Bibliographie : page 35 Sitographie : page 36 Xavier Malbreil Title of my paper : «How the artist imaginary have changed Internet»








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La vie redoublée ?



Est-ce que pour autant le web serait devenu comme le coin de la rue ?

La vie sociale intense, promise par des sites comme Youtube16, Flickr17, et autres Myspace18 et Wikipedia19 pourrait le laisser penser. Le Net serait donc cette simple réunion de réseaux, qui permettrait d’échanger des contenus, des savoirs, de vivre une sociabilité alternative, dans une sorte de monde rêvé, sans contrainte, sans le hideux pouvoir de l’argent. 

Un monde idéal ? L’empressement des hérauts de cet Eden de pacotille à nous le faire croire suffirait à introduire le doute…
Les nouveaux

réseaux sociaux
Si l’on examine un jeu comme « Second Life »20, on pourra dans un premier temps considérer qu’il réalise les espoirs et les visions qui ont toujours accompagné le réseau – le cyber-espace comme lieu propice aux expérimentations les plus extrêmes, u-topie superlative.

Comme dans Neuromancien, comme dans Matrix, le réseau devient davantage qu’un lien tissé entre des serveurs, le réseau dessine un nouveau monde. Pour paraphraser MacLuhan, « le media est le milieu ». Ce qui était en germe dans ces années 80 expérimentales, ce concept si peu clair de « réalité virtuelle » est devenu la banalité du XXI° siècle naissant.

Dans Second Life, toutefois, on remarquera comme l’utopie se teinte fortement de consumérisme : si le téléchargement du jeu est gratuit, le joueur est très vite conscient que sans débourser au moins le prix de la carte Premium, soit 9.9 euros par mois, il ne pourra guère être autre chose qu’un passant.
Second Life
Cette seconde vie promise par le jeu, qui aurait lieu dans un second monde, n’est en rien allégée des contingences pécuniaires - facturées en Linden dollars - de la première !

La seule promesse tenue, c’est celle de transgresser gentiment l’interdit d’être son propre géniteur, en bricolant son avatar, dont les prémices, le binôme « pseudonyme + mot clé » sont ici développées jusque dans les moindre détails vestimentaires, immobiliers.

Ce second monde, qui tend de plus en plus à ressembler au premier, puisque Second Life est désormais pourvu de cabinets d’avocats, de concerts, de mouvements politiques – et pourquoi pas, un jour, d’un messie ! prenons-en le pari – ne tient pas longtemps à l’analyse, quand on en lit le blog officiel21, où éclate une forme de supercherie.

Ce qu’un jeu comme Second Life nous amène cependant à constater, c’est l’évolution de cet imaginaire lié au réseau : alors qu’Internet était perçu, dans les œuvres romanesques, dans les installations, comme un lieu de passage et d’expérimentation, il est devenu un territoire immatériel où l’accumulation de biens immatériels est désormais possible. L’accumulation et tout ce qui lui est liée : la vente, la dissimulation, le vol. Le vivre-réseau ne serait plus seulement cet instant au-dessus du vide où deux êtres se connectent, sans que leur corps soit mis en présence, il serait également échange de données, dialogue avec une mémoire externe, construction d’un patrimoine numérique, simulacre d’une vie réelle.
Mélange de symbolique,

imaginaire et réel
On notera toutefois comme il est difficile de considérer Second Life comme relevant uniquement du régime de l’imaginaire. Les sommes d’argent que certains y gagnent sont en effet on ne peut plus réelles, et atterrissent sur le compte courant du joueur. Par ailleurs, l’accumulation à laquelle certains habitants de Second Life se livrent ne ressortiraient-ils pas bien davantage du régime du symbolique. Est-ce qu’à force de solliciter la puissante création imaginaire collective autour des réseaux, dont nous avons évoqué déjà quelques aspects, à force de mélanger le réel, le symbolique et l’imaginaire, un jeu comme Second Life ne finirait pas par annuler le potentiel d’imaginaire lié aux réseaux ? Par ailleurs, le fait que ce jeu ne soit pas « open source » ne contredit-il pas une certaine éthique du net, qui fait partie de son imaginaire ?

