Chapitre Préliminaire : introduction épistémologique à la Sociologie Politique








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C — Cela amène à poser, la question du degré d'autonomie du Champ Politique,

dans la Société globale.

Certes le Système Politique correspond à une certaine réalité Sociale donnée, à notre observation, c'est-à-dire à une structure politique composée d'un ensemble de rôles en interaction, et à une culture commune aux titulaires de ces rôles, mais c'est aussi une abstraction intellectuelle arbitraire. Par conséquent, il est évident qu'autant la vision Marxiste que la vision Elitiste, sont l'une comme l'autre réductrices, et que cette dernière notamment ne saurait isoler le Système Politique du Système Social.

Occulter les fonctions que remplit le Système Politique dans la Lutte des Classes, et ramener la vie politique à une compétition entre individus assoiffés de pouvoir, sans trahir la réalité des rapports sociaux. Aussi le Sociologue aujourd'hui doit-il s'efforcer de se contenter d'aucun Monisme explicatif, mais de tenter de surmonter pour une meilleure compréhension de son objet d'étude, les oppositions, voire les contradictions théoriques de chacune d'elles, eut-elle des prétentions à l'exhaustivité.

C'est cette démarche que nous poursuivrons dans le prochain chapitre.

Les outils de la science

pour une approche savante

du pouvoir aujourd'hui

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TITRE I

Chapitre III

Les Outils de la Science

Poursuivons notre exploration épistémologique de la Science Politique, avec les outils de la science. Ceux-ci peuvent être regroupés en deux grandes catégories, à savoir :

Les Techniques d'une part et les Méthodes d'autre part.

Nous allons les examiner en deux sections, après quelques mots de présentation générale sur leurs caractéristiques respectives et leurs places dans le Processus de la Recherche. Toutes investigations de caractère scientifique en effet, doit comporter l'utilisation de procédés opératoires rigoureux, susceptibles d'être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions, et qui doivent être adaptés au type de problèmes de phénomènes en cause.

Ce sont là des Techniques, dont le choix dépend de l'objectif poursuivi, qui dépend lui-même de la Méthode de travail retenue. Encore est-il nécessaire de commencer par bien distinguer les unes et l’autre.

Les Techniques en premier lieu.

Ce sont les moyens de résoudre les problèmes posés, lorsque ceux-ci sont précisés. Limitées en nombre et communes à la plupart des Sciences Sociales, elles se situent au niveau des faits et organisent les étapes pratiques de l'observation, de la description, de la comparaison et de l'expérimentation.

Autrement dit, ce sont des outils, que l'on empLoie pour mener à bien chacune des opérations limitées, susceptibles d'aboutir à l'explication terminale.

La Méthode quant à elle,

c'est la stratégie d'ensemble, que l'on juge être la plus efficace pour organiser la recherche, et que l'on croit susceptible de donner une réponse, si possible à un pourquoi, et tout au moins, à un comment.

En ce sens, les Méthodes d'Approche des faits sociaux, comme des faits sociopolitiques, sont liées à la poursuite d'un schéma explicatif, celui-ci pouvant être plus ou moins étendu et se situer à des niveaux différents de profondeur.

Roger Pinto et Madeleine Gravitz dans leur « Méthode des Sciences Sociales », un ouvrage paru chez Dalloz, y voient ainsi je le cite, « Un ensemble de normes, permettant de sélectionner et coordonner des Techniques, ou encore écrivent-ils, elle constitue de façon plus ou moins abstraite concrète, précise ou vague, un plan de travail en fonction d’un but ».

Ce distinguo ayant été clarifié, encore est-il nécessaire avant de commencer à proprement parler, à présenter Techniques et Méthodes, de remarquer qu'il s'agit en l'espèce des armes du savoir, dont le maniement conjugué peut se révéler délicat.

