A. La culture comme éducation de l’homme par la société 7








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Conclusion



Insistons sur cette dernière idée : puisque l’homme ne part jamais d’une « nature » première, mais toujours d’une facticité hybride donc déjà culturelle, la seule question qui se pose à lui est au fond de savoir comment se transformer, comment faire évoluer sa culture, comment devenir ce qu’il est – ou ce qu’il n’est pas mais veut être. Pour la France, il s’agit peut-être d’une question d’une grande actualité : ne sommes-nous pas confrontés à la nécessité de transformer notre culture pour l’adapter aux exigences du monde contemporain ?

Annexe

Résumé


Introduction

- culture individuelle : culture de soi, développement de soi, épanouissement

- culture collective : manières de faire transmises de génération en génération

- lien avec la vie (« la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié »)

I. Nature et culture

A. L’homme et l’animal

1. La culture, une spécificité humaine ?

- deux sens du mot nature : sens large et sens étroit (par opposition à culture, artificiel)

- culture animale

- culture : langage, technique, art, religion, pudeur… ce qui procède de l’esprit ?

2. La prohibition de l’inceste : la rupture entre nature et culture

- étudier les hommes : voir les différences pour voir les similarités ; structuralisme

- prohibition de l’inceste : paradoxe d’une règle universelle ; fondement de l’échange

B. Y a-t-il une nature humaine ?

1. La culture est une seconde nature

- « La coutume est une seconde nature, qui détruit la première. » (Pascal, § 93)

- « Tout est fabriqué et tout est naturel chez l’homme » (Merleau-Ponty)

- incorporation de la règle : habitude, habitus : la culture devient nature

2. Peut-on « être naturel » ?

- être naturel = être spontané = être culturel (être conforme à sa culture intériorisée)

- paradoxe de s’efforcer d’être naturel

- être naturel : idéal construit de la « nature »

- exemple : le cynisme de Diogène de Sinope : il vit dans un tonneau (ou plus exactement une amphore géante), mange avec ses mains, urine et aboie comme un chien, se masturbe en public, mendie, ne respecte aucune opinion, provoque les puissants : à Alexandre le Grand venu le voir, il dit : « Ôte-toi de mon soleil. »

- critique : Nietzsche

3. L’existence précède l’essence

- l’existence précède l’essence (Sartre)

- l’essence du Dasein (homme) est d’exister (Heidegger)

- mais il y a une facticité ; condition humaine et non nature humaine

II. Le procès de civilisation

A. La culture comme éducation de l’homme par la société

1. La perfectibilité, condition de toute culture (Rousseau)

- liberté et perfectibilité

2. Le conflit est le moteur du développement culturel (Kant)

- insociable sociabilité

- cf. Héraclite

3. Le développement culturel, progrès ou régression ?

- Kant, Hegel, Marx vs Rousseau (cf. cours sur technique)

B. La culture est édifiée sur du renoncement pulsionnel

1. Le malaise dans la culture (Freud)

- double répression, de l’amour et de l’agressivité

- intérêts économiques ne suffisent pas à assurer la cohésion de la société

- surmoi et sublimation

- médiation et curialisation (Elias)

2. Répression et révolution (Marcuse)

- la répression est allée trop loin (Marcuse)

- freudo-marxisme et mai 68

III. Culture particulière et culture universelle

- idée naturelle de progrès

- moins évident si on distingue culture et technique : cf. banalisation du mal

- même la technique peut être critiquée : problèmes environnementaux

A. Le relativisme culturel

1. Le relativisme de Montaigne

- pas tout à fait relativiste « Je ne suis pas marri que nous remarquons l’horreur barbaresque qu’il y a en une telle action, mais oui bien de quoi jugeant à point de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. »

- garde la nature comme modèle

- exemple : les cannibales

2. La critique de Lévi-Strauss

- critique de l’ethnocentrisme et du progrès : différences qualitatives

- « Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie. » (RH, chap. 3)

