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« Synthèse » de la Note mensuelle d’analyses de mars 2016 d’andre.letowski@free.fr

L’actualité des TPE, PME et créations d’entreprises

Le texte développé des analyses figure dans la note mensuelle d’analyses

Ce mois-ci, 5 axes d’analyse sont privilégiés


  • Evolution des créations et des autoentrepreneurs en 2015

Au cours des 12 derniers mois, le nombre de création a baissé de 2,1%, en comparaison de l’année précédente.

Cette situation est due à une baisse du nombre d’autoentrepreneurs de 19% (27% si l’on compare avec 2012-2013), et une hausse de 15% des créations classiques (+27% au regard de 2012-2013). La régression des autoentrepreneurs et la progression des créations classiques est quasiment le fait de l’ensemble des activités ; deux exceptions, celle des transports en forte hausse dans les 2 types de création, et celle de la construction en régression dans les 2 types de création.

Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE
Les créations (tout type) en forte croissance entre 2001 et 2015 sont les transports, la santé et l’éducation

Dans les transports : explosion des livraisons à domicile des colis, véhicules avec chauffeur (« uber »…), des transports par bus et fret interurbain

Dans l’éducation : même type d’explosion dans l’enseignement technique et professionnel et le supérieur

Dans la santé : nette progression des médecins généralistes et spécialistes, des activités paramédicales (psychologues, acupuncteurs, podologues….), des dentistes

« La création d’entreprises en France en 2015 », APCE conjoncture annuelle, non daté
Chez les autoentrepreneurs, Paris et l’Ile de France se différencient de la province par l’importance des créations dans les services aux entreprises

Ils sont en Ile de France 42,6% des autoentrepreneurs 2015 contre 30,6% en moyenne pour les autres régions ; à l’inverse, la province affiche un poids plus important dans les services aux particuliers (31,4% contre 23,8 pour l’Ile de France) ; par contre le poids du commerce, dont les HCR, est proche (21,8% en Ile de France contre 20,3 en province).

Ce décalage dans les services aux entreprises existe en ce qui concerne les départements où les métropoles dominent : Paris affiche 53,4%, les Hauts de Seine 45,5, les autres entre 36 et 40%.

« 3 tableaux Insee mis à disposition », Analyse André LETOWSKI, mars


  • La sensibilisation à l’entrepreneuriat


40% des écoles d’ingénieur font état d’au moins 10 créations d’entreprise entre 2012 et 2015 ; les sections généralistes et les écoles d’Ile de France sont celles ou les créations sont les plus nombreuses.

Un palmarès des écoles d’ingénieur a été établi ; il prend en compte l’insertion des étudiants, la recherche, l’approche internationale et l’entrepreneuriat ; en ce qui concerne l’indicateur entrepreneuriat, 16 écoles font état entre 2012 et 2015 d’au moins 20 entreprises créées par des étudiants en cours d’études ou à leur sortie ; 29 écoles ont recensé 10 à 19 créations, 32 de 5 à 9, 30 de 1 à 4 et seulement 7 aucune.

« Dossier écoles d'ingénieurs : les entreprises à la manœuvre », Usine Nouvelle n° 3461, mars

Fait inédit pour un quotidien généraliste, depuis le 7 mars et pendant 3 semaines, le journal La Croix publie chaque jour un reportage relatif à l’esprit d’entreprise.
Un net décalage entre les souhaits de créer/rependre et l’atteinte de cet objectif, notamment pour les femmes en ZUS

Bien que la création dans les quartiers sensibles soit mise en avant, il ne semble pas que sa réalité soit à ce jour effective, au regard de cette étude du CREDOC.

L’entrepreneuriat est peu développé dans les quartiers liés à la politique de la Ville : sur la période 2010-2012, 5% des actifs en emploi sont entrepreneurs dans les ZUS, contre 10% dans les autres quartiers des unités urbaines de taille similaire.

2% des femmes en emploi sont entrepreneures dans les ZUS, contre 6% hors ZUS. L’enquête conduite à Marseille montre le vif souhait de créer (35% des femmes contre 40% des hommes) ; mais celui-ci se heurte chez les femmes à bien des freins : elles sont moins diplômées, moins disponibles du fait de la présence d’enfants, plus éloignées du marché du travail et des réalités du marché.

« L’entrepreneuriat des femmes dans les quartiers populaires : un objectif difficile à atteindre », CREDOC, consommation et modes de vie N° 281, mars


  • Autour du développement des entreprises


Selon Louis Gallois, ce qui manque aujourd’hui, c’est de permettre aux créations nouvelles de grandir 

« L’objectif n’est plus tant de créer des entreprises (il s’en crée beaucoup) que de leur permettre de grandir…. C’est le problème de la France. Des très petites entreprises aux entreprises de taille intermédiaire, toutes doivent pouvoir se financer et nouer des partenariats avec le monde de la recherche. Il faut éviter ce qu’on appelle la « vallée de la mort », phase du développement où l’entreprise ne trouve pas les financements nécessaires à sa croissance. »

« Nous ne manquons pas d’épargne : le patrimoine des Français représente 11 000 milliards d’euros, une somme gigantesque. Mais nous manquons d’épargne prête à s’investir dans du risque »

« Louis Gallois : nous manquons d’épargne prête à s’investir dans du risque », La Croix, 21 mars
En 2015, 1,016Md€ ont été levés pour soutenir la croissance des startups du numérique en France (+138% au regard de 2014).

