Cours de René Garcia Neurologie et Psychologie








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15/11/2005 29/11/2005 13/12/2005

22/11/2005 06/12/2005

Psychologie et Neurobiologie
. Informations :


Cours de René Garcia

Neurologie et Psychologie

Cognition et Démence

Emotions et Psychopathologie


  1. Bases biologiques de la psychologie :

    1. Historique

    2. Système nerveux

    3. Cerveau humain

    4. Cellules nerveuses




  1. Cerveau et comportements

    1. Les comportements

    2. Les exemples de troubles

    3. Les  approches d’études

    4. Les mesures d’activités cérébrales


  1. Bases biologiques de la psychologie :




    1. Historique :

D’une simple hypothèse à la certitude sur la relation entre le cerveau et les fonctions mentales.

. Ventre : lieu de pensées, de perception.

. Cœur : on pense, triste, amoureux, les expressions « ça me fait mal au cœur », sur le plan cognitif « apprendre par cœur », pendant longtemps on pensait que le cœur était le système central de l’homme.


  • Pythagore : (autour de 600 av J.C) dit que l’encéphale est le centre de raisonnement.

  • Hippocrate : (466-377 av J.C) propose que l’encéphale est le centre de nos émotions et de notre conscience.

  • Platon : (420-377 av J.C) propose la localisation encéphalique de l’esprit.

  • Aristote : (384-322 av J.C) soutient l’idée de la localisation des émotions dans le cœur, l’encéphale ne jouant qu’un rôle de refroidissement du sang.

  • Galien : (139-201) défend l’idée d’un lieu étroit entre le psychisme et le fonctionnement encéphalique. Il propose un modèle de fonctionnement.

  • Andreas Vaslius :

  • René Descartes : (1596-1650) propose l’idée selon laquelle les processus mentaux dérivent d’une petite région encéphalique appelée « glande pinéale ».

  • Frantz Gall : (1758-1828) défend l’idée selon laquelle la taille d’une région donnée de l’encéphale, mesurée directement sur le crâne correspondait au niveau de compétence de l’individu (naissance de la phrénologie).


L’idée que les fonctions mentales sont au niveau de l’encéphale n’est pas fausse.


  • Paul Broca : (1824-1880) contribue énormément à la compréhension d’aphasie (qui est l’inhabilité de parler parce que la musculature des organes de paroles ne reçoit pas le signal du cerveau).

  • Carl Wernicke : (1848-1904) propose que la structure cérébrale responsable de la compréhension verbale est située dans le gyrus temporal supérieur.

  • Aujourd’hui, nous savons que le cerveau est le siège de la conscience de l’intelligence des perceptions sensorielles, de la régulation.




    1. Systèmes nerveux :

Il est à la base de notre psychologie, sans lui il n’y a pas de psychologie. Sans comportement il n’y a pas de système nerveux.
. Système nerveux : est un système fort complexe qui tient sous sa dépendance toutes les fonctions de l’organisme. Il se compose de centres nerveux qui sont chargés de recevoir, d’intégrer et d’émettre des informations, et de voies nerveuses qui sont chargées de conduire ces informations.
. Le système nerveux comprend 2 composants :

  • Le système nerveux central (SNC).

  • Le système nerveux périphérique (SNP).

→ Le SNC comprend l’encéphale ainsi que la moelle épinière.
Le SNC constitue des centres d’intégrations, pas que leur position, mais constitue les centres, qui analysent et interprètent les informations sensorielles afin de donner des commandes motrices basées sur l’expérience de l’individu.
. Le système nerveux somatique : contrôle les actions volontaires (ex : décider de faire ou de ne pas faire, c’est volontaire, pas automatique).

. Le système nerveux végétatif  (SNV) : qui régit les organes (ex : cœur, foie, poumons, etc.) de façon automatique.
Le SNP est constitué de nerfs de 2 sortes :

  • Niveau tête : nerfs crâniens.

  • Niveau moelle épinière : nerfrs rachidiens.


Qu’est ce que le système nerveux ?

Central : tête et moelle épinière.
Il y a 12 paires de nerfs crâniens et 31 paires de nerfs rachidiens.


