Le corps, tombeau, comme l’indiquait Platon, est signe de l’Âme dans lequel elle a chue








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LE CORPS HUMAIN d’après l’ouvrage de .. Pascal Haegel


ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Introduction.
Le corps, tombeau, comme l’indiquait Platon, est signe de l’Âme dans lequel elle a chue.

La présence de l’Âme dans le corps est son prix à payer pour ses errements passés et son destin sera le résultat de son rapport actuel.

Mais l’Âme, d’un point de vue matérialiste, sera opposée au corps lui refusant l’immortalité pour annihiler la peur de la mort.

Les Stoïciens et Épicuriens rejoignent ce courant pour qui l’Âme est corporelle et mortelle.

Les doctrines soma centrées seraient contraires à la pensée des peuples depuis leur origine, qui ont senti l’union du corps avec un élément spirituelle, l’Âme.

La réflexion sur le corps rend problématique la démonstration de la matière composant la personne humaine, bonne en soi, sans le secours d’un immatériel rendant le tout intelligible.

Aristote puis Thomas d’Aquin, nous en font la démonstration.

Avec Descartes, l’esprit prime, le corps devient quantité négligeable et surtout trompeur, seule le pensée a droit de cité. La manière de connaître vaut plus que le connu.

Il annonce Hegel sous lequel le philosophe de l’esprit connaît son apogée, ou le corps est perçu dans ce qu’il a de plus vital, intelligence et esprit, mais quantifiable que par la chair. C’est la lutte contre la spiritualité chrétienne. C’est le repli sur le Moi. C’est le règne de la pulsion.

Dans la phénoménologie, le JE et le CORPS ne sont qu’un et sont une continuité avec le monde dans lequel ils s’enracinent.

La biologie vient apporter un éclairage nouveau sur le corps, par l’expérimentation, qui amènera chacun à un choix du meilleur ou du pire.

Il n’en reste pas moins que l’Âme donne Forme, Vie, et Esprit

Matière Végétal Animal Homme
ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
27 janvier 2009
Livre..

Chapitre..

Méthodologie.
L’Homme doit tendre au plus profond de la Vérité quant à son propre mystère pour atteindre sa liberté en vue de sa finalité véritable.

Son environnement de progrès le dirige plus naturellement vers son efficacité matérielle et sa gloire corporelle.

Peut-on parler de progrès pour le corps humain ? Répondre en philosophe, c’est retourner à l’expérience du corps lui-même.

Il faut voir le corps humain comme une énigme devant sa matérialité spirituelle.

L’Homme n’est pas qu’un corps et la recherche de l’Homme se complique de ce fait. Le corps cache l’essentiel qu’est l’invisible qui fait l’Homme, l’Âme. Âme qui donne forme et esprit à ce corps qui reste indispensable à la compréhension de l’Homme.
Originalité de la structure morphologique et fonctionnelle du corps humain.
Plus on progresse dans la science anatomique plus il apparaît que l’organisation de l’Homme est singulière. Elle a tout du règne animal mais possède un plus qui le différencie. Aristote privilégie la cause finale pour expliquer ce plus différentiel.

Dans ce plus on peut noter sa stature verticale qui libère la tête et les membres supérieurs. L’Homme devient un généraliste dans sa manière d’être, l’animal reste un spécialiste dans la sienne.

Les différences qu’on peut noter entre les espèces et l’Homme sont bien plus importantes que leurs ressemblances si nombreuses qu’on veut bien le dire.

La spécialisation des animaux canalise leur comportement, la polyvalence de l’Homme lui permet l’utilisation de tous ses organes périphériques.

Le système cérébral est proportionnel aux fonctions qu’il dirige et beaucoup de ses possibilités sont à pourvoir encore.

Si l’animal naît avec un système cérébral fini et tout déterminé, l’Homme, lui, naît débile et doit être organisé par son contexte. Il peut s’enrichir à l’envi selon les ressources qui sont mises à sa disposition et selon aussi celle de son esprit intelligent.

Cette indétermination est force de construction pour l’Homme.

