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Geneviève Audet

Marie-France Dupuis

Paulina Pakulska

et Manel Sefrani

Sciences, Lettres et Arts

La grenouille : le maître de la congélation





Travail de biologie

présenté à

François Dionne

dans le cadre du cours

Biologie moléculaire et cellulaire 101-701-RE

Collège de l’Outaouais

Campus Gabrielle-Roy

8 décembre 2004

Table des matières



Introduction 4

Introduction



Tout le monde a entendu parlé de Walt Disney, ce célèbre créateur de dessins animés, qui, avant sa mort, aurait soi-disant demandé qu’au moment de son décès, son corps soit congelé dans le but d’être un jour ramener à la vie, lorsque la technologie le permettrait. Est-ce une rumeur ? Walt Disney est-il toujours congelé ? Il est très difficile de répondre à cette question avec certitude, les informations sur le sujet étant plutôt limitées et souvent contradictoires. Toutefois, il existe des documents légaux qui confirment son incinération le 17 décembre 1966, soit deux jours après sa mort d’un cancer du poumon gauche. Ses cendres reposeraient au cimetière Forest Lawn en Californie. Ce dont nous sommes sûrs par contre, c’est que, sauf pour quelques exceptions (recherches médicales), la congélation d’un corps humain entier est actuellement illégal. En effet, dans la plupart des pays, la réglementation des opérations funéraires précise qu’il n’est pas possible pour une personne de se faire cryogéniser à sa mort, son corps devant être inhumé ou incinéré dans les 6 jours suivant son décès. Par contre, une trentaine d’Américains (décédés) ont confié leur corps à quatre instituts de cryogénisation «pour servir à l’avancement de la science». Ces instituts de recherche gardent leur corps à -196 °C dans de l’azote liquide. Maintenant, quelles sont les chances qu’un tel procédé puisse permettre de ramener à la vie ces personnes déjà mortes dont les corps sans vie sont conservés dans une sorte d’état d’hibernation ? Le sujet de ce travail n’est pas de savoir si cela est réaliste ou non. Mais, il est intéressant d’observer que les êtres humains, dans leur quête utopique d’immortalité, ont voulu (et veulent toujours), d’une certaine manière, imiter nos amis les grenouilles qui, chaque hiver, au Canada, doivent hiberner pour survivre à la rigueur de notre climat, caractérisé par des températures très froides. Nous avons peut-être trop rapidement oublié que les cellules des grenouilles ont des caractéristiques spéciales qui leur permettent d’hiberner tandis que celles des êtres humains ne résistent pas aussi bien à la congélation. Dans ce travail sur l’hibernation des grenouilles (et non l’hivernation, voir la distinction faite au prochain paragraphe), nous tenterons d’abord de comprendre le problème que peuvent poser des variations de températures comme celles que nous pouvons observer quand vient l’hiver. Nous présenterons ensuite certains moyens que les organismes vivants ont développés pour survivre à cette éprouvante saison. Par la suite, nous nous limiterons à l’étude des grenouilles, dont l’hibernation présente un bel exemple de mécanisme de régulation en réaction au froid de l’hiver. Enfin, nous analyserons en profondeur la cellule de la grenouille, son fonctionnement lors de l’hibernation, ses composantes particulières, bref, ses caractéristiques qui lui permettent de survivre et qui maintiennent la grenouille vivante, à un rythme très ralenti, malgré une grande baisse de la température.




À propos des grenouilles…

Le terme " amphibien " provient du grec : amphi qui signifie doublement, et bios qui signifie vie, par conséquent l’animal est capable de vivre aussi bien dans l’eau que sur terre. Les amphibiens sont classés en trois groupes:

Les urodèles : qui possèdent une queue (Par exemple les Salamandres)

Les anoures : qui ne possèdent pas de queue (Grenouilles, crapauds, etc.)

Les apodes : qui n’ont pas de pattes (Cécilie)

Tel que dit ci-dessus, les grenouilles font partie de la classe des amphibiens ou des bactériens, elles sont de l’ordre des anoures qui comptent 2600 espèces et leur nom latin est Ranucula.

En Amérique du Nord, on retrouve surtout le genre Rana. Cependant l’espèce représentative se nomme la grenouille verte et c’est pour cette raison que parfois nous allons l’utiliser à titre d’exemple.

