Ça c’est aujourd’hui, tant pis !








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Avec le vent du large, la mer est revenue…

Nous sommes en mars 2012, aux Sables d’Olonne sur le quai du commandant Garnier. Un vieil homme buriné est assis sur le parapet du port.

Il devise avec un jeune marin, les cheveux dans le vent, qui vient tout juste de descendre d’un monocoque bariolé de partout. Les "pubs" du voilier semblent toutes plus incompréhensibles les unes que les autres par notre papy béotien, sauf une, "P.R.B" ! : « D’not temps i faisions pas comme vous. I peignons peinture sur merd’ et nos canot’s étions bin beaux.

− Oui, mais aujourd’hui on a des bateaux pour faire le tour du monde à la voile !

− Le tour du monde ! Je te le fais faire en quelques minutes grâce à ces seules trois lettres que je comprends "P", "R", "B"… Tu me les accordes ces quelques minutes ?

− Volontiers… J’ai justement dix minutes à perdre, pardon, à attendre…

− Celui dont je vais te parler n’attends plus rien. Il est parti l’an passé au paradis des "gens de rien", ceux qui sans le savoir ont écrit ton avenir de navigateur, un homme dans le vent, comme vous dites… "L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu".

− Je comprends de moins en moins, mais j’ai de plus en plus envie de comprendre…

− Alors écoute l’histoire de Jacques, l’histoire de PRB… Elle commence dans les années soixante, exactement en 1962. Un jeune maçon, plein d’allant crée son entreprise à Nieul. Il accepte tous les chantiers, se veut un créateur, un artiste du bâtiment… Petit à petit, son nom résonne bien au-delà des moulins à vent du canton… Un, deux, trois employés qui deviennent bien vite les ambassadeurs de la maison ! Jacques Laurent. Jacques, un créateur dynamique. Durant son enfance il s’est ingénié à inventer, à construire, à concevoir… Abandonner… Jamais de la vie ! Il faut sans cesse mettre et remettre son ouvrage sur le métier.

Il faut apprendre à faire, ensuite le faire savoir. Il faut savoir apprendre, ensuite le faire partager. Un apôtre du savoir-être à travers ses savoir-faire…

− Continuez, j’ai envie d’en savoir plus, je sens le bon alizé…

− On se rendra bien vite compte de son efficience en matière de communication. N’a-t-il pas noué des rapports fraternels, certains diront paternalistes, avec ses employés ! Je n’en ai jamais vu un seul se plaindre du patron. Ils restent les meilleurs ambassadeurs du génie créatif de Jacques, "l’esprit maison", "le souffle du vent", le "plus" des petites entreprises qui scellent leur développement sur un savoir-être entrepreneurial…

En moins de trente ans, sa progression est fulgurante. En 1962, c’est la création…

− Vous me l’avez déjà dit. Fuyez le calme plat des mauvais vents de la mémoire…

− Oui, mais tu sais quand on vieillit… Bien vite l’entreprise s’agrandit. Le savoir-faire du patron, mais aussi l’innovation et le respect de l’environnement. Utiliser au mieux les matériaux locaux si peu voraces en taux carbone ! En 1975 c’est la création de "P.R.B.", Produits de Revêtement du Bâtiment", la pierre angulaire de l’édifice. L’échelle régionale est atteinte. Qu’à cela ne tienne ! Jacques, fort de la connaissance des matériaux locaux, lance la première unité de fabrication d’enduits de façade. Son rêve d’enfant se concrétise. Il poursuit le cap. Il sait comment transformer un sable mouvant en agrégat solide et durable. Sa gamme de produits est lancée. Elle ne cessera de s’étendre. J’ai toujours à l’oreille ses mots : « Le plus dur ce n’est pas de reproduire la nature, c’est de la comprendre et de la respecter pour répondre au mieux à nos aspirations ! »

− Poète en plus, navigateur de l’âme !

− Il connaît la terre vendéenne. Il connaît les roches du bas bocage.

Il sait que de chaque veine d’argile ou de sable peut naître une tuile, une pone, une buye, une brique, un pot, du béton…

Et pourquoi pas un enduit monocouche fait pour revêtir nos façades d’ocres et d’ors ? C’est qu’il est attaché à ses racines vendéennes ! Et pourtant lui est différent. Il est un homme de la terre qui regarde vers la mer. Le vent l’entraîne au large. Vous ne savez pas mais lui, l’enfant de Chaillé, connaît tout des carrières de La Vergne et de la Tuilerie, tout de la bise marine, tout de l’univers des pensées qui s’envolent au gré des vents. Depuis plus de trois mille ans, ici, on travaille la terre avec bonheur. Depuis plus de trois mille ans on la porte par-delà les océans…

− Pour moi, PRB c’est la course au large, le Vendée globe, je ne comprends pas le rapport avec la terre et le bâtiment…

− En 1978, PRB dépasse le cadre régional. Jacques implante son savoir-faire sur l’échiquier national. Il développe son image de marque par la qualité technique de ces produits. En 1980, il met en chantier la deuxième unité de production.

− A la Mothe-Achard, là où est exposé son premier monocoque pilote, celui qui a vaincu tous les océans, tous les vents, toutes les tempêtes ?

− J’avais oublié ! Sa nouvelle unité se caractérise par un haut niveau technologique. La spécificité de l'activité lui permet pourtant un développement important des différentes gammes de produits. Et là en 1981 c’est le miracle, il découvre la mer en plein bocage… Le vent de l’Histoire de la Boissière des Landes allait changer…

− Dites-moi s’en plus…

− Il découvre, tout à fait par hasard, la Sablière de la Lande à La Boissière, un site de grèves, de graves, de sables et de graviers… 50 hectares, qui deviendront vite 200 hectares en 2005 !

Bientôt le double !