Le corps de l’Homme est un ensemble d’outils constituant un réseau de détermination. Un cerveau pour penser, des membres pour appréhender et se mouvoir, une bouche pour parler et communiquer. Les animaux ont eux aussi cerveau, membres et bouche mais les services qu’ils rendent sont plus élémentaires.

La parole exprime l’inexprimable vu par la biologie.

La forme humaine est un défi biologique, il faut dépasser cette matérialité pour essayer de comprendre ce phénomène si proche malgré tout du biologique animal.

Quelles sont les limites du possible ? Cela appartient à l’Homme de découvrir la Sagesse devant cette nature indépassable et dont le dépassement est cependant nécessaire pour arriver à un monde vivable, selon Tinland.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 10 février 2009
Livre.. Pascal Haegel

Chapitre..IV p 47 - 53


L’Art: héraut du corps humain.
La science biologique n’est pas en mesure de donner la signification personnelle du corps humain.

L’art dont fait preuve l’humanité en dit plus sur l’homme que la biologie. L’Homme biologique doit être vu dans son but pour être ou tenté d’être appréhendé.

La sein de la femme tant chanté, versifié, chahuté, glosé, vénéré perd son côté libido quand il nourrit l’enfant qui le fait abonder, tout comme lorsque l’artiste lui donne le charme de la beauté lumineuse.

Déjà, Aristote, insistait sur le fait que c’est la finalité de la chose qui lui donne sa beauté. L’esprit de l’homme le rend ce qu’il est.
La Peinture.
La juxtaposition des ombres et des lumières magnifie, dans un tableau, ce que la nature nous offre, et rend vivant cette représentation inanimée d’une perfection naturelle. Cette perfection est particulièrement remarquable dans le corps humain, la tête réunit, malgré ses petites dimensions, tous les sens cognitifs et est le lieu décisionnaire ; le regard est la démonstration de l’invisible de l’Homme, et la lumière qui en émane est accentuée par l’ombre qui environne l’œil, l’orbite.

Le regard sera embrasé par certains rictus de la bouche, sourire ou pincement.

Les mains sont un autre agent émotionnel, elles peuvent englober justement la tête, se faire douces ou se raidir.

Visage et mains, pour bien communiquer et être reflet de beauté ne sont pas cachés comma le reste du corps de l’Homme qui n’a de cesse de faire émaner la lumière intérieure de sa nature matérielle.

L’icône est une parfaite représentation de cette émanation de l’âme.

L’ordre de la matière à l’esprit ne nie pas la matière.

Le corps est fait pour l’âme de la même manière qu’il vit pour et par elle.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 10 mars 2009
Livre..

Chapitre..IV p. 53 _ 58

La Sculpture :

La couleur, la lumière sont à la peinture.

Les formes tactiles, les volumes sont à la sculpture ; la lumière y joue également son rôle mais par les ombres qu’elle projette sur le modelé de la matière, qui de brute devient sous le ciseau de l’artiste une représentation sensible de la nature représentée.

Comme l’âme donne corps ou forme à la nature, l’artiste modèle la nature brute lui donnant une sensation épidermique. Il n’y manque que la vie mais l’illusion est présente, nous rappelant que nous sommes aussi de cette même matière.

La légèreté transpirant de la sculpture laisse apparaître le côté spirituel du représenté.

Cette légèreté spirituelle qui nous est propre nous maintient debout contrairement à la gente animale.

Cette station verticale peut se comprendre comme l’expression incarnée de notre dessein d’assomption. Elle dévoile également notre bilatéralité ouvrant l’homme au monde.
La Musique :

Contrairement aux deux précédents arts, elle n’est que peu régie par le matériel mais beaucoup par la durée.

Elle met en résonance toute la subjectivité de l’homme, et agit aussi sur son physique par la pression qu’elle opère sur le plexus. Ne dit-on pas que la musique vous prend aux tripes, vous remue les sens, vous donne la chair de poule ?..... dans les civilisations primitives elle était source de transes, de par le rythme qu’on lui donnait. Le rythme peut être apaisant s’il est identique à celui du cœur. Mais en variant l’intensité rythmique on l’exaspère ou au contraire on le lasse.

