Résumé du projet mémoire (objectifs, moyens)








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Processus physiologiques



Comment le processus d’anxiété affecte-t-il l’organisme à travers ses différents systèmes jusqu’à ses organes principaux ?
Comment peut-il participer au développement d’une pathologie ?
Peut-on réduire le risque d’échec biologique ?

Dans cette partie nous allons répondre à ces questions par regroupement d’informations scientifiques et validées mais ne traiterons pas les données concernant le fonctionnement normal des différents systèmes atteints lors de l’anxiété chronique.

L’anxiété est un processus mettant en jeu plusieurs systèmes de manière complexe et globale dans le corps et même au-delà du corps car elle touche le fonctionnement de la mémoire, de la prévision et des émotions, en plus des symptômes vus en première partie.

La santé étant, entre autres, le maintien de l’homéostasie de l’organisme par trois grands systèmes qui sont : le système nerveux (central et périphérique), le système immunitaire et le système endocrinien. Les connaissances les plus récentes expliquent l’interdépendance de ces systèmes entres eux et la précision de leur communication.

Les messagers sont les neurotransmetteurs, les hormones et les protéines et sont communs aux différents systèmes.

Cette appartenance commune est responsable de la transmission du dérèglement d’un système primaire à un système secondaire.

L’axe de circulation des messages est l’axe cortex-hypothalamus-hypophyse-surrénale.


  1. Effets cognitifs, nerveux et hormonaux


Etre malade ce n’est pas une faiblesse du corps et des systèmes due à la maladie, c’est une réorganisation de l’état motivationnel et comportemental.

Le système qui apparait comme le plus important est le système nerveux autonome car composé du système sympathique, du parasympathique et de l’entérique situé dans la paroi intestinale, il a une connexion directe et une influence sur la régulation de tous les organes du corps. Il va aussi bien réguler le cœur, la respiration, la dilatation des vaisseaux, la motricité intestinale, le système biliaire, rénal, les organes génitaux, etc…

Vouloir séparer les atteintes nerveuses et cognitives dans l’explication des processus pathologiques dans l’anxiété généralisée est un peu illusoire car même si elles peuvent être décrites anatomiquement par des systèmes différents, elles sont interdépendantes. Mais nous verrons que le système nerveux implique des connexions directement dans les organes endocriniens et donc que ces systèmes ne peuvent subirent une modification sans impliquer l’autre. Système endocrinien et nerveux sont intimement liés.

Nous ne reviendrons pas sur les processus normaux du système nerveux considérant que cette base est nécessaire et que le sujet ne porte que sur la compréhension de l’action ostéopathique sur le sujet atteint d’anxiété généralisée.

Bien que le système végétatif périphérique des anxieux soit moins activé, une augmentation d’activité bêta est observée sur l’EEG, ce qui reflète un traitement cognitif intense du lobe frontal. En particulier dans l’hémisphère gauche, hémisphère du raisonnement, du calcul, du langage c’est le cerveau analytique, celui qui rassure et qui est le siège des affects positifs.

Les expériences ont montré que quand l’élément de danger est détecté par l’œil, il génère directement une réaction de l’amygdale sans passer par le cortex, donc sans passer par la conscience dans un premier message.

Brokovec suggère en 1990 que les anxieux s’adonnent à un traitement frénétique d’informations anxieuses sans pour autant les accompagner d’images (rôle de l’hémisphère droit). Ça serait précisément ce phénomène qui serait la cause des restrictions du système moteur viscéral. Le cerveau étant accablé d’information il n’a pas le temps de les associer à une image et donc de mettre en place le processus normal de défense. Si les images étaient créées alors il y aurait une réaction qui accroitrait l’activité motrice viscérale.
Autre problème, le patient ne peut pas analyser la difficulté de manière objective et donc trouver la solution. C’est ainsi qu’il devient chroniquement inquiet, avec un système viscéral rigide et des tensions musculaires sévères. C’est le même schéma inadapté que l’on retrouve dans les phobies, l’individu ne pouvant pas gérer la confrontation et la résolution du problème, il l’évite18.

Comme vu précédemment dans la première partie, certaines personnes héritent génétiquement de la tendance à être tendus, et développent précocement un sens incontrôlable des évènements importants et/ou dangereux. Un stress significatif les rend appréhensifs et vigilants, ce qui déclenche une inquiétude intense et une réaction physiologique conduisant à l’anxiété généralisée.

Je vais maintenant expliquer comment les éléments du cerveau servant à la cognition et à la gestion du comportement, peuvent influencer le système nerveux dans son ensemble ainsi que les organes endocriniens.

La sérotonine est impliquée dans de nombreux rôles physiologiques : rythme veille-sommeil, impulsivité, appétit, douleur, comportement sexuel, et anxiété. Son action est mediée par près d’une quinzaine de sous-types de récepteurs différents.



Le système sérotoninergique est en fait multiple : il est présent dans le système nerveux central (dans les noyaux du raphé dans le cerveau) et périphérique (dans les cellules entérochromaffines du tube digestif), (Stress, pathologies et immunité ; chapitre 3)19.

Une des études réalisées par les spécialistes de la génétique a consisté à cibler de manière conditionnelle la production de sérotonine à un temps donné, dans une localisation choisie chez des souris. L’équipe de Patricia Gaspar à Paris a caractérisé des mutations dans lesquelles seule une partie des neurones sérotoninergiques est atteinte. Chez ces souris, l’équipe a observé que l’anxiété spontanée était diminuée, mais leur conditionnement à la peur accrue. Ainsi, le défaut de sérotonine centrale pourrait contribuer à associer plus facilement une réaction de panique avec des situations neutres (la sérotonine est sécrétée dans le cerveau mais en plus grande partie dans l’estomac et l’intestin, voir II, 4).