En effet, dans la mesure où les Sciences Sociales en général, et la Sociologie en particulier sont à la fois Nomothétiques, c'est-à-dire qu'elles permettent, à défaut de Lois, du moins la généralisation et parfois la prévoyance des phénomènes à partir d'une étude globale de leur caractère régulier et récurrent. Et qu'elles sont également idéographiques, c'est-à-dire comportant l'examen d'un certain nombre de faits particuliers, le Progrès Scientifique lié au développement de la Technique et de la Méthodologie, ne peut se traduire en dernière analyse que par la prise de conscience d'un conflit endémique entre elles, et par la nécessité d'innover, autrement dit, par leur remise en cause, en permanence.

C'est ainsi qu'en ce qui concerne les Techniques elles-mêmes, l’on a assisté plutôt à un développement des recherches, qu'à l'amélioration quasi définitive d'une Technique particulière. A titre d'exemple, si le procédé des échelles et la conduite des tests a pu être améliorée, c'est au prix d'un certain nombre de tâtonnements et de l'abandon de plusieurs pratiques d'échelle et de tests. Quant aux Méthodes, de la même manière, les avancées n’ont pu être obtenues que par des discussions et des compromis sur l'existant, plutôt que par la suprématie d'une seule tendance, que l'on aurait considéré comme incontestable. Aussi, pour caractériser l'utilisation du couple, Techniques, Méthodes, sans cesse évolutifs, convient-il peut-être de l'envisager sous la dénomination d'Approche. Tout à la fois démarche intellectuelle et attitude faite de prudence et de souplesse dont le chercheur doit faire preuve face aux objets de l'Etude.

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SECTION I

Les Techniques en usage dans les Sciences Politiques.

La division artificielle du Processus de l'Explication, suivant les étapes bien connues de l'observation puis de l'hypothèse, enfin de l'expérimentation, apparaît quelque peu arbitraire en Sociologie, étant donné les difficultés et souvent l'impossibilité d'expérimenter. Aussi l'observation n'est-elle, le moment primordial, au point que systématiser en description, laquelle servant de base à son tour à la classification des éléments observés et à la construction des typologies, elle peut constituer à elle seule, l'objectif même de la recherche en l'absence de la découverte d'une Théorie Explicative pertinente.

La Monographie d'une petite ville de même que d'une manière plus élaborée, la typologie des caractéristiques idéales du Pouvoir, mise au point par Max Weber dans son ouvrage, «  Le Savant et le Politique », déjà cité, constitue à ce titre, autant d'exemples, où faute de la mise en évidence d’une causalité certaine, un niveau acceptable dans la compréhension des mécanismes sociaux et tout au moins atteint.

Encore faut-il, savoir organiser la perception des choses, guider l'observation et prévoir les faits nouveaux éventuellement. A cette triple préoccupation scientifique, le chercheur répond d'abord par la sélection des outils de l'observation, au premier rang desquels est-il besoin de le rappeler, il y a l'adoption de concepts significatifs dont on peut considérer le choix comme la première des Techniques pour opérer un premier tri dans le flot d'impressions qui assaillent le Sociologue, et une première façon d'organiser, de ne retenir que certains éléments de la réalité.

L'objet sociologique une fois construit, encore le chercheur doit-il armer son observation, l'orienter sur des facteurs précis, et pour cela faire appel à une batterie de Techniques, tests, sondages, analyses de contenu, etc. Parmi ces Techniques, il y a les Mathématiques, dont il est impératif de dire quelques mots en premier lieu.

Paragraphe I

L'utilisation des mathématiques dans les Sciences Sociales

Cette utilisation est relativement récente, longtemps en effet il a été jugé que l'outil mathématique était inadapté aux sciences humaines trop complexes, d'autant que n'y étant pas familier, nombreux Sociologues y étaient hostiles par principe, ou répugnaient de les inclure dans leurs recherches. Cette position n'est plus de mise aujourd'hui, les Sciences Sociales ne sauraient plus se passer de cet outil, dès lors qu'il est apparu d'une part, que c'était les mêmes principes de la logique, le même art de raisonner qui constituerait la base de toutes les Sciences, et d'autre part que l'évaluation des phénomènes sociaux, passait par leur quantification grâce notamment aux Statistiques.

A — Reprenons tour à tour, chacune de ces applications des mathématiques,

et d’abord dans le cas d'éléments directement quantifiables.