Pour reformuler ces questions sous un autre angle, ne pourrait-on pas se demander si la réalisation effective d’une vue de l’esprit, comme la constitution d’avatars, pourrait finir par tuer le besoin d’imagination qui lui était lié ?

Ce sont des questions que l’on peut se poser.
Si le Net est un autre monde, sûr et tangible, où l’on pourrait accumuler des biens immatériels, il faut y envisager, de façon symétrique que la disparition des êtres humains pourraient y avoir aussi un sens. L’exemple des nombreux sites destinés à garder une trace de nos chers disparus nous le montre bien. Celui-ci, par exemple, Mémoriaux chrétiens22 semble organisé comme un mémorial matériel.
Le Net comme espace

mémoriel familial
Les familles peuvent y déposer une photo de leur cher défunt, une courte biographie, des témoignages des proches, ce qui pourrait rapprocher ce mémorial d’une installation funéraire traditionnelle, pierre tombale dans un cimetière ou plaque dans un funérarium. Mais on constate sur ce site qu’une musique est associée à l’espace dédié au mort, ainsi que des prières et un certain nombre de signes relevant du domaine de l’intimité, comme si l’espace mémoriel ne se situait pas en dehors du cercle familial, dans un lieu public, mais à l’intérieur de la maison, comme les autels des ancêtres de certaines familles asiatiques. Cet espace mémoriel sur le Net permet également au visiteur de laisser des traces durables, bougie, fleur, texte, qui seront conservés aussi longtemps que le site existera, à la différence de leurs équivalents réels, déposés dans un cimetière et emportés très vite par le vent. Un compteur enregistrera le nombre de fleurs, le nombre de visites reçues par le mort, et permettra d’en mesurer l’indice de popularité. Ainsi présenté sous son meilleur jour, le défunt peut y être visité par tous, mais l’on suppose surtout par ses proches.

Pourtant, en parcourant l’un ou l’autre de ces sites testimoniaux, on se surprendra à visiter les « stèles numériques », avec curiosité, bien conscient de parcourir de nouveaux territoires. Ce qui nous frappera certainement, c’est ce sentiment dérangeant de participer de si près à l’intimité des familles des disparus, bien davantage que quand nous parcourons les allées d’un cimetière traditionnel. Le sentiment qui peut nous parcourir, quand nous déambulons dans les allées d’un cimetière public, c’est celui d’approcher du mystère de la mort, d’une façon assez extérieure, réfléchie. Quand on parcourt ces cimetières en ligne, quand on pénètre dans cet espace qui se situe, de façon inédite à mi-chemin de la sphère publique et de l’espace privé de la cellule familiale, nous avons l’impression d’approcher de façon beaucoup plus intime de ce même mystère. Ce n’est plus « la mort » que l’on approche, mais tel ou tel mort. Les disparus sont là, souvent figés dans leur belle adolescence, une musique, certainement leur morceau préféré, nous restitue leurs goûts, nous les redessine tels qu’ils devaient être.

Que l’on pense à l’abondante production littéraire, surtout au XIX° siècle en Europe, mais aussi dans les littératures classiques japonaise et chinoise, autour des morts qui reviennent, et l’on songera au potentiel de tels sites pour la fiction romanesque ! Les sites testimoniaux, qui partent d’une volonté réelle pour les familles de construire une nouvelle relation à la mort grâce aux outils informatiques, contiennent en germe un renouvellement complet de l’imaginaire qui a engendré tant d’œuvres musicales, filmiques, littéraires.
Donald Rodney
Le cas le plus extrême serait pourtant celui de cet artiste anglais, Donald Rodney, décédé en mars 1998, qui a créé un site23 chargé de lui survivre, et de maintenir la fiction de sa vie. Alors qu’il sentait sa fin venir, il décida en effet de créer un site qui serait entretenu par un groupe d’amis artistes, site qui continue d’évoluer en 2007, tout comme si son auteur était toujours là pour s’en occuper. Ne dit-on pas qu’un artiste reste toujours vivant à travers ses œuvres ! Si ses œuvres continuent d’évoluer, c’est donc qu’il est toujours en vie. Dans la riche histoire de la négociation que les humains ont toujours tenté avec la mort, l’implacable mort, l’Internet apporte sa contribution remarquée !  

