Réponse, fondée sur une analyse des notions en jeu]








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date de publication18.10.2016
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L’histoire est-elle une science ?
[Intérêt du sujet] Il n’y a pas de rupture absolue entre le passé et le présent, et c’est pourquoi on ne saurait bien comprendre le second sans connaître le premier. Si nous voulons comprendre la société dans laquelle nous vivons, et plus généralement l’état actuel de l’humanité, il nous faut apprendre leur histoire. Mais comment connaître cette histoire sans nous référer aux travaux des historiens ? Or, peut-on faire confiance à ces derniers ? Les récits qu’ils font du passé ont-ils une valeur scientifique ?

[1ère réponse, fondée sur une analyse des notions en jeu] Cette question semble appeler une réponse positive. En effet, l’histoire n’est pas seulement le récit des grands événements qui ont marqué l’humanité ou les sociétés humaines depuis l’invention de l’écriture. C’est une discipline qui s’efforce d’étudier ces événements avec objectivité, afin d’élaborer à leur sujet un récit cohérent et conforme aux faits. Or, ce souci d’objectivité et de cohérence n’est-il pas caractéristique de la démarche scientifique ? Ainsi, il semblerait bien que l’histoire soit une science authentique.

[Objection et 2ème réponse] On peut tout de même se demander si l’objet de la discipline historique peut donner lieu à une science véritable. Les historiens, on l’a vu, écrivent des récits cohérents. Mais les événements qu’ils relatent sont-ils vraiment cohérents ? Les actions humaines ne sont-elles pas contingentes, imprévisibles, difficilement explicables ? Peut-on dégager des événements historiques des lois universelles, comme le font les physiciens à partir des phénomènes naturels ? Nous verrons, dans la deuxième partie, de ce cours, que c’est hautement invraisemblable.

[Nouvelle objection et 3ème réponse] Pourtant, n’y a-t-il pas une certaine logique cachée dans les événements historiques ? Le comportement des êtres humains est-il totalement chaotique ? C’est peu probable. Nous verrons dans une troisième partie que l’histoire des hommes a une certaine cohérence, parce que ceux-ci ont des besoins naturels à satisfaire – qui sont prévisibles, car à peu près toujours les mêmes – et qu’ils sont doués de pensée, donc capables de donner un sens à leurs actions.

[Nouvelle objection et 4ème réponse] D’un autre côté, il ne suffit pas que les événements historiques aient une certaine cohérence pour que les historiens soient capables de la comprendre. Nous avons vu qu’un historien « s’efforce d’étudier » l’histoire humaine « avec objectivité ». Mais cela signifie-t-il est véritablement objectif ? Non, sans doute. Comme nous le verrons dans une quatrième partie, tout historien fait partie d’une société, d’un groupe social et d’une époque déterminée. Aussi est-il influencé, le plus souvent inconsciemment, par des préjugés ethnocentriques, sociaux, etc. Dans ces conditions, comment pourrait-il expliquer objectivement l’évolution des sociétés humaines ?

[Nouvelle objection et 5ème réponse] Faut-il alors penser que les historiens sont condamnés à rester enfermés dans les préjugés de leur société et de leur époque ? Ce serait oublier que toute société, justement parce qu’elle est dans l’histoire, évolue. Il semble donc possible à une société de se mettre en question, au moins en partie, et d’acquérir un peu d’objectivité sur elle-même. Ainsi, comme nous le verrons dans une cinquième est dernière étape de notre réflexion, les historiens pourraient bien se révéler capables d’une démarche assez proche de celle des scientifiques…
I. Les historiens ont une méthode scientifique
1. Leurs recherches ne se font pas au hasard, mais d’après un savoir déjà constitué

Dans les sciences expérimentales (comme la physique, la chimie ou la biologie), les expériences ne sont pas menées au hasard, mais en fonction d’une certaine théorie, qu’il s’agit de vérifier. Il en va de même, dans une certaine mesure, pour un historien. Il ne mène pas ses recherches au hasard, mais en fonction d’un certain objet qui l’intéresse. Et les documents qu’il va étudier lui serviront à compléter un récit historique déjà constitué, voire à rectifier ce récit.

