.

  • Impact des technologies"terminator": bien que celles-ci en soient encore au stade de la mise au point, si elles étaient appliquées, elles empêcheraient à une plante d'être cultivée l'année suivante à partir de sa propre semence. Ceci signifie que les agriculteurs ne pourraient utiliser leurs semences pour replanter la campagne successive. Certains estiment que cette technologie, connue également sous le nom de Technology Protection System, pourrait présenter l'avantage de prévenir l'intercroisement des semences génétiquement modifiées.

Effets positifs pour l’agriculture

  • En premier lieu, elle permet l'obtention de nouvelles variétés plus performantes beaucoup plus rapidement que par croisement biologique.

  • En second lieu, l'introduction de nouveaux gènes dans le patrimoine d'une espèce peut lui conférer une résistance à certaines maladies, notamment virales.

  • Enfin, l'utilisation de plantes génétiquement modifiées peut grandement faciliter le travail des agriculteurs, notamment en ce qui concerne le traitement des champs.

Annexe 2:

Êtes-vous en faveur du clonage?
Définitions : cellules ES = cellules souches embryonnaires

Embryons FIV = fécondation in vitro
Le clonage animal n'aurait certainement pas été à ce point médiatisé si les intérêts de ces expériences s'étaient cantonnés aux seuls progrès de la science. Il présente en fait de nombreux intérêts à la fois écologiques et financiers. Le clonage d'animaux en voie de disparition (en utilisant notamment des ovocytes de vaches, particulièrement efficaces) permettrait d'éviter l'extinction totale de certaines espèces. Les intérêts financiers sont multiples, en particulier dans ce nouveau domaine de recherche que les Américains appellent "pharming", sorte d'hybride entre les recherches pharmaceutiques et agronomiques. Il s'agit là de fabriquer à la chaîne des clones d'animaux de fermes (vaches, brebis, chèvre...) génétiquement modifiés (transgéniques) pour produire des protéines ou des médicaments. Le clonage permettra également de créer en série des animaux de laboratoires tous identiques (présentant donc par exemple la même anomalie génétique) ou encore de fournir des organes humains par le biais d'animaux transgéniques.

Saint-Hyacinthe, Québec (Canada), 20 septembre 2000

Source : http://www.ciaq.com/commclonescientiifique.htm

La Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal confirme avoir réalisé pour le compte du Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) le clonage du célèbre taureau Hanoverhill Starbuck, à partir de cellules provenant de tissus prélevés avant sa mort, il y a maintenant deux ans. C'est la première fois qu'un clonage est réalisé à partir de cellules adultes dans des circonstances pareilles. Le clonage a été réalisé par le Dr Lawrence C. Smith, professeur et chercheur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, et le transfert d'embryons par le Dr Daniel Bousquet de L'Alliance Boviteq inc. Le veau est né au Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, le 7 septembre à 23 h 30. Il pesait 54,2 kg (120 livres) à la naissance. Les travaux qui ont mené à la naissance de Starbuck II sont donc le fruit d'une collaboration étroite des équipes du Centre de recherche en reproduction animale de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, du Centre d'insémination artificielle du Québec et de L'Alliance Boviteq inc.

L'équipe médicale présente à la naissance de Starbuck II a pu constater la bonne santé du jeune bovin, dès ses premiers pas. Le docteur André Desrochers du CHUV explique : " Après sa naissance par césarienne, Starbuck II s'est mis à respirer rapidement de lui-même. Aucune intervention médicale n'a été nécessaire autre que les soins normaux prodigués à un animal nouveau-né. Environ 10 minutes plus tard, Starbuck II essayait vigoureusement de se lever, ce qui démontre sa bonne santé. " En accord avec tous les partenaires, la date du 20 septembre 2000 a été retenue pour la présentation des résultats de la recherche et de Starbuck II à la presse, et cela afin de lui assurer les meilleures conditions de santé et de bien-être.

Dans ce cas précis, la technologie utilisée a permis d'abaisser le nombre d'essais à 68 afin d'obtenir un clone viable, ce qui représente un nombre total d'essais inférieur à ce qui a été rapporté dans le cas de la brebis Dolly qui, à titre d'exemple, a nécessité 277 essais et un progrès majeur. Ainsi, le taux de fusion obtenu est de 80 % alors que le taux de passage au stade de blastocystes a été de 28 %. Les embryons produits ont été par la suite transférés par l'équipe de recherche à des vaches receveuses.

Soulignons qu'une autre première a été aussi réalisée. En effet, afin de minimiser les risques d'anomalies congénitales et néo-natales chez l'animal, une technique particulière de culture, sans sérum, a été utilisée. Le bon état de santé de Starbuck II tend à confirmer que ces changements ont eu un effet bénéfique.

Pourquoi refuser le clonage :

Source : http://www.genethique.org/doss_theme/dossiers/clonage/pourquoi_refuser.htm

Le clonage est dangereux : les cellules souches embryonnaires extraites puis injectées ne sont pas contrôlables. En raison même de leur extraordinaire potentiel de différenciation, l'organisme receveur ne sait pas contrôler leur développement. Elles se transforment alors en cellules tumorales, à la différence des cellules souches adultes contrôlées.