Nom scientifique 

Nom latin : Rana clamitans melanota (Rafinesque)

Embranchement : Vertébrés

Classe : Amphibiens

Ordre : Anoures

Famille : Ranidés

Genre : Rana

Espèce : Grenouille rousse, grenouille léopard, grenouille du nord, grenouille verte, etc.

Caractéristiques et anatomie

Cette grenouille a généralement une coloration variable : verte ou bleue sur le dessus, brune sur le dos avec des taches de couleur plus foncée, et son ventre est soit blanc, blanc grisâtre ou jaunâtre.



Les grenouilles ont une peau lisse et visqueuse, elle est recouverte d’un liquide qui évite le dessèchement, cependant ce liquide lui-même s’évapore (beaucoup moins vite que l’eau) et c’est pour cette raison que les grenouilles dépendent énormément de l’eau qui les entoure.

Leurs pattes arrières sont longues et musclées, ce qui leur permet de faire de grands sauts. Les doigts de ces pattes sont reliés par une membrane qui va faciliter la nage lorsqu’elles se retrouveront dans le milieu aquatique. Les yeux de la grenouille lui permettent de voir dans toutes les directions et ce même quand elle est dans l’eau. Chaque œil possède 3 paupières, mais, la troisième, qui est transparente, protège l’œil dans l’eau et le garde humide en dehors. Les sons émis par les grenouilles sont très bruyants, plus précisément chez les mâles. Le ''chant'' permet au mâle d'attirer les femelles, il est toutefois différent selon les espèces, c'est donc un bon moyen de les différencier. Les grenouilles respirent en avalant l’air pur qui s’en va vers les poumons, cependant les poumons, contrairement aux ceux des mammifères par exemple, ne peuvent ni se contracter si se dilater. Les grenouilles peuvent rester sous l'eau pendant de longues durées et ce grâce à leur respiration cutanée, car elles peuvent absorber l’oxygène dont elles ont besoin à travers les parois de la peau. Dépendamment des individus, la grenouille verte a une longueur qui va d’environ 5.5 cm à 10 cm.

Habitat

L'habitat des grenouilles est assez varié. La plupart d'entre elles favorisent les régions humides. La grenouille verte vit la plupart du temps dans les étangs, les lacs, les fossés, les baies de rivières ou les marais. Bref, dans l'eau, mais aussi sur la terre. Elle vit au Canada (plus précisément au Québec, Ontario, l’Île du Prince Édouard) et aux Etats-Unis (nord de la Floride, Texas).



Alimentation

Cette grenouille est carnivore, elle mange des invertébrés comme les insectes, les araignées, les escargots, les œufs de poissons, etc. La grenouille possède une langue gluante qui lui permet d’attraper et d’enrouler autour d’elle même ses proies. Quant aux têtards, eux, sont herbivores, donc, ils se nourrissent de plantes aquatiques.

Reproduction

Dès que les grenouilles sortent de leur hibernation, elles vont se reproduire. Au moment de la reproduction, les mâles se mettent à chanter dans le but d’attirer les femelles. Le mâle s’agrippe autour de la femelle et l’étreinte peut durer jusqu’à 7 jours. La femelle pond environ 3500 œufs. L’accouplement a lieu dans l’eau. Les têtards sortent de l’œuf, ensuite après avoir subi une métamorphose, ils se transformeront en grenouilles adultes.





L’hiver
Selon les régions et les goûts, l’hiver est une période de l’année plus ou moins appréciée par les êtres humains. Dans notre coin à nous du monde, c’est une saison très difficile pour les animaux en général. Certains meurent tout simplement (surtout des insectes), d’autres, tel que notre fameuse bernache du Canada, migrent vers le Sud, mais les autres, moins chanceux, restent au Québec. Les hommes et les femmes ne s’en tirent pas trop mal grâce à leurs maisons chauffées et leurs vêtements les protégeant du froid… Les animaux vivant dans la nature n’ont pas accès à toute cette technologie; ils ont donc adoptées au cours de leur évolution différentes stratégies pour assurer leur survie.