Une sablière qui procure un sable en matière de propreté, de granulométrie, de coloration et de coefficient de forme au niveau de l'ambition que Jacques exige en matière de maîtrise d’une qualité des plus parfaites… Cette matière naturelle, écologique sera le premier constituant, le constituant essentiel des produits PRB. Du blanc des sables des plages de Saint-Barth au rouge des sables emportés par le sirocco jusqu’à nous !

− Quel génie ! Il va, il court comme le vent !

− Non ! Tout simplement la volonté… Il installera des dépôts basés sur le réseau ferré et pourra ainsi rayonner sur tous les vents, sur tout le territoire… Puis ce sera la création d’une troisième, puis d’une quatrième unité…

− Pourquoi tant d’appétit de grandir ? Est-ce l’appât du gain ? On dirait qu’il a toujours le vent en poupe…

− Que nenni ! Dame, non ! Il veut répondre à toutes les demandes comme quand il était simple apprenti-maçon. Il se lance dans la fabrication de produits décoratifs à base de liants organiques donc naturels. Les architectes, les façadiers, les maçons peuvent toujours trouver auprès de lui une réponse à leurs attentes… Il sait où le vent le mène.

− J’ai déjà entendu parler de l’unité 5 et de l’unité 6. Dis-moi s’en plus…

− La "5" c’est l’unité de production d’enduits à base de liants hydrauliques. Elle est entièrement automatisée et informatisée. Ne m’en demande pas plus, je n’y comprends rien. Tout ce que je sais, c’est que comme la "6" qui permet la production de dalles et de pierres reconstituées, elle est complètement écolo. D’ailleurs c’est une véritable leçon de développement et d’aménagement durable du territoire que Jacques a donné à nos dirigeants et à nos penseurs. Ses  fabrications sont des composés naturels élaborés au plus près de la production des produits naturels qui les composent… Entre vent et marée, il a toujours su suivre sa bonne étoile…

− Une efficience de proximité en quelque sorte ?

− Si tu veux ! En plus d’être naturel ces produits ont toute l’apparence et l’authenticité des matériaux utilisés autrefois dans le bâtiment …

− Dans le vent, quoi ? Ça doit en représenter des tonnes et des tonnes ?

− Quoi ! 1500 tonnes de sables par jour…

− Un sac de 25kg par seconde !

− 2005. Jacques passe la main à Jean-Jacques son fils. Rien ne changera Jean-Jacques c’est son père tout craché. Et puis, jusqu’à ce qu’il nous quitte, Jacques ne sera bien jamais loin de ce qu’il a fait naître, croître et progresser ! "Qu'est-ce que l'honneur? Un mot. Qu'y a-t-il dans ce mot honneur? Qu'est-ce que cet honneur? Du vent…"

− "Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire !" Qu’à cela ne tienne. Il faut poursuivre savoir "prendre le vent !" D’où la création d’un labo de recherche et d’une politique de communication !

− L’empirisme a ses limites, Les directives européennes, les lois du marché exigent de la part d’un créateur comme Jacques bien plus que l’inventivité individuelle !

− Mais tout ça ne l’a pas empêché d’aider les autres et de vouloir partager ce que la terre lui avait donné. Un homme de Fraternité qui sait ce qu’apprendre veut dire : donner à l’autre, recevoir de l’autre…

− La terre oui ! Mais pas la terre sur laquelle on marche ! La terre faite de la mer qui couvre bien plus de surface que nos continents ! Cette mer qui avait laissé le sable à la Boissière ! Cette mer qu’il a voulu protéger et remercier en aidant des marins comme toi à naviguer par-delà les continents, tous les continents !

− Je comprends mieux pourquoi, tu me dis "la mer est revenue".

Alors à moi de te raconter l’histoire de Jacques et de PRB, celle de la course à la reconquête de la mer, celle qui commença, il y a une quinzaine d’années… Jacques voulait être le vent qui redresse l’arbre après l’avoir penché…

− Je sais, parce que Jacques était tellement bon, qu’il invitait ses navigateurs et ses amis, chez lui, là-bas à la Jolterie, une des plus vieilles fermes de Vendée. Et tu sais là-bas, il faut bien du temps pour apprendre à connaître les lieux. Tous les navigateurs se perdaient et se perdent encore au Traversier, là où j’habite… Ma femme les renseignait et les renseigne encore avec un certain humour, elle qui n’oublie jamais de dire qu’elle avait mis plus de deux ans avant de pouvoir retrouver le chemin de notre maison ! Alors, tu sais ! Je connais toutes les victoires tout l’engagement et toute la fidélité que Jacques mettait à encourager ses skippers comme Jean-Yves Hasselin le navigateur d’hier avec Vincent Riou celui d’aujourd’hui! "Le vent souffle où il veut…"

− Je le suis celui-là depuis tant d’années... C’est pour moi l’un des tous meilleurs depuis 1994 où il prit une deuxième place au challenge du Crédit Agricole et une sixième place à la Transat Jacques Vabre et premier du championnat de France de Match Racing ! En 1996, 1er de la Solo du Télégramme et 1er de la mini Fastnet ! En 1996, 1997 et 1998, Champion de France de First Class 8 ! En 1999, il sera Champion de France en équipage  et de l'Obelix Trophée en Figaro! En 2000, il rejoint l’équipe du PRB où son aventure se poursuit encore aujourd’hui…

− Persévérance, Fidélité, une proximité humaine d’efficience !

− En 2000, il est le préparateur du PRB de Michel Desjoyeaux, le vainqueur du Vendée Globe ! En 2002, il est le Routeur du vainqueur de la Route du Rhum ! En 2003 comme en 2007, la Calais Round Britain Race en équipage ! En 2004, le Vendée Globe en 87 jours 10 heures 47 minutes et 55 secondes !