Système nerveux



Central Périphérie

Encéphale Moelle épinière Nerfs crâniens

Nerfs rachidiens



Voies efférentes Voies efférentes

sensitives motrices



Efférences Efférences

Somatiques autonomes



Efférences

sympathiques

Efférences

Parasympathiques
. Le système nerveux somatique est responsable des mouvements volontaires et involontaires.
. Le système nerveux autonome (ou végétatif) (ex : personnes dans le coma mais qui continuent à respirer car le système nerveux autonome marche encore) permet de réguler les  fonctions automatiques de l’organisme (ex : digestion, respiration, etc.).

→ Les centres régulateurs du système nerveux végétatif sont situés dans la moelle épinière, le télencéphale, le diencéphale et le tronc cérébral.

. Le SNV comprend le système nerveux parasympathique et le système nerveux sympathique.

→ Quand on est calme c’est parasympathique, il utilise la noradrénaline.

→ Quand l’organisme est en état d’alerte, c’est sympathique, il utilise l’acétylcholine.


    1. Systèmes nerveux :

. Le cerveau chez l’adulte pèse entre 1400 et 1800 grammes, il renferme plus de 10 milliards de cellules nerveuses interconnectées entre elles ( neurones).
Il est le mieux protéger de tous les organes, par plusieurs couches :

  • L’os

  • La dure-mère

  • L’arachnoïde

  • La pie-mère

  • L’encéphale

Soit l’os puis les méninges.
. L’encéphale est physiquement protégé par les os du crâne, par les membranes (méninges) et un coussin aqueux (liquide céphalo-rachidien → LCR ou cérébro-spinal). Il est composé du télencéphale, diencéphale, mésencéphale, métencéphale et du myélencéphale.
Il est protégé des substances nuisibles présentes dans le sang par la barrière hémato-encéphalique (le sang du cerveau).
. La fonction hémato-encéphalique : les cellules endothéliales des capillaires cérébraux sont unies par des jonctions serrées, ça crée une barrière.
. Certaines substances traversent par des transports actifs : (qui apportent l’énergie) glucose, acides aminés essentiels, d’autres traversent facilement : oxygène, dioxygène, l’alcool, d’autres traversent très lentement : urée, et d’autres ne traversent jamais : protéines et les antibiotiques.
. Le tronc cérébral est composé du : mésencéphale, le pont (métencéphale) et le bulbe rachidien (myélencéphale).
. Le LCR est fabriqué au niveau des plexus choroïdes. Il remplit les ventricules et l’espace sous-arachnoïdien. Il est fabrique 3 à 4 fois/jour, donc pour être éliminé il est réabsorbé par le sang au niveau des villosités arachnoïdiennes ( lieu où la LCR est réabsorbé). Il permet l’élimination des déchets rejetés par les cellules de l’encéphale.
Hydrocéphalie

→ Accumulation excessive de LCR à l’intérieur des cavités du cerveau.

. Causes : méningite, hémorragie sous-arachnoïdienne, traumatisme crânien, tumeur cérébrale.

. Symptômes : de tête, troubles visuels ou auditifs, déséquilibre à la marche, incontinence urinaire, déséquilibre hormonal, troubles mentaux.

. Traitement : implantation dans les ventricules d’une dérivation par valve pour évacuer le LCR dans la veine cave supérieure ou la cavité abdominal.

. Le cortex cérébral (écorce cérébrale) est subdivisé en 4 parties :

  • Lobe frontal

  • Lobe pariétal

  • Lobe temporal

  • Lobe occipital



Aires primaires et secondaires

. Lobe occipital : les informations visuelles arrivent à lui.

Ex : d’une part il y a les aires primaires visuel et l’aire psycho-visuelle. S’il y a une lésion au niveau des aires psycho-visuelles, les gens voient mais ne peuvent les décrire.

. Lobe temporel : les informations auditives arrivent à lui. La lésion au niveau des aires psycho-auditives n’altère pas la fonction auditive, la personne peut entendre mais ne comprend pas (ex : comme une langue étrangère).

. Le lobe pariétal : les informations cutanées arrivent à lui. La lésion de l’aire psycho-sensitive se caractérise par l’incapacité à identifier des objets, cependant la personne ressent les objets.
En résumé, c’est : je vois mais je ne sais pas quoi, j’entend mais je ne sais pas quoi, je sens un objet mais je ne sais pas quoi.
Aires motrices et psycho-motrices

. Les aires motrices sont situées dans le lobe frontal, c’est un véritable « clavier de commande » assurant la contraction élémentaire de tous les muscles.
→ Que se passe t’il quand l’aire psycho-motrice est détruite ?