- 100% des clones (animaux) sont anormaux, donc leurs cellules également...

La recherche sur le clonage disperse les ressources et ralentit les soins car la thérapie avec des cellules souches embryonnaires ne donne pas de résultats et la tentative du clonage humain n'aboutit pas. La thérapie cellulaire à partir du clonage est donc  une chimère et tout l'argent investi dans ces recherches ne l'est pas dans la recherche sur les cellules souches adultes, déjà efficaces en matière de thérapie. Le chercheur clinicien doit chercher les solutions les plus rapides pour apporter une thérapie au patient. Responsabilité face aux patients qui attendent...

Création d’une classe d’humains qui n'existe que pour réaliser la finalité des autres. Créer un embryon humain pour ensuite le détruire et s'en servir comme matériel de recherche... c'est créer un homme pour s’en servir comme médicament... Si les Nations-Unies interdisent la reproduction par clonage sans interdire le clonage pour la recherche,  alors, pour la première fois, cette organisation légitimerait la création d’êtres humains dans le but exprès de les détruire.

Risques pour la femme : santé et exploitation. Pour pouvoir obtenir des clones, les chercheurs auront besoin de nombreux ovocytes. Pour obtenir 1 clone vivant humain il faudrait entre 50 et 100 ovocytes. Par exemple pour soigner les 17 millions de patients diabétiques aux Etats-Unis, il faudrait 850 millions d'ovules, soit si on prend 10 ovules par femme, 85 millions de femmes en âge de procréer. Quels sont les pays où l'on prendra ces ovules ? C'est la porte ouverte à l'exploitation des femmes pauvres et au trafic d'ovules.

Feuille de l’enseignant

Synthèse des avantages et inconvénients du clonage :
Clonage reproductif animal :
Recherche : Etude du développement précoce de l'embryon, de ses dérèglements et des conditions d'utilisation des cellules souches dans un but thérapeutique.

Élevage ? Multiplication des meilleurs reproducteurs mâles, des meilleurs animaux pour le rendement en lait, la qualité de la viande, etc. Mais il faudra auparavant s'assurer que le clonage ne présente pas de risques génétiques pour la descendance. Personne ne sait si nous mangerons un jour des clones...

Sauvegarde d'espèces en voie de disparition ? Peut-être, mais cela nécessiterait d'avoir accès à de nombreuses femelles. En effet, il faut une centaine d'ovocytes pour obtenir un animal. Et cela risque de s'avérer souvent très difficile...

Le clonage reproductif animal peut aussi être couplé à la transgénèse
Des animaux transformés génétiquement (difficiles à obtenir) pourraient être reproduits par clonage dans les cas suivants :

  • recherche (modèles animaux de maladies humaines).

  • production de médicaments (dans le lait par exemple).

Clonage thérapeutique :

  • Recherche sur les cellules souches.

  • Perspectives en médecine régénérative : traitement des maladies dégénératives, greffes d?organes...

Clonage reproductif humain

Les motivations sont nombreuses… mais pas toujours sérieuses. En voici quelques unes :

  • Individus souhaitant perpétuer l'image de leur jeunesse, quête d'immortalité (secte des Raéliens)

  • Couples homosexuels désirant un enfant sans devoir recourir à un tiers

  • Parents voulant reproduire un enfant mort

  • Couples porteurs d'une maladie génétique récessive ou liée au sexe et risquant de la transmettre à leur enfant

  • Couples souffrant de stérilité aujourd'hui incurable : absence de gamètes fonctionnels (ovules ou spermatozoïdes), femmes atteintes de ménopause précoce...

Annexe 3:

Êtes-vous en faveur d’une augmentation du nombre de permis de chasse aux cerfs de Virginie?
Texte 1 :

L'histoire commence en 1895 au moment où Henri Menier, un richissime chocolatier français, use de sa fortune pour devenir propriétaire de l'île d'Anticosti. À seule fin de satisfaire ses lubies de chasseur, il décide de transformer son île en eldorado de la chasse.

En 1896, un an après avoir fait l'acquisition d'Anticosti, le riche propriétaire fait relâcher 220 cerfs sur son île. Contre toute attente, la population de cervidés connaît une croissance spectaculaire. Quelque 60 ans plus tard, on en dénombre près de 100 000 et en 2001, plus de 125 000.

Le paradis du cerf de Virginie

En moins d'un siècle, les cerfs de Virginie se sont imposés comme les maîtres d'Anticosti. Et ce qui devait être le royaume de la chasse est rapidement devenu le paradis des cerfs. L'île d'Anticosti, c'est 7943 km2 de territoire où cet animal est exempt de prédateur et de compétiteur. Il y possède presque toutes les ressources alimentaires et, au bout du compte, il y rencontre très peu de chasseurs.