L'hibernation est une période d'inactivité durant la saison froide où l'animal est dans un état léthargique, soit de sommeil profond ou de vie ralentie. En effet, le métabolisme de l’animal devient très lent, de sorte qu’il n’a pratiquement plus besoin de se nourrir. Sa température corporelle baisse. Les animaux qui hibernent sont nombreux : par exemple, durant l’hiver, les insectes sont engourdis dans le sol, les grenouilles et les crapauds s’enfouissent dans le fond des marécages, les ours se cachent dans une grotte, les marmottes dans un trou, les tamias rayés dans leur terrier…

L'hivernation est un peu le contraire de l’hibernation. Les animaux qui hivernent sont ceux qui restent actifs pendant l'hiver. Par contre, leurs activités peuvent être diminuée selon la température. Lorsqu'il fait très froid par exemple, l’animal n’accomplit aucune activité afin de conserver le plus d’énergie possible (pour se réchauffer). Lorsque qu’il fait plus doux, la plupart de ces activités consistent à trouver de la nourriture, défendre son territoire et faire son toilettage. Des exemples d’animaux qui hivernent : le lièvre, le chevreuil et l'écureuil.

Dans les deux cas, l’animal doit avoir accumuler en automne un bonne réserve de graisse. L'épaisseur de la fourrure aide aussi à se protéger du froid. Celui qui hiverne a parfois un pelage spécial pour l’hiver qui lui permet de se camoufler dans la neige.

La régulation et la tolérance

La faculté qu’on les animaux à réguler leur milieu interne se nomme homéostasie. C’est une caractéristique qui est propre à ces derniers et c’est un phénomène remarquable. Ceci est d’autant plus impressionnant puisqu’ils le font malgré le fait que l’environnement externe subi de nombreux changements qui peuvent être parfois très significatifs. Par exemple, l’être humain doit toujours maintenir la température interne de son corps à 37°C et ce, même si la température extérieur chute de nombreux degrés. Il est, en effet, capable de le faire face à des variations de température majeures. Il existe deux sortes de réactions que les animaux peuvent avoir face aux variations du milieux : la régulation et la tolérance. Ces deux réactions sont, en fait, contraire l’une de l’autre. Les animaux régulateur veulent garder leur milieu interne stable, c’est-à-dire, qu’ils tentent de diminuer les effets des changements du milieu externe sur leur milieu interne. Quant aux animaux tolérants, ils ne possèdent pas vraiment de système régulateur et peuvent supporter des modifications de leur milieu interne causées par les variations de l’environnement externe. Cependant, la plupart des animaux ne sont pas entièrement régulateur ou entièrement tolérant.
Les animaux sont des systèmes ouverts, alors ils sont constamment entrain d’échanger de l’énergie et de la matière avec leur milieu externe. Ils doivent puiser de l’énergie de leur environnement et éliminer leurs déchets métaboliques. Ils utilisent le dioxygène de l’air pour la respiration et rejettent du dioxyde de carbone. L’homéostasie est ce qui permet aux animaux de garder une stabilité en ce qui concerne leur milieu interne, alors on peut dire qu’elle est un ensemble d’allocation. Le principe d’allocation signifie la quantité d’énergie ou de matière qu’un organisme doit posséder au sein de son système. La thermorégulation, régulation de la température du corps, est un mécanisme de l’homéostasie qui permet l’équilibre des allocations d’énergie et de matières. Pour chaque augmentation de 10°C, la vitesse d’une réaction enzymatique peut être jusqu’à 2 ou 3 fois plus rapide. Ce processus est appelé effet Q10 (Q10 est le facteur d’augmentation de la réaction enzymatique à chaque augmentation de 10°C) se produit jusqu’au moment ou les protéine perdent leur forme tridimensionnelles.
Les animaux se séparent en deux catégories lorsqu’il est question de la régulation de la température de leur milieu interne. Comme nous l’avons vu plus haut, il y a des animaux qui sont capable de supporter les changements du milieu interne causés par les variation de l’environnement (animaux tolérants). Le corps de ces animaux a, donc, une température qui varie en fonction de la température externe. Ils sont appelés ectotherme et ils regroupent surtout les reptiles et les amphibiens. Les ectothermes ne produisent pas assez de chaleur pour que leur température corporelle subisse une augmentation parce que leur métabolisme est trop lent. Par contre, les animaux qui sont capable de garder une température corporelle stable sont appelés endothermes. Ces derniers conserve une température assez élevée de leur corps, malgré les nombreuses variations de température de l’environnement. La cause de cela est que leur métabolisme est beaucoup plus rapide que ceux des ectothermes. Ils peuvent, donc, garder une plus grande température que le milieu externe. La grenouille est un ectotherme puisqu’elle est un amphibien.

