1L'approche systémique le présent chapitre est essentiellement constitué d'une adaptation du texte de Jacques Lapointe " L’approche systémique et la technologie de l’éducation". 1Le rationalisme et la systémique








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MANAGEMENT ET PENSEE SYSTÉMIQUE

Compilation et adaptation des textes suivants :

  • L’approche systémique et la technologie de l’éducation, Jacques Lapointe, Université Laval

  • Management et complexité : concepts et théorie, R.-A.Thietart, 2000




1L'APPROCHE SYSTÉMIQUE


Le présent chapitre est essentiellement constitué d'une adaptation du texte de Jacques Lapointe " L’approche systémique et la technologie de l’éducation".

1.1Le rationalisme et la systémique


Parmi les procédés utilisés pour développer le savoir humain, la méthode expérimentale, parfois qualifiée de scientifique, d'analytique ou de rationaliste, semble celle qui, en Occident, a eu l'impact le plus important. Le savoir obtenu par cette méthode est qualifié de scientifique, d'objectif et il diffère du sens commun. Il est créé par une approche rigoureuse, contrôlable et susceptible de remises en question continuelles des principes, des lois et des théories qu'elle élabore. Cette méthode s'appuie sur certaines règles qu'on peut présenter de la façon suivante: "...la diversité et la complexité de la réalité peuvent se réduire par le biais d'expériences dont les résultats seront validés par leur récurrence, et la connaissance peut s'obtenir par la réfutation d'hypothèses... la caractéristique essentielle de la science est sa méthode réductionniste"1. Le précepte du réductionniste est devenu synonyme de la méthode, le fondement même de la méthode expérimentale. Ce précepte est basé sur une conception de la science selon laquelle il serait impossible de parvenir à comprendre les systèmes complexes si l'on n'avait pas commencé au préalable par isoler les diverses parties qui les composent.

La science occidentale, en général, préconise cette approche héritée d'Aristote et rendue "opérationnelle" par Descartes (1637). Il énonce ainsi les quatre préceptes observés dans son célèbre "Discours de la méthode".

  • "Le premier était de ne concevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment pour telle, c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention...

  • Le second de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre.

  • Le troisième de conduire par ordre mes pensées en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés...

  • Et le dernier, de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre".

Cette approche a pour objectifs de connaître, d'expliquer, de comprendre, de prédire et de contrôler la réalité.

Une autre caractéristique importante de la méthode scientifique est sa prétention à l'universalité. Elle domine depuis plus de deux cents ans la pensée scientifique occidentale et est appliquée dans tous les domaines du savoir humain.

Cette prétention a eu des conséquences qui n'ont pas toujours été positives. Mentionnons:

  • la fragmentation du savoir en autant de domaines qu'il y a de phénomènes à étudier;

  • l'isolement des disciplines scientifiques les unes envers les autres d'une part, et face au monde réel d'autre part ;

  • l'exigence de définir, de façon étroite, les problèmes que nous affrontons;

  • la surspécialisation;

  • une difficulté grandissante pour les spécialistes de communiquer entre eux;

  • une efficacité "douteuse" face à la résolution de problèmes qualifiés de complexes.

Traitant de l'approche expérimentale, Checkland ajoute qu'"étant aujourd'hui, conscient de l'incapacité manifeste, des pays les plus avancés sur le plan scientifique, à résoudre les problèmes du monde réel (par opposition aux problèmes artificiels de type laboratoire), on se demande si la fragmentation de la science en plusieurs disciplines isolées n'est pas une de ses principales faiblesses".

Ces doutes émis par plusieurs scientifiques sur l'inefficacité du précepte réductionniste s'amplifient avec l'apparition d'un nouveau phénomène : la complexité. Depuis une cinquantaine d'années, nous devons, pour résoudre les problèmes du monde réel, nous attaquer à l'étude d'ensembles de plus en plus complexes. Plusieurs des technologies que nous utilisons aujourd'hui ont des effets sur l'environnement qui dépassent le niveau local pour atteindre une dimension planétaire. Ce phénomène de complexification des ensembles a fait ressortir, avec acuité, les limites de la méthode expérimentale. Ashby, en 1956 déjà, décrivait la situation en ces termes:

"Aujourd'hui la science se trouve en quelque sorte sur une ligne de partage. Pendant deux siècles elle a étudié des systèmes intrinsèquement simples... Le fait qu'un dogme comme 'faire varier les facteurs un par un' ait pu être admis pendant un siècle, montre que l'objet des recherches scientifiques était dans une large mesure les systèmes qu'autorisait justement cette méthode, car une telle méthode est souvent totalement impropre à l'étude des systèmes complexes... Jusqu'à une époque récente, la science a eu tendance à concentrer son attention sur les systèmes simples et, notamment, sur les systèmes réductibles par l'analyse"

Ceci fait nous incite à explorer des méthodologies susceptibles de mieux composer avec la complexité des phénomènes qui nous entourent sans les isoler de l'environnement dans lequel ils naissent et évoluent.

