Résumé du projet mémoire (objectifs, moyens)








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Définition d’une réalité cognitive, somatique, émotionnelle et sociale




  1. Définition



C’est une humeur, un trouble émotionnel, caractérisé par un affect négatif, des dérèglements physiologiques conduisant à des symptômes somatiques, comportementaux, cognitifs et de tension, en appréhension du futur et dans un sentiment indéfinissable d’insécurité (American Psychiatric Association 1994).

Elle est traduite par les anxieux comme un sens subjectif de la difficulté, une attitude préoccupée et agitée. Cette réaction est initiée dans le cerveau et a pour conséquence, entre autres une élévation du rythme cardiaque et de la tension musculaire.

Mais avant tout l’anxiété est une réponse normale à un stimulus perçu comme dangereux.
Lors de la perception de la menace notre corps s’active et s’organise pour répondre efficacement et c’est lors de cette organisation que nous ressentons des symptômes physiques.

L’anxiété normale : Tout le monde connait l’anxiété et l’a déjà ressentie. Bien qu’elle soit désagréable, en quantité modérée elle est bénéfique. Depuis plus d’un siècle nous savons que nos performances sont augmentées quand nous sommes un peu anxieux (yerkes & dodson, 1908). Les performances physiques et intellectuelles sont dynamisées et améliorées par l’anxiété. Elle nous aide à planifier notre futur, dans un état tourmenté, et à nous y préparer. C’est pourquoi l’anxiété est un état d’esprit tourné vers le futur, différence fondamentale avec les autres sentiments qui sont des réactions face au présent. L’anxiété à juste dose nous permet de se donner le courage de tenter sa chance. L’anxiété est bénéfique et nous envoie un message qui nous motive, par une réaction massive du système nerveux autonome, à fuir sans attendre, le danger détecté, ou dans d’autres cas attaquer immédiatement. Cette réaction végétative instinctive est incontrôlable car émane du système nerveux, qui est maître des autres dans le corps (psychopathologie de Barlow)4.

Cependant, même une bonne chose distribuée en trop grande quantité devient nocive. Si l’anxiété est permanente, tout pourra se passer dans la vie sans qu’il y ait de raison de s’inquiéter mais l’individu ressentira quand même l’insécurité.

On peut dire que l’anxiété a été sélectionnée lors de la phylogenèse par son caractère adaptatif, qui peut être utile à l’Homme de différentes façons. Elle constitue tout d’abord un signal de détection d’une menace et aussi permet la préparation du corps à une réponse adaptée à cette menace. Par exemple en augmentant le niveau d’éveil, ce qui permet une réponse optimale aux changements.
L’anxiété se rapproche donc d’une humeur, déclenchée par la présence d’un élément considéré comme menaçant, accompagnée par un état psychophysiologique et motivationnel, de préparation à un évitement ou à la défense. Cet état peut être observé dans sa particularité physique par les tensions musculaires qui s’en accompagnent par exemple.

Décrit ainsi, l’état d’anxiété ressemble à une émotion : la peur, et dans la recherche de la compréhension du comportement des anxieux pathologiques, Ira Roseman et Susanne kaiser ont démontré une similitude étonnante dans les processus cognitifs et les circuits neuronaux mis en jeux dans l’état d’anxiété et l’émotion de peur5. Cette réaction est donc positive car nous permet de nous adapter de manière optimale afin de survivre face aux dangers. Grace à cette alarme, nos sens sont affinés, nous augmentons notre attention, notre vigilance, notre anticipation, nos reflexes sont accrus et ces conséquences ont représenté un avantage sélectif dans l’évolution humaine.

Mais ce fonctionnement optimal ne peut être assuré que sur une durée limitée et de manière ponctuelle au cours du temps.

Le problème quand notre « alarme » est trop sensible est qu’elle se met en marche sans qu’il y ait de réel danger. De cette manière notre organisme s’épuise et cet état d’alerte nuit à la concentration et à l’apprentissage, l’attention accrue perturbe le sommeil, la disponibilité musculaire se transforme en tension etc… Les situations « normales » sont donc interprétées comme menaçantes et angoissantes.

L’anxiété dans son état pathologique est un grand syndrome qui peut se subdiviser en plusieurs troubles plus spécifiques. L'anxiété anticipatoire est un symptôme commun à tous les troubles. Un élément qui distingue les différents troubles, est la nature de cette anxiété anticipatoire. Contrairement aux autres troubles où l'anxiété est spécifique à un thème particulier (ex. peur des araignées, des avions ou du sang) le trouble anxieux généralisé ou TAG n’a pas d’éléments spécifiques déclencheurs. Le TAG est souvent considéré comme le trouble anxieux à la base des autres troubles anxieux. L’état anxieux généralisé est l’état anxieux dans lequel les signes sont les plus épurés, et l’état dans lequel l’anxiété ne peut être expliquée par aucune autre pathologie. Cet état présente une anxiété persistante et généraliste dont les manifestations sont similaires à tous les troubles anxieux. Il sera donc notre référence pour la suite des recherches. Ce TAG est accompagné ou non « d’attaques de panique », signe pathognomonique de l’anxiété.