Ce récit (qui est un peu l’équivalent des théories dans les sciences de la nature), les historiens veillent à ce qu’il soit le plus cohérent possible. Dans la mesure du possible, ils s’abstiennent de tout anachronisme. Par exemple, ils ne prêtent pas à la Gaule romaine les caractéristiques de la France actuelle, qui n’a ni la même langue, ni la même culture, ni les mêmes frontières.

De la même manière, les historiens essaient de s’abstenir de tout ethnocentrisme : lorsqu’ils étudient une civilisation éloignée de la leur, ils évitent de la juger en fonction des valeurs morales, scientifiques, politiques ou esthétiques de leur propre culture.

2. Les faits sont établis selon une méthode rationnelle

Pour compléter (ou rectifier) le récit historique déjà existants, les historiens étudient les traces du passés : documents (écrits, mais aussi iconographiques, audiovisuels…), bâtiments, restes archéologiques, etc. Grâce à ces traces, ils établissent certains faits. Encore faut-il qu’ils sachent interpréter correctement les informations qu’ils recueillent. Là encore, ils doivent faire usage de leur raison, et avoir une démarche cohérente. Cette dernière est indispensable :

– pour dater correctement un document. Par exemple, si on trouve dans un texte prétendument signé par Charlemagne (IXème siècle) des lettres calligraphiées dans le style du XIIème siècle, on peut être assuré que ce document est un faux. Par ailleurs, les historiens tâchent d’être en accord avec ce que disent les sciences de la nature, et ils font appel à des techniques issues de la physique, de la chimie ou de la biologie pour dater certains objets passés. Ainsi, la mesure de la radioactivité du carbone 14 contenu dans de la matière organique (d’origine animale ou végétale) permet de dater cette matière précisément.

– pour interpréter correctement les informations données par un document. Les historiens ne sont pas naïfs : ils savent bien que les témoignages historiques (livres, enregistrements, etc.) peuvent être mensongers ou remplis d’erreurs. Pour démêler le vrai du faux, dans un témoignage, il convient donc de le confronter – quand c’est possible – à d’autres témoignages, de préférence indépendants les uns des autres, voire opposés. Par exemple, pour se faire une idée à peu près objective de l’époque des Croisades, on ne peut pas se contenter de lire les textes écrits par les chrétiens d’Europe occidentale. Il faut confronter ces textes avec ceux des chrétiens de l’empire byzantin et avec ceux des musulmans arabes ou turcs qui ont écrit sur les mêmes sujets.

De la même manière, quand on lit un texte, il importe de tenir compte des informations que l’on a recueillies par ailleurs sur son auteur. Par exemple, on sait que Jules César avait de grandes ambitions politiques, et que ses exploits militaires en Gaule avaient pour but de lui donner du prestige aux yeux des Romains. Sachant cela, un historien saura qu’il ne faut pas lire La guerre des Gaules comme un témoignage objectif, mais comme un ouvrage de propagande, qui déforme ou omet certains faits pour présenter César sous son meilleur jour.

3. Les historiens modifient leurs récits lorsqu’ils découvrent des faits nouveaux

Comme on vient de le voir, les historiens étudient les traces du passé à la lumière d’un savoir déjà constitué, à la manière dont un physicien observe un phénomène dans son laboratoire en l’interprétant à la lumière d’une théorie.

Mais l’inverse est tout aussi vrai : le récit historique peut être révisé si l’on découvre des faits nouveaux – à la manière dont une théorie peut être mise en question par une expérimentation dont le résultat était imprévu. La découverte (ou la redécouverte) de textes ou de traces archéologiques peut profondément bouleverser ce que pensaient les historiens au sujet d’une période ou d’une société donnée. Par exemple, dans les années 80, certains historiens israéliens ont profondément mis modifié la vision qu’ils avaient de la fondation de l’État d’Israël (1948) au moment où des archives britanniques et israéliennes ont été rendues publiques. Ils ont alors découvert, entre autres, que les Arabes de Palestine n’étaient pas partis de leur plein gré, mais qu’ils avaient – pour un grand nombre d’entre eux, en tout cas – étaient expulsés. Certains de ces historiens ont même affirmé que cette expulsion avait été planifiée, et non décidée dans l’urgence de la guerre de 1948.

