II/ Le champ disciplinaire de la psychologie








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Conservation de quantités : substances physiques, poids et volume
Exemple : conservation de la substance
L’objectif = l’enfant accepte la conservation en mettant en évidence la réversibilité.

Mettre en évidence la réversibilité =

- Accepter la conservation de la quantité de substance quelle que soient les modifications de forme données à la matière.

- Toute transformation de la forme laisse invariante la quantité de matière.
Les enfants expriment trois types de réversibilité :

1. Réversibilité d’identité : « C’est la même chose on a rien enlevé ni rien ajouté ».

2. Compensation : « C’est plus long mais c’est plus mince ».

3. Inversion : « Si on refaisait la boule on aurait la même chose qu’avant, on aurait les deux mêmes boules, donc la même chose ».
Etapes de la conservation de substances physiques :
Tous les enfants passent par les stades suivant =
- Non conservation = quantité de matière différente  n’acceptent pas qu’il y a la même quantité.

- Semi conservation ou intermédiaire = la conservation sera affirmé pour la galette et niée pour le boudin  argumentation perceptive.

- Conservation = quantité de matière identique malgré les différentes déformations  argumentation transformations.
Exemple : La conservation du poids
 accepter la conservation du poids quelle que soient les modifications de forme données à la matière

Toute transformation de la forme laisse invariante le poids de la matière.
Les mêmes types de réversibilité sont observées (identité, compensation, inversion)

Les mêmes étapes de la conservation sont observées (non conservation, semi-conservation et conservation).
Exemple : la conservation du volume
Conservation du volume commence dans le stade des opérations concrètes mais se finalise dans le stade des opérations formelles lorsque l’enfant acquiert la notion de proportion.

Les étapes sont les mêmes. La non-conservation et semi-conservation sont pendant les opérations concrètes et la conservation pendant les opérations formelles.
Résumé : opérations concrètes
La conservation des quantités = substance  poids  volume (on acquiert ses notions dans ce sens).

Pour Piaget, cette acquisition suit une loi de construction génétique. Toutes ces expériences confirment cet ordre.

Conservations spatiales : longueurs, surfaces et volume
Exemple : conservation de longueurs
1. Equivalence initiale

2. Transformation = transformer l’état initial de l’un des objets en le verbalisant

3. Question clé = « Est-ce qu’il y en a un plus long que l’autre ? La poupée doit marcher plus, moins ou la même distance ? »

4. Contre-suggestion

Les enfants passent de la non conservation à la conservation directement.
Conservations numériques : nombre, classification et relation
Exemple du nombre :

1. Equivalence initiale

 différencier le nombre de jetons des espaces.

Vers 4-5 ans on est à un niveau de non conservation : l’enfant répond sur des choses perceptives = il ne tient pas compte de la transformation et considère la dimension de l’espace.
2. Transformation

Vers 5-6 ans, l’enfant commence à tenir compte de plusieurs dimensions à la fois mais
3. Question clé

Réponse intuition articulée : Il admet l’invariance de la transformation dans certaines conditions.
4. La contre-suggestion

Faible solidité de réponses : il n’est pas du tout sûr de lui.
Vers 6-7 ans, l’enfant admet l’invariance si l’espace n’est pas trop grand. L’enfant résiste : il est « conservant » = réponse solide. L’enfant différencie très bien le nombre de l’espace.
Etapes de la conservation du nombre :

Non conservation
Semi conservation

- l’enfant donne des réponses de conservation si le changement subi par l’objet est faible

- tantôt des réponses de conservation (raisonnement opérationnel), tantôt de non-conservation (perceptives)
Conservation

- Justification spontanées

- notion de réversibilité

- résiste à la contre-suggestion
Types de réversibilités :
Identité : « C’est toujours pareil : t’en a pas remis, t’en a pas retiré ».
Inversion : «  c’est pareil dans ces 2 rangées car on peut les remettre comme tout à l’heure »
Compensation : « c’est plus long ici, mais là dans cette autre rangée les écarts entre les jetons sont plus petits »
Exemple : La classification
La classification c’est grouper des objets selon leurs caractéristiques communes.

Il y a différents types de classification :
1. La classification plus simple :

Chiens < animaux < être vivants

A>B>C
2. La classification complémentaire :

Chien = chihuahua + caniche

A = B+B’
3. La classification d’inclusion :

Fleurs > marguerites et roses

La classe implique la supériorité quantitative du tout A sur l’une des parties B ou B’.
L’expérience de quantification de l’inclusion

Questions :

a) « Montre-moi les roses », « Montre-moi les marguerites », « montre-moi les fleurs » : s’assurer que l’enfant reconnait bien les objets qu’on lui présente

b) « Est-ce que les roses sont bien des fleurs ? » : s’assurer que l’enfant connait la catégorie auxquels les objets appartiennent

« Est-ce que les marguerites sont bien des fleurs ? »

c) Y a-t-il plus de leurs ou plus de marguerites ? » L’enfant répond qu’il y a plus de marguerites car il se base sur sa perception.
Etapes de la quantification de l’inclusion
1. Perte de la classe d’ensemble :

