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b.21-bal.com > histoire > Bibliographie
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L’implosion de la modernité dans la crise n’est donc que la conséquence du dévoiement précoce du projet moderne dans l’idéologie libérale qui subsume, autour d’un centre réformiste, pris dans ses contradictions, les néo-conservateurs et la nouvelle gauche, d’où la désaffection de plus en plus grande à l’égard des partis traditionnels. Car l’une des tares essentielles du système libéral, derrière le discours des Droits de l’Homme qui lui sert de brouillage, est sa profonde inégalité, mise en relief par la crise dont on peut évoquer de la manière suivante les manifestations les plus visibles.

La modernité technologique qui se traduit par le tout-informatique et la délocalisation des entreprises à forte main-d’oeuvre a marginalisé une part importante de la population et engendré une nouvelle pauvreté que l’état libéral parvient de moins en moins à juguler, de même qu’il avoue son impuissance, face au cynisme du système, comme l’a montré la fermeture par Renault de l’usine belge de Vilvorde. Par contre l’augmentation des profits dans les gains de productivité et les opérations boursières, élargit le fossé entre une classe dirigeante de plus en plus restreinte et de plus en plus riche et la classe moyenne sur laquelle s’exerce une fiscalité intolérable permettant de financer le chômage (Assedic, RMI…) Ce fossé se retrouve entre les pays et du Nord et ceux du Sud, ce qui provoque une pression accrue du phénomène migratoire. Or, contre le principe même des Droits de l’Homme, dont celui de libre circulation, les états libéraux ,qui se ferment aux pays du Sud (ou de l’Est), engendrent une immigration clandestine dont la vulnérabilité ajoute aux turbulences du sous-prolétariat des banlieues.


Il faut ajouter à ce contexte économique de crise de la répartition, la régression morale qui affaiblit la crédibilité du système (état, partis, syndicats) et tend à transformer la société en jungle où tout peut se réduire à une valeur marchande. Les « Affaires », après avoir touché l’Italie, l’Allemagne, s’étendent à l’ensemble de la vie politique française, témoignant ainsi de l’effondrement de la morale comme système globalisant, avec comme conséquence, sa fragmentation en éthiques multiples (de l’éthique de l’entreprise à la bioéthique). C’est ce transfert d’une méta-morale assurant la cohésion de la société civile, dans le projet moderne, vers des « éthiques locales », qu’A. Etchegoyen évoque dans son essai : La Valse des éthiques108. Mais l’affaiblissement de la conscience morale apparaît encore dans la médiatisation du phénomène de Bienfaisance qui mêle à travers des opérations de Charity-Business, des valeurs inconciliables : marketing et générosité, séduction et solidarité, notoriété et anonymat… Le chaos éthique qui témoigne de la crise des valeurs débouche sur une mise en scène de l’humanitaire comme pseudo-morale ou morale de substitution, que Jean-Claude Guillebaud caractérise de la sorte :
(…) un remords social inarticulé et impatient qui couvre subitement la France de Restos du Cœur, se supend aux lèvres de l’abbé Pierre, inonde de chèques le téléthon, s’ameute pour le Rwanda et bouscule pour trois jours l’ordre ambiant.109
Ce Crépuscule du devoir qui marque l’entrée dans un « postmoralisme »110 recoupe le cynisme économique du Capital dans la crise écologique sans précédent que nous annonce Wallerstein, lorsque la toxicité de l’activité industrielle rendra urgente et indispensable la remise en état de la biosphère polluée dans ses océans (les déchets nucléaires et pétroliers), ses forêts (le déboisement), son sol cultivable (nitrates, pesticides, OGM) et jusque dans l’air que nous respirons (les poussières, fumées, gaz, sans parler du trou de la couche d’ozone)…

Un autre aspect de la crise est sans doute l’apparition du SIDA, comme pandémie qui mêle à l’érotisme la menace mortelle du virus. Après la libération sexuelle des années 60, le risque sidaïque peut apparaître comme un nouveau symptôme de régression, obligeant à des pratiques contraignantes dans un domaine où la permissivité sociale ne semblait plus avoir de limite.