Le cas des grenouilles

1
Métabolisme
Si on observe bien les causes de l’hibernation chez les différents organismes, c’est la survie en hiver. Ils n’ont pas assez d’énergie pour pouvoir vivre normalement pendant tout l’hiver, c’est- à-dire de se réchauffer, de digérer, de bouger, etc. C’est justement pourquoi ils s’endorment et hibernent. Lors de leur sommeil, les animaux ralentissent leur métabolisme. Les mammifères réussissent parfois à ralentir leur métabolisme jusqu’à 90 à 99%, ceci leur permettant d’atteindre une économie d’énergie allant jusqu’à 88%. Dans ce cas, il est très rentable d’hiberner! Mais qu’est-ce qui se passe dans le corps de la grenouille? La grenouille comme de nombreux d’autres reptiles hibernent de façon très particulière. Elle arrête de respirer et laisse son coeur cesser de battre durant tout le processus d’hibernation! Elle se laisse mourir dites-vous? Non! Il reste une petite activité neurologique qui agit au niveau du cerveau. C’est la seule chose qui pourra la ramener en vie au printemps.

Osmose
Si la cellule est principalement composée d’eau et qu’en hiver, la température chute sous zéro, et qu’en plus la glace prend plus de volume que l’eau, pourquoi les cellules de la grenouille n’éclatent-elles pas? La raison est simple, la grenouille prévoit le coup et avant l’hiver, elle provoque une forte stimulation de glycérol. À l’aube de l’hiver, une petite grenouille peut contenir de 45 à 90 fois plus de glycérol qu’un humain. Le glycérol a des propriétés qui le rende plus difficile à congeler. En effet, son point de fusion est inférieur au point de fusion de l’eau. Rendu à l’hiver, les cellules de la grenouille procède par osmose l’évacuation de l’eau de leur intérieur. L’osmose est un processus qui stimule les composés d’aller d’un milieu plus concentré vers un milieu moins concentré. La cellule englobe des particules d’eau et les diffuse à travers sa membrane cellulaire. (voir annexe A)
1Glycérol
Le glycérol est une molécule de sucre qui a la structure suivante (voir à gauche). La raison pour laquelle les grenouilles utilisent le glycérol pour remplir leur cellule est très simple. Le glycérol a un point de congélation nettement inférieur que celui de l’eau comme expliqué plutôt. Le glycérol est utilisé généralement pour fabriquer de l’A.T.P. de la cellule. (Adénosine tri-phosphate). Le glycérol est donc en fait un réserve d’énergie pour la grenouille. Dans la respiration cellulaire, le glycérol sert à fabriquer de la glycéraldéhyde phosphate dans le processus de la glycolyse.

