Résumé du projet mémoire (objectifs, moyens)








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Immunologie et système nerveux autonome


Au niveau des organes lymphoïdes, l’innervation sympathique participe au contrôle du débit sanguin régional mais influence aussi l’activité des cellules lymphoïdes et de ce fait exerce un contrôle immun régulateur. L’intensité de la libération du médiateur est réglée par l’activité des récepteurs des terminaisons hormonales. Les macrophages aussi présentent un récepteur à l’acétylcholine, premier neuromédiateur du système nerveux, et vont répondre à la commande du nerf vague par une réponse inflammatoire.

Comme vu précédemment, les organes du système immunitaire sont innervés par le nerf vague, et par la stimulation de celui-ci en cas de réaction immunitaire, les fibres sensorielles du nerf vague provenant de l’abdomen au niveau des organes lymphoïdes peuvent projeter des afférences vers le tissu cérébral. Aussi le diencéphale n’étant pas complètement protégé par une barrière hématoencéphalique, il est sous l’influence des cytokines circulantes. Les cytokines pouvant avoir un effet important d’inhibition synaptique centrale. Cette information complète les précédentes, expliquant la somnolence et les autres symptômes non biochimiques retrouvés chez les patients en état infectieux.

Dans le cas de l’anxiété, la sécrétion des corticoïdes par les surrénales est en réaction à l’élément stressant qui peut être d’origine psychique (émission depuis l’hippocampe) ou d’origine biologique (réaction du système immunitaire). Cette réaction bloque alors la bonne régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Ainsi lors des maladies psychiques ou dues au vieillissement il y aura une perte des capacités d’apprentissage et de mémoire pour lesquelles l’intégrité de l’hippocampe est nécessaire (stress, pathologies et immunité p59).


L’existence de ce réseau d’interactions si importantes entre système nerveux et immunitaire nous invite à nous interroger sur sa signification. On a bien démontré l’action des corticoïdes par cet axe sur le comportement. L’effet comportemental qu’ont les cytokines sur le cerveau est tout aussi important, on remarque bien chez tous les patients malades une altération du fonctionnement cérébral, de l’humeur et de la cognition.


Nous avons donc remarqué que les interactions des systèmes nerveux, endocrinien, immunitaire et psychologique se faisaient dans les deux sens et entre chacun d’eux, de manière directe ou indirecte. Que quel que soit le système perturbé à la base, une répercussion est observée chez les autres. Il y aujourd’hui à notre disposition des explications biochimiques pour donner un sens à la relation entre ces systèmes et comprendre comment ils interagissent entre eux, dans quel but et comment il est possible de modifier ces messages.

Il y a donc plusieurs grilles de lecture de la psycho-neuro-immunologie. La première est que les mécanismes des interactions entre système nerveux et système immunitaire représentent le substratum biologique par lequel le fonctionnement mental inadéquat retentit sur le fonctionnement somatique (psychosomatique vue sous l’angle de la psychogenèse).

Mais un autre angle de vue nous amène à penser que puisque l’effet inverse existe, il ne faut pas non plus oublier l’importance que le somatique à sur le fonctionnement mental. Les cytokines sont capables d’entrainer des modifications de l’humeur et de la cognition.

On trouve des facteurs psychologiques à l’apparition des maladies impliquant le système immunitaire et inversement.

Ce qui est dit dans ces recherches ne dépend pas que de la théorie mais a bien été attesté par des travaux menés dans ce but. Par exemple l’implication du facteur psychologique dans le développement des maladies coronariennes20.

A titre d’exemple on sait maintenant que l’artériosclérose résulte d’un processus inflammatoire au niveau de l’endothélium vasculaire, sous l’action de micro-organismes pathogène comme chlamydiae pneumoniae. Le fait que de nombreux patients se sentent profondément épuisés avant la survenue d’un épisode coronarien peut être lié aux effets sur le cerveau des cytokines pro-inflammatoires.
Cet état d’épuisement vital peut lui-même favoriser la baisse des défenses immunitaires envers les micro-organismes en cause et contribuer ainsi à augmenter l’amplitude de la réaction inflammatoire.
En effet, chez les patients faisant l’objet d’une angioplastie coronarienne, les concentrations plasmatiques de cytokines pro-inflammatoires se sont avérées d’autant plus élevées que les patients étaient épuisés, et ces concentrations élevées de cytokines étaient associées à des titres élevés d’anticorps contre chlamydiae.


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