Cette capacité des réseaux à garder en mémoire une trace des vivants, voire à garder l’illusion de la vie, a bien entendu été la source d’œuvres de net-art24.
Cimetière des

données disparues
Comme un contre-pied ironique à la fragilité des technologies numériques, on pourra consulter l’œuvre du net-artiste français Blue Screen, le Cimetière des données disparues25 qui conserve une trace des archives informatiques perdues. Le principe en est simple, qui voit chaque internaute le désirant confier au Cimetière des données disparues la trace d’un disque dur complet, ou bien d’une partie seulement de celui-ci : courrier, photos, vidéos, œuvres en devenir…

Ce qu’un tel site manifeste, c’est la capacité du Net à devenir un espace de rétention, d’accumulation, où les biens immatériels peuvent parier sur une certaine pérennité. Mais contrairement à Second Life, qui parie sur l’accumulation de biens immatériels dans le jeu, contrairement aux cimetières numériques, qui dessinent un espace mémoriel inédit, le Cimetière des données disparues parie sur la conservation d’un signe. Aucun visage d’être cher à afficher, aucune maison à exhiber, seulement des dossiers parfaitement neutres, semblables à tous les autres dossiers, qui gardent la trace de travaux intellectuels ou artistiques, de courriers, qui plus jamais n’existeront.

Dans l’histoire de la littérature, dans l’histoire de la peinture, il existe des cas célèbres d’œuvres ayant disparu pour toujours, qui restent dans l’esprit de leur auteur comme des membres perdus, dont ils ne retrouveront jamais l’usage. Ces œuvres disparues à tout jamais n’en occupent pas moins une place dans leur histoire, tout comme un membre perdu occupe une place dans la vie d’un infirme. De même pour chacun d’entre nous, la perte d’une partie de nos données, courrier, images, textes, peut se révéler irréparable, mais aussi fondatrice pour de nouvelles œuvres.

Ainsi, le Cimetière des données disparues se voudrait l’exhibition à la vue de tous d’un processus à l’œuvre chez chacun : maturation des sentiments, évolution des relations humaines, construction d’une œuvre de l’esprit. Que la vie intellectuelle et affective se construise tout autant sur l’accumulation que sur la perte, que cette perte soit acceptée ou qu’elle ne le soit jamais, voilà une vérité qui a depuis longtemps été mise à jour par les artistes, mais que chacun d’entre nous, intimement, connaît. Parcourir les dossiers des données disparues des uns et des autres, ce serait comme parcourir l’intérieur de notre propre cerveau, et plus encore l’intérieur des cerveaux de parfaits inconnus. Nous savons toujours assez tôt comme le cerveau se vide inexorablement, jour après jour, mais comme l’esprit, lui, se construit aussi dans l’oubli !

S’il fallait à tous prix trouver une spécificité indéniable au Net, ce serait celle-ci, de pouvoir devenir un palliatif de la mémoire humaine, et qui plus est de la mémoire collective. Le net peut certes abriter des espaces de mémoire tout personnels, mais il trouve son utilisation la plus pertinente quand il devient ce supplément à la mémoire collective, dont nous pouvons à peine mesurer aujourd’hui les implications dans la construction de l’histoire.

Le Cimetière des données disparues, à travers les témoignages de ceux qui y participent, met à jour les accidents informatiques de tous les jours, mais aussi, les utilisateurs d’ordinateur le savent bien, les actes manqués.
Dis-moi tes secrects
Ce qu’un site et une expérience comme l’œuvre de Nicolas Frespech, Dis-moi tes secrets 26, montre, c’est la capacité du Net à révéler le travail de l’inconscient. Rappelons brièvement le principe de cette œuvre participative, qui voyait les internautes priés de confier en ligne, sur un serveur, leurs secrets – qui dès lors ne le seraient plus. A la suite du dépôt d’un secret qui aurait pu être attaquable en justice, l’œuvre, achetée par le FRAC Languedoc27 avait vite été mise hors ligne par celui-ci. Aujourd’hui, l’auteur cherche à retrouver l’œuvre originale.