→ Le malade ne manifeste aucun symptôme de paralysie, cependant ses gestes sont maladroits.
Divisions fonctionnelles du cortex
Aire sensitive

Aire motrice




Aire motrice du langage



Aire visuelle






Aire auditive

Aire olfactive

(sous le lobe temporal)

La latéralisation

. Il y a 2 hémisphères :

  • L’hémisphère gauche : contrôle le côté droit, il fait notre langage parlé, notre raisonnement analytique, logique et séquentiel.

  • L’hémisphère droit : contrôle gauche du corps, intuition plus que logique, sensibilité musicale artistique.


Les 2 hémisphères communiquent entre eux car l’intermédiaire de fibres commissurales du corps calleux.

. La matière blanche est composée de fibres nerveuses.

. La matière grise est un assemblage de corps cellulaires.
. Matière blanche :

Il y a 3 types de fibres :

  • Fibres commissurales : qui relient l’hémisphère droit au gauche (et inversement).

  • Fibres d’association : qui forment une relation au sein d’un même hémisphère au niveau du télencéphale.

  • Fibres de projection (en 2 parties) : on quitte le télencéphale, qui fait la relation entre le télencéphale et les autres parties encéphalique.


. Matière grise :

. Les noyaux gris centraux seraient responsables de la régulation de certains mouvements (balancement des bras pendant la marche, rire, tonus musculaire).

. Les noyaux gris centraux se trouvent dans le télencéphale.

. Les noyaux gris centrés ce sont : les noyaux codés, les noyaux codés, et le putamen et le pallidum (globus pallidus).
. Dans le télencéphale, on trouve aussi l’amygdala, du côté temporal.

. Il y a le thalamus, qui se trouve dans le diencéphale.
.Un système peut rassembler des structures de  parties encéphaliques.

Ex : le système limbique.

. Le système limbique rassemble aussi des structures télencéphalique (ex : amygdala) que des structures diencéphalique.
Le système limbique (notamment : amygdale, hippocampe, et des structures diencéphaliques sont impliqués dans le fonctions de mémoires et d’affectivité. L’hippocampe fait aussi partie du télencéphale.
. Au niveau diencéphalique, il y a le thalamus et l’hypothalamus :

→ Le thalamus est un grand centre de relais pour les influx sensitifs. Les informations sensorielles passent par le thalamus en 1er, il participe activement dans les mécanismes de la vigilance, la conscience, les émotions et la mémoire.

→ L’hypothalamus représente 1% du volume de l’encéphale mais sans lui on ne peut pas vivre. Il est le principal régulateur d’homéostasie, il est aussi le régulateur du SNV

, de l’hypophyse, des émotions et des comportements fondamentaux (faim, soif, agressivité, sexe, etc.).
. Tronc cérébral : est composé du mésencéphale, du pont ( une partie du métencéphale) et le bulbe rachidien (myélencéphale).
. Le cerveau doit toujours rester éveiller, en activité.
La formation réticulaire

→ Régulation des mouvements des yeux, de la tête, de la respiration, du vomissement…

. Le cervelet se trouve dans le métencéphale.

→ Il coordonne des mouvements complexes.

→ Maintien de l’équilibre.

→ Agit sur les centres moteurs du cortex.

    1. Les cellules nerveuses :

. Il y a 2 catégories de cellules qui constituent le système nerveux :

→ Les cellules gliales et les neurones.
. Les neurones sont les cellules de base du système nerveux de base du système nerveux, elles se distinguent des autres cellules par 3 choses :

  • Leur forme et leur longueur (jusqu’à un mètre dans certains cas, ex : la jambe).

  • Leur capacité de se dépolariser et ça engendrent un influx nerveux qui peut se propager très rapidement vers toutes les régions du corps.

  • Leur contact à des contacts d’autres neurones.


. Leur forme et leur longueur :

→ Un neurone comprend un corps cellulaire et des prolongements neuronaux.