Le modèle dominant est le BtoB (58%). La 1ére levée de fonds intervient en moyenne au bout de 2 ans après la création de l’entreprise, pour un montant moyen de 1 M€ (médiane à 500k€).

500 acteurs ont été identifiés comme actifs dans le financement des startups en 2015, se répartissant en cinq catégories : les fonds d’investissement, les business angels, les entreprises, les banques publiques d’investissement et le crowdfunding.

Une analyse qui montre l’hyperspécialisation de l’appui à un très petit nombre de start-up développeurs.

« Le premier baromètre interactif des startups du numérique en France », Capgemini Consulting, eCap Partner, banque d'affaires spécialiste de l'industrie numérique, février

12% de femmes à la tête de PME de croissance ; pourtant, bien que plus performantes, elles bénéficient moins du capital investissement

Ces dirigeantes ont en moyenne 10 ans et demi d’expérience préalable dans leur secteur. Agées en moyenne de 52 ans, elles sont titulaires d’un titre de niveau bac+4 ou plus, pour 8 sur 10 d’entre elles et sont plus diplômées que leurs homologues masculins à la tête des entreprises de croissance.

Les PME dirigées par des femmes se distingueraient par leur meilleure rentabilité opérationnelle quelle que soit la classe de chiffre d’affaires, et sur tous les indicateurs : chiffre d’affaires moyen, taux moyen de croissance du chiffre d’affaires à un an, taux de croissance annuel composé ou taux de croissance moyen de l’excédent brut d’exploitation. Pourtant, ces dirigeantes représentent moins de 5%, toutes opérations confondues, dans les portefeuilles du capital-investissement français.

« PME de croissance : les femmes ont trop peu accès au capital-investissement », palmarès Women Equity for growth 2015, Les Echos business du 8 mars
Comment réussir le partenariat entre grandes et petites entreprises ?

En 2016 toutes les grandes entreprises françaises du CAC 40 ont des partenariats avec les jeunes entreprises, soit en tant qu’investisseur, partenaire ou parrain. L’étude distingue 3 catégories de grande entreprise : les attentistes avec une approche opportuniste (35% des grandes entreprises), les exploratrices (50%) qui commencent à structurer leur approche en développant des procédures et des outils et les expertes (15%) qui poursuivent une approche structurée et complète qui s’inscrit dans la stratégie d’entreprise, avec des outils définis et un accompagnement durable, les alliances lancées bénéficiant d’un soutien fort du management.

Interrogées pour savoir si les jeunes entreprises recommanderaient à une autre jeune entreprise une alliance avec une grande entreprise, 42% ont une réponse neutre, 27% favorable, et 31% plutôt défavorable (10% défavorable), du fait notamment de l’échec du partenariat entrepris.

Plusieurs axes sont proposés pour réussir : une approche stratégique avec une vision long terme, la définition d’objectifs précis et la mise en place d’outils de suivi,  l’établissement d’une gouvernance lisible et efficace avec des structures dédiées et une approche adaptée de gestion du risque et de l’innovation 

 « David et Goliath : l’alliance des grandes entreprises et des jeunes entreprise ; et si on construisait ensemble », Raise et Bain&Company, non daté


  • Le financement des petites entreprises


L’encours des crédits aux TPE progresse de 3,8%, bien plus en ce qui concerne les crédits immobiliers (+6,1%) que pour les autres types d’investissement (+2%) ou les crédits de trésorerie (+1,2%)

Le taux d’intérêt moyen des crédits aux microentreprises, a légèrement augmenté en France ; en septembre 2015, il s’établit à 2,4%, restant ainsi nettement inférieur à ceux généralement pratiqués dans le reste de la zone euro.

« L’immobilier fait fortement croître les crédits aux TPE », Banque de France, février
Médiation du crédit : 1 102 entreprises employant près de 18 400 personnes ont été confortées dans la poursuite de leurs activités, pour un montant de crédits débloqués qui s’élève à 204 M€ ; les TPE sont 85,5% des saisines.

En 2015, l’Observatoire a rendu publics deux rapports : l’un, au mois d’octobre 2015, sur le financement des PME et ETI en croissance, et l’autre, au mois de novembre 2015, sur le bilan des cinq mesures prises par les banques, en juin 2014, pour améliorer les relations avec les banques (ces travaux ont été relatés dans mes notes mensuelles d’analyse antérieures). Il s’est également vu confié au cours d’année deux nouvelles missions : établir un diagnostic sur la lisibilité des tarifs des produits de financement utilisés par les très petites entreprises (rapport attendu au printemps) et une analyse des principaux obstacles au financement de la reprise d’entreprise.