Dis-moi tes secrets poussait les internautes à confier leurs secrets – certes derrière la barrière de l’anonymat - comme on pourrait se confier à un tiers. Dès lors, la parole des participants à cette œuvre pouvait être libérée, puisque portée sur la place publique. Une parole libérée, mais qui subissait une codification, au sens premier, lorsqu’elle passait par tous les langages d’interprétation qui travaillent en arrière-plan de l’affichage sur un écran. La parole affichée sur un écran en ligne n’est jamais la parole dite par son émetteur. Elle est, du fait même du média, une parole qui s’est d’abord engloutie dans un code informatique, avant de resurgir.

C’est une parole inédite puisque, médiatisée, elle signifie autrement, n’étant ni la parole spontanée du dialogue, ni celle de la cure psychanalytique, qui s’adresse par le biais du transfert à un individu en particulier, mais celle qui se cherche une voie entre publicité et intimité, entre code informatique voué à l’interprétation, et langage naturel.

Le fait même que la parole intime sur Internet n’ait pas de statut véritable – ni parole privée, ni parole publique – et que le lieu où on la dépose ne soit pas totalement circonscrit - qu’il s’agisse des cimetières numériques, ou des différentes œuvres d’art numérique que nous avons pu évoquer ici, constitue le ferment pour un travail de l’imaginaire dans des directions renouvelées. Le fait que quiconque, au hasard d’un lien hypertexte, puisse tomber sur une parole intime, sur la trace d’un être ou d’une œuvre disparue, nous amène en effet à reconsidérer l’antinomie entre intérieur et extérieur, privé et public : c’est à partir du moment où nous devons remettre en cause les catégories les plus établies, que l’imaginaire est relancé, pour négocier avec le réel et le symbolique les systèmes de représentations qui nous permettent d’exister.

L’article des deux journalistes de Newsweek, célébrant les nouveaux réseaux sociaux nés avec le Web 2.0, nous permet en partie de comprendre comment fonctionne cette renégociation.
David Still
Le web1.0, dans la continuité des problèmatiques liées à la présence à distance, montrait des travaux se souciant beaucoup de jeux autour de l’identité. Rappelons ceux de David Still28, par exemple, qui offrait à chacun la possibilité de prendre l’identité de l’artiste David Still. C’était une façon ironique, humoristique, d’utiliser les failles du courrier électronique, en proposant à chacun de jouer à « Je est un autre », selon la célèbre formule du poète français Arthur Rimbaud.

Aujourd’hui, se substituerait une nouvelle ontologie, dans laquelle « je » ne serait pas un autre, mais serait une superposition de plusieurs couches, comme les calques d’images de Photoshop, qui se surimposent pour former une image définitive. Ceux qui utilisent ces nouveaux réseaux sociaux, comme MySpace, Second Life, DailyMotion, etc… sont souvent présents sur plusieurs interfaces, entretiennent plusieurs blogs, qui se recoupent entre eux, qui entretiennent entre eux des liens multiples. L’incroyable accroissement de la masse des données numériques a nécessité la création de nouveaux outils de localisation et de tri de l’information, les fils RSS, les Tags, etc...

Le dilemme entre la perte de son identité dans les réseaux à distance, et la fusion dans un réseau choisi, un réseau qui échapperait aux déterminismes sociaux et géographiques, serait ainsi résolu, dans l’imagination de ceux qui participent à cette explosion de la masse des données numériques accompagnant le web 2.0. Ce serait l’addition de toutes les présences sur le Net, dans plusieurs réseaux sociaux, qui dessinerait la nouvelle identité de cet être multiconnecté, qui dessinerait une nouvelle ontologie. Plus la masse numérique serait importante, plus l’identité serait certaine, féconde.

Plus le brouillage entre réel, symbolique et imaginaire serait fort, comme Second Life nous le montre avec le plus d’éclat et plus les questions dérangeantes, autour de la perte de l’unité, seraient évacuées.

Le travail de Jean-Pierre Balpe29, professeur émérite et artiste français, qui multiplie les blogs croisés30, nous donne la traduction ironique de cette prolifération réticulaire de l’identité, sous le beau nom de « La disparition du général Proust » !


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