Dans notre société occidentale contemporaine, l’anxiété est une manifestation psychologique tellement répandue que certains auteurs ont baptisé le vingtième siècle « l’ère de l’anxiété » (Spielberger & Rickman, 1990). Les statistiques confirment cette intuition et démontrent que l’anxiété est en constante augmentation (Rosen, 1998 ; Twenge, 2000), tout comme les publications scientifiques et les ouvrages de vulgarisation qui y sont consacrés (dugas 2000). Mais en dépit de cette popularité, le concept de l’anxiété demeure ambigu du fait de sa complexité et de sa pluralité symptomatique6.

C’est un état provoqué par la présence de soucis excessifs ou difficiles à contrôler, survenant plus d’un jour sur deux depuis au moins 6 mois et possédant au moins 3 symptômes « somatiques » sur les 6 suivants : agitations, fatigabilité, difficultés de concentration ou de mémoire, irritabilité, tensions musculaires, perturbations du sommeil ; le tout associé à une perturbation significative du fonctionnement quotidien, social ou professionnel de la personne.

Son étiologie comporte plusieurs facteurs : génétiques, socio-culturels, psychologiques. La génétique représente 31% de la variable de l’anxiété, c’est ce qu’a démontré l’étude conduite par McClearn, Plomin, Pederson et FRiedberg en 1988.

Selon le DSM, les troubles anxieux regroupent six entités cliniques: le trouble anxieux généralisé (TAG), le trouble panique avec ou sans agoraphobie, le trouble de l’anxiété sociale, la phobie spécifique, le trouble obsessionnel compulsif (TOC) et l’état de stress post-traumatique (ESPT).


Selon l’HAS (Hautes Autorités de Santé) jusqu’à 21% de la population serait concernée par les troubles de l’anxiété. Globalement plus fréquente chez la femme que chez l’homme.

Les troubles tels qu’anxiété sociale, anxiété de séparation et TOC débutent souvent dans l’enfance, et demandent une prise en charge spécifique. Des études ont aussi montré que des pics existent dans les tranches d’âges concernant l’adolescence, la ménopause et vers 80 ans, et que les jeunes adultes sont plus enclins à souffrir de TAG que les autres.

Il faut savoir que dans 65% des cas le TAG est associé à un autre état psychopathologique7.

  1. Causes



Les causes : biologiques génétiques représentent 31%. Mais seule, la génétique ne condamne pas à l’anxiété généralisé.

Psychologiques : Les peurs infantiles selon Freud, le conditionnement précoce, l’apprentissage, l’acquisition du sens que tout n’est pas sous contrôle étant petit, des incertitudes sur nous même, les comportements parentaux durant la prime enfance, (chorpita et barlow, 1998). De manière générale les parents qui interagissent de manière prévisible et positivement faces aux expressions des besoins de leurs enfants (surtout les besoins primaires) favorisent de façon importante le sentiment de contrôle. (Contrôle sur le parent = contrôle sur le monde). A l’opposé il y a les parents surprotecteurs. Résultat, l’enfant n’a pas de confrontation avec le futur ou l’adversité donc pas d’apprentissage du contrôle de l’environnement. Cet élément joue un rôle sur le risque d’être plus ou moins vulnérable à l’anxiété plus tard. La façon dont on gère le stress semble aussi se transmettre à l’intérieur d’une famille8.

Environnementaux : En temps de guerre, de deuil, de rupture, perte d’un emploi etc…Ces facteurs de risques de l’anxiété sont définis en «3 types de vulnérabilité ».


1er type de vulnérabilité : la vulnérabilité biologique générale (présence du gène 5-HTT, et allèle L) (31%).

2em type de vulnérabilité : la vulnérabilité psychologique générale: perception du monde et environnement. (20%).

3eme type de vulnérabilité : la vulnérabilité psychologique spécifique : vécus et apprentissage (10%).


Une fois installée l’anxiété peut tendre à s’auto-entretenir même lorsque le facteur déclenchant a disparu. Ce désarroi peut être vague et toucher plusieurs aspects de la vie et/ou se concentrer autour d’un thème (voyages, examens, maladie…).

Il existe une comorbidité entre le TAG et la dépression (corrélation de 55%, DSM-IV) c’est-à-dire que 55% des individus souffrant d’un trouble anxieux généralisé souffre aussi de dépression. De même la corrélation entre le trouble anxieux généralisé et la dépendance à une substance toxique est de 76% (tabac, alcool, drogues…). Quand on est anxieux on a 3.2 fois plus de chance de développer une addiction à l’alcool que si on ne l’est pas9 et inversement.



Le TAG est la forme la plus épurée de l’anxiété donc nous nous concentrons sur elle pour notre schéma explicatif, sans ignorer les autres troubles anxieux.

Les symptômes de l’anxiété généralisée se manifestent par des tensions musculaires et un état d’agitation (brown marten & barlow, 1995), reflétant l’expression exagérée du système nerveux sympathique, l’impression d’être sur les nerfs, fatigabilité, irritabilité, troubles du sommeil, difficulté à se concentrer sur quoi que ce soit. Nous avons remarqué qu’un seul de ces symptômes physiques chez l’enfant suffit à suspecté un TAG.