1Fabrication d’A.T.P.
Sauf que la plupart des ressources dans laquelle la cellule puise pour fabriquer son ATP est le glucose. La glycolyse est en soit une étape de la respiration cellulaire. Grâce à une mole de glucose transformée, on arrive à produire environ 36 A.T.P.. Certains A.T.P. sont fabriqués par phosphorylation au niveau du substrat (4) et d’autres sont fabriqués par phosphorylation oxydative (32). La fabrication de l’ATP au niveau du substrat se fait au niveau de deux étapes dans la respiration cellulaire. Dans la glycolyse, on obtient deux A.T.P. nets. Puis, après le cycle de Krebs, nous obtenons deux autres A.T.P.. Ensuite, pour les A.T.P. fabriqué par phosphorylation oxydative, les A.T.P. doivent d’abord passer bien entendu par la glycolyse, pénétrer la mitochondrie (parfois passer par le cycle de Krebs mais facultatif), puis enfin passer par la chaîne de transport des électrons. Cette chaîne fait passer les électrons d’une molécule et gagne à chaque transfert de l’énergie. Ces transferts sont une série d’oxydoréductions. Le but de la chaîne d’électron est de passer à transférer les électrons à l’oxygène et libérer de l’énergie pour la fabrication d’A.T.P.. Ce n’est qu’ensuite que la réelle fabrication d’A.T.P. va débuter. Ce processus se nomme chimiosomose. L’A.T.P. synthétase permet à l’accumulation de proton H+ à l’intérieur de l’espace membranaire, de se déplacer dans la matrice de la mitochondrie par un processus d’osmose (plus concentré vers moins concentré). C’est à la sortie des proton H+ dans la matrice que l’A.D.P. se joint à un phosphate pour créer de l’A.T.P.. Toute cette étape entraîne la fabrication de 32 A.T.P.!! L’A.T.P. est une bonne source énergétique car son dernier lien phosphate est très fragile. Le bris d’un lien entraîne une libération d’énergie et cette énergie peut servir à toutes sortes de choses comme remplir les besoins de la cellule. Dans le cas de la grenouille en hibernation, l’A.T.P. va aider les cellules à ne pas congeler et à garder un minimum de chaleur dans leur intérieur.
1Surfusion
Les grenouilles n’utilisent pas seulement la diminution de leur point de congélation pour éviter de congeler. Elles utilisent aussi la surfusion de leur molécule. En provoquant le mouvement constant de leurs molécules, elles évitent le gel.


La grenouille qui gèle?
Malgré que les grenouilles soient capables de diminuer leur point de congélation des cellules et malgré qu’elles possèdent des capacités de provoquer de la surfusion à l’intérieur de la cellule, cela ne les empêche pas de geler. La grenouille peut empêcher ses liquides de geler sauf que cela ne prévient pas la formation de cristaux de glace à l’extérieur de ces cellules et donc à l’intérieur de son organisme. Bien sûr, les cristaux n’ont pas une taille énorme, et ils sont incapables de former de la glace en s’unissant sauf que cela demeure quand même une cristallisation partielle de l’organisme. Ce sont les crypto protecteurs qui empêchent la formation de cristaux à l’intérieur des cellules. Le gel se forme dans la partie extracellulaire des cellules de la grenouille. La raison pour laquelle les grenouilles réussissent à survivre, c’est que le gel ne se forme pas à l’intérieur des cellules celles-ci. En temps normal le gel peut déchirer les membranes et amener à la destruction des cellules.
Les caractéristiques des cellules de la grenouille

Les cellules des organismes vivants sont principalement composées d’eau.  Lorsqu’un organisme est congelé, ces cellules « gonflent » à cause de la présence de l’eau qui se dilate lorsqu’elle est gelée. En gelant, l’eau forme aussi des cristaux. À une échelle microscopique, ces cristaux sont comme des lames tranchantes qui peuvent littéralement déchirer les parois cellulaires et endommager le tissu au complet de façon permanente.  C’est pourquoi les cellules humaines ne peuvent pas résister au froid intense. Mais comment les grenouilles font-elles pour survivre à l’hiver ? La réponse se trouve au niveau cellulaire. En effet, les cellules des grenouilles ont des caractéristiques spéciales qui leur permettent de bien s’adapter aux froids intenses.
Quand arrivent les températures froides, la grenouille cesse tout activité et suspend la plupart de ces fonctions vitales (seules quelques cellules du cerveau sont encore en fonction). Mais comment les cellules de son corps résistent-elles au froid ? Ces petites bêtes (comme la plupart des ectothermes d’ailleurs) ont adopté une stratégie de tolérance au froid : se laisser geler de façon contrôlée Lorsque la température atteint -2 ºC, en une vingtaine d’heures, 65 % de toute l’eau du corps de la grenouille est transformée en glace. Mais, fait important, seul l’eau se trouvant à l’extérieur des cellules change d’état et devient solide. Comme tous les autres animaux tolérant le gel, la grenouille synthétise des substances cryoprotectrices, dont des molécules de glucose qui vont empêcher la congélation de l’eau à l’intérieur de ses cellules. Durant cette période, le rythme cardiaque de l’animal s’accélère temporairement afin de bien fournir du glucose par le sang partout dans le corps. Afin de minimiser le gel, la grenouille se réfugie pour l’hiver dans des endroits un peu isolants où la température descend rarement en dessous de -8 ºC (sous le sol, sous la neige).