Platon pensait que la musique inspire la vertu.


La Danse :

Elle est union de la Matière et de la Musique. Le corps se déplaçant sur le rythme exprime des sentiments humains mus par l’Esprit.

Tout le corps exprime, meut, rejette, et son mouvement en fait ressortir la perfection. Cette union des membres au corps, cette union des sens au corps, cette union du corps à l’Esprit, tant ce corps n’est jamais ni que matière ni que Esprit.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 17 mars 2009
Livre..

Chapitre..IV p : 58 – 64


5 – l’Art dramatique.
Il permet la mise en scène de la personne entière. On a vu dans les pages précédentes la mise en scène de diverses parties du corps.

L’acteur y prend la place d’un autre, dans sa totalité ; il se transforme en l’autre, de tout son corps et de tout son esprit.

Le corps tout entier devient serviteur de l’art. Cet art exprime le mystère de la destinée humaine. Il peut dire et montrer des aspects de l’Humanité qu’elle-même ne veut ou ne peut pas dire.

Il nous montre la nécessaire intégration du corps dans la personne humaine.

Le corps substantiel est essentiel au cérébral et demande à être humanisé dans la lutte et jusqu’à la mort.
6 – la Poésie et le Chant.

Sont vocalises corporelles venant des entrailles de l’Homme, évacuées par le souffle et projetées par l’entremise de la bouche pour atteindre le plus profond de l’autre.

La Poésie chante l’Amour ou la Haine, l’intime et le vital de l’Homme.

La Poésie ne peut que toucher l’Homme en sa globalité, CORPS et ÂME. N’atteindre que l’esprit ne serait qu’un masque devant ce que l’on ne veut connaître.

La Poésie dévoile ce que le corps cache, comme un sanctuaire ses reliques, sans en dévoiler trop.

La Voix, et ses multiples timbres, sera le vecteur privilégié de cette Poésie dite ou chantée. Elle sait exprimer les sentiments, ressentis par soi même bien entendu, mais aussi des autres, dans le cas de représentation. La voix peut aussi exprimer beaucoup par son silence, en musique les silences ont toute leur valeur.

Le chant est une magnificence de la Poésie, il en enrichit ses paroles, leur donnant des intonations particulières et divines.
7 – Les Arts au service du corps
Ils atteignent le goût et l’odorat. Qui devant un plat bien présenté ne s’émeut, qui ne se pâme à l’odeur d’une truffe ou au parfum de la tubéreuse.

Ils ont une valeur symbolique en atteignant l’intériorité individuelle, et prennent une valeur émotionnelle.
-L’Art culinaire, si nécessaire à la survie de l’Homme, prend un tour émotionnel selon sa préparation. Il rassemble les corps autour de la table dans une compagnie d’où l’esprit fuse, aidé en cela par certains parfums liquoreux et spiritueux. Aristote disait que les saveurs qui engendrent du plaisir, par leur mélange, sont comparables à celles qui existent en des rapports numériques.
- Le Parfum, il signe une personnalité, il rend le corps attirant ou repoussant. La sensation ressentie devant le parfum est particulière à l’Homme. Pour les animaux il ne peut être qu’une information, au même titre que la couleur ou la position géographique, mais pas du tout émotionnel.

Le parfum est ouverture à l’autre, lui offrant un peu de soi.. il est parure du corps, et vient compléter tous les autres artifices, teinture, bijoux..etc. qui viennent souligner les parties du corps qui ne sont pas cachées ., la tête en particulier, aussi les poignets et les chevilles en certaine cultures. Ces artifices, et ces parfums pourront être animal, minéral, végétal pour vêtir, embellir ou attirer et se faire plaisir.

Ils sont une manière de rendre hommage au corps subjuguant de l’Homme, et que sa part transcendant mérite.
Pour finir, disons que le corps est l’archétype de toutes les œuvres d’art.