En 2005, on le fêtera comme le marin de l'année de la Fédération Française de Voile ! En 2007, la Rolex Fasnet Race, la Course au Large du Grand Prix Petit Navire ! En 2009, une troisième place au Vendée Globe suite au dématage consécutif au sauvetage de Jean Le Cam! En 2010, deux victoires au Tour d’Espagne ! En 2011, le trophée Azimut, la Rolex Fasnet Race avec Jean, l’Artemis Challenge…

− Et toujours rien en 2012 ? Je ris car je sais que Jean-Jacques n’est pas autrement que son père… Tiens justement, l’an passé lors de la fête du trentenaire de la Sablière de la Lande… Il avait fait les choses en très grand, mais comme c’était simple ! Il avait fait renaître les Caraïbes, la mer, là-bas à la Jolterie. On s’y serait cru. Il y avait l’immensité de l’eau, les plages de sables blancs, les palmiers, les cocotiers, le vent même… On s’y serait cru… La mer était revenue… Et il nous a parlé de son père de ses bateaux du Vendée-globe et du prochain, le quatrième…

− Le nouveau monocoque de BRP sera bien le quatrième. Il va succéder à celui skippé par Jean Yves dans le Vendée Globe 92-93, au "60 pieds" d’Isabelle Autissier de 96 à 99, ainsi qu’à l’unique voilier à avoir remporté deux Vendée Globe, aux mains de Michel puis de Vincent. Je te dis que Jean-Jacques a les mêmes fibres que son père. Et quand tu entends leurs skippers, tu crois les entendre…

− Tu as bien raison. Les quatre derniers se sont arrêtés face à ma longère aux volets bleus pour me demander la route de la Jolterie. Pourtant, c’était bien fléché…Je me souviens encore des paroles de Jean-Yves, le premier skipper à participer à l’aventure vélique PRB : «Mon bateau avait été construit dans l’espoir de participer au premier Vendée Globe. Finalement, ce projet n’a pu aboutir. Par contre, j’étais décidé à prendre le départ du 2ème Vendée Globe vaille que vaille.

J’ai rencontré Jacques et Jean-Jacques, seulement 10 jours avant le départ. Ils m’ont donné quatre cent mille francs. Ainsi, j’ai ainsi pu acheter des voiles neuves et de l’électronique...»

− Comme Isabelle qui les remerciait en disant d’eux : « Leur engagement à nos côtés, leur confiance nous permet de nous concentrer davantage sur les phases d’analyse et sur la gestion du bateau. Avec les outils qu’ils mettaient entre nos mains, nous, marins gagnions en intelligence par rapport à notre environnement. »

− Et Michel qui enchérit quelques années plus tard : « Je reconnais le PRB de Vincent. Il s’est bien approprié le bateau. Il a décidé seul de la majeure partie des évolutions à y apporter. Parfois, il m’a demandé mon avis. Je crois que cette notion d’appropriation est très importante. A mon sens, il est essentiel que la personne qui navigue sur le bateau soit à l’initiative des différents changements. Chez eux, les relations humaines sont capitales. Jacques et Jean-Jacques ont appris à connaître Vincent dès la construction du voilier. »

− Et puis Vincent le tout dernier qui explique son parcours et le sens de l’engagement d’un père et de son fils à ses côtés : «En 1993, j’ai découvert la course au large, puis l’école de la Mer, puis le monde des solitaires, puis un jour l’univers de Jacques et de Jean-Jacques. J’ai accepté tout de suite leur proposition de collaboration. Ils m’ont souhaité "bon vent" et contre vents et marées, je m’en suis allé courir comme le vent… J’aime les relations simples qui règnent au sein de BRP. Jacques et Jean-Jacques ont tout compris de la voile et du sport. » Merci de ces quelques instants de rêves nés de nos libertés. Moi qui tout à l’heure, croyais passer à côté de vous en coup de vent, j’ai bien compris pourquoi la mer était revenue… C’est sûr, mais était-elle bien partie ? A fluctibus opes, la richesse vient de la mer !

˗ Depuis la mer jusqu'à la mer !

˗ A mari usque ad mare sauf si le vent souffle en sens contraire ! Nisi contraria uentus… hic ventus adversum tenet, Et si ce vent souffle en sens contraire ?

− Sois rassuré… Avant toi, je savais que c’est le vent et la mer qui décident des victoires. Avant toi, je savais que la mer et le vent décideront du sort de Vincent, comme ils ont décidé du sort des autres skippers de P.R.B.... Avant toi, je croyais que les souvenirs n’étaient que du vent qui inventait les nuages… Aujourd’hui je sais que la mer est revenue… Je crois même qu’elle n’est jamais partie… »
Un couple du traversier, M et Mme Gaudin, (lui  a toujours habité là ! ) est plus que remonté, car pratiquement mis comme depuis toujours devant le fait accompli. Tu peux les appeler. Ils souhaiteraient que se crée une association pour défendre les citoyens injustement oubliés des décisions antérieures et propositions faites (lui, connait l'histoire de ces terres et de la sablière).

Je t'envoie une info que je ne puis traiter (directement concerné). Les riverains sont assez remontés par le manque de transparence faite à ce sujet. Nous avons pu avoir le rapport de la DREAL (très intéressant surtout dans sa dernière conclusion). Heureusement que j'habite le Traversier une petite enclave de la Boissière dans le territoire nesmysien, car je n'aurai pu avoir d'information des attentes de PRB. Je te communique les coordonnées de Patrick , ancien avocat de la Roche qui réside avec sa maman de 101 ans à la Guitardière un petit village de Nesmy, plus touché actuellement que nous au Traversier. (mais ça va bientôt venir !). S'il te faut la liste de ceux qui sont mécontents, je te fournirai cette liste (non exhaustive)
Les interrogations entendues  

nuisances 

sur le régime des eaux souterraines

sur la qualité de l'eau (sur le lit  du Graon en amont du lac d'eau potable du Graon)

sur les poussières

sur le bruit

sur les vibrations

sur le coût du foncier

sur les zones naturelles et protégées

Les questions

Pourquoi des aménagements des terrains avant arrêté d'exécution (abattage d'arbres centenaires, changement de régime cultural, plantations d'essence de courte vie,...)