Transition - Nous venons de voir que les historiens s’efforçaient de construire des récits à la fois cohérents et conformes aux faits. Mais ces deux exigences sont-elles conciliables ? Les faits historiques, comme on va le voir, semblent avoir fort peu de cohérence : ils sont imprévus, voire imprévisibles, et ils paraissent surgir en fonction du hasard et des passions humaines. Dès lors, on peut se demander s’ils peuvent faire l’objet d’une étude scientifique.
II. L’objet de l’histoire ne se prête pas à un traitement scientifique
1. L’histoire ne se répète jamais à l’identique ; elle n’obéit pas à des lois

L’histoire, au sens de la discipline des historiens, présente une certaine cohérence. Les faits, tels qu’ils sont racontés dans les livres d’histoire, semblent se dérouler suivant une certaine logique. Mais l’histoire réelle a-t-elle la même cohérence ? Peut-on ramener la diversité des événements historiques à quelques lois universelles ? En biologie, on peut établir des lois, car les êtres vivants d’une même espèce (sauf chez l’homme) ont tous plus ou moins la même manière de se comporter. En chimie et en physique, on peut aller encore plus loin, et ranger les phénomènes observés sous des lois universelles, c’est-à-dire valables toujours et partout, sans exception. L’eau, par exemple, a toujours le même comportement, que ce soit sur la terre, sur la lune ou sur une comète. Elle se solidifie, se liquéfie ou s’évapore toujours dans les mêmes conditions. L’être humain, en revanche, se laisse beaucoup moins facilement enfermer dans des catégories générales, et son comportement se laisse difficilement expliquer ou prédire par des lois. Voyons cela plus précisément.

2. Chaque homme est doué de subjectivité

La première raison, c’est que chaque homme a conscience de soi-même, ce qui le pousse à se distinguer des autres. Le fait de pouvoir dire « je » est à la racine de l’égocentrisme, du désir de dominer autrui, de l’esprit de contradiction, etc. Cette subjectivité rend les hommes beaucoup moins prévisibles que les autres êtres vivants, et à plus forte raison que les êtres inanimés.

3. La culture humaine, œuvre d’une inventivité inépuisable

Si les événements humains se prêtent difficilement à une analyse scientifique, c’est aussi parce que les comportements des hommes dépendent en grande partie de la culture. Or, celle-ci n’est pas naturelle : elle est le fruit d’une invention humaine, une invention tellement débordante qu’il est souvent bien difficile de l’expliquer. Pourquoi tel peuple parle-t-il telle langue ? Pourquoi a-t-il ces coutumes ? Pourquoi a-t-il ces techniques agricoles ? Il n’est pas facile de donner une réponse pleinement satisfaisante à ces questions. On a l’impression que les particularités culturelles des hommes sont très contingentes. Elles auraient pu aussi bien être différentes.

4. L’histoire naît en grande partie des rapports chaotiques entre les sociétés

S’il est si difficile de trouver une logique dans les événements humains, c’est aussi que l’humanité ne forme pas une totalité homogène. Elle est plutôt répartie entre des sociétés qui sont souvent en conflit. Comme on vient de le voir, il existe des causes culturelles aux différences entre sociétés. Mais il existe encore d’autres motifs d’opposition : chaque société défend des intérêts matériels, liés à des territoires et à des ressources naturelles. L’histoire humaine (au sens des événements historiques) est donc en grande partie le résultat de rencontres contingentes entre groupes humains. Et ces rencontres, bien souvent, sont très conflictuelles, voire meurtrières.