Enfin, avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme à l’Est, nous sommes entrés dans une ère de turbulence géopolitique. En effet, la suppression du principe de rétroactivité dans l’affrontement binaire entre les Blocs, remplace une situation d’équilibre (les accords deYalta et le « rideau de fer ») par un chaos qui oppose des nationalismes suractivés par l’idéologie religieuse, dans une agitation décentrée où triomphe l’irrationnel, le flou, l’aléatoire, l’imprévisble, ce qui fait dire à Alain Minc :
Faudra-t-il encore longtemps aux Européens pour comprendre qu’ils ont troqué un monde avec menace mais sans risque, pour un univers sans menace mais avec risques.111
Si ses observations pouvaient s’appuyer sur la Guerre du Golfe, en 1991, l’éclatement de la Yougoslavie, les génocides africains, les massacres algériens, le soulèvement tchétchène, la guerre contre les Serbes, ont donné depuis une résonance catastrophique à l’effondrement du mur et à la fin de la « guerre froide », avec ce vide laissé par l’effacement du communisme où s’engouffrent toutes les régressions intégristes et autres fantasmes identitaires . Ainsi, cette déstabilisation de l’ordre mondial, en nous ramenant des Temps modernes (la revue de Jean-Paul Sartre) au Nouveau Moyen-âge prédit par Alain Minc avec « le retour des crises, des secousses, des spasmes comme décor de notre quotidien »112, confirme l’analyse de Wallerstein qui fait de l’année 1989 la fin de la modernité sous la forme du libéralisme.

C’est donc la crise qui marque l’horizon de la postmodernité et quelle qu’en soit l’analyse qu’on peut en faire, au plan théorique, ses manifestations les plus évidentes s’inscrivent dans l’imaginaire social, sur le mode de la désillusion. Ce constat de désintégration de la modernité sur lequel s’accordent Touraine et Wallerstein peut donner lieu à des interprétations légèrement différentes. Pour Alain Touraine qui reste dans le cadre de la gauche française, le libéralisme est responsable de l’échec de la modernité mais, pour éviter l’ornière d’un néo-libéralisme post-industriel lié au « post-modernisme » qu’il assimile à un pur subjectivisme anti-moderne, il en appelle à une nouvelle modernité qui puisse construire une complémentarité entre la rationalité et le sujet, entre la raison technologique et le progrès social.

Immanuel Wallerstein, nourri par l’expérience américaine, fait du libéralisme le point commun des trois idéologies qui se partagent le champ politique (le conservatisme, le centrisme, le socialisme). Dès lors « l’après libéralisme » ne peut relever d’aucune de ces catégories et le « système-monde » qui sortira de la crise est à réinventer. D’où le sens qu’il assigne au postmodernisme, comme retour à une « vraie modernité » :
C’est un des modes du rejet de la modernité de la modernisation technologique en faveur d’un retour vers la modernité de libération.113
Quoi qu’il en soit, ce que Touraine et Wallerstein, l’un comme l’autre, espèrent de l’après-libéralisme, c’est plus de démocratie pour éviter de retomber dans les inégalités du système-monde moderne. On peut appeler ce monde à inventer néo-moderne et en rêver l’utopie…cette étude reste en deça et se propose d’envisager le postmoderne comme crise de la modernité.
b- La Science du Chaos :

Jean-François Lyotard, le premier, a indiqué une possible connexion entre le développement contemporain des sciences de la complexité et l’imaginaire postmoderne dominé par le principe d’altérité sous la double modalité de l’hétérogène et du discontinu. Ce qu’il appelle « la science postmoderne »114, en focalisant ses recherches sur les phénomènes instables bouleverse la dynamique des systèmes à fonctionnement déterministe, de sorte que le modèle laplacien de représentation du monde, fondé sur les principes de régularité et de prévisibilité, devient inopérant, aux très petites comme aux très grandes échelles et ne peut guère avoir d’application que locale et partielle. Wallerstein à son tour insiste sur le rapport entre ce qui pour lui relève de « la nouvelle science » et le postmodernisme, en montrant comment l’universalité du modèle newtonien, issu de la rationalité des lumières, se trouve remise en cause par les sciences de la complexité :
Ainsi, aujourd’hui les nouveaux mots d’ordre attractifs sont : chaos, bifurcation, logique floue, fractal, flèche du temps. Le monde naturel et ses phénomènes sont désormais historicisés.115
En fait, la prise de conscience de la complexité remonte au début du 20ème siècle avec le développement de la physique des particules et de la mécanique quantique qui mettent en évidence, contre l’idée de déterminisme, les notions d’instabilité, de logique floue et d’imprédictibilité, résumées par le fameux Principe d’Heisenberg. Mais l’exploration du désordre ne devient vraiment systématique que dans les années 70 avec l’apparition des Sciences du chaos.