→ On trouve dans le cytoplasme tous les organites cellulaires, et en particuliers la présence du réticulum endoplasmique, rugueux appelé corps de Nissi.
. Les corps cellulaires forment la substance grise caractéristique de certaines régions du SNC (ex : écorce cérébrale et les noyaux gris centraux).
On trouve 2 types de prolongements assurant les fonctions de réception et d’émission :

  • Les dendrites : prolongement autour du corps cellulaire.

  • L’axone : prolongement unique, qui peut se ramifier à son extrémité. Cette ramification constitue l’arborisation terminale.


« leur capacité de se dépolariser et d’engendrer un influx nerveux »
Après avoir pris un bout de neurone, on étudie la concentration des ions.


+ + + + + + + + + +

= = = = = = = = = =

+ + + + + + + + + +


Dépolarisation


+ + + - - + + + + +

= = = + + = = = = =

+ + + - - + + + + +




Les neurones sont des cellules excitables, pour les exciter on les stimule avec de l’électricité.




Na+, K+, Cl-

Stimulus électrique
Na+, K+, Cl-,…, la

concentration intérieure baisse.
Les différentes parties
Les ions doivent aller à l’intérieur et donc doivent traverser la mémoire. Notre corps a du liquide à l’intérieur, du liquide physiologique.
Avec le flux électrique, les portes vont s’ouvrir et les ions vont y passer. Chaque canal a son type d’ion spécifique.




Canaux ioniques








La stimulation a provoqué une ouverture des canaux.







Le potentiel de repos a une valeur négative : ex : -65 mV.

→ Dépolarisation : ex : -50 mV puis -30 mV puis 0 mV puis 30 mV.
Car il y a de plus en plus d’ions positifs à qui entrent à l’intérieur, il sera de moins en moins négatif, alors on peut avoir une inversion de polarité. Le milieu intérieur en ions positifs va s’enrichir et le milieu extérieur va s’appauvrir.

L’influx nerveux se déplace, la dépolarisation se transmet de parties en parties, l’ancienne partie retrouve sa polarisation.









Les ions vont dans 2 directions :

  • vers l’arborisation terminale

  • vers le noyau

Le retour en arrière ne se fait pas, l’influx nerveux reste dans la même direction.
Ce qui cause la dépolarisation c’est la stimulation (pour la 1ère ouverture : électriquement). Dans la nature, c’est aussi la stimulation (ex : le bruit → arrive aux oreilles, aux tympans, et). Et la conséquence est l‘ouverture ou la fermeture des canaux sodiques.
Il existe des axones « nus » (sans gaine de myéline). La majorité des axones sont protégés par la gaine de myéline, elle n’est pas continue, elle empêche la transmission d’informations, du coup l’électricité fait des bonds et va de nœud de Ranvier (régions non myélinisée) en nœud de Ranvier.

La fonction de la myéline est d’augmenter la vitesse de transmission de l’influx nerveux, de transmettre l’information rapidement.







La myéline forme la substance blanche caractéristique de certaines zones du SNC.



Si la gaine de Myéline s’abîme : sclérose en plaques → transmission qui se fait plus lentement, pas d’évolution type pour cette maladie.



Chaque patient présente un ensemble distinct de symptômes qui peuvent varier d’une période à l’autre et donc la gravité et la durée peuvent également changer.
La sclérose en plaques est une maladie aux facettes très variables et dont les symptômes dépendent des zones du système nerveux central qui ont été affectées.
Les systèmes les plus souvent affectés sont la vision, la coordination, la force physique, la sensation, la parole, le contrôle de la vessie, la sexualité et les fonctions cognitives. Il n'existe pas de sclérose en plaques type. Bien que plusieurs symptômes soient communs à de nombreuses personnes, personne ne les aura tous.


  • Troubles de la vue : vision floue; vision double; névrite optique; mouvements oculaires involontaires; perte totale de la vue (rarement).

  • Problèmes d'équilibre et de coordination: perte d'équilibre; tremblements; marche instable (ataxie); vertiges; maladresse d'un membre; manque de coordination.

  • Faiblesse physique : cette faiblesse affecte plus particulièrement les jambes et la marche.

  • Sensations altérées : picotements; engourdissements (paresthésie), ou sensations de brûlure dans une partie du corps.