En ce qui touche ceci, il apparaît immédiatement que certaines Sciences Sociales, et plus particulièrement certains Secteurs Techniques de ces Sciences se prêtent mieux que d'autres, à une quantification. Ceci provient de la nature même des matériaux qu'elles permettent de recueillir.

C'est ainsi que, la Démographie et la Science Economique, sont susceptibles de quantification directe, sous la forme la plus simple, celle du comptage des unités. Par exemple, le dénombrement des naissances et des morts en Démographie.

En Sciences Politiques, c’est certains secteurs comme l'étude des élections, qui se prête d'emblée à une numération, elle-même, à la source de comparaisons entre différents ordres de grandeur. L'on comptabilisera par exemple, les voix obtenues dans une ou plusieurs circonscriptions, par tel Parti par rapport à tel autre, pour prendre la mesure de son implantation. Autrement dit, la Technique Mathématique ici présente l'avantage qu’en passant de l'empLoi de symboles verbaux à celui de symboles numériques, l'on dépasse la simple description énumérative des objets étudiés, pour en arriver à des comparaisons sur des échelles de référence. A cet égard plus particulièrement, statistiques et sondages, permettent de traiter les chiffres recueillis et aident à découvrir leur signification.

Statistiques en premier lieu

Elles offrent la possibilité, en effet, de substituer un élément de précision à de simples impressions. C'est ce qui explique en France tout particulièrement, compte tenu du fait, que le vote constitue un indice utile parce que précis et mesurable de l'attitude politique de l'électeur, la Statistique Electorale ait été à l'origine de nombreuses études scientifiques.

Toutefois, même s'il a contribué à mettre en évidence divers déterminants dans les motivations électorales et certaines influences comme la pratique religieuse ou encore le régime foncier de telle ou telle région, il faut lire à ce sujet, la remarquable étude du Sociologue André Siegfried, qui a été publié en 1913 sous le titre, « Tableau politique de la France de l'Ouest sous la IIIe République ». Cet outil statistique n'est qu'un outil en ce sens qu'à lui seul, il ne permet pas d'expliquer pourquoi, par quel ressort psychologique profond, tel groupe d'électeurs vote de telle manière, plutôt que de telle autre.

Les sondages en second lieu

que nous traiterons plus un détail dans un instant, constituent quant à eux, une autre Technique issue de la Statistique, qui traduit une autre forme d'application des mathématiques à la Sociologie. En effet, grâce à l'application du calcul de probabilité, ils autorisent à partir d'une mesure partielle des phénomènes recensés, d'en déduire des résultats pouvant s'appliquer à la totalité. Il reste que la encore pour opérationnelle qu'elle soit, la Technique a ses limites, dans la mesure où, pour prendre deux exemples d’applications, les résultats statistiques d'un sondage sont liés à la façon de recueillir les données par le questionnaire ou encore deuxième exemple, si par sondage, il est possible de mesurer le degré de Nationalisme dans un groupe, encore faut-il en déterminer préalablement les critères.

B — On touche là aux problèmes, du cas d’éléments qualitatifs qu'il est possible

de quantifier à condition toutefois de leurs faire subir un certain traitement.

Pour arriver en effet sans les appauvrir, a ordonner les éléments qualitatifs les plus intéressants dans une recherche, pour saisir un peu plus de l'essentiel de la Vie Politique et Sociale que l'on tente de comprendre, deux démarches, qui concernent l'outil mathématique sont à entreprendre.

L'une en direction des mathématiques elle-même, que l'on va s'efforcer de rendre qualitatives, l'autre en direction des données à recueillir, qu'il sera nécessaire de modéliser.

Reprenons ces deux points

• Les mathématiques qualitatives en premier lieu, c’est pour reprendre en peu de mots une formule des Professeurs Pinto et Gravitz dans leur, « Méthode des Sciences Sociales »

je les cite, « Au-delà du donné, d'explorer le domaine du possible, d'envisager tous les systèmes, même ceux qui n'existent pas dans la réalité, et de permettre alors de se demander, pourquoi », fin de citation.