On ne peut pas, pour trouver une finalité au corps, se réfugier dans une symbolique ou dans l’art. l’œuvre d’art est un éveillant et non une finalité, celle-ci ne peut s’atteindre que par l’expérience.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 24 mars 2009
Livre.. Le Corps

Chapitre..V p 65 – 71

Le Corps dans les grandes activités humaines et les gestes humains du corps
C’est par le geste que l’homme se révèle, il en pratique beaucoup, en plus de ceux qui lui sont instinctifs et communs à tout animal (les utilitaires vitaux) ou communs mais différents (marche), il y a ceux qui lui sont spécifiques et le font Homme.

L’Homme sait avoir un corps comme il sait avoir un esprit qui fait aller ce corps de façon précise. L’homme sait d’expérience que ce corps se fond dans l’univers physique et que son travail le rendra plus humain, soit pour se servir de lui, soit pour se penser, se réfléchir, s’intérioriser. Le corps n’est pas un idéal en soi mais il est l’outil d’idéal qui a besoin de l’univers.
Le corps dans l’expérience artistique et celle du travail.
La transformation de la matière effectuée par l’Homme, selon son inspiration et sa conaturalité le lie à l’univers sensible.

Merleau-Ponty souligne que l’Homme est au monde, du monde et dans le monde où il est enraciné.

Ce qu’il faut noter c’est que l’Homme est de même nature que le monde qui l’a précédé de beaucoup, malgré le côté brut de cette nature comparativement à la finesse de la connaissance de l’Homme qui manifeste de l’intérêt et veut la voir coopérer avec lui.

Si tout le corps est sensible, la main est privilégiée, et c’est tout entier, par sa mobilité remarquable, qu’il est apte à la connaissance.

Par la double connaissance sensible et spirituelle qu’il a du monde, il accueille la réalité en même temps que lui-même. Notre contact à l’univers nous fait élaborer notre nature à l’image à son image. Notre corps symbolique nous fait citoyen du monde, on ne se connaît que par le monde environnant.

L’expérience vient de la confrontation de l’intelligence au réel, le corps en étant le vecteur.

L’artiste de par sa sensibilité exacerbée ressent plus que tout autre la réalité de cet univers qui nous entoure, dans sa perfection et dans sa relation à l’homme.

Les différentes cultures forment l’Homme à des sensibilités différentes, même les plus frustres en sont dotées.

Le geste, le faire a sa source dans une espèce d’instinct qui pousse à l’action.

L’imagination et l’intelligence pratique, précède l’action vers laquelle on tend et est présidée par le choix qu’on en a fait le choix qu’on peut faire, de réaliser ou de ne pas réaliser, est propre à l’humain, et est tributaire de sa liberté première. Les animaux n’ont pas cette faculté quoiqu’il puisse paraître.

Le choix fait, le projet pourra prendre forme par l’intermédiaire du corps aidé de l’intelligence qui lui est liée et plus particulièrement par la main, cette merveille de mobilité et d’adresse. N’est-il pas un prix de « l’intelligence de la main » Prix Béthencourt ?

Anaxagore prétend que ce sont les mains de l’Homme qui le font le plus intelligent des animaux.

Aristote dira que c’est parce qu’il est les plus intelligent qu’il a des mains, la nature faisant toujours bien les choses attribue à qui peut s’en servir les outils qui lui conviennent.

L’intelligence de l’Homme lui fait avoir la main , cet outil aux multiples fonctions dont celle de se servir d’autres outils fabriqués par elle.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 31 mars 2009
Livre.. p 72..79

Chapitre..V


La main se par ses fonctions et attributs est l’organe physique connaissant par excellence, quand elle est mue par l’inspiration.

Aristote met la main sur le même plan que l’âme, quand il d’elle qu’elle est l’instrument des instruments.

Le travail fait la main intelligente. Regardons à ce sujet la main d’un pianiste sur le clavier.

Les mains ne sont pas en latéralité mais en complémentarité, même si chacune a les mêmes capacités, et agissent toutes les deux sous le contrôle des sens, particulièrement de yeux. Elles sont tributaires et aidées du corps tout entier.