  • Anomalies de la parole : ralentissement de la parole; empâtement des mots prononcés; modification du rythme de la parole.



La transmission synaptique

→ Une fois qu’il est généré, que devient-il ? Quel est le devenu du flux nerveux ?
Quand il y a un contact de la peau avec quelque chose, le récepteur se déforme.
Récepteurs dans la peau :
Dès qu’il y a un contact, ces récepteurs se déforment :

contact




La conséquence est l’ouverture des canaux iodiques. Ce qui va générer une dépolarisation qui va se propager le long de l’axone et on arrive au niveau de l’arborisation terminale.
Arborisation terminale





Fente synaptique




Influx nerveux







Bouton synaptique
Vésicules synaptiques

(qui contient le NT)

L’influx nerveux arrive et libère le NT dans la fente synaptique, c’est la conséquence de la dépolarisation.

L’influx nerveux provoque l’exocytose (→ libération du NT).

Exocytose









Le canal à sodium s’ouvre lorsque le NT se fixe sur le récepteur.



Puis le canal s’ouvre :



Ions

Dépolarisation

NT






. Création des potentiels posts-synaptiques (PPS) :
Influx nerveux



Exocytose



Potentiel post-synaptique (PPS)

NT + récepteur post-synaptique  PPS

Le PPS est le changement de valeur du potentiel de repos (en mV).

→ De plus en plus négatif  dépolarisation (excitation), ex : de -65mV à -80mV.

→ De moins en moins négatif (voir aller en positif)  hyperpolarisation (inhibition donc inverse de l’action), ex : de -65mV à -40mV.
. Modification du potentiel de membrane post-synaptique qui se fait :

  • Soit directement (récepteurs ionotropiques).

  • Soit indirectement (récepteurs métabotropiques).


R.M

Récepteur

NT







Canal ionique
Molécule collée au récepteur qui bouge quand un NT vient se fixer sur le récepteur,

et donc il faut ouvrir le canal, ce qui entraîne l’entrée des ions.

R.I
Porte qui s’ouvre




Récepteur




NT
Canal ionique
Il y a 2 types de PPS : excitateur → PPSE et inhibiteur → PPSI.

  1. Cerveau et comportements :




    1. Les comportements :

. Les comportements sont intimement liés à la vie de tout être humain. Cesser définitivement de se comportement correspond à la mort de l’individu. Nous nous comportons donc dès la vie intra-utérine jusqu’à notre dernier souffle.

Le comportement est classiquement défini comme étant toute activité observable du sujet. Aujourd’hui, la notion de comportement intègre les pensées et les affects, ç-à-d ce qui se passe dans la tête d’un individu et qu’il peut nous révéler par la parole.
. Il existe aussi plusieurs types de névroses comportementales : simple, complexe et très complexe.

  • Simple : quelques réponses comportementales simples utilisent seulement certaines parties du système nerveux : ce sont des actions réflexes (en touchant un objet chaud on retire spontanément la main). Ces réponses mettent en jeu ce que l’on nomme « l’arc réflexe ». Le temps de réponse est + court comparer à une réponse comportementale complexe (une action volontaire). La moelle épinière joue un rôle clé dans ces comportements automatiques, d’où leur rapidité.


. Dans un mouvement réflexe, l’influx nerveux part d’un sens, par exemple le toucher (douleur), il remonte ensuite le nerf sensitif vers la moelle épinière. Après intégration dans la moelle le nouveau message passe immédiatement par un nerf moteur qui fera bouger le muscle.





Il y a plusieurs types de récepteurs comme certains qui vont capter des liaisons qui captent la douleur.

Comportement réflexe et comportement réfléchi

. Quant au cerveau, il traire une immense quantité d’informations sensorielles pouvant entraîner également un comportement réflexe (rapide) et un comportement réfléchi (lent). Dans un mouvement volontaire des bras par exemple, l’influx nerveux doit passer par l’aire sensitive corticale concernée puis aller à l’aire corticale de la réflexion ensuite à l’aire corticale des mouvements volontaires puis au cervelet et enfin à la moelle et au nerf moteur et finit au muscle des bras.
Aire sensitive corticale → aire corticale de la réflexion → aire corticale des mouvements volontaires → cervelet → moelle → nerf moteur → muscle.