«  y’a plus de marguerites que de fleurs »

Avant 7 ans, l’enfant compare les sous-classes (marguerites vs roses)  il se base sur une réponse perceptive ou intuitive.
2. Appréciation variable en fonction des situations :

Réponse correcte uniquement s’il n’y a pas trop de différences entre les nombres correspondant.
3. Réponse correcte quelque soit la situation :

Justification appropriée

Réussite vers 7-8 ans
Variante de la quantification de l’inclusion :
« Et maintenant, crois-tu qu’il y a plus de marguerites ou plus de fleurs ? »
www.ccdmd.qu.ca

3. Le stade des opérations formelles (11-12 ans à 14-16 ans)
Il y a un passage du concret à l’abstrait car avant les opérations formelles l’enfant ne peut résonner que sur des choses perceptibles, visuelles.
L’enfant va pouvoir résonner sur des choses non perceptibles : les problèmes de maths, sur le futur et peut faire des probabilités  prévision des conséquences à long terme, logique déductive (du général à l’hypothétique) = raisonnement hypothético-déductif (si… alors). Ex : s’il pleut alors je prends mon parapluie.
Pour Piaget, l’équilibration arrive à 14-16 ans.
Exemple : notion de probabilité
On montre à l’enfant un sac de jetons pile ou face (pourvus d’une croix d’un côté et d’un cercle de l’autre). On change de sac où les pièces sont truquées (avec seulement des croix) pour le lancer (l’enfant n’est pas au courant du truquage).
- De 4-6 ans, les enfants ne sont pas étonnés par le truquage :

6 ans : «  Tous des croix – Pourquoi ? – Sais pas. – Et si je continue ? – Peut-être un rond et les autres sur la croix. – Pourquoi ? – Parce qu’il y en a déjà tellement de croix – (Expérience) – De nouveau rien que des croix – Il y a un truc ? – Oh ! Ben non »
A partir de 11 ans : assimilation des règles qui régissent les probabilités

11 ans : «  Toutes les croix ! Vous devez avoir un truc : il y a quelque chose dedans (il en retourne un). Voilà ! »

Piaget & Inhelder, 1974
Petite mise en situation
«  En me rendant à l’église j’ai vu 1 homme et 3 femmes. Chaque femme avait 1 sac, chaque sac contenait 3 chattes, chaque chatte avait 3 chatons ».
Combien de personnes se rendaient à l’église ?
Exemple : La construction de l’espace de l’enfance à l’adolescence.
- De 0 à 18 mois : stade sensori-moteur = espace vécu (l’enfant subi les mouvements de sa mère et commence à aller un petit peu à 4 pattes mais n’a pas de conscience de l’espace [droite/gauche])

- De 18 mois à 11-12 ans : stade des opérations concrètes = espace perçu (l’enfant commence à percevoir et n’est pas obligé de se déplacer jusqu’à l’objet pour savoir qu’il est à droite ou à gauche)

- 11-12ans à 14-16 ans : Le stade des opérations formelles = espace représenté (on a plus besoin d’être sur place pour savoir où est un objet)
Exemple concret sur la construction de l’espace :
- Dans le stade sensori moteur :

Il n’y pas de repérage dans l’espace.
- Dans le stade des opérations concrètes :

Vers 4 ans  tri de formes (grandeurs, jeux d’encastrement, ect.)

Vers 6 ans  notion gauche-droite sur lui

Vers 7 ans  notion gauche-droite sur une autre personne placée dans la même orientation que lui (devant, à côté, derrière)

Vers 8/9 ans  notion gauche-droite en réversibilité (face à face/ miroir) et sur n’importe quel objet dans n’importe quelle orientation.
- Dans le stade des opérations formelles :

L’enfant peut se représenter la droite de la gauche même lorsqu’il n’est pas présent sur la scène.
Notion de hasard (mélange & irréversibilité)
Retour à l’état initial :

* 4 ans : «  Elles iront là (quelques cm au-dessus de leur position de départ) – Et après ? – Ce sera tout refait (retour exact) – Regarde (on fait l’expérience et une blanche passe du côté des rouges). Voilà. C’est comme je vous disais !

Animisme

* 5 ans : « elles savent où elles roulent puisqu’elles roulent toutes seules »
« Démélange »

* 7 ans : «  elles vont se mélanger. Il ne restera qu’une rouge ici et qu’une blanche là – Et au coup suivant. – Les rouges reviendront ici et les blanches ici (à leur place initiale). »
* 11 ans : compréhension de la notion de hasard
Conclusion :
Piaget a contribué à poser les bases de la psychologie du développement et à définir les grands stades de développement de l’enfant.

Grande variabilité des influences.

Mise en avant des capacités cognitives des enfants.

Meilleure compréhension de leur fonctionnement cognitif.

Cependant, certaines erreurs tardives (qui persistent à l’âge adulte) et des compétences précoces conduisent à remettre en question les stades piagétiens.
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