Le travail, activité secondaire, effectué par la main, est la résultante d’un projet élaboré par l’esprit. Sans main pas de travail, sans l’esprit pas de projet ni de travail et des mains inutiles.

Le projet sera la transformation volontaire de la matière. Cette matière à la quelle l’artisan devra s’adapter tout en faisant qu’elle s’adapte à lui. Tous deux devront s’épouser. Ceci implique lenteur et aléatoire autant qu’intelligence et volonté, traits éminemment humains.

Le corps se fait aider d’outils qui faciliteront la réalisation du projet. Le travail à cette réalisation est ennoblissement, et remise en contact de l’Homme avec sa nature. Il est équilibrant et agent de connaissance effective et réaliste de son corps et de son appropriation. Le corps tout entier est outil, comme l’est la main pour lui, mais outil de médiation entre la nature et l’esprit.

Le travail peut devenir, dans certaines conditions, dégradant pour le corps :

Travail répétitif, chaîne, sans élaboration d’un projet, où l’exécutant n’est plus qu’un outil à produire.

Travail dont la rentabilité est la seule visée et non la qualité artistique tendant à la perfection, ou quand l’Homme n’est qu’un surveillant d’un exécutant (la machine) alors que cette même machine pourrait être l’outil au service de l’artisan, perfectionnant de l’œuvre entreprise .

Une machine à faire les parquets ne demande aucun effort, si ce n’est la programmation puis sa surveillance. Faire des les lames de parquets en partant de planches brutes demande de l’initiative et du savoir à mettre en œuvre, même si le pénible est mécanisé. L’Homme œuvre à faire.

Le travail lie l’Homme et la nature, à condition qu’il soit décision, projet et exécution volontaire, et qu’ainsi il laisse la marque de son esprit dans la nature.

La rentabilité à tous prix implique vitesse, or toute œuvre demande du temps, et ne pas respecter cela mène à un environnement de plus en plus artificiel, et à un équilibre précaire. Jugeons de la différence qu’il peut y avoir entre le promeneur et le voyageur se rendant à un même point. Le premier par les bocages, le second par l’autoroute. Lequel aura le plus de souvenir enrichissants ? J. Bernard nous dit que l’Homme doit être maître de ses mains avant de maîtriser la machine dont le rythme n’est pas le nôtre ; il dit la même chose concernant les outils modernes de calcul.

L’efficacité dans le sport de haut niveau rabaisse l’Homme à la matière, en ne lui reconnaissant que ses performances physiques, d’où le dopage.

La science prétend modifier le corps sans tenir compte de l’esprit oubliant que tous deux ne sont qu’un.

L’action artistique doit être respectueuse de la forme naturelle du vivant sur le quel il agit.

Toucher au corps c’est toucher l’âme.

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
Du 7 avril 2009.
Livre.. page 80 à 84

Chapitre..IV

Le corps humain dans l’expérience de l’amour d’amitié.
L’amour d’amitié fondé sur la spiritualité est l’accueil de l’autre dans ce qu’il est et sans calcul de rentabilité dans cette relation. C’est l’appréciation des qualités de l’autre pour ce qu’elles sont sans esprit de retour, parce qu’il est lui, si ce n’est l’enrichissement spirituel qui nous échoit et nous attire à l’autre.

Cet enrichissement est finalisation en nous faisant don à l’autre.

Cette rare forme de communion totale est source du bonheur humain. C’est le privilège de l’amour d’amitié.

Le fondement de l’éthique humaine peut trouver en cette expérience son explication ou la réponse au questionnement qu’il motive.

La découverte passera par ce regard éthique sur sa finalité d’amour et de don.

L’amour est toujours un lien particulier avec telle personne dont on reconnaît la présence sans la voir simplement par ce qu’elle dégage ; ce peut être un pas, une parole, une odeur. Son visage dira tout d’elle, tant cet amour implique le corps. Le regard est le chemin par lequel le sentiment amical (ou haineux) passe. D’un masque rien ne transpire. Les femmes orientales dont on ne voit que les yeux peuvent par eux faire passer les sentiments qui sont les leurs.