B. La critique du relativisme : la tartine et les mathématiques

1. L’idée de progrès et de supériorité

- progrès selon un certain critère

- supériorité locale

2. La réhabilitation de la pensée (Finkielkraut)

- objectivité de la hiérarchie pour ce qui participe de la pensée

- ex : littérature

- adéquation d’une culture à un peuple

- lois de transformation d’une culture

La définition de la culture (Freud)


Dans le chapitre III du Malaise dans la culture, Freud caractérise ainsi l’idée de culture : est culturel ce qui concerne la protection de l’homme contre la nature et la réglementation des relations des hommes entre eux.

Puis il liste les éléments principaux que l’on rattache à la culture :

(1) L’utile : moyens de dominer la nature pour satisfaire nos besoins.

(2) L’inutile : beauté et, dans une moindre mesure, propreté et ordre.

(3) Productions psychiques supérieures : religions, idéaux.

(4) Régulation de la vie en commun.

Illustrations

Citations


« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. » (attribué à Edouard Herriot)

« Cultura animi filosofia est. » (La philosophie est la culture de l’âme.) (Cicéron)

« Chassez la nature avec une fourche, elle reviendra toujours en courant. » (Horace, Epîtres, I, 10)

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver. » (Goebbels)

« La culture, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale. »

Bibliographie


- Claude Lévi-Strauss, Race et histoire (1952) : très court. Critique de l’ethnocentrisme et défense du relativisme culturel.

- Michel de Montaigne, Essais (1595) : très long, mais certains passages sont remarquables. Pour le cours sur la culture, vous pouvez vous contenter de lire le chapitre 31 (« Des cannibales ») du livre I.

Sujets de dissertation





La nature peut-elle être un modèle ? La nature est-elle un modèle ?

La nature nous donne-t-elle des règles pour bien vivre ?

Est-il raisonnable de vouloir « retourner à la nature » ?

La nature : qu’est-elle pour le savant, pour le technicien, pour l’artiste ?

Peut-on parler à bon droit « d’homme sans culture » ?

La nature fait-elle bien les choses ?

Ce qui est naturel a-t-il nécessairement une valeur ?

Tout ce qui est naturel est-il bon ?



La nature

De quoi nous libère la culture ?

En quel sens peut-on dire d’un homme qu’il est un être dénaturé ?

Eduquer un enfant, est-ce prolonger ou transformer sa nature ?

Qu’est-ce qui distingue ce qui est naturel de ce qui est artificiel ? Dans quelle mesure peut-on distinguer chez l’homme besoins naturels et besoins artificiels ? Où finit la nature, où commence la culture ?

En quel sens peut-on dire que l’homme n’est pas un être naturel ?

Le mot « loi » a-t-il le même sens selon qu’on parle des lois de la cité ou des lois de la nature ?

L’acte de se nourrir relève-t-il de la culture ou de la nature ?

La culture est-elle la négation de la nature ? La culture humaine sépare-t-elle l’homme de la nature ?

La culture n’est-elle qu’une seconde nature ?

Nature et culture

Pourquoi ne parle-t-on pas de culture animale ?

Est-ce la culture qui distingue vraiment l’homme de l’animal ?

Homme et animal

Peut-on dire qu’une société est plus civilisée qu’une autre ?

Peut-on dire d’une civilisation qu’elle est supérieure à une autre ?

La diversité des cultures est-elle un obstacle à l’unité du genre humain ?

Peut-on juger la culture à laquelle on appartient ?

Toutes les cultures se valent-elles ?


L’universalité

Peut-on considérer la culture comme un luxe inutile ?

Pourquoi l’homme transforme-t-il la nature ?

La propriété est-elle un fait de nature ou un fait de culture ? Le droit de propriété est-il naturel ou culturel ?

Faut-il se demander si l’homme est bon ou méchant par nature ?

