Résumé du projet mémoire (objectifs, moyens)








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L’ostéopathie dans la prise en charge psychosomatique



L’ostéopathie et son champ d’action



L’ostéopathie structurelle possède sa logique et sa physique : on étire ce qui est raccourci, détend ce qui est tendu, draine ce qui est trop plein, voire on replace ce qui est « déplacé ». Les indications comme les dangers sont alors clairs. Il n’en va pas de même avec l’aspect énergétique de l’ostéopathie, où les mains ne bougent pas, et pourtant nous ressentons. Comment expliquer ce phénomène ?

Energétique et bioénergie sont des termes fréquemment employés pour décrire les approches ostéopathiques dites « d’écoute des tissus ». Elles se différencient des manipulations dites « structurelles » où la matière est mobilisée, directement, avec les mains. La matière du patient et de l’opérateur bougent peu. Mais l’expérience intérieure des praticiens, cependant, est riche, et ceux qui les pratiquent décrivent, sous leur main, de nombreux types et qualités de mouvements, spontanés et/ou induits. A priori, énergétique est un terme qui résume ces approches mieux que manipulations, et nous verrons tout de suite pourquoi.

On peut se poser la question sur la nature de cette énergie qu’on mobilise, et la justifier face au monde scientifique par la physique, chimie ou biochimie.

Premièrement et naturellement nous utilisons l’énergie mécanique, qui inclut l’énergie cinétique et l’énergie potentielle, liées à la gravité et correspondant aux justifications de l’ostéopathie structurelle où l’on utilise, lors des manipulations, la vitesse du mouvement, l’inertie, le poids des membres etc.

Deuxièmement l’énergie électromagnétique. L’activité électrique de nos cellules se manifeste à la surface du corps (mesurée dans l’activité neuronale, l’EEG, l’ECG…). Qui dit activité électrique dit champ magnétique et nous en sommes pourvus, bien qu’il soit considéré comme très faible à la surface de la peau.

Les ostéopathes touchent la peau et mélangent alors directement leur champ magnétique avec celui de leur patient.

Comme les ostéopathes utilisent la main comme outil thérapeutique, et parlent avec l’anatomie occidentale (deux choses encrées dans la matière et la vision scientifique), elle se fait mieux comprendre que les autres médecines alternatives.

Avant de décrire davantage l’ostéopathie, rappelons que ce qui a été mis en évidence dans les premières parties de ce mémoire, Andrew Taylor Still l’avait déjà exprimé à plusieurs reprises et insistait pour dire que l’Homme est une unité triple. Il parlait du corps physique évidement, du corps spirituel que nous permettait de ressentir et de l’esprit. Rappelons que l’ostéopathie est née de la connaissance scientifique de l’anatomie et la physiologie. Quand on demandait à A.T. Still ce qui différenciait l’ostéopathie des méthodes de traitements rebouteux et du mesmérisme contemporains de la création de son ostéopathie il répondait « l’anatomie et encore l’anatomie ». Il faut maitriser parfaitement ces connaissances sur la physiologie pour pouvoir apporter de l’aide à l’Homme malade, une habileté mécanique pour pouvoir détecter et réajuster les modifications qui déséquilibrent le corps. Faire de l’ostéopathie c’est rétablir les fonctions du corps et l’équilibre tel que la nature l’a conçu (Still, la philosophie et les principes mécaniques de l’ostéopathie).

Nous connaissons l’éventail du champ d’action de l’ostéopathie. Nous arrivons à joueur sur les sécrétions hormonales (insuline dans le cas du diabète), sur la vascularisation des organes21, de l’état de vasoconstriction/vasodilatation des artères22, la proprioception, le drainage lymphatique et par conséquent agissons aussi sur l’esprit, puisque vu dans le deuxième chapitre. Suite à une lésion de structure (tissulaire) par action d’une source énergétique externe : mécanique, thermique, chimique, etc., les syndromes aigus ne se présenteront pas de la même façon, suivant l’histoire antérieure de l’organisme qui les subit. Les dysfonctions en réaction à un des perturbations externes dépendent du terrain.