Le regard n’est déjà presque plus le corps mais pas tout à fait encore que l’esprit. Il est charnière entre les deux.

Le sourire devient, comme le regard, un outil de transmission du sentiment aimant, il aimante l’autre comme l’aimant attire le fer. Il est ouverture à l’autre.

La parole est aussi outil, mais plus explicitement actif mettant en œuvre l’ouïe et précisant plus complètement ce qui est à transmettre, par sa force et son intonation mue par le souffle interne. Cet amour spirituel énoncé par la parole est infini au contraire de l’amour matériel et répétitif qui devient monotone.

Tout amour se doit réciprocité, un sourire appelle un sourire, une parole douce attend son écho.

La main participe elle aussi à cette amitié, par la caresse qu’elle dispense, la main sur l’épaule d’un éploré, elle est compatissante et plus uniquement préhensive. Elle peut remplacer la parole. Par elle tout mon corps se signifie à l’autre.
ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN vu par Pascal Haegel, frère de St Jean
Du 5 mai 2009
Livre.. P 84 _ 91

Chapitre..V 2


L’amour unit corps et âmes, soi et les autres souvent dans le silence mais par la gestuelle, qu’elle soit effleurement ou sourire, concrétisant le don intérieur de l’amour.

L’embrassement ou le baiser sont les véhicules par excellence de l’amour, en ne s’adressant qu’à celui à qui il est destiné.

Dans l’embrassement, deux individus ne font plus qu’un, l’espace d’un instant et leurs sangs battent à l’unisson.

Le corps humain est le seul capable de rendre tangible l’amour éprouvé pour l’autre, quelque invisible qu’il puisse être.

Cet amour invisible conduit l’humanité à sa pérennité malgré tous les obstacles.

Le corps humain est tout relatif à l’autre. Les sexes différents, arrivés à maturité, s’attirent et se complètent dans un amour commun.

Aristote note le bouleversement qui s’opère dans la maturité sexuelle du corps humain. Il souligne que plus les vivants sont parfaits plus la séparation des sexes est affirmée.

L’amour d’amitié est déterminé par la profondeur spirituelle entre deux individus. L’amour entre homme et femme connaît une plénitude d’une autre dimension, unique et irremplaçable, celle du don parfait, qui démontre le caractère très particulier de la sexualité humaine. Celle liée par deux volontés complémentaires ; volonté de se parfaire en se reproduisant, en pleine conscience.

L’amour initial se prolongera alors dans l’amour d’un nouvel individu issu du premier.

Le corps permet le réalisme, bien au-delà des paroles. Le lien charnel actue le regard strictement biologique.

Alors que c’est le corps, qui est premier dans la découverte de l’autre, c’est la connaissance dans l’union intime qui permet la perpétuation de l’espèce.

La nudité des corps est réservée aux amants dans l’intimité, et la pudeur la préserve des autres.

La nudité pure et simple n’est connue d’aucune peuplade. Doit-on considérer qu’elle serait le signe que l’Homme ne serait pas plus qu’un vulgaire animal. Même les animaux sont vêtus

ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN vu par Pascal Haegel, frère de St Jean
Du 26 mai 2009
Livre.. p 91 – 94 et discussion sur la réalité humaine.

Chapitre..IV 2
Dans le geste fabricateur, l’Homme met toute son efficience dans la matière et une fois celle-ci arrivée à son point final, elle se détache du fabricant.

Dans l’amour d’Amitié, le geste marque un futur, l’Homme sera affecté par ce geste, qu’il l’offre ou le reçoive. Et c’est son entier, corps et âme, qui le sera. Le corps sera le médiateur de l’esprit avec qui il ne fait qu’un, comme 2 métaux fondu ensemble ne font plus qu’un dans l’alliage réalisé.

L’Amour ne peut pas s’adresser au corps seul, ce n’est que matière ; pas plus qu’à l’esprit seul, par trop immatériel.