Ce qui signifie qu'à partir de la constatation de combinaisons régulières entre les phénomènes observés, les mathématiques et plus spécifiquement l'algèbre est à même de prévoir l'évolution des systèmes et de mettre en évidence les facteurs qui permettent la transformation éventuelle de ces systèmes.

• En ce qui concerne le deuxième point, les éléments qualitatifs que l'on désire quantifier, il faut pour cela les organiser sous la forme de modèle. Un modèle est un, ou un ensemble, de schémas, qui implique la mise en formule de relations entre certains facteurs autrement dit, la sélection des variables et leur mise en place respective de manière à traduire sous une forme simplifiée, la complexité des relations dans leur réalité.

Laswell, par exemple en Sciences Politiques, a tenté ainsi d'expliquer le comportement de l'Homme Politique, par des motifs personnels se transformant en objectif d'intérêt public qu’il s'efforce de rationaliser en termes généraux.

En 1953, Karl Deutsch, dans « Nationalism and Social Communication, An Inquiry Into The Foundation Of Nationality », de la même façon a pu formuler par ce procédé, une Théorie Quantitative de l'intégration Nationale, et cela grâce à la construction de tout un ensemble de variables et d'un jeu d'indices permettant de systématiser les données, de les mesurer et de les vérifier.

Après eux, c'est surtout l'information que l'on s’est efforcé de mettre en paramètre, ainsi que les problèmes de la décision politique que l'on peut essayer d'approcher grâce à la Théorie des Jeux. C'est une Technique Mathématique propre à éliminer autant que faire se peut le hasard et l'irrationnel. Mais venons-en maintenant toujours dans l'ordre des Techniques Scientifiques à l'examen des Documents et des Techniques que l'on pourrait qualifier de vivantes. A savoir, les sondages et les Tests.

paragraphe II

Les Techniques les plus courantes au service des Sciences Sociales

La Science Politique plus particulièrement travaille à la fois sur des documents statistiques, à savoir, sur les suffrages électoraux par exemple, sur des documents officiels, comme les comptes-rendus des séances d’assemblées, les statuts de Partis Politiques ou de Syndicats, et bien évidemment sur les Constitutions. Egalement sur des documents de sources privées, comme le courrier des électeurs et plus généralement sur la correspondance. Parfois, il est fait appel aux études de presse, parfois encore le Sociologue est amené à préparer certains matériaux et il réalise des sondages, pour connaître l'état de l'opinion publique, il interview des électeurs ou des hommes politiques, il peut procéder encore à des études sur le terrain.

Dans un souci de classification, distinguons en deux temps, les Techniques utilisées pour l’étude de documents, puis les Techniques d'entretiens.

A— Les Techniques documentaires.

Après avoir rapidement passé en revue les diverses sources documentaires et les problèmes qu'elles soulèvent, nous dirons quelques mots sur l'analyste de contenu.

Les sources de documentation tout d'abord.

C’est les documents officiels et les documents privés, dont il s'agit principalement. Le Journal Officiel est à cet égard une mine de renseignements, mais il faut mentionner également les Archives Publiques, Centrales ou Locales, qui permettent par exemple, l'accès à la compréhension de la genèse des Textes de Loi ou de Décret.

L'on peut citer aussi le Cadastre parmi les sources publiques, ainsi que les statistiques dont l'archétype reste les recensements. De telles sources ne sont pas toujours d'une approche facile, et cela pour de multiples raisons. En France notamment, malgré un décret du 21 juillet 1936, toutes les administrations Loin s'en faut, ne sauvegardent pas systématiquement leurs archives, et par ailleurs la Loi du 3 janvier 1979, et ses décrets d'application, ne permettent la communication des documents administratifs communs, qu'au bout de 30 ans. Mais il faut attendre 60 ans pour pouvoir consulter ce qui intéresse la Sûreté et la Défense nationale, 100 ans pour les renseignements individuels, 120 ans pour les dossiers de personnels, relatifs aux Carrières Administratives, et cela jusqu'à 150 ans pour les Informations Médicales.