La dysfonction ostéopathique est l’état résultant de la dynamique métabolique tissulaire au moment où elle s’installe et selon le terrain sur lequel elle s’installe. C’est pourquoi un traumatisme donné peut avoir tant de conséquences différentes en fonction du sujet qui le subit.

Cette dynamique, elle-même, dépend de toute l’histoire antérieure, neuro-endocrino-métabolique, du sujet, c’est-à-dire de ses rapports historiques avec ses environnements. La physiopathologie se trouve dominée par les processus de mémoire (génétique, immunitaire et surtout ici nerveuse) et leurs conséquences sur le comportement à l’égard du milieu.

Cette mémoire nerveuse se souvient des actions inefficaces ou douloureuses (hypothalamus). C’est elle qui mobilisera le système inhibiteur de l’action (cause du stress). Celui-ci mobilisera à son tour le système neuroendocrinien, hypothalamo-hypophyso-surrénalien, avec libération de glucocorticoïdes de la réaction d’alarme (d’anxiété). Cette angoisse s’auto-entretiendra aussi longtemps que l’action gratifiante (hypothalamus), n’aura pas interrompu le cercle vicieux entraînant alors les maladies psychosomatiques avec effondrement, entre autres, des défenses immunitaires.

Nous avons peut-être là l’explication à l’échec de certaines techniques ostéopathiques qui ne prennent pas en compte l’aspect émotionnel, le vécu, de la pathologie du patient. Si l’atteinte de la structure survient sur un terrain de stress permanent avec perturbation de l’homéostasie généralisée, la correction structurelle sera insuffisante.

Le rétablissement de l’homéostasie restreinte ne suffit pas quand l’homéostasie généralisée est déficiente, l’action de l’ostéopathe ne devrait donc pas se contenter de techniques structurelles si elle vise le rétablissement global du patient souffrant d’anxiété et des autres maux qui en découlent.

Nous essayerons d’expliquer les réactions émotionnelles du patient et l’action de l’ostéopathie suite aux constatations cliniques de nos traitements.

Déjà par la communication non- verbale un patient dévoile beaucoup sur sa personnalité. Par sa posture, sa gestuelle et sa façon de parler il va nous orienter vers une prédominance émotionnelle qu’il est possible de confirmer par l’anamnèse et les tests manuels. Si l’ostéopathe veut rester global et juste il n’a pas d’autre choix que de prêter une attention aussi importante à l’examen verbal que physique car même si c’est inconscient les patients ne disent pas tout. Grâce à l’étude des typologies, statique et dynamique, nous avons dès les premières minutes en présence du patient, des informations sur son caractère, extraverti ou introverti, anxieux, agressif ou inhibé.

Ensuite l’interrogatoire systématique en début de séance va faire ressortir les points importants de la pathologie du patient et la notion de traumatisme physique ou psychique.

Nous avons parlé de l’habitude des patients à ne pas tout dire à leur sujet, cela peut être dû au refoulement et c’est à ce moment que les autres interrogatoires et l’examen physique sont d’une grande utilité pour le bon diagnostic. C’est en interrogeant le corps que l’ostéopathe va trouver les zones en souffrance, peut être oubliées et que l’on peut ramener à la conscience par stimulation de points douloureux, et c’est par la mémoire de la douleur et tissulaire, indissociable de l’émotion qui était rattachée au traumatisme initial. Nous pouvons préciser que ce raisonnement s’applique aussi bien à la douleur (ou souffrance) physique que psychique.

Les ostéopathes depuis les débuts d’A.T. Still parlent de mémoire cellulaires, disent la ressentir et la traiter. Cette idée autrefois choquante s’avère moins surprenante quand on en parle aujourd’hui et cela depuis les transplantations. Les patients se retrouvent à avoir des comportements, des souvenirs et des orientations dans leur choix de vie, radicalement différents de ceux qu’ils avaient avant l’opération, et qui correspondent avec beaucoup trop de similitude pour être dû au hasard, à l’hôte de l’organe. L’hypothèse de la mémoire cellulaire a beau être difficile à expliciter la plupart du temps, ces expériences la rendent crédible.