Pourquoi aucune consultation directe des riverains concernées

Pourquoi des arrangements avec  certains exploitants et pas d'autres 

Pourquoi aucune réunion publique d'information

Pourquoi aucune commission d'enquête

Pourquoi aucune expertise sur les risques

Pourquoi aucun comité consultatif pérenne

Pourquoi un affichage sur le terrain effectué par la Sablière sur le seul territoire de la Boissière  alors que 5 communes sont concernées 

L'avis d'enquête n'a pas été mis en ligne

Il reste 3 jours où le CE recevra les avis des gens. Encore faut-il qu'ils puissent se libérer et se déplacer. le 7 mai de 9h30 à 12 h 30 le 19 mai de 9 h à 12 h, le 24 mai de 9 h 30 à 11 h 30

Si j'ai d'autres infos, je n'hésite pas à te les donner

C'est bien lourd parfois d'être correspondant de presse, c'est toi qu'on vient voir en premier pour soulever des montagnes qui accouchent parfois de toutes petites souris
Amitiés

René

06 mai 2014
07 mai 2014
Hier, c’était un autre jour. Hier, encore une autre journée riche d’émotions, de plaisirs partagés. Hier, la sablière qui nous fait de plus en plus gronder, Alors, je me suis rappelé qu’à quelques kilomètres de là, j’avais visité une autre carrière. Tout m’y avait été montré et j’avais reçu toutes les réponses aux interrogations qui trottaient dans ma petite tête. Ici, j’ai comme l’impression, non j’ai la certitude que le danger naîtra de l’interdiction faite aux riverains d’avoir le droit de penser…

La Carrière du Danger : un maillon du développement durable du territoire.

Cette carrière existe depuis des siècles. Elle tire son nom du Danger, le hameau d'à côté. C'est pourquoi, on lui prête bien des légendes. La vérité est toute autre. Elle est en fait un des maillons indispensables à l'aménagement et au développement durable du territoire depuis 1958. De 2 à 10 salariés, 4 salariés équivalent temps plein, 250 000 tonnes extraites annuellement, 350 000 aussitôt Xynthia, 2,65 t/m3 la densité de la rhyolite, la roche extraite, 23 ha dont 10 en exploitation, 50 km autour du site la zone de chalandise, 80% pour les Travaux Publics, 20 % pour le Bâtiment, 3 fronts sur 42 mètres de haut ! Du rouge aux bruns, Des roses aux bleus, la couleur des falaises changent au fil du temps de l'exploitation, le produit naturel demeure, et s'il évolue, ses qualités demeurent pour répondre à d'autres finalités.
Mickaël Pineau, responsable du service foncier, et Gille Belaud, responsable d'exploitation des carrières, nous ont guidés sur ce site des carrières Kléber-Moreau, de la carrière du Danger, en toute sécurité : « Nous avons l'exigence de la sécurité, l'exigence économique, l'exigence environnementale.

Les carrières sont le premier maillon de la filière du bâtiment et des travaux publics. L'exploitation d'une carrière ce sont 30 métiers (conducteur d'engins, mineur, boutefeu,…) 1 emploi direct génère 3 emplois indirects (transport, matériel, …) Ce site a reçu la certification ISO 9001 (qualité), ISO 14001 (environnement) et OHSAS 18001 (sécurité). Ici, cela s'est traduit par des aménagements qui permettent de mieux prendre en compte l'environnement (bruits, poussières) avec notamment la fabrication des granulats par une installation mobile dans la fosse d'extraction, l'organisation d'une commission locale d'information, moment privilégié d'échange entre le carrier et les riverains, un inventaire faunistique et floristique mis à jour régulièrement.»
C'est alors qu'un faucon crécerelle s'est mis à chuinter et à voler en circonvolution au-dessus de nous… « La carrière du Danger joue un rôle inattendu et précieux. Elle constitue une opportunité pour la biodiversité. Les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les libellules y retrouvent leurs territoires. Les fonds en eau, les falaises, les zones inexploitées sont pour ces espèces autant de refuges.» Une semi-remorque puis un second se sont alors dirigés vers le fond de la fosse pour aller se charger de rhyolite, une roche volcanique acide, composée essentiellement de quartz et de feldspath alcalin : « Il y en a une trentaine en moyenne par jour, souvent pour la réfection des voiries. Mais ici, il n'y a pas de petits clients, nous apportons le même service aux particuliers. D'ailleurs nous leur avons aménagé une aire de stockage où chacun peut trouver les différents types de granulats et de roches produits… sans danger…
La DREAL nous contrôle régulièrement, en plus des mesures de contrôles environnementaux effectuées, sur les vibrations des tirs de mines, les retombées de poussières en limite de site, la qualité des eaux rejetées, le niveau sonore chez les riverains…»
Notre visite était terminée. Nous avions été tout à la fois, impressionnés et enchantés. Nous avions oublié le mot "danger"…
Amitiés

René

07 mai 2014

08 mai 2014
Hier, c’était un autre jour. Hier, encore une autre journée riche d’émotions, de plaisirs partagés. Hier, c’était le 7 mai, le 7 mai 1945, le jour de la reddition, le jour où les combats s’arrêtèrent. Le 8 mai 1945, c’était l’armistice.
De mes 10 ans et mon entrée en 6ème à ‘Jolicoeur’ à mon départ pour l’école Normale, j’en ai connu de ces hommes qui venaient visiter la war room, cette salle de reddition transformée en musée. C’était de 1957 à 1962… Mes camarades de classe et moi, nous participions à la réception de ces ‘grands hommes’, leur chantions la Marseillaise, voire le chant des partisans et puis quelques mots, quelques mains serrées… J’en ai gardé plein de souvenirs… Peut-être le raconterai-je un jour ? Vous comprendrez pourquoi, pour moi, encore aujourd’hui, le 7 mai est bien plus important que le 8 mai… Au fait c’est dans ce collège que mon grand oncle, Georges Brière, poursuivit quelques cours du soir pour sortir de la misère… Je vous joins en annexe le livret que j’ai écrit à son sujet…
La « petite école de brique rouge »

C'est en février 1945, que le Quartier général du Corps expéditionnaire allié en Europe s'est installé à Reims, dans les locaux du collège moderne et technique de la rue Jolicœur, que les Alliés désignèrent bientôt sous le nom de « petite école de brique rouge ».