C'est ce qui explique que malgré quelques dérogations, concernant la Seconde Guerre Mondiale ou la Crise Algérienne, et bien par exemple le Régime de Vichy, n'a pas encore livré tous ses secrets. Cette situation est à ce point fâcheuse que le Premier Ministre s'en est ému le 20 juillet 1997, et qu'il a promis et cela à plusieurs reprises, une réforme de la Loi de 1979.

Quant aux statistiques,

cette forme perfectionnée du mensonge, comme on a pu le dire par boutade, elles sont quant à elles à l'origine d'innombrables erreurs. C'est ainsi que les morts non rayés sur les listes électorales peuvent faire faussement croire à une augmentation du taux des abstentionnistes parmi les vieillards. Autre exemple, si l'on modifie les tranches de revenus imposables, le nombre d'individus soustrait à l'impôt variera d'une façon erratique d'une période sur l'autre.

En ce qui concerne les archives privées, autant sinon plus que les documents publics, elles opposent aux chercheurs, l'obstacle du triple secret de la politique, des affaires et des familles, à supposer encore qu'elles n'aient pas été détruites ou édulcorées par leurs auteurs ou leurs descendances qui les auraient jugées compromettantes, à supposer également qu'elles soient déchiffrables, et qu'elles traduisent des témoignages sincères.

Cela dit à quel aulne peut-on juger de leur fidélité et de leur validité. Que l'on songe par exemple aux déclarations du Président Mitterrand, niant jusqu'au bout la gravité du mal qui devait l'emporter.

L'étude de la presse, non plus n'est pas dépourvue de chausse-trapes. Certes la grande Loi du 29 juillet 1881 dans notre pays, affirme bien dans son article premier que l'Imprimerie et la Librairie sont Libres. Il n'en reste pas moins que les Entreprises de Presse, suivant en cela une logique toute Commerciale et Capitaliste ont une propension certaine à se regrouper, autrement dit, quitte à s'auto censurer, à livrer une information insipide qui satisfasse le plus grand nombre, à la plus grande satisfaction des Firmes Publicitaires, et cela n'est pas sans conséquences, sur la validité de ce matériau de la recherche.

Il reste à espérer que la décision du Conseil Constitutionnel du 29 juillet 1986, rappelant que le respect du pluralisme est une des conditions de la Démocratie, ne restera pas lettre morte, car des journaux de grande diffusion monocolore ne sauraient traduire toute la richesse de la Vie Politique et Sociale. L'investigation Sociologique se nourrit aussi heureusement de la différence de ton que l'on rencontre par exemple dans le Figaro, Libération, Paris-Match, l'Express, et tout autre publication que les étudiants connaissent bien.

Les mêmes remarques, qu’en ce qui concerne la Presse, pourraient également être formulées pour la Radio et la Télévision, où le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel mis en place par la Loi du 17 janvier 1989, a pour mission de maintenir l'expression du pluralisme des courants socioculturels.

Sans s'arrêter sur la documentation matérialisée par les Objets, Films, Photographies et autres enregistrements, attachons-nous à présent, à expliciter rapidement le concept d'analyse de contenu.

L'Analyse de Contenu, c'est une Technique qui consiste à substituer à l'impression subjective que laissent des paroles ou des écrits sur l'observateur. Des procédés plus standardisés tendant parfois à quantifier, en tout cas à convertir les matériaux bruts en données pouvant être traitées scientifiquement, et pour cela le texte va être découpé, c'est-à-dire étudié en fonction des idées ou des mots qu'il contient, ceux-ci étant choisis et recensés en liaison avec l'objectif recherché.

Berelson donne cette définition de l'analyse de contenu dans, « Handbook Of Social Psychology » de l'INSEE, page 488 et suivantes, je cite, « C'est une Technique de recherche, pour la description objective systématique et quantitative du contenu manifeste des communications, ayant pour but de les interpréter », fin de citation.

Un bon exemple peut en être donné par Gérard Miller, qui dans « Les Pousse-au-jouir du Maréchal Pétain », paru au seuil en 1975, a analysé les thèmes mobilisateurs du Régime de Vichy, à travers les discours du Maréchal.
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