La mécanique quantique comme théorie de la mesure, dans la physique de l’élémentarité, a bouleversé notre représentation du monde et en particulier la conception classique de la matière selon laquelle on peut en fournir une description exacte, continue, prévoir son comportement, déterminé de manière rigoureuse par les conditions initiales…Si les principales découvertes remontent aux années 20 (1926 : équation de Schrödinger et relation d’Heisenberg), il a fallu un bon demi-siècle pour que les mutations opérées par la physique quantique, dans notre rapport au monde, commencent à pénétrer le public cultivé et Scrödinger lui-même estime à 50 ans le décalage entre les découvertes de la science et leur réception par les non spécialistes.116

Or la révélation la plus importante, apportée par la mécanique quantique est celle du discontinu de la matière à l’échelle de l’élémentarité. La notion de particule comme entité corpusculaire doit être radicalement révisée. Ce sont, nous dit Schrödinger, de « pures figurations », sans « identité » propre, sans autre permanence que leur manifestion intantanée qui en fait de purs « événéments » dans des séries discontinues qu’on appelle d’une manière assez impropre les « trajectoires corpusculaires » :
La matière a cessé d’être cette chose simple, palpable, qui se meut dans l’espace, dont on peut suivre la trajectoire, dont chaque partie peut-être suivie dans on propre mouvement (…)117
La discontinuité se manifeste jusque dans le procès de mesure, puisque comme l’ont montré Bohr et Heisenberg, dans toute opération de mesure quantique il y a une interférence entre le sujet et l’objet qui « entremêlent » leurs champs particulaires au point que la perturbation induite par la simple observation, « ni négligeable, ni complètement analysable »118, rend impossible toute description exacte des objets physiques. C’est cette perturbation, la constante h, qu’Heisenberg formule dans la célèbre relation d’incertitude :

x . px h

qui met en crise la double idée de continuité et de causalité de la science classique en énonçant le principe de variables floues et d’indétermination.

Même si la théorie quantique contemporaine essaie d’évoluer vers un modèle probabilitaire en alléguant la « prédiction statistique » et en cherchant avec la fonction à mesurer le flou des variables, l’image du discontinu et les notions connexes de hasard et d’imprédictibilité, se sont imposées à notre imaginaire. Ainsi, selon le modèle quantique, nous nous représentons la matière comme un champ de particules dont le comportement aléatoire complexifié par le quantum d’interaction entre particules de matières et particules d’énergie, produit ce mouvement brownien dont la formule nous est rappelée par J.-F. Lyotard :
(…) le vecteur du déplacement de la particule à partir d’un point est isotrope, c’est-à-dire que toutes les directions possibles sont également probables.119
Dans la mesure où Schrödinger lui-même écarte l’idée d’un transfert possible des concepts de la physique vers l’éthique (ce qui reste à démontrer), on se demandera sans doute quels liens peuvent s’établir entre la physique des particules et la littérature…Il s’agit ici d’émettre simplement l’hypothèse d’un imaginaire de la science à partir duquel se construit notre image de la réalité, ce que confirment les romanciers eux-mêmes, jusque dans le choix de leurs titres : Le Principe d’incertitude, de Michel Rio (1993), Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq (1998)…Tandis que, dans Monsieur (1992), Jean-Philippe Toussaint fait de la mécanique quantique la métaphore légère des hésitations de son personnage :
Selon Prigogine, en effet, la théorie des quanta détruit la conviction que la description physique est réaliste et que son langage peut représenter les propriétés d’un système indépendamment des conditions d’observation. Bien, bien. A côté de lui sur le blanc, en évidence, était posée la main d’Anna Bruckhardt.120
La théorie du Chaos qui se développe depuis les années 70 a bénéficié d’une médiatisation précoce121 et fait aujourd’hui partie du paysage de la science contemporaine. Or, plus encore que la physique des particules , elle nous confronte à une image du monde infiniment discontinu, granulaire, étrange, qui dément l’ordre de la mécanique céleste hérité des Lumières. De quoi s’agit-il, au juste ?