La moitié des bâtiments du collège, situés à l'arrière, furent laissés à la disposition des enseignants français et de leurs élèves.

Une barrière de bois séparait la cour intérieure en deux parties, marquant la frontière entre deux mondes qui s'ignoraient :

- d'un côté, les civils français ; 

- de l'autre côté, les militaires alliés.
La cour intérieure du collège avant la 2ème guerre mondiale

Le bureau du général EISENHOWER, commandant suprême du Corps expéditionnaire allié en Europe et la « War Room (Salle de guerre) – appellation utilisée par les Alliés pour désigner la Salle des cartes où a été signée la capitulation de l'Allemagne nazie le 7 mai 1945 – , avaient été aménagés dans cette aile du bâtiment situé à l'angle de la rue Marie-Clémence Fouriaux et de la rue Jolicoeur où se trouve l'entrée principale du collège par laquelle on accédait au Quartier général.

L'entrée principale du collège et l'aile du batiment où se trouvaient la Salle des cartes et le bureau d'Eisenhower

L'entrée du collège à l'époque de la signature de la capitulation de l'Allemagne nazie

Le 7 juillet 1945, deux mois jour pour jour après la signature à Reims de la capitulation de l'Allemagne nazie, legénéral américain LORD a remis au maire de la ville, Michel SICRE, les clés de la Salle de la Reddition, en lui disant que ces clés étaient aussi « celles de la Liberté du monde ».

Michel Sicre, maire de Reims, tend la main au général Lord qui vient de lui remettre les clés de la Salle de Reddition

Les clés de la Salle de Reddition


Amitiés

René

08 mai 2014
9 mai 2014
Hier, c’était un autre jour. Hier, encore une autre journée riche d’émotions, de plaisirs partagés. Hier, c’était le 8 mai, le jour de l’armistice. Mais quand toutes ces associations d’anciens combattants arrêteront-ils de se faire la guerre pour quelques bribes d’honneurs et de décorations ? Alors, je me dis que j’aime mieux l’entente cordiale, le rapprochement des peuples et des hommes et qu’il y a mieux à faire que de n’être que des serviteurs de nos chers décideurs. Tiens à ce sujet, Ann et Brigitte que devenez-vous ?
Bonjour René

Que de souvenirs que des mémoires comme tu les écrits n’oublient pas.

Bien cordialement

Henri

Catherine te racontera, elle se met à écrire, faute de pouvoir me parler. Mais je ne suis jamais là !
188 km/h pour une saxo ! À la Boissière ? Vous faites erreur… Quand je vous dis que le monde est fou ! Les limites d’un radar pédagogique en folie !!!

C’est mon voisin qui m’a dit : « on retourne, tu prends la photo, le radar de la Boissière déconne !!!
Pour moi, le danger était à la maison en la personne de Jordan, mardi il a passé sa journée à l'ile d'Aix, bien content, mais les copains c'est bien mais ça n'est jamais assez, il avait décidé tout seul qu'il ferait un après-midi libre, je l'emmène à La Roche et il fait ce qu'il veut, je lui avais préparé une virée à la patinoire et son RV chez le coiffeur, il n'a pas voulu déjeuner.
Ensuite s'est énervé très vite car je voulais qu'il m'explique pourquoi il avait dit à sa copine qu'il avait quartier libre le mercredi, 2 chaises ont volé dans la mezzanine, des coups de pied partout meubles, portes,... finalement je l'ai mis dehors pour qu'il  se défoule ailleurs, il est re rentré en décondamnant la porte coulissante fermée à clé, et a forcé la porte cuisine-véranda qui ne s'ouvre plus, on fait le tour par l'extérieur, c'est pratique ! Finalement on a appelé Mormaison pour qu'ils viennent le prendre, ils souhaitaient que j'appelle la police, mais comme c'était aussi celui de Jordan, j'ai refusé.
Mais leur arrivée était bien longue, à un moment, j'étais allée sur le pourrissoir et au retour, voulant absolument rentrer pour préparer ses affaires, déjà prêtes par ailleurs, il m'empêchait systématiquement de rejoindre la maison et en me poussant je suis tombée par terre, ayant peur pour mon genou, j'ai tellement crié fort qu'il ma laissé tranquille. Par devant, René s'est interposé pour qu'il n'entre pas et il est resté dehors avec lui. 
Lorsque l'éducatrice est arrivée, elle est entrée avec moi, je lui ai dit que je ne souhaitais pas qu'il rentre à nouveau dans la maison, ses affaires étaient prêtes, debout sur la fenêtre de la chambre, il est allé mettre des coups de pieds dedans, heureusement que j'avais enlevé la pierre avec les fossiles, sinon je pense qu'il aurait défoncé la vitre avec, apparemment la fenêtre ferme normalement. Quel soulagement quand il est parti !  

J'ai ensuite emmené René au garage pour récupérer sa voiture, puis au moulin de Rambourg pour réfléchir dans le petit coin spécial, tout près de l'eau, ça fait du bien au moral, cette petite cascade !  

Puis je rentre à la maison et j'appelle la gendarmerie de Moutiers, transféré sur La Tranche, pas de chance ils sont en extérieur, je verrai ça le 8. Bien sûr qu'ils travaillent eux !