Ces situations, dites complexes, sont caractérisées par un ou plusieurs des attributs suivants :

  • Elles sont floues, changeantes et peu structurées.

  • Elles peuvent être étudiées sous différentes perspectives, sous différents angles, en fonction de plusieurs structures cognitives et de divers systèmes de valeurs.

  • On y retrouve rarement des relations causales simples, mais plutôt des relations de type circulaire.

  • Il y a possibilité d'émergence d'effets pervers et de propriétés contre-intuitives qu'on ne peut déduire des propriétés des sous-ensembles qui les constituent.

  • Elles imbriquent plusieurs problèmes relativement simples à première vue mais qui ne peuvent se résoudre individuellement sans affecter les autres.

  • Elles sont caractérisées par une variété importante de sous-ensembles possédant des fonctions spécialisées et organisées en niveaux hiérarchiques internes.

Ces situations, qualifiées de complexes, correspondent assez bien à celles que nous devons affronter dans le domaine du management de projet.

Depuis une trentaine d'années, la prise de conscience de la nécessité de composer avec la complexité, a créé deux tendances contre-analytiques.

La première repose sur les hypothèses qu'un ensemble possède des propriétés émergentes qui se révèlent beaucoup mieux par l'étude du tout que par celle des parties qui les constituent. Dans les systèmes complexes, on prétend qu'il est impossible d'atteindre la compréhension de l'ensemble comme un tout par l'étude exclusive de ses parties. "aujourd'hui ... les objets à expliquer sont considérés comme parties de plus grands touts, plutôt que comme des touts qu'il faut décomposer en parties" [Ackoff (1972)].

La seconde insiste sur le fait que la connaissance de l'objet doit passer par l'étude des relations et des interactions qu'a cet objet avec son environnement. "Un phénomène demeure incompréhensible tant que le champ d'observation n'est pas suffisamment large pour qu'y soit inclus le contexte dans lequel ledit phénomène se produit" [Watzlawick et al. (1972)]. C'est l'opposé du précepte réductionniste qui préconise la décomposition, la réduction et l'isolement, de l'objet ou du phénomène de son environnement pour mieux l'étudier.

Ce phénomène de complexification des ensembles qui nous entourent, la tendance à considérer les touts plutôt que les parties et la croyance qu'on ne peut extraire un ensemble de son environnement sans en modifier la nature nous amènent à explorer des approches autres que le rationalisme. Dans ce contexte, la systémique nous apparaît capable de combler certaines des lacunes ou des insuffisances caractérisant l'approche expérimentale.

Une comparaison, quelque peu caricaturale, faite par de Rosnay des approches analytique et systémique fait bien ressortir les aspects qui les distinguent (voir tableau suivant).

Les approches analytique et systémique sont fondées sur des postulats épistémologiques différents préconisent des façons différentes de percevoir la réalité, utilisent des méthodologies qui leur sont propres et abordent l'étude d'ensembles possédant des niveaux de complexité divers.

Un bref aperçu historique du développement de la systémique nous aidera à mieux comprendre cette dernière et à mieux la distinguer de la méthode expérimentale.

Tableau 1: Les approches analytique et systémique


Approche analytique

Approche systémique

Isole: se concentre sur le éléments

Relie: se concentre sur les interactions entre les éléments

Considère la nature des interactions

Considère les effets des interactions

S'appuie sur la précision des détails

S'appuie sur la perception globale

Modifie une variable à la fois

Modifie des groupes de variables simultanément

Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles

Intègre la durée et l'irréversibilité

La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d'une théorie

La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité

Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l'action (exemple: modèles économétriques)

Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l'action

Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles

Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes

Conduit à une action programmée dans son détail

Conduit à une action par objectifs

Connaissance des détails, buts mal définis

Connaissance des buts, détails flous


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