Selon Janov, de récentes observations chez des patients transplantés semblent indiquer que des cellules elles-mêmes peuvent conserver des souvenirs. Une femme ayant subi une transplantation cœur poumon s’est mise à ressentir d’étranges et irrépressibles envies de bière et de chicken Mc Nuggets.

Vérification faite, il s’est avéré que le donneur avait un fort penchant pour ce régime. Cette patiente faisait aussi des rêves dont le contenu lui était étranger, comportant des personnes qui étaient de toute évidence bien connues du donneur. Elle a constitué un groupe avec d’autres individus transplantés affirmant avoir les mêmes réactions. Ce n’est qu’une anecdote, bien sûr, mais elle illustre parfaitement l’existence d’une mémoire cellulaire, de souvenirs fixés non dans le cerveau, mais ailleurs dans l’organisme.

Il semble que nos cellules ou nos circuits cellulaires se souviennent des dommages qu’ils ont subis grâce à leur association avec le souvenir dans le système nerveux central. Un enfant battu gardera en lui le souvenir d’avoir été détesté, mais comme ce sentiment est trop dur pour sa sensibilité, il sera refoulé. Mais le corps aura enregistré l’évènement traumatisant.
On en revient à la capacité du mental à modifier considérablement la physiologie du corps. Cette action est en lien avec la connexion permanente du corps avec le cerveau.

Nous pouvons ici émettre l’hypothèse que notre action, en mobilisant les tissus en général, va stimuler le système neuroendocrinien avec libération de neurotransmetteurs, le S.N.V et donc le système immunitaire par action mécanique, énergétique et quantique.

Les sentiments liés aux pensées que nous réactivons alors par notre toucher seraient à même de modifier à leur tour, l’information transmise dans les vésicules synaptiques.

Notons rapidement car ce n’est pas l’objet de ce mémoire, que le comportement du praticien influence la qualité du traitement. Dans ce rapport étroit nous devons prendre en compte l’empathie et le positivisme du thérapeute (notion développé aussi par Chopra).

Nous avons observé dans des cas de paralysies que les patients ne ressentaient plus aussi intensément les émotions connus auparavant. Cette observation a mené à des recherches qui concluent que chaque organe est lié intimement à une émotion, et que de rompre le lien neurologique qui crée la connexion entre l’organe et le cerveau perturbe grandement la transmission de l’information émotionnelle, mais sans la faire disparaitre totalement. L’impulsion nerveuse relative à l’angoisse peut se manifester dans l’estomac sous forme d’ulcère, dans le colon sous forme de spasmes ou encore dans l’esprit sous forme d’obsession. Cependant, toutes ces manifestations proviennent de la même impulsion. L’angoisse se transforme elle-même d’organe en organe mais chaque point du corps sait que cette angoisse circule et chaque cellule s’en souvient. Nous pouvons oublier consciemment nos angoisses mais aussitôt, la sensation est là pour nous les rappeler et cette sensation semble omniprésente (Relation corps et émotion: approche scientifique et hypothèse thérapeutique en ostéopathie, Jean luc Lasserre).

Etant donné le champ d’action de l’ostéopathie comme définie ci-dessus, il est envisageable de proposer l’explication au traitement de l’anxiété, mais aussi des émotions en général par l’ostéopathie, en traitement les troubles fonctionnels.
Les dysfonctions somatiques sont une fonction altérée ou modifiée dans ses composants somatiques (structure corporelle) : structures squelettiques, articulaires et myofasciales, et leurs composants vasculaires, lymphatiques, et neurologiques connexes »23.
La dysfonction somatique est objectivée par 4 paramètres :
-texture anormale des tissus
-asymétrie des repères anatomiques
-restriction de la mobilité
-tissu sensible


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