Emanant d’un mixte, corps et âme, il ne peut affecter que son semblable.

L’esprit va décider le bonheur de l’autre et le corps lui démontrera cette décision. Dans le cas d’amour conjugal c’est encore plus évident. La vie végétative arrive alors à sa finalité.

Le corps livre l’ineffable de la présence personnelle au-delà de ce qui est vu mais dans ce qui est vu.

La sacralisation matérialiste du corps obscurcira le regard d’amour vrai.

On arrive alors à l’érotisme et à la mutilation de la personne, privée de son sprituel.
********************************************
Une longue discussion a suivi ces quelques paragraphes.

Discussion interrogative, sur la réalité de la personne humaine dans le cours de son existence, ce qui permettrait ou défendrait toute action sur elle à des fins matérielles.

Tout le monde n’était pas d’avis égal, et le contraire aurait surpris.

Sans chercher à ouvrir une nouvelle dispute, je vous livre mon sentiment, il ne demande pas à être suivi et restera le mien.

De même qu’il faut 2 parents de sexes complémentaires pour procréer, il faut 2 cellules pour démarrer un embryon.

Ces deux cellules sont elles matières humaines ? Comment ne le seraient elles pas venant de deux êtres humains ?

J’en déduis que ces deux cellules pré embryonnaires sont déjà une réalité humaine, et non une simple matière corvéable, réalité humaine qui dans un environnement adéquat donnera naissance à un garçon ou à une fille d’Homme.

Si ces deux cellules ne sont pas réalité humaine, par quel miracle deviendraient elles humaines, un peu plus tard ou à la naissance ?

L’humain est inaliénable, même dans plus simple expression qu’est sa conception.

Rien ne peut être et ne pas être, dans le même temps.


ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN vu par Pascal Haegel, frère de St Jean
Du 2.6.09
Livre.. p 94 - 97

Chapitre..IV

On a vu que la première erreur était la sacralisation du corps,

Une seconde erreur est de ne considérer le corps que dans son efficience ; de n’y voir qu’un instrument modifiable à merci pour pallier les manques.

Cette erreur est en partie due à la bioéthique pour qui tout est matière.

Certaines prouesses de la science permettent de pallier des imperfections. Si l’on s’en tient là on s’éloigne de la finalité du corps car il y manque la notion d’accueil et d’amour. On ne peut dissocier le corps de l’esprit. L’amour d’amitié est à ce prix. Dans l’amour conjugal cela atteint un niveau plus élevé transformant le corps en réceptacle physique de cet amour spirituel dans l’accueil d’un autre être pour lui-même.

Cet accueil doit être réciproque pour être parfait.

Le corps dans le mariage est démonstration parfaite de l’amour don, et la science doit se persuader de cette notion de don accueillant avant d’intervenir sur la personne en considérant sa finalité. Nous ne sommes plus dans le domaine du faire, où la fécondité ne serait que matérielle.

La liberté de l’Homme n’a pas pouvoir de décider pour l’autre, du bon ou du mauvais, mais bien plus celui de choisir l’amour et de considérer la finalité de l’autre.

Sa responsabilité sera de faire grandir cet amour librement consenti.

Le Progrès reste donc à définir dans les 2 ordres, faire et don.

Doit-on atteindre la matière au détriment de la personne ?

Doit-on favoriser le Don source du bonheur humain ? et agir en vue de sa finalité ?

Cette deuxième voie semble la plus propice à la fin de l’Homme qu’est le bonheur recherché dans la plénitude de l’Être.


ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN vu par Pascal Haegel, frère de St Jean
Du 10/11/2009
Livre..

Chapitre..IV p 97 à 104

_ Le corps dans l’expérience de la communauté humaine.
Il ouvre l’Être à la communauté par l’amour qu’il peut avoir vis-à-vis d’elle en tant qu’elle est humaine.

Le corps ne peut entrer en communion avec un autre que dans l’amour réciproque profond ; chaque corps, dans ce t esprit, est le complément d’un autre et non un à part entière, ces compléments sont l’origine de la communauté fondamentale qu’est la famille, lieu d’éclosion parfaite de l’amour et initiation à la dimension politique communautaire et au service de ce troisième acteur qu’est l’enfant.