L’hypothalamus, à la base du cerveau et composée de plusieurs noyaux centraux, fait partie du système limbique, impliqué dans les processus de mémorisation et expression des émotions. Ce système est capable de déclencher une cascade de réactions hormonales, responsables des grandes fonctions de l’organisme (métabolique, reproduction, croissance, réponse au stress… et qui mettent en jeu les corticoïdes surrénaliens. C’est l’hyperactivité du cerveau reptilien et du système limbique et la déconnexion du néocortex qui est la cause de la souffrance psychique.

En parallèle du lien qu’on vient de faire entre système nerveux central et endocrinien, il existe une innervation sympathique et parasympathique propre de tous les organes endocriniens et immunitaires. De cette façon les neurones peuvent libérer directement dans les organes cibles les neurotransmetteurs pour déclencher la réaction hormonale plus rapidement que si le message était passé par voie endocrine.

Au niveau surrénalien cette action permet la libération instantanée de l’adrénaline dans la circulation sanguine. Phénomène bien connu dans l’anxiété et donc qui nous intéresse particulièrement.

L’état anxieux provoque une inhibition du fonctionnement des autres axes hypophysaires. Et on comprend alors grâce aux éléments précédents comment cela peut provoquer des problèmes au niveau des organes endocriniens comme la thyroïde par exemple.

Quand le stress est d’origine physique les cibles qui réagissent sont les neurones réceptifs à l’adrénaline, noradrénaline et sérotonine (situés dans le locus cœruléus, le raphé médian, l’hypothalamus et système limbique). S’en suit une sécrétion d’hormone antidiurétique et une augmentation de la pression artérielle, et dans l’hypophyse, l’activation de « l’axe du stress ».

Quand l’origine du stress est psychologique (émotionnel ou social), les données sont d’abord analysées par le cortex et le système limbique, les neurones activés sont les sérotoninergiques et les GABAergiques. En conséquence, c’est le cycle circadien qui s’en voit perturbé, donc sommeil, éveil, attention, température du corps, vigilance, pousse des cheveux, métabolisme, la croissance…

Quand l’origine du stress est infectieuse ou inflammatoire, la transmission du message se fait par une voie parallèle à celle utilisée pour les messages sensoriels. C’est une voie hypothalamo-corticosurrénalienne qui induit la sécrétion des corticostéroïdes. Les effets de cette stimulation joueront sur la régulation de la tension artérielle, la production de cortisol et ses propriétés anti-inflammatoires, antipyrétique, analgésique, antiallergique et baisse des défenses immunitaires et rythme jour/nuit...

La sécrétion de cortisol semblerait contribuer au passage de l’anxiété à la chronicité. Une modification dans la production du cortisol provoque des dérèglements surtout dans le cycle nycthéméral et ses conséquences biologiques sont en faveur de la création de cholestérol. Ainsi, si l’anxiété a provoqué ne serait-ce qu’une fois le dérèglement des sécrétions normales de cortisol, alors le maintien à long terme de ce dérèglement est favorisé.

Le dérèglement de cortisol, entraine un manque de sommeil (réveil à 4h du matin par un pic de la cortisolémie), entraine un dérèglement des hormones fonctionnant avec le rythme circadien (contrôle du cycle nycthéméral, de l’appétit par les minéralocorticoïdes), puis des tensions musculaires (à cause de l’adrénaline et la sérotonine) et encore une modification des habitudes comportementales et cognitives (minéralocorticoïdes) et diminution des défenses immunitaires (par les corticostéroïdes).

Donc le système nerveux central à bien un rôle dans la modification des messages nerveux périphériques et des réponses hormonales et immunitaires, autant que les éléments extérieurs comme les émotions et le stress ont un pouvoir de modification sur le système nerveux.



On en arrive à la conclusion recherchée : les épreuves psychologiques de la vie ont une action biologique sur les différents systèmes du corps visant à maintenant l’homéostasie.

Dans cette approche explicative d’origine psychologique des maladies, Holmes et Rahe, se basant sur les recherches de Hawkins, Davies et Holmes, établissent une échelle ( voir annexe 5) de risques de développement de pathologies par méthode visant à établir les relations entre des phénomènes biologiques, physiologiques et sociologiques. Même si critiquée elle montre une relation pondérée (avec la difficulté de l’évènement) et évidente avec les évènements majeurs déstabilisants de la vie.

Certaines cellules médianes du cerveau contribuent également à empêcher le signal douloureux d'atteindre la conscience (ce qui constitue le verrouillage de la souffrance précoce). Dans le système limbique, c'est une région du thalamus qui transmet la souffrance au cortex.

Comme les cellules médianes contiennent de nombreux récepteurs d'endorphines, elles peuvent bloquer la propagation des informations et maintenir l'individu inconscient de sa souffrance. Il se contente de se sentir légèrement déprimé ou inquiet tous les matins à son réveil, sans savoir pourquoi.
La souffrance, qui se traduit par une sensation intérieure déplaisante, signale l'apparition d'une lésion tissulaire ou l'interruption du fonctionnement normal des tissus organiques. Il se produit alors une surcharge d'informations douloureuses dans les structures de transmission, comme la formation réticulée et son dispositif d'alimentation vers le thalamus, appelé noyau réticulé.
Certains réseaux neuronaux sont submergés, et c'est ce qui nous donne l'expérience de la douleur, à laquelle notre corps réagit par de l'angoisse et un sentiment de mort imminente.
L'information douloureuse nous signalant le dysfonctionnement provient des organes internes et progresse, via l'hypothalamus, dans le réseau des structures limbiques, pour atteindre le cortex préfrontal. Puis, en retour, une réaction s'enclenche pour moduler les fonctions viscérales et tenter d'alléger la souffrance.

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