C'était pour la journée du 7 mai.

Bises à tous et toutes.

Cath.

C’est ce que disais à Henri…
8 mai : 2 cérémonies pour se souvenir et entretenir la mémoire

D’abord une cérémonie traditionnelle, un public recueilli, avec les enfants des écoles, Emma et Bastien les deux enfants graonnais qui lisent un texte à la mémoire des anciens combattants, les élus avec Monsieur le Maire qui lit le texte de Kader Arif, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, les anciens combattants des AC-PG CATM, avec leur président Gabriel M. qui remet la croix des combattants à Gilles B. leur vice-président… Puis une petite cérémonie, très symbolique des membres graonnais de l’Union Nationale des Combattants, soldats de France, Veuves de Guerre, qui pour la première fois, un 8 mai, honorent devant le monument aux morts, par un dépôt de gerbe, avec leurs drapeaux, la mémoire de celles et de ceux qui ont donné leur vie à la France. Gabriel M., le Président des AC-PG CATM décore de la croix des combattants Gilles B.

Le recueillement de celles et ceux de l’Union Nationale des Combattants de la Vallée du Graon.

C’est ce que j’écrivais tout à l’heure, mais avec les formes journalistiques
Amitiés

René

09 mai 2014
10 mai 2014
Hier, c’était un autre jour. Hier, encore une autre journée riche d’émotions, de plaisirs partagés. Hier, c’était le 9 mai, le 9 mai 1945, le jour de la fin de la guerre pour les soviétiques…, et un article sur Ouest France, au sujet de la sablière de la Lande… Enfin ! Certains avaient pu s’exprimer librement, hors du joug de quelques-uns de nos bons maîtres !
Réellement pour moi le 8 mai est un vrai jour de liberté retrouvée, avec quelques petits inconvénients bien sûr, du genre une souris vivante dans la mezzanine, pas en pleine forme, mais René absent ce matin, de toute façon, à chaque fois que j'ai un souci, mon mari n'est pas présent, je me suis débrouillée à la mettre sous bocal plastique, bon sur le flanc et à tourner sur elle-même elle n'était pas très dangereuse, mais j'aime pas les bestioles à fourrure en général, sauf certains chiens, René est revenu à 12 h 30, là il l'a embarqué dehors et l'a occis à coup de pelle, pas très élégant mais efficace. 

Suite aux agissements de Jordan hier, plus d'accès direct de la cuisine à la véranda, la porte ne s'ouvre plus, ce matin de bonne heure, René a libéré la porte du bureau à la mezzanine tout seul, déplacé une bibliothèque en faisant un maximum de bruit sans égard pour moi, il me restait donc à nettoyer ce passage, après avoir mis du dégrippant sur le système de fermeture de la porte, je l'ai refermé correctement, mais pour aller dans la salle de bain, la porte ne s'ouvrait plus : bloquée ! Donc j'ai fait le tour par l'extérieur et je ne me suis surtout pas enfermée dans la salle de bain, pas envie de me retrouver coincée dedans et seule ! Pas de problème, habillée je suis allée juste pousser la porte du bureau dans la mezzanine, et hop miracle, elle s'ouvre, fantôme, souris, ou mouvement du terrain, allez savoir !!!
René et moi avons mangé à Crescendo, partis à 13 h 15 à la fin de ces dépôts de gerbes, de retour à 14 h 30, je l'ai juste déposé et je suis allée visiter Stéf histoire de me changer les idées,  nous sommes allés nous ballader au Parc de Rivoli à La Roche, les enfants se sont bien défoulés, c'est un chouette coin, parcours de santé agréable dans les arbres au bord de l'Yon, que du bonheur ! Ensuite une petite virée à Vet'Affaires, histoire de ne pas rentrer trop tôt à la maison, pour éviter le nez collé sur la TV ou l'ordinateur pour Louis et Thomas, finalement, ils ont joué à essayer de faire un Rubrik's cube Stéf, Thomas et Louis, moi je faisais le spectateur, l'addiction prend très vite, bon Louis s'ennervait, car il n'arrivait pas à placer les images dans le bon sens, j'ai essayé aussi, mais c'est pas ça du tout !

Ensuite, je suis repartie au Traversier pour faire réchauffer une pizza pour René avec une petite salade verte et c'est bon !

Le soir, j'avais allumé le poêle à bois et il y a eu un boom avec un appel d'air, j'étais dans le bureau avec les mails la porte a bougé, je suis allée voir dans le salon rien, dehors par derrière, la porte coulissante fermée par mes soins à l'origine était à nouveau ouverte, je suis retournée chercher une lampe de poche dans la cuisine et je suis sortie pour voir si la cheminée n'avait pas de soucis, mais j'ai allumé toutes les lampes de dehors : je n'ai rien vu ! Rien n'explique le coulissant décondamné, je voulais fermer la mezzanine à clé, mais n'ai pas trouvé la bonne clé, on ne sait jamais, inquiétez-vous si vous n'avez pas de mes nouvelles dans les prochains jours, on ne sait jamais avec tous ces jeunes si charmants que j'ai accueillis ici, des fois que l'un ou l'autre vienne régler ses comptes. J'avoue que j'ai été inconsciente de sortir sans rien pour me défendre, mais ici théoriquement on ne risque rien, sauf que le jeune a très bien repéré les lieux et est sans aucun doute capable de revenir pour se venger, me faire pleurer comme il a dit, je vais tâcher d'être plus prudente pour un temps !

Je vais essayer d'arrêter de flipper et de vous transmettre mes angoisses.

A demain.

Cath
Catherine,

En te lisant, je me retrouve trente-cinq ans plus tôt, dans une école que René connaît

bien, une école de Reims (Charles Arnould) dans une classe appelée à l'époque "classe de   perfectionnement", un an seulement puis l'école Emile Zola, avec les enfants venus de la rue Havé, baptisée le "Maroc",  certains vivant en caravane (imaginer un hiver rémois dans une caravane!)