La dissociation actuelle de la fonction procréatrice et de l’amour don peut faire oublier la complémentarité essentielle de ces deux aspects et ne laisser apparaître que le côté ludique que peut offrir le corps. Chamfort ne disait il pas que l’amour n’était que contact des deux épidermes ?

L’homme et la femme sont en coopération constante dans leur don d’amour, pour le bien de leur communauté et son accroissement, et toute la science actuelle n’ôtera rien à l’indispensable don des acteurs.

Penser que la science peut remplacer le couple humain éducatif est quelque peu angélique. C’est cependant un courant actuel.

Le corps fonde la communauté et le spirituel de l’Homme la parfait en le frottant à l’autre en dehors de la famille, le laissant néanmoins individu parmi le Tout de l’Humanité.

Son environnement fera passer le fruit de deux corps de l’état d’assisté total dans le sein de sa mère à celui d’autonome nourrit par sa mère et conduit par son père et la communauté élargie des corps doublés d’esprit. Le contact physique a son importance pour le fondement de la communauté.

Si la mère donne physiquement à son fruit le père ne donne pas moins dans un registre plus affectif et dirigiste ; à eux deux, ils font œuvre commune dans l’élaboration d’un être qu’ils n’ont pas choisi, qu’ils ont voulu et accepté dans son mystère et sa liberté d’être fille ou garçon avec l’atavisme des deux parents, dû au sang de la mère et aux gamètes du père.

Si l’affection de la mère est douce, celle du père sera plus rude, cela est dans la nature de chacun des sexes. C’est la conjugaison des deux attitudes qui pourvoiera à l’éducation de l’enfant guidé par l’amitié de ses parents qui l’amèneront à la connaissance de ce qui l’entoure, à connaître les différences entre lui et les autres, entre son père et sa mère, entre sa relation à eux…………..
ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN
13.1.09
Livre..

Chapitre..

Introduction.
Le corps, tombeau, comme l’indiquait Platon, est signe de l’Âme dans lequel elle a chue.

La présence de l’Âme dans le corps est son prix à payer pour ses errements passés et son destin sera le résultat de son rapport actuel.

Mais l’Âme, d’un point de vue matérialiste, sera opposée au corps lui refusant l’immortalité pour annihiler la peur de la mort.

Les Stoïciens et Épicuriens rejoignent ce courant pour qui l’Âme est corporelle et mortelle.

Les doctrines soma centrées seraient contraires à la pensée des peuples depuis leur origine, qui ont senti l’union du corps avec un élément spirituelle, l’Âme.

La réflexion sur le corps rend problématique la démonstration de la matière composant la personne humaine, bonne en soi, sans le secours d’un immatériel rendant le tout intelligible.

Aristote puis Thomas d’Aquin, nous en font la démonstration.

Avec Descartes, l’esprit prime, le corps devient quantité négligeable et surtout trompeur, seule le pensée a droit de cité. La manière de connaître vaut plus que le connu.

Il annonce Hegel sous lequel le philosophe de l’esprit connaît son apogée, ou le corps est perçu dans ce qu’il a de plus vital, intelligence et esprit, mais quantifiable que par la chair. C’est la lutte contre la spiritualité chrétienne. C’est le repli sur le Moi. C’est le règne de la pulsion.

Dans la phénoménologie, le JE et le CORPS ne sont qu’un et sont une continuité avec le monde dans lequel ils s’enracinent.

La biologie vient apporter un éclairage nouveau sur le corps, par l’expérimentation, qui amènera chacun à un choix du meilleur ou du pire.

Il n’en reste pas moins que l’Âme donne Forme, Vie, et Esprit

Matière Végétal Animal Homme
ARISTOTE
LE CORPS HUMAIN vu par Pascal Haegel, frère de St Jean
Du 20 avril 2010
Livre.. p 230 - 235

Chapitre..IV
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