Conclusion

La grenouille est un animal bien spécial. Grâce aux caractéristiques de ces cellules, caractéristiques qui sont communes aux animaux tolérants, la grenouille tolère le gel de ses tissus. Malheureusement, les cellules des êtres humains sont un peu différentes de celles des grenouilles et ne réagissent pas aussi bien au froid… Alors, tous ces espoirs en la cryogénisation ne sont-ils qu’illusions ? Les instituts de recherche sur la congélation des êtres humains (qui sont en fait des compagnies privées), dont fait partie la compagnie Alcor Life Extension, offrent, pour une somme se situant entre environ 50 000 et 120 000 dollars américains, de vous congeler tout entier ou en partie (uniquement la tête). Un rêve qui coûte bien cher… Qu’arrivera-t-il avec les corps tenus en « hibernation » par des société comme Alcor Life Extension ?  Difficile de prévoir !  Alcor prétend que la médecine saura, d’ici quelques années, développer une technologie qui permettra de réparer toutes les cellules qui ont été endommagées par le froid : la nanotechnologie, la science du très petit.  Cela fait des milliards de cellules à réparer pour un seul être humain. D’autant plus que la plupart du temps, les gens qui donnent leur corps à la science sont déjà décédés. Il faudra donc, avant tout, trouver un moyen de ramener à la vie une cellule morte. Un défi qui semble insurmontable attend donc ces compagnies qui promettent à leurs riches clients un réveil dans le futur, tout aussi doux que celui des grenouilles au printemps! 

Annexes



ANNEXE A : L’osmose





A


Solution non concentrée

Solution concentrée
u départ, nous avons deux solutions aux concentrations différentes. L’osmose s’effectue : les concentrations de chaque côté tendent à devenir égales.






Bibliographie
Ressources électronique


BENEROSO, Xavier, Hibernatus n’est pas français (29/07/02) http://www.rtl.fr/rtlinfo/article.asp?dicid=86036 (en ligne, page consultée vendredi, 26 novembre 2004)
MARSOLAIS, Michel, Des dizaines de personnes attendent au congélateur (paru la première fois dans Le journal de Montréal, 9 mars 1997) http://www.sciencepresse.qc.ca/jdm/jdm07.html (en ligne, page consultée vendredi, le 26 novembre 2004)
Anonyme, Langues, culture et medias (Les animaux, hibernation et hivernation), http://recit.csportneuf.qc.ca/jeanguy/ecologie/animaux.html (en ligne, page consultée vendredi, le 26 novembre 2004)

BENOÎT, Pierre-Luc, L’immortalité de l’homme, La revue de physique « L’attracteur », numéro 14, hiver 2003, http://www.physique.usherbrooke.ca/attracte/14-2003/Immortalite_Homme.htm

1http://www.cndp.fr/revueTDC/745-40936.htm
http://www.astrosurf.com/lombry/bioastro-adaptation5.htm
http://educ.csmv.qc.ca/mgrparent/vieanimale/amp/Grenouil/grenouil.html

http://educ.csmv.qc.ca/mgrparent/vieanimale/mam/oursb/oursbrun.htm -Gabi ou ours polaire

http://educ.csmv.qc.ca/mgrparent/vieanimale/liste.html -+général

Tout sur les grenouilles

http://www.les-mares.com/html/vertebres/amphibiens.php
http://www.les-mares.com/html/vertebres/anoures.php
http://aquafish.free.fr/grenouilles/grenouilles.htm
http://www.pnr-lorraine.com/pnr-lorraine/environnement_pages/atlas/atlas_06_grenouilles.html
http://www.liensutiles.org/serpent.htm
http://www.agrenv.mcgill.ca/Urban-Nature/reptiles.htm
http://users.skynet.be/aquajardin/page53.htm
http://www.reptimania.com/
http://museum.gov.ns.ca/mnh/nature/frogsfr/id.htm
http://museum.gov.ns.ca/mnh/nature/frogsfr/finding.htm
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/sommaires/info.htm


Ces citernes préservent les corps des défunts à de très basses températures.


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