En outre, les hivers plus courts et moins rigoureux des dernières années allongent la période de croissance des plantes. Pour les cerfs, le réchauffement climatique signifie plus de nourriture et moins d'efforts. Normalement, les déplacements dans la neige sont une cause importante de mortalité chez l'espèce.

Des animaux sauvages mais bien élevés

En plus d'être nombreux, les cerfs ont un appétit dévorant. Et ils ont appris à finir leur assiette. Les cerfs broutent la plante au complet : racine, feuilles, tige... tout y passe. Ces habitudes alimentaires ont d'importantes répercussions sur l'écosystème et sur les autres populations animales.

Les ours noirs, par exemple, étaient assez nombreux pour attirer les adeptes de chasse sur l'île il y a cinquante ans à peine. Aujourd'hui, cet animal a disparu. Un seul ours a été repéré depuis les dix dernières années. Les cerfs leur ont coupé l'herbe sous le pied en broutant tous les arbustes à petits fruits. Ils ont également englouti les arbrisseaux compris entre 30 cm et deux mètres.

La démographie galopante de l'espèce est inquiétante. Elle représente une menace pour la flore, la faune et les cerfs eux-mêmes. À trop forte densité, ils risquent de ravager leur habitat et de causer leur propre déclin.

Source : http://www1.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/imageMilleMot.aspx?idDocument=31940&idItemMenu=50

Texte 2 :

Pendant des années, la chasse a eu mauvaise presse. Encore aujourd'hui, ses opposants l'accusent de menacer la survie de certaines espèces.

Pourtant, le gibier se reproduit abondamment. Selon des spécialistes, les bêtes sauvages sont beaucoup plus menacées par la destruction de leur habitat que par la chasse. Dans certains cas, la chasse est même devenue un outil de gestion essentiel.

C'est pour ralentir la croissance rapide des populations d'oies que le gouvernement fédéral a rouvert la chasse printanière à l'oie des neiges en 1999. Depuis, les agriculteurs, qui étaient au départ assez réticents à laisser les chasseurs pratiquer leur activité sur leurs terres agricoles, sont de plus en plus nombreux à en permettre l'accès.

Environnement Canada estime que les dommages causés à l'agriculture par les oies blanches en période migratoire génèrent des pertes annuelles de 750 000 $. Ainsi, depuis qu'ils ont constaté l'ampleur des dégâts occasionnés par les oies des neiges, plusieurs agriculteurs ont changé leur fusil d'épaule!

Ailleurs, ce sont les chevreuils qui donnent du fil à retorde aux agriculteurs. En Estrie, le broutage du cerf, d'octobre à mai, génère une baisse de production de 14 % de la récolte de foin l'année suivante.

Apparemment, ces bêtes gourmandes ne sont jamais rassasiées. Plantations d'arbres, vergers, jardins, plates-bandes, tourbières, tout y passe. L'appétit insatiable du chevreuil menace notamment la diversité végétale de l'île d'Anticosti. Les surfaces dépourvues de couvert végétal se multiplient en raison de l'importante densité de cerfs sur le territoire.

Manifestement, la croissance démographique fulgurante de certaines espèces est devenue problématique. Et il n'y a pas que les agriculteurs qui en souffrent. Chaque année, au Québec, il se produit 7000 accidents routiers impliquant la grande faune.

Malheureusement, l'augmentation du gibier est devenue l'alibi de nombreux braconniers. Or, le fait que la ressource se porte bien ne signifie pas pour autant qu'il faille en abuser. Cette année encore, les agents de protection de la faune ont eu affaire à plusieurs brigands.

Une question d'équilibre

Les quotas de chasse sont établis de manière à préserver l'équilibre des populations fauniques. Le gros gibier est d'abord recensé, au moyen d'inventaires aériens par exemple. Ensuite, les biologistes dressent un bilan des populations en fonction de leur densité, de leur capacité de reproduction et des caractéristiques du territoire. Quant au petit gibier, généralement très prolifique, les quotas sont plus aléatoires. Si, en certains cas, la société de la faune et des parcs du Québec procède par essai-erreur, la plupart du temps elle arrive à rajuster le tir rapidement.

Sources texte 2 : http://www1.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/imageMilleMot.aspx?idDocument=28554&idItemMenu=50
Feuille de l’enseignant
Reportage vidéo : Hivers cléments, impact sur les chevreuils (mars 2007)

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_liste88_200703.shtml#

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Le débat est une activité intéressante qui peut s’avérer l’une des plus concluantes si elle est bien conduite. Toutefois, IL ne faut pas abandonner l’exercice iconBibliographie
«L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. IL n'est que ce que l'éducation fait de lui. IL faut bien remarquer que l'homme...

Le débat est une activité intéressante qui peut s’avérer l’une des plus concluantes si elle est bien conduite. Toutefois, IL ne faut pas abandonner l’exercice iconOrgane conscient du Parti Imaginaire
«le cours normal des choses». Inversez. C'est ce cours ordinaire qui est la suspension du bien. Dans leur enchaînement, les mouvements...








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