La conscience morale est-elle en nous la voix de la nature ou de la culture ?

La culture va-t-elle de pair avec le progrès ?

Qu’est-ce qu’un homme cultivé ?


Autres




1 Citation attribuée à Edouard Herriot (1872-1957), homme politique français membre du parti radical.

2 Cf. par exemple La Pensée sauvage, chap. 9.

3 Institutions : règles sociales et organisation des rapports humains établies par les hommes.

4 Equivoque : ce qui possède plusieurs significations ; ici, le « génie » de l’homme consiste à donner un sens nouveau à des éléments biologiques.

5 Cf. le cours sur l’inconscient, I, A, et fin de la conclusion générale.

6 Cf. Gombrich, Histoire de l’art, chap. 27, p. 589 : « Il est permis d’apprécier le goût des artistes modernes pour tout ce qui est direct et authentique, sans pour cela perdre de vue qu’un effort concerté de se faire naïf et simple conduit fatalement à des contradictions. Le « surréalisme » illustre parfaitement cette contradiction interne. On ne peut être « primitif » à volonté. Leur volonté effrénée de devenir enfant conduisit certains artistes à de simples exercices de sottise calculée. »

7 C’est ainsi que Diogène pouvait se dire « citoyen du monde ».

8 En réalité, dans une amphore géante pour céréales. Le tonneau n’existait pas à cette époque, il fut introduit par les Gaulois.

9 Heidegger, Être et temps, § 9.

10 La perfectibilité désigne la faculté de se perfectionner.

11 Comme nous l’avons déjà vu dans le cours sur l’histoire, III, 2.

12 Héraclite d’Ephèse était un philosophe grec de la fin du VIe siècle av. J.-C. Ses thèses les plus célèbres sont que tout est changement (« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ») et que les antagonismes sont les principes moteurs de l’univers (« Le conflit est le père de toute chose »).

13 « Pathologique » signifie : qui a pour principe quelque chose de passif. Un accord « pathologiquement extorqué » n’est pas librement consenti. Il est l’œuvre de la nature (des circonstances qui nous y forcent) et non l’effet d’une décision raisonnable.

14 Cette expression désigne la vie innocente mais vaine des pasteurs d’Arcadie (région de la Grèce ancienne dont les poètes firent le séjour de l’innocence).

15 Du grec telos, le but. Une vision téléologique de l’histoire est une vision qui suppose que l’histoire a une fin, qu’elle mène à un certain but.

16 Joug : pièce de bois qui pesait sur le dos des bœufs pour accrocher la charrue. Par extension, toute contrainte matérielle ou morale.

17 Si cela vous intéresse, voyez les deux principaux ouvrages de Marcuse : Eros et civilisation (1955) et L’homme unidimensionnel (1964).

18 Cf. le cas Eichmann, cours sur le devoir, annexe.

19 A leur différence. L’altérité désigne le caractère de ce qui est autre.

20 Montaigne, Essais, livre I, chap. 31.

21 C’est notamment l’interprétation que donne Milan Kundera de l’histoire du roman européen. Selon lui, au moment où la science s’est mise à analyser le monde physique, l’immense champ d’investigation laissé libre, à savoir le « monde de la vie », le monde de l’existence humaine tel que nous le connaissons, a été progressivement conquis par le roman, dont l’histoire peut se lire comme une succession de découvertes existentielles, une sorte de cartographie des possibilités existentielles. Le roman d’aventures (Cervantès) tente de saisir le moi à partir de l’action ; le roman psychologique (Richardson) à partir de l’intimité de la conscience, voie qui culmine chez Proust et Joyce ; le roman historique (Balzac) à partir de la société, Kafka tirant les conséquences ultimes de cette possibilité ; etc. Cf. L’Art du roman, de Milan Kundera.

22 Ces thèses ont été exprimées par Finkielkraut dans La Défaite de la pensée, 1987.



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