Comportement inné et comportement acquis

. Face aux changements extérieurs (informations détectées par nos récepteurs sensoriels), le SNC peut donc engager divers comportements. Ces comportements peuvent être innées s’ils sont inscrits génétiquement dans la structure même de l’organisme qui est soumis à un certain type de relations avec l’environnement, ils peuvent être acquis par l’expérience personnelle de l’individu quoi que ce soit son âge.
. Inné contraire de acquis et acquis contraire de volontaire.

. Inné est automatique et tout ce qui est inné n’est pas automatique.



    1. Les exemples de troubles :

. Des pannes peuvent malheureusement subvenir à n’importe quel niveau du système nerveux. Cela peut altérer les comportements habituels et engendrer des troubles neurologiques (cas de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington, de l’épilepsie) ou des troubles neuropsychiatriques (cas de la schizophrénie, de la dépression, du syndrome de stress post-traumatique), chaque trouble étant associé à des comportements anormaux.


      • Les troubles neurologiques :

→ On peut voir ce qui se passe, ce qui est détruit.

      • Les troubles neuropsychiatriques :

→ Difficile de voir, c’est + vers le psychisme de l’individu.
. Certains troubles neurologiques peuvent être associé à des troubles neuropsychiatriques.
. Notion de maladie neuro-dégénérative → le cerveau sera détruit, maladie incurable (qu’on ne peut traiter) et chronique (qui ne guérit pas tout seul).

Exemple de la maladie d’Alzheimer

. La maladie d’Alzheimer a toujours existé, mais elle n’est connue sous ce nom que depuis 1907, date à laquelle elle a été nommée ainsi par le Dr Alois Alzheimer. C’est une maladie qui apparaît le + souvent tardivement dans la vie (autour de 70 ans). Il existe des formes précoces (débutant avant 65 ans) beaucoup + rares mais qui ont habituellement une évolution rapide. C’est une démence neuro-dégénérative à prédominante corticale qui touche en 1er lieu les fonctions cognitives et se répercute sur le comportement et l’adaptation sociale des patients.

Quelques fonctions touchées : perte de mémoire (amnésie), perte du langage (aphasie), perte de la stratégie des mouvements (apraxie), perte de la reconnaissance visuelle (agnosie).
Le malade peut décéder dans les 8 années qui suivent l’apparition des 1ers signes cliniques.
→ Maladie neurologique.

→ Maladie neuro-dégénérative (donc  de l’épilepsie).

→ Fonctions cognitives touchées en 1ères.
. Chaque comportement que nous avons dépend de notre SNC. Quand le cerveau est en panne, il affecte les comportements.
. Il s’agit d’une maladie qui se distingue tant sur le plan de la physiologie que sur le plan cognitif du vieillissement normal.

On connaît quelques cas rares d’origine génétique.

La maladie d’Alzheimer est irréversible et touche autant les hommes que les femmes. Parmi les personnes âgées de 65 ans et +, c’est la cause la + fréquente de démence, un état médical qui bouleverse le fonctionnement du cerveau. On estime que 3% des personnes âgées de 65 à 74 ans sont affectées par la maladie d’Alzheimer, alors que près du quart des personnes âgées de 85 et + le sont.

Exemple de la maladie de Parkinson

. Découverte en 1817 par un médecin britannique qui lui donna son nom. La maladie de Parkinson touche 4 millions de personnes dans le monde. C’est une maladie neuro-dégénérative atteignant généralement l’homme après 50 ans. Elle se manifeste par un tremblement de repos, des troubles du tonus et une akinésie, diversement associés. Elle affecte également l’élocution et le « langage corporel ». Comme beaucoup d’autres troubles neurologiques, la maladie de Parkinson est chronique, évolutive et pour le moment incurable. Elle est d’étiologie inconnue. A des stades + avancés, la maladie peut s’accompagner de confusion mentale ou de démence. Aujourd’hui encore, la L-DOPA demeure le meilleur traitement symptomatique de cette maladie, une trentaine d’années après sa commercialisation.
→ Maladie chronique.

→ Maladie incurable, tout ce que l’on peut faire c’est l’apaiser : « phase de lune de miel » → 1ère phase. Puis 2ième phase et la 3ième (mort). On peut rallonger la phase de « lune de miel ».