« Rapport d’activité 2015 », Médiation du Crédit aux entreprises, non daté
Les retards de paiement touchent majoritairement les TPE (36 jours), alors que 95% d’entre elles paient leurs fournisseurs à moins de 60 jours

Entre 2000 et 2014, les entreprises ont réduit le délai de règlement de leurs fournisseurs; elles ont aussi réglées plus rapidement leurs clients. Cette baisse n’a toutefois pas contribué à alléger la charge financière pesant sur les entreprises.

En 2014, 32% ont un délai client supérieur à 60 jours ; 29% paient leurs fournisseurs après 60 jours d’achats, correspondant à des retards d’une durée moyenne de 31 et 22 jours. Les principaux « responsables » seraient les grandes entreprises, les collectivités territoriales et l’État.

Par ailleurs, très peu d’entreprises perçoivent spontanément les pénalités de retard ou les intérêts moratoires (davantage versés par le secteur public que par les entreprises privées). 17% des entreprises déclarent les réclamer lorsque ces derniers sont des PME, 11% quand il s’agit de grandes entreprises et seulement 5% pour le secteur public (enquête CGPME).

«Les délais de paiement en France : point sur la période 2014-2015 », 2015, rapport annuel de l’Observatoire des Délais de Paiement N°830-2015, février


  • A propos de l’emploi


Sur un an, 82 300 emplois ont été créés dans les secteurs principalement marchands et 19 900 dans le secteur non marchand (hors emplois publics), soit + 102 100 emplois au total.

En 2015, sur les 17,960 millions d’emplois (hors agriculture et emplois publics), 89% sont le fait du secteur marchand et 11% du secteur non marchand ; la progression a été de 0,5%, dont 0,5% pour le secteur marchand (+82 300 emplois) et 1% pour le secteur non marchand (+19 900 emplois).

Les évolutions sont par activité : la plus forte et de loin dans l’intérim (+9,4%), contre 0,2 à 2% pour les autres secteurs hors la construction (-2,6%) et l’industrie (-1,2%)

« L’emploi augmente de nouveau au quatrième trimestre 2015 », Insee conjoncture, informations rapides, principaux indicateurs N°61, mars
Les chômeurs sans aucun emploi (catégorie A) ont connu en 2015 la plus forte hausse chez les 50 ans et plus (+8,1%), nettement moins chez les 25-49 ans (+1,1%) contre une diminution chez les moins de 25 ans de 4,5%

Noter que 696 200 personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de rechercher un emploi, parce que non immédiatement disponibles et sans emploi (en catégorie D, 273 500, par exemple formation, contrat de sécurisation professionnelle, maladie), soit pourvues d'un emploi (catégorie E, 422 700, par exemple créations d'entreprise, contrats aidés)

3 139 100 personnes inscrites à Pôle emploi ou dispensées de recherche d'emploi sont indemnisées au titre du chômage : 84% au titre de l’assurance chômage, 15,2% par l’état (allocation de solidarité…) et 1% par Pôle Emploi au titre d’une formation.

« Demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en février 2016 », Dares indicateurs N017, mars
Le travail indépendant a connu une chute dans les années 80, avant de se développer fortement dans les années 2000, au point d’interroger sur des nouvelles formes de travail plus confuses entre travail indépendant et salarié

Leur nombre a augmenté plus vite que celui des salariés entre 2001 et 2008 (+ 0,8% par an, contre + 0,5%), avant la crise économique et avant la mise en place du statut d’autoentrepreneur, alors que près de 2,2 millions d’emplois non-salariés avaient été détruits entre 1970 et 2000 (dont 1,8 million uniquement dans l’agriculture), tandis que l’emploi salarié augmentait de 6,4 millions.

L’apparition des autoentrepreneurs, le développement de l’intérim, les modifications des modalités de travail y compris chez les salariés, interrogent les règles actuelles qui régissent le travail.

« L’avenir du travail : quelles redéfinitions de l’emploi, des statuts et des protections ? », France Stratégie, non daté


Analyses et études de mars 2016

J’ai repéré un certain nombre d’études et d’analyses qui m’ont semblé utiles pour enrichir l’approche de l’entrepreneuriat des TPE et PME et de la création d’entreprise ; j’en ai extrait les éléments qui me semblaient essentiels et nouveaux, en retravaillant par exemple certains tableaux que j’ai voulus plus explicites ou en complétant l’analyse, et si besoin en formulant quelques commentaires. J’ai voulu aussi citer les chiffres qui servent de cadrage à ces thématiques. André LETOWSKI
Dans ce document :
Création d’entreprise, auto-entrepreneuriat, reprise

  • Le nombre total de création annuelle entre mars 2015 et février 2016 (12 mois), a assez peu varié (indice 100 pour 2015-2016, variant de 103 à 102 pour les années précédentes) ; toutefois, comme l’année précédente le nombre de NAE a progressé, alors que celui des AE régressait, tout comme l’importance du nombre d’AE dans la création totale (passant de  55,3% en 2012-2013 à 41,8 en 2016-2015) , Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE

  • Quelques données chiffrées sur les évolutions 2011-2015 des créations d’entreprises, APCE

  • Les nouveaux autoentrepreneurs en 2015 : activités et présence en régions, Insee

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