On essayait tout ce qui était possible pour les aider mais on avait plein d'interdits quand par miracle l'un d'eux apprenait à lire en un an, c'était un miracle! On était toujours à la merci d'insultes de la part des parents ( pas pour le travail)

J'ai tenu 8 ans et mis autant d'années à me refaire une santé grâce à l'Océan.

Tous ces enfants sont en souffrance, c'est une charge bien lourde pour une jeune femme comme toi et je comprends parfaitement ta fatigue et tes craintes. Ce serait pas mieux pour toi un petit bout de chou à garder à la journée?

Bises

Christiane
Des Brouzils à la mer et retour en 1924

CHANTER A LA MER QUAND ON EST DU BOCAGE .

Jusqu’advienne le transistor et la radio dans les campagnes, on chantait beaucoup en Vendée. Dans les champs et dans les ateliers. Dans les maisons en faisant la cuisine ou le ménage.

Dans les cabarets et aux fêtes de famille, principalement aux mariages et aussi dans les églises. Il arrivait même qu’une chorale paroissiale fasse une escapade à la mer, avec, naturellement des chansons de marins. Sur une photo d’époque, montrant un grand nombre de personnes embarquées dans un bateau de pêche une main a écrit : «  La Chorale brouzilienne aux Sables  1924 ».

En effet, la sortie annuelle ce sera une journée, aux Sables d’Olonne. Alors que les automobiles étaient encore rares, et avant que les congés payés de 1936  ne précipitent les foules sur les  plages  de l’Ouest, on prendrait le  train de « Nantes-Bordeaux » à la gare de l’Herbergement-Les Brouzils. Faudrait-il changer à la Roche sur Yon pour rejoindre la ligne Paris-Les Sables, celle qui passe par Tours et Saumur, et les collines du haut-bocage de Pouzauges à Chantonnay ?  Les horaires des compagnies de chemins de fer de l’époque pourraient le dire. On  s’était mis sur son 31,  (comme on le voit sur la  photo-souvenir).  Non pas  une  tenue sportive pour escalader un  chalutier, mais la  tenue du dimanche.  Ces messieurs en costume-cravate et coiffés d’un chapeau-melon. Pour quelques-uns c’est un canotier de touriste ou  de vacancier. Quelques rares sont en  béret basque, des jeunes surtout.  Ces dames aux longues jupes portaient le chapeau-cloche, à la mode du moment.  L’une d’entre elles au moins,  que l’on voit au pied du mat, avait gardé la coiffe  traditionnelle de la région. des Brouzils et de l’Herbergement. 

A la gare de l’Herbergement-LesBrouzils et de l’Herbergement sur le quai le chef de gare a levé son drapeau. Le train à vapeur siffle et souffle  tandis que  les  Brouziliens chantent  déjà, car que peut-on faire de mieux, pour vous mettre « en train »  quand on est dans une chorale que de chanter et de chanter des chansons de marins quand on va à la mer?  C’est l’ommnibus. Arrêt à St Denis-La Chevasse, Belleville-sur Vie.

Le train siffle à nouveau à l’approche de passages à niveau non gardés après la Roche sur Yon. Les  roues métalliques crissent à nouveau pour un arrêt aux Clouzeaux, à la Mothe, à Olonne sur mer, troublant  l’harmonie d’une mélopée ou d’une deuxième voix. Au bout d’une heure et demi ou deux heures, le contrôleur va « crier gare » une dernière fois, et même « gare des Sables  d’Olonne ,  terminus de ce train ». Une demi-heure encore de marche jusqu’au port. Le bateau de pêche qui les attend a hissé le grand pavois qui flotte au vent, de chaque côté du mat, de la poupe à la proue.  On était encore à l’époque de la marine à voile. La grand-voile, comme on le voit sur une photo, est  ferlée sur la bôme. Le pont du bateau a été débarrassé de ses casiers et autres engins de pêche, et lavé à grande eau. On est à marée basse. Il n’est pas nécessaire d’avoir le pied marin pour monter à bord, sans abîmer ses vêtements du dimanche car le bateau ne bouge pas. Cela tombe bien : on va sortir le casse-croûte depuis les paniers en osier apportés par ces dames et demoiselles qui sont  aussi des ménagères prévoyantes. Les hommes n’ont pas oublié le bareil avec le vin du pays. Sur le pont de ce chalutier que les goélands ont fui  le ton monte, grave ou aigü, selon les voix. Le vent se lève aussi, sifflant  dans les haut-bancs, affolant les fanions du grand pavois.

« Rangez tout, on met les voiles »,  déclare le capitaine  qui est déjà à la barre.  Avec la marée montante le bateau  commence à frétiller et tire sur ses amarres. « Larguez »  ordonne t il au matelot de service. On embouque le chenal.  «Amis, partons  la mer est belle… » entonne un ténor de cette chorale en joyeuse escapade. Chaque marin  d’un jour a appris musique et parole de cette chanson fétiche aux Sables d’Olonne.  « Au mat,  hissons les voiles, le ciel est pur et beau… ».   On laisse à tribord la tour d’Arundel et  c’est déjà le large.  Cap vers  le phare des Barges,  en contournant les bouées du Nouch qui délimite des roches redoutées des marins.

Heureusement il n’y a  pas de houle : les estomacs n’auront pas à se soulever. Une heure ou deux en pleine mer et c’est le retour, laissant à babord le fort Saint Nicolas. Il faut « débarquer ». Adieu capitaine, il va falloir  reprendre le train du retour, et toujours les mêmes arrêts, les mêmes  coups sifflets de la locomotive, actionnée par un chauffeur, cheveux au vent  devant sa réserve de charbon. Dans les wagons aux banquettes en bois, les voix  se font plus éraillés, le répertoire plus audacieux. On  a vidé les bareils. 