Il y a quelque chose de frappant dans l’espèce humaine, c’est sa capacité à s’autodétruire. De l’agressivité existe au sein d’autres espèces animales, mais pas au même degré. Aussi est-on tenté de dire de l’histoire ce que disait Shakespeare de la vie, dans Macbeth : « It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing1. » L’histoire, autrement dit, est un ensemble de faits incohérents, donc sans signification. Œuvre de la folie des hommes, elle ne se prête pas à un traitement scientifique.

Transition - Ainsi, les événements humains seraient trop contingents, trop chaotiques, trop incohérents pour être l’objet d’une science de ce nom. Il n’y a pas de lois universelles dans l’espèce humaine, car chaque homme est singulier et appartient à une société particulière. Il n’y a pas de rationalité dans les décisions historiques des hommes parce que ceux-ci sont aveuglés par leur égocentrisme, leur ethnocentrisme et les intérêts matériels de la société à laquelle ils appartiennent.

Mais le fait qu’il y ait de la contingence et de la folie dans les événements historiques signifie-t-il qu’ils surgissent complètement au hasard ? Le fait que les acteurs de l’histoire ne sachent pas clairement où ils vont empêche-t-il les historiens de comprendre les causes des événements ?
III. Il y a une logique sous-jacente au chaos des événements historiques
Deux grands philosophes, au XIXème siècle, ont tenté de donner un sens à l’apparent chaos de l’histoire humaine. Même si, à bien des égards, ces penseurs sont opposés, on peut tout de même en parler dans une même partie car ils ont en commun une conception dialectique de l’histoire : pour eux, ce sont les contradictions internes aux sociétés humaines qui font évoluer celles-ci.

1. Pour Hegel, l’histoire est la conquête progressive de la liberté

Hegel ne nie absolument pas qu’il y ait de la contingence et de la déraison dans l’histoire. Pourquoi la Révolution française a-t-elle commencé en 1789 et pas en 1795 ? Personne ne peut le dire. Cette date est contingente. De même, Hegel ne nie pas que les êtres humains soient mus par des sentiments déraisonnables – les passions – qui les rendent violents et difficilement prévisibles.

Cependant, il pense qu’il y a tout de même une logique sous-jacente aux événements historiques. Cette logique, ce n’est pas principalement aux historiens de la dégager : ce sont les philosophes qui doivent élever l’histoire au rang d’une science au sens fort du terme. C’est à la philosophie de dévoiler le moteur des évolutions et le sens caché des événements historiques.

Pour Hegel, les contradictions internes aux sociétés humaines sont le moteur de leur évolution. Par exemple, il y a une contradiction au Moyen âge au sein de l’Église catholique : celle-ci est censée incarner un pouvoir spirituel (le « royaume de Dieu ») tout en étant profondément corrompue par son pouvoir politique et économique. Cette contradiction a conduit à la Réforme protestante et à la séparation progressive entre les domaines politiques et religieux en Europe.

Quant au sens de l’histoire, il est donné par le concept de liberté. Inconsciemment ou non, les sociétés humaines ont toujours tendu vers plus de liberté. Dans les premiers États (Empires égyptiens, chinois, perse, etc.), un seul homme est libre. Dans les cités grecques et dans la République romaine, une minorité d’hommes est libre. Dans le monde moderne, chaque homme est reconnu comme libre par la loi.

2. Interprétation matérialiste de l’histoire

Comme on vient de le voir, Hegel met l’accent sur les mentalités des hommes. L’histoire des sociétés, c’est en grande partie l’histoire des idées qui ont dominé ces sociétés. C’est là un des principaux reproches que Marx fait à cette conception : elle est idéaliste, ne tient pas assez compte des causes matérielles de l’évolution des sociétés. Cependant, Hegel a eu le grand mérite de voir dans l’histoire un processus dialectique (c’est-à-dire une évolution liée aux contradictions internes aux sociétés). Seulement, cette dialectique, pour Marx, est surtout présente dans les oppositions entre classes sociales. Les bouleversements idéologiques et politiques des sociétés humaines se ramènent à des changements sociaux. Par exemple, la Révolution française s’explique par la montée en puissance de la bourgeoisie et le déclin de la noblesse. Ces changements sociaux sont eux-mêmes liés à des changements économiques, qui s’expliquent à leur tour par des nouveautés techniques. Le triomphe de la bourgeoisie capitaliste, par exemple, est lié à l’invention de la machine à vapeur et à la Révolution industrielle.