Les Anxieux atteints de TAG savent qu’ils sont exagérément anxieux, donc le contrôle de cet état est inconscient mais objectivable par le patient. Des expériences de mesure de la tension musculaire chez ces derniers montrent qu’ils sont chroniquement tendus ; (marten 1993). Ces mesures nous apportent des informations sur l’état des malades mais ne disent pas comment ils en arrivent là. Si nous voulons soigner l’anxiété nous devons comprendre les portes d’entrée que nous avons pour agir sur les dérèglements à la base des symptômes. Comprendre comment les tensions musculaires s’entretiennent et si nous pouvons rompre le cercle vicieux d’auto entretien des dysfonctionnements.

Cette compréhension nous conduira à comprendre de quelles façons les processus mentaux ralentissent le système moteur viscéral, ou encore ce qui conduit le patient à avoir des comportements tels que l’onychophagie (se ronger les ongles).

Les recherches de Frédéric Talbot dans son mémoire en 1997, démontrent que l’état d'anxiété entraîne une diminution du niveau de certitude subjective suite à des tâches ambiguës. Les données sur l'état d'anxiété concordent avec les résultats d'études antérieures montrant que cette variable est associée à une augmentation des affects négatifs et des inquiétudes10. Cependant, bien que l'état d’anxiété soit relié à l'initiation des inquiétudes, le maintien de celles-ci serait le résultat de facteurs plus stables dans le temps provenant des circuits cognitifs.

  1. Symptômes



Nous avons dit que l’anxiété était difficile à définir de par sa diversité dans les systèmes touchés, alors succinctement nous allons évoquer les symptômes en fonction de leur catégorie, les signes physiques, cliniques, émotionnels, cognitifs et comportementaux.

Les symptômes sont divers :

Physiques : des palpitations, faiblesses musculaires, tensions musculaires, fatigue, nausées, douleurs thoraciques, dyspnée, douleurs abdominales, maux de tête, pâleur, sueurs, transpiration, tremblements

Cliniques : augmentation de la pression artérielle, augmentation de la fréquence cardiaque, augmentation de la fréquence respiratoire, augmentation du flux sanguin arrivant aux muscles, augmentation de la température, diminution des défenses du système immunitaire et ralentissement du système digestif et du péristaltisme (Réponse adaptée pour le combat ou la fuite).

Cognitifs : trouble de la concentration, tensions, pensées de dangers suspectés, peur de mourir, sensations de mort imminente, retrait des situations durant lesquelles les effets de l’anxiété ont déjà étés ressentis dans le passé, difficulté d’endormissement ou réveil nocturne et cauchemars.

Emotionnels : sentiments d’appréhension, de menaces, nervosité, anticipation exagérée, anticipation du pire, irritabilité, agitation, observation obsessionnelle des signes de danger voir attente de signes signant la présence potentielle d’un danger, sensation de malaise, sentiment de déjà vu, tout fait peur jusqu’à la paralysie, peur panique sans signes précurseurs, irrationnelle (mais la perception du danger est réelle)11.

Comportementaux : onychophagie, tics nerveux et autres effets moteurs12.13.

  1. Les effets sociaux sur la santé et le comportement.



Un grand nombre d’études à démontré que plus les relations sociales sont nombreuses et fréquentes chez un individu, plus il a de chance de vivre longtemps.

Inversement, plus une personne est en bas sur l’échelle sociale (mesurant la richesse de sa vie sociale), plus sa vie sera de courte durée. Ces études prennent aussi en compte chez les sujets, le tabagisme, la PA, l’alcoolisme, le taux de cholestérol etc… et les résultats sont les mêmes.

D’autres études ont montré que les relations sociales protégeaient de la dépression, de la dépendance aux produits toxiques, de l’arthrite et de la pression artérielle trop élevée. (Cobb, 1976 ; House, Landis & Umberson, 1988 ; Leserman et al.,2000).

Une expérience menée par Cohen, Doyle, Skoner, Rabin et Gwaltney montre explicitement qu’une personne jouissant de peu de liens sociaux a quatre fois plus de chance de tomber malade que ceux qui ont un réseau social étendu14.

Ce genre de recherche illustre bien le danger d’ignorer le contexte social d’un individu. Raison de plus pour s’y intéresser quand cet individu réclame une attention sur sa santé.

De la même manière le système nerveux a une capacité de réaction différente aux stimuli en fonction du contexte social.
Prenons l’exemple de cette étude faite sur des primates à qui on a injecté des amphétamines et qui illustre bien cette pensée. Ces animaux dans leur contexte social n’avait pas de réaction significative aux drogues, alors qu’une fois séparés les comportements des primates changeaient de manières spectaculaire.

Notre santé mentale dépend aussi de là où nous avons grandi. Les hommes élevés dans un milieu urbain ont 38% de risques supplémentaires de développer une schizophrénie que ceux élevés à la campagne. Non pas que l’emplacement même est tant d’importance mais tous les facteurs de risques accumulés donnent ces statistiques.15

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