    1. Les  approches d’études :

. Pour étudier les comportements, une simple observation n’est pas suffisante, il convient donc de définir le support nerveux du comportement ainsi que les processus mis en jeu lors de sa planification, son initiation et son exécution. Plusieurs disciplines s’intéressant au système nerveux y sont associées.

→ Planification  comportement planifié.

→ Initiation  comportement initié.

→ Exécution  comportement exécuté.
. Les disciplines de la base sont la neuro-anatomie qui s’occupe de la détermination et la description de l’organisation des  éléments du système nerveux. La neuro-physiologie définie le fonctionnement et les interactions entre ces éléments et la neuro-chimie qui détermine les bases chimiques de la transmission de l’information entre les unités du système nerveux → les neurones. A côtés de ces disciplines purement neuro-biologiques se trouvent aussi des disciplines donc la définition fait appel à la question des rapports entre la matière et l’esprit, cas de la psychologie, des disciplines dont la définition fait appel à la question de la modélisation des processus mentaux et des interactions entre système nerveux et machine.

→ Physiologie  fonctionnement.
. La neurologie et la neuro-psychiatrie sont des disciplines cliniques qui s’intéressent aux descriptions, aux bases neuro-biologiques, aux facteurs causals e aux traitements des troubles du système nerveux avec leurs manifestations comportementales. A côté de ces disciplines, il y a la neuro-psychologie.
. La neuro-psychologie s’intéresse particulièrement à la relation entre le fonctionnement cérébral et les fonctions cognitives. Il s’agit de connaître le rapport entre processus neurologiques et fonctions mentales supérieures.

Prise au sens large, la neuro-psychologie correspond à l’examen de la relation entre l’activité psychologique et la condition cérébrale correspondante. Elle étudie pour cela comment des modifications au niveau du cerveau affectent le comportement.
. Quant à la neuro-biologie comportementale, elle s’intéresse à l’analyse des mécanismes à la base des comportements normaux et au développement des modèles permettant de comprendre les mécanismes à la base des pannes du cerveau et leurs corrections.
. De nombreux psychologues se pensent actuellement sur un éventail de problèmes qui peuvent actuellement être répartis dans les sous-disciplines de la neurobiologie comportementale de traitements des sujets comme :

  • Les processus fondamentaux de l’apprentissage et de la mémoire.

  • Le développement cérébral et comportemental.

  • L’action des médicaments sur le cerveau et le comportement.

  • Le comportement animal.

  • Les systèmes sensoriels et perceptuels.

  • Les processus qui réagissent la motivation et les émotions.

  • La plasticité cérébrale et comportementale.

  • La neuro-psychologie.


. L’approche neuro-psychologique implique d’une part l’approche scientifique de la psychologie qui vise à décrire objectivement et à comprendre les fonctions comme la perception, la mémoire, l’intelligence, le langage, et d’autre part les approches de la neuro-anatomie (imagerie cérébrale morphologique), la neuro-chimie (analyse des récepteurs par imagerie cérébrale), la neuro-physiologie (EEG, MEG, PEC) et de la neurologie clinique (imagerie cérébrale fonctionnelle).

Ainsi, on distingue généralement 3 branches de la neuro-psychologie :

  • La neuro-pcyhologie comportementale/expérimentale.

  • La neuro-psychologie clinique.

  • La neurologie du comportement.


. Ainsi, la neuro-psychologie effectue par exemple le diagnostic des cérébro-lésés en tenant compte du double aspect psychologique et neurologique.

Sur le plan psychologique, on utilisera des tests standardisés qui permettent d’évaluer et de situer les performances d’un patient à l’intérieur de échelle quantitative du test. Sur la plan neurologique, il s’agira d’inférer la localisation du dommage cérébral, son étendue et ses répercussions sur l’ensemble du cerveau.
L’évaluation neuro-psychologique inclut le développement des critères de classifications du comportement ainsi que la description comportementale des déviances.

Exemples de tests d’évaluation neuro-psychologique

(analyse des fonctions exécutives)


  • Test de Stroop (Inhibition)

  • Test de Wisconsin (Flexibilité mentale)

  • Test de Londres (Planification)

  • Test de fluence verbale


Test de Stroop


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