On appelle science du chaos, la convergence de certaines recherches, en météorologie, biologie, physique, astronomie, vers la description mathématique des phénomènes de turbulence dont le physicien américain Mitchell Feigenbaum avait eu l’intuition en observant la formation des nuages. Le domaine, en grande partie inexploré, qui s’ouvre ainsi à la nouvelle science est celui de la complexité produite par des séquences d’interaction entre une dynamique non-linéaire et des boucles de feed-back. Il s’agit de la 3ème grande révolution que la science ait connu, au cours du 20ème siècle, après la Relativité et la Mécanique quantique :
La relativité a éliminé l’illusion newtonienne d’un espace et d’un temps absolu ; la théorie quantique a supprimé le rêve newtonien d’un processus de mesure contrôlable ; le chaos, lui, élimine l’utopie laplacienne d’une prédictibilité déterministe.122
L’une des premières applications du chaos a été ce qu’Eward Lorenz, météorologue au Massachusetts Institute of Technology, a nommé « l’effet papillon ». A partir d’un ordinateur qui reproduit en miniature toutes les constantes des phénomènes météo, Lorenz découvre l’impossibilité de toute prévision à plus de 3 ou 4 jours. Les mêmes données introduites dans l’ordinateur font apparaître très vite une divergence de plus en plus grande dans le comportement des sytèmes observés, qui montre que deux perturbations, par exemple, ne se reproduisent jamais à l’identique. Après avoir mis en évidence « la dépendance sensitive aux conditions initiales » qui entraîne cette imprédictibilité, Lorenz formule ainsi l’effet papillon, métaphore du désordre à l’état pur, par suite de l’interférence entre les petites et les grandes échelles :
Le battement d’aile d’un papillon aujourd’hui à Pékin, engendre dans l’air des remous qui peuvent se transformer en tempête le mois prochain à New York.123
Un autre développement essentiel de la science du chaos donne naissance à la géométrie fractale de Benoît Mandelbrot124, Juif polonais, émigré en France, avant de rejoindre le groupe IBM aux USA. Le problème qu’il se pose, en visitant la Bretagne, est celui des formes irrégulières comme celles de la côte finistérienne, découpée, irrégulière, qu’on la regarde d’avion ou qu’on l’arpente par les sentiers pédestres à moins que l’on choisisse d’en suivre le rivage…Ce qu’il découvre ainsi, c’est qu’il existe des objets aux formes irrégulières, quelle que soit l’échelle à laquelle on les observe, dont la géométrie euclidienne est incapable de rendre compte. Ces formes, il propose de les appeler « fractales125 » à la fois parce que l’étymologie renvoie au mot latin « fractus », de « frangere » : « briser » et parce qu’on ne peut les calculer qu’à partir d’un opérateur fractionnaire. L’invariance d’échelle permet donc de définir comme objet fractal, toute forme qui présente la même irrégularité quelle que soit l’échelle de l’observation. La particule comme la galaxie sont des objets fractals et « l’ensemble de Mandelbrot » qui permet d’en rendre compte offre la représentation graphique du désordre fractal infini où le monde nous apparaît sur le mode d’une « schizosphère » :
La nouvelle géométrie donne de l’univers une image anguleuse et non arrondie, rugueuse et non lisse. C’est une géométrie du grêlé, du disloqué, du tordu, de l’enchevêtré, de l’entrelac.126
Mais Lorenz reste le premier qui ait tenté de formaliser, par ordinateur, sous forme de courbe, le phénomène de turbulence dans un système apériodique. Le résultat de ses travaux a été un « attracteur étrange », formant une figure complexe de boucles enchevêtrées, modèle virtuel vers lequel convergent les systèmes turbulents. Prolongés en France par l’astronome Michel Hénon qui s’intéresse aux trajectoires d’étoiles dans une galaxie et par le physicien David Ruelle, les travaux sur les attracteurs étranges recherchent une modélisation de la complexité dans des figures, en miroir, d’imbrication et d’auto-similitude nées du mouvement fractal et de l’itération de la règle.

Enfin, la Théorie des catastrophes de René Thom127 peut, en France, s’inscrire dans l’ensemble des travaux en cours sur le chaos. Il s’agit d’une recherche qui vise la description mathématique des discontinuités productrices de formes inattendues dans les systèmes stables. A partir des notions mathématiques complexes d’ « attracteur formel », de variables « internes » et « externes », qui créent ou détruisent les formes (processus appelé « catastrophe »), René Thom montre que la règle qui domine est celle de l’instabilité des formes dans un déterminisme circonscrit aux données locales du processus. En d’autres termes, la théorie des catastrophes explore un autre versant du procès général de discontinuité et nous renvoie l’image d’un réel instable dont le procès majeur est celui d’une agonistique.

Ainsi, la science postmoderne, sans abandonner totalement l’idée de déterminisme, en restreint considérablement le champ. Qu’il s’agisse de la mécanique quantique ou de la théorie du cahos, le fait majeur qui gère les phénomènes de turbulence, d’irrégularité ou d’instabilité, est le principe de discontinuité. Nous sommes ramenés par là à la question de l’altérité qui imprègne totalement la pensée postmoderne et les configurations sociales qui nous apparaissent, sous l’horizon de la crise, comme homologues à l’idée de chaos développée par la nouvelle science, trouvent une illustration littéraire, aussi bien dans la référence aux fractas qui aide Edouard Glissant à penser la « relation » dans le cadre de la « diversalité »128 que dans les turbulences d’un univers où se désagrègent le cadre urbain, les corps et le langage, comme celui que nous propose Paul Auster dans Le Voyage d’Anna Blume…Mais un écrivain du nomadisme comme Kenneth White, se réfère lui aussi à la géométrie fractale comme principe d’incertitude129 et cherche à mettre en œuvre dans ses textes où se contruit une vision réticulaire et multidimensionnelle de l’espace, une écriture cahoticiste130
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