Dans l’euphorie générale on risque quelques chansons grivoises. « De Nantes à Montaigu… », mais on s’arrêtera avant cette dernière station, à la gare de l’Herbergement-Les Brouzils. « Tout le monde descend » du moins toute la chorale, pour reprendre  vélos,  carrioles et voitures à cheval, ou même  rentrer à pied.  La photo souvenir  sur le bateau pavoisé sera dans toutes les maisons. Des  années plus tard,  quand  la voiture automobile se sera démocratisée, souvent en famille, ils rejoindront l’océan. Des  chansons nouvelles apparaîtront : « Tiens bon  la mer et tiens bon le vent. Hisse et o, Santiano. »

Claude

 

Bonjour René

Aujourd'hui ,j'ai été très touchée par votre femme, qui je pense à bien besoin de vous ,il serait bon qu’elle vienne avec vous à nos réunions ,elle a besoin de changer d'air ,c'est parfois trés difficile les enfants.

À bientôt

Michelle
Bonne réception René!

Bisous

J'ai hâte de voir le journal!!!!

Corinne
Amitiés, hier, je n’ai rien fait que de répondre au sujet de la Sablière et je n’ai rien écrit…

René

10 mai 2014
11 mai 2014
Hier, c’était un autre jour. Hier, encore une autre journée riche d’émotions, de plaisirs partagés. Hier, c’était le 10 mai. Mais qu’est-ce que t’as fait René ? J’ai écrit pas mal, en quantité… En qualité c’est de l’appréciation de l’autre ! Allez, à demain…
Journée du 9 mai 2014

Le matin, j'appelle la gendarmerie pour mon dépôt de plainte, n'ont pas envie, rouspètent après les organismes qui veulent toujours de dépôts de plainte, ... C'est vrai qu'il faudrait revoir cette procédure, qui a tort, qui a raison ? J'irai l'après-midi. J'appelle la MAIF mais il ne s'occupe pas du secteur professionnel, il ne me reste plus qu'à espérer que l'assurance du père prenne en charge les dégâts de la porte. Du coup, je vais aller voir Jean-Louis pour qu'il rouvre au moins la porte et qu'on arrête de se prendre la porte à chaque fois, "ah zut c'est vrai elle ne fonctionne plus". 

Virée à la gendarmerie, dépôt de plainte effectué relativement rapidement, cool, j'ai mon récépissé qui ne me sera peut-être pas utile à grand chose si les frais sont pour moi !!!

Au retour, j'ai une voiture immatriculée au Portugal garée à ma place, René n'est pas là et Wadek n'a pas vu le propriétaire, possible que ce soit les locataires de chez Gohier, apparemment ils emménagent, ça promet, s'ils garent leur véhicule n'importe où, je vais faire un panneau stationnement réservé à Madame la conne de la maison DUBOIS.

Je vais voir Jean-Louis pour ma porte, il accepte de venir essayer de me dépanner, ça y est la porte est rouverte, la tringlerie est à changer, à voir lundi avec Valérie et  MSY, par la même occasion, il faut changer la fermeture du coulissant, et René a demandé que J L regarde celle du bureau, un petit réglage et enlever la cale du dessous. C'est fait.

C'est quand même pratique et convivial d'avoir un professionnel retraité juste en face de chez soi, ainsi on peut être dépannée correctement en sachant que je risque d'avoir l'intégralité des frais pour ma pomme, à cause de cet idiot de Jordan, certainement que la porte m'aurait lâchée un jour ou l'autre, mais c'était juste une question de temps, depuis 1996 ou 1997, mais elle aurait dû tenir encore un bout de temps, enfin, on verra bien.

Mais avec le trafic qu'il y a ici maintenant, chez Holenka, il vaut mieux pouvoir fermer la maison pour se sentir en sécurité.

IL EST OU NOTRE JOLI HAVRE DE PAIX ?

Certains d'entre vous m'encouragent très fortement à stopper mon activité d'accueil de jeunes et de me plonger dans le camping touristico-campagnard, toiles de tente et camping-cars seraient les bienvenus, mais en accueil de fortune, c'est une bonne idée, mais à voir pour les installations élémentaires, qui aurait des idées sur le sujet ? Merci de votre collaboration.

A plus.

Cath.

Peut-être attendre 40 ans et demander à ce qui restera de notre cher bon maître de la Sablière ce qu’il pense gagner comme argent de notre maison engloutie dans ses poussières !
Bonjour René même si tu n'écris pas, tu es présent par les personnes qui s'expriment surtout n'arrête pas et peut être aurons nous un bouquin fait de toutes ces voix , ces chroniques sont un vrai trésor je nous espérons un autre livre monsieur le conteur …

Lisette

Le plaisir d’être lu est aussi le plaisir d’écrire…

Coucou Catherine,

Je suis une fidèle lectrice de René et en lisant tes textes je comprends ton angoisse.

Après le décès de son papa mon fils s'est entouré de copains tous aussi différents les uns que les autres j'ai eu très peur moi également . Mais face au danger on fonce, il serait bien de te protéger malgré tout. Courage Catherine et comme Michèle te le dit n'hésite pas à venir avec René lors de nos petites rencontres.

Amicalement
Annick 

 

Pont-Sur-Seine, le 2 mai 2014

Monsieur, en 2006, vous avez composé des acrostiches sur les Communes ayant obtenu ‘des fleurs’ dont Pont-Sur-Seine. J’écris un ouvrage sur notre Commune, illustrée de nombreuses photos. J’aimerais en guise de préface reproduire celui que vous avez consacré à Pont-sur-Seine. Me le permettez-vous ?

CSPP
PONT-SUR-SEINE
Pont-Sur-Seine, la Ville , son Château, sa mémoire,
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