L’histoire, chez Marx, peut donc devenir scientifique si elle intègre les données et les méthodes de la science économique. Alors, derrière la succession incohérente des décisions politiques et militaires, de grandes tendances historiques se dessinent. Même si l’histoire scientifique ne peut expliquer les événements dans les détails, elle permet de comprendre les évolutions à long terme des sociétés humaines.

Transition - Les théories de Marx et de Hegel, chacune à sa manière, sont séduisantes. Elles laissent penser qu’il y a une logique sous-jacente à l’histoire humaine, sans pour autant nier la part de contingence de celle-ci. Mais ces théories peuvent-elles vraiment prétendre à l’objectivité ? Qu’ils soient historiens, économistes (comme Marx) ou philosophes (comme Hegel), les hommes qui étudient l’histoire font partie d’une époque et d’une société bien précises. Dès lors, comment ne seraient-ils pas influencés par les préjugés véhiculés par leur culture ?
IV. Les récits scientifiques sont imprégnés d’idéologies
Il semble qu’il soit impossible d’être vraiment objectif lorsqu’on étudie l’histoire. On peut prendre un certain recul par rapport à son objet lorsqu’on étudie la matière inanimée (en physique ou en chimie) ou lorsqu’on étudie un être vivant (en biologie). Mais lorsqu’un être humain étudie les sociétés humaines, il a tendance à comparer celles-ci à la sienne, et à projeter sur son objet d’étude ses sentiments personnels. Nous avons vu dans la première partie de ce cours que les historiens s’efforcent d’éviter les anachronismes et l’ethnocentrisme. Mais est-ce possible ? Il est probable que les récits historiques sont toujours imprégnés d’une idéologie, c’est-à-dire d’une pensée qui prétend décrire objectivement la réalité alors qu’elle a surtout pour fonction de justifier un ordre social existant ou de modifier l’ordre social.

Hegel, par exemple, était très influencé par ses préjugés ethnocentriques. Sans être à proprement parler raciste (il ne croyait pas à une inégalité biologique entre les hommes), il décrivait de manière très méprisante les cultures africaines de son temps. Marx, quant à lui, était sans doute tellement fasciné par les progrès de la science et de la technique de son époque qu’il en est venu à accorder une importance excessive à l’aspect matériel des civilisations (machines, infrastructures….) au détriment des aspects immatériels (croyances religieuses, coutumes, etc.). Quant aux historiens proprement dits, ils sont eux aussi marqués par leur idéologie. Suivant leurs opinions politiques, par exemple, ils ne présentent pas tous de la même manière la Révolution française ou la chute du Mur de Berlin.

Transition – Est-ce à dire que les historiens soient entièrement prisonniers des préjugés de leur époque, de leur société ou de leur classe sociale ? Ce serait sans doute le cas s’ils vivaient dans des sociétés figées, écrasées sous le poids de la tradition. Mais les sociétés évoluent au cours de l’histoire, et c’est pourquoi les historiens peuvent se débarrasser d’une partie de leurs préjugés.
V. Un historien peut, dans une certaine mesure, se libérer de ses préjugés
Ici, il faudrait se référer au cours sur la culture : l’évolution d’une société fait qu’elle peut mettre en question ses propres préjugés. Certains Français – et notamment des historiens – ont fini par accepter de voir leur histoire en face, même lorsqu’elle leur faisait honte (régime de Vichy, par exemple). Il en va de même dans d’autres pays, comme en Israël (cf. l’exemple donné plus haut, p. 3).

1 « C’est un conte narré par un idiot, plein de bruit et de